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	<title>updcongo.com &#187; Analyse et réflexion</title>
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		<title>Indice de développement humain 2010 du PNUD La RDC classée 168e sur 169</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Nov 2010 14:18:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Infos/Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[CRIME DE KANAMBE]]></category>
		<category><![CDATA[DRAME SOCIAL]]></category>
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		<description><![CDATA[SELON LE PNUD, LA RDC RECULE DEPUIS 2005
La République démocratique du Congo (RDC) est classée avant-dernier des dix derniers pays sur 169 devant le Zimbabwe (169), le Niger (167), le Burundi (166), le Mozambique (165), la Guinée-Bissau (164), le Tchad (163), le Liberia (162), le Burkina Faso (161), le Mali (160) selon le 20e rapport [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>SELON LE PNUD, LA RDC RECULE DEPUIS 2005</strong></p>
<p>La République démocratique du Congo (RDC) est classée avant-dernier des dix derniers pays sur 169 devant le Zimbabwe (169), le Niger (167), le Burundi (166), le Mozambique (165), la Guinée-Bissau (164), le Tchad (163), le Liberia (162), le Burkina Faso (161), le Mali (160) selon le 20e rapport sur l&#8217;indice de développement humain (IDH) <strong>du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) </strong>qui vient d&#8217;être publié. Au top 10 de ce Rapport, trônent la Norvège, l&#8217;Australie, la Nouvelle Zélande, les Etats-Unis d&#8217;Amérique, l&#8217;Irlande, Liechtenstein, les Pays-Bas, le Canada, la Suède et l&#8217;Allemagne.</p>
<p><strong><span style="color: #000080;">La RDC</span> <span style="color: #ff0000;">est citée parmi les 3 pays qui ne cessent d&#8217;enregistrer des reculs depuis 1970. En plus, ce pays, à considérer ce rapport, connaît une situation qui n&#8217;évolue pas depuis 2005.</span> </strong><span id="more-1799"></span>Il y a également la Zambie et le Zimbabwe. Les causes de ces reculs de la RDC, notent les auteurs du rapport, sont entre autres la mégestion du régime Mobutu durant plus de 3 décennies et des guerres d&#8217;agression aussi longues que meurtrières. Le recul de la Zambie est consécutif à la chute du prix du cuivre, tandis que l&#8217;économie exsangue du Zimbabwe a plongé ce pays dans cette situation désastreuse.</p>
<p>Plus près de la RDC, ses voisins occupent respectivement la 93e place (le Gabon), la 126è place (Congo Brazzaville), la 143è place (l&#8217;Ouganda), la 146è place (l&#8217;Angola) et la 152è place (le Rwanda).</p>
<p><em>La RDC mal cotée </em></p>
<p>Dans tous les rapports publiés cette année, la RDC est mal cotée et a présenté des contreperformances dans bien des domaines. En effet, la RDC occupe la 146e place sur 175 pays répertoriés dans le Classement mondial 2010 Reporters sans frontières. Comme pour dire que le pays n&#8217;a pas fourni assez d&#8217;efforts dans le domaine de la liberté de la presse.</p>
<p>Quant au Rapport 2010 de l&#8217;ONG Transparency International, les nouvelles sur la RDC sont loin d&#8217;être heureuses en matière de corruption. En effet, ce rapport indique que la RDC, qui occupe dans son classement la 164ème place sur 178 pays inventoriés, est classée parmi les Etats les plus gravement corrompus. Il souligne que près de 75% des 178 pays évalués dans ce rapport sont gravement corrompus.</p>
<p>Le rapport du PNUD est établi à partir d&#8217;une formule qui tient compte à la fois d&#8217;indicateurs sociaux (espérance de vie, alphabétisation, etc.) et d&#8217;indicateurs économiques. Il prend en compte des données compilées en 2008 pour 169 pays. L&#8217;IDH 2010 trace la courbe des progrès nationaux en matière d&#8217;éducation, de santé et de revenu de 169 pays de la planète.</p>
<p>Le PNUD précise toutefois que les données prises en compte cette année diffèrent de celles utilisées les années précédentes, de sorte que les comparaisons avec le classement de 2009 sont hasardeuses. Cela explique en outre pourquoi le rapport ne porte que sur 169 des 192 pays membres de l&#8217;Onu.</p>
<p>Les auteurs du rapport ont par exemple utilisé cette année les données du revenu national brut par habitant, et non celles du produit intérieur brut. En matière d&#8217;éducation, ils utilisent le nombre total d&#8217;inscriptions dans les écoles plutôt que le nombre moyen d&#8217;années d&#8217;études. Des paramètres mesurant l&#8217;inégalité dans la répartition des richesses et l&#8217;inégalité entre les sexes entrent aussi désormais en ligne de compte, ce qui n&#8217;était pas le cas auparavant. En matière de répartition des richesses, la République tchèque se classe première, tandis que le Mozambique est bon dernier. En ce qui concerne l&#8217;égalité des sexes, les Pays-Bas sont premiers, tandis que le Yémen ferme la marche. 6</p>
<p><em>20 ans sur le terrain </em></p>
<p>Le premier Rapport sur le développement humain, publié en 1990, présentait l&#8217;IDH nouvellement mis au point. Son postulat, jugé radical à l&#8217;époque, était simple : le développement national devrait être mesuré non pas seulement en termes de croissance économique, comme cela avait été le cas jusqu&#8217;alors, mais aussi en termes de progrès dans les domaines de la santé et de l&#8217;éducation, également mesurables pour la majorité des pays.</p>
<p>Pour le 20e anniversaire du Rapport, intitulé La vraie richesse des nations : Les chemins du développement humain, l&#8217;IDH 2010 utilise des données et méthodologies qui n&#8217;étaient pas disponibles dans la plupart des pays en 1990 au regard des dimensions du revenu, de l&#8217;éducation et de la santé. Le revenu national brut par habitant remplace le produit intérieur brut par habitant, afin d&#8217;inclure, par exemple, les transferts de l&#8217;étranger et l&#8217;aide internationale au développement. Le &#8220;plafond&#8221; supérieur appliqué aux revenus à des fins de pondération de l&#8217;indice est supprimé pour donner aux pays ayant surpassé la limite précédente de 40 000 dollars un IDH plus représentatif des niveaux de revenu réels.</p>
<p>Dans le domaine de l&#8217;éducation, le nombre attendu d&#8217;années de scolarisation des enfants en âge scolaire remplace le taux brut de scolarisation, tandis que la moyenne des années de scolarisation de la population adulte remplace les taux F-3-2 d&#8217;alphabétisation des adultes afin d&#8217;obtenir une image plus précise des niveaux d&#8217;éducation. L&#8217;espérance de vie reste le principal indicateur de santé. L&#8217;IDH 2010 ne devrait pas être comparé à l&#8217;IDH des éditions précédentes du Rapport sur le développement humain étant donné que des indicateurs et des calculs différents sont utilisés. L&#8217;IDH 2010 trace la courbe d&#8217;évolution du classement des pays sur des périodes de cinq ans plutôt que d&#8217;une année sur l&#8217;autre. &#8220;Les changements annuels de classement IDH des pays ne nous disent pas grand-chose sur la réalité du développement, qui est par nature un processus à long terme&#8221;, explique Jeni Klugman, auteur principal du Rapport.</p>
<p>Les indicateurs des trois dimensions sont calibrés et combinés pour obtenir un score d&#8217;IDH situé entre zéro et un. Les pays sont regroupés en quatre catégories ou quartiles de développement humain : très élevé, élevé, moyen et faible. Un pays appartient au groupe &#8220;IDH très élevé&#8221; si son IDH se situe dans le quartile supérieur, au groupe &#8220;IDH élevé &#8221; si son IDH figure dans les percentiles de 51 à 75, au groupe &#8220;IDH moyen&#8221; si son 7</p>
<p>IDH figure dans les percentiles de 26 à 50 et au groupe &#8220;IDH faible&#8221; si son IDH se situe dans le quartile inférieur.</p>
<p>En plus de l&#8217;IDH 2010, le Rapport présente trois nouveaux indices : l&#8217;indice de développement humain ajusté aux inégalités, l&#8217;indice d&#8217;inégalité de genre et l&#8217;indice de pauvreté multidimensionnelle. Des tables illustrant diverses mesures du développement humain sont également fournies, notamment sur les tendances démographiques, l&#8217;économie, l&#8217;éducation, la santé, etc.</p>
<p>Kléber Kungu <strong>(L’Observateur-vendredi 5 novembre 2010)</strong></p>
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		<title>Qui a compris la portée du discours au Nord-Kivu ?</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Sep 2010 15:43:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[discours]]></category>
		<category><![CDATA[kabila kanambe]]></category>
		<category><![CDATA[Nord-Kivu]]></category>

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		<description><![CDATA[Commentant le discours de Joseph Kabila à Butembo tel que présenté dans ses grandes lignes par l’ACP, voici ce que Guy de Boeck écrit dans sa revue de presse d’hier (mercredi 15 septembre 2010) : « Outre le fait que ce discours représente une véritable gifle pour les gens qui sont les victimes des violences et des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Commentant le discours de Joseph Kabila à Butembo tel que présenté dans ses grandes lignes par l’ACP, voici ce que Guy de Boeck écrit dans sa revue de presse d’hier (mercredi 15 septembre 2010) : « Outre le fait que ce discours représente une véritable gifle pour les gens qui sont les victimes des violences et des pillages dont on leur attribue la responsabilité, il se distingue par une description de la réalité vue à travers une vitre tellement déformante qu’on n’y voit plus clair. <span id="more-1686"></span>C’est fort bien de stigmatiser la raffinerie d’or de l’Ouganda. Mais il y a des installations rwandaises, notamment une « bourse aux matières premières », qui mériteraient d’être pareillement citées. Et, étonnamment, même les rebelles rwandais du FDLR ont disparu de la  liste des « éléments négatifs » qui ne comportent plus que des rebelles ougandais, des Mai Mai et, fait nouveau, des milices d’auto-défense villageoises. Ce dernier reproche équivaut en pratique à faire grief aux villageois du coin de ne pas se laisser égorger comme des moutons. Les plaintes incessantes des habitants concernant le CNDP, que ce soit à propos de son administration civile ou pour les actions de ses soldats « intégrés » dans les FARDC sont considérées non pas comme matière négligeable, mais comme inexistantes, et l’existence d’un réseau mafieux mondial ayant des ramifications jusqu’à Kinshasa est traitée comme s’il s’agissait de banales affaires de contrebande locale et de règlements de comptes un peu rudes entre commerçants !  Pour aller aussi loin dans la volonté de ne pas voir un réseau mafieux, il faut en faire partie ! » Il est possible que plusieurs d’entre nous n’aient pas lu ce texte ! Il peut être positivé. Face à la résistance des « milices d’auto-défense villageoises » à l’endroit de toutes les forces d’occupation de notre pays, Joseph Kabila avoue que celles-ci ont tenu le coup. Mais faisant partie du réseau mafieux tenant à mettre le Congo de Lumumba à genou, il recourt à la recette de la tribu néolibérale contre les forces populaires qui lui résiste : leur criminalisation. Ce faisant, il réaffirme à quel camp il appartient : celui des agresseurs ; il est de la tribu néolibérale écrasant tout sur son passage pour avoir accès aux matières premières stratégiques de notre pays. Néanmoins, la criminalisation de  la résistance à la tribu néolibérale n’est pas une trouvaille joséphiste. Partout où elle est pratiquée, elle  est un appel à redoubler d’effort pour écraser ceux et celles qui tiennent à protéger leurs terres. La criminalisation de la résistance aux assauts de la tribu néolibérale sans frontières sert plusieurs objectifs : étouffer toute culture de la résistance, dénier la réalité de la mort que cette tribu sème au travers de ses hommes et femmes liges (du CNDP, des FDLR et des MaïMaï version Kigali, etc.), désinformer les éventuels résistants afin qu’ils ne rejoignent pas la lutte, plonger les fanatiques du discours dominant et les autres faibles d’esprit dans une ignorance obscurantisante, etc.</p>
<p><strong>Qui a compris la portée du discours de Joseph Kabila au Nord-Kivu ?</strong></p>
<p>Il est un peu dommage que malgré cet aveu de la force de la résistance nord-kivutienne, il y ait  encore des compatriotes qui estiment que les Congolais(es), dans leur immense majorité, sont des imbéciles. Le discours dominant et l’histoire officielle ont eu tellement de l’emprise sur nos cœurs et nos esprits que plusieurs d’entre nous ont perdu toute capacité de lire certains discours entre les lignes. Comment voulons-nous que celui qui prétend être le chef de l’Etat de tous les Congolais et de toutes les Congolaises arrive dans l’une des parties de notre pays les plus meurtries et qu’il s’adresse à nos populations en les culpabilisant sans qu’il prenne soin d’observer ne fût-ce qu’ une minute de silence pour nos millions de morts ? Il y a là quelque chose qui ne va pas.</p>
<p>De toutes les façons, il y a des vérités qui prennent du temps avant de triompher. Les minorités d’acteurs-créateurs ont compris depuis longtemps que Joseph Kabila participe de la mort de tout un peuple. Plusieurs  compatriotes sont en train de comprendre, de plus en plus, en quoi consiste le rôle que joue Joseph Kabila. Certains d’entre eux, pour lui barrer la route, ont organisé une résistance multiforme. Les modestes victoires de celle-ci ne sont pas sujettes au temps que la tribu néolibérale dicte. L’essentiel serait que les différentes forces résistances se reconnaissent et poursuivent leur lutte commune, en dépit et malgré tout. Les forces de la résistance ont une grave mission : se réarmer de courage, de connaissance et de persévérance pour résister. Mais surtout pour construire le pouvoir. Construire un autre pouvoir au Congo. Dans la rupture et en synergie.</p>
<p>J.-P. Mbelu</p>
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		<title>L’acte d’accusation de dix ans de crimes au Congo RDC</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 12:04:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Infos/Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[crimes of kagame]]></category>
		<category><![CDATA[génocide]]></category>

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		<description><![CDATA[Source: Le Monde
Redoutée par les principaux acteurs régionaux de l’interminable drame humain dans la région des Grands Lacs, la radiographie sans précédent des crimes jalonnant dix ans de guerre en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) que vient d’établir le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) est accablante, principalement pour le Rwanda [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Source: <strong>Le Monde</strong></p>
<p><a onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-5296" href="http://www.updcongo.com/?attachment_id=5296"><img title="Doit de l'homme- ONU" src="http://www.lavdc.net/portail/wp-content/uploads/2010/08/Doit-de-lhomme-ONU.jpg" alt="" width="220" height="138" /></a>Redoutée par les principaux acteurs régionaux de l’interminable drame humain dans la région des Grands Lacs, la radiographie sans précédent des crimes jalonnant dix ans de guerre en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) que vient d’établir le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) est accablante, principalement pour le Rwanda voisin.<span id="more-1660"></span></p>
<p>Sur près de 600 pages, ce document, dont Le Monde a obtenu une version quasi définitive, décrit les « violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 en RDC ».</p>
<p>Derrière l’intitulé se cache une décennie de meurtres, viols, pillages auxquels prirent part plusieurs pays de la région. Des conflits qui firent un nombre indéterminé de morts, mais qui se chiffrent au bas mot en centaines de milliers.</p>
<p>La compilation des rapports existants et la collecte de nouveaux témoignages menée par le HCDH fournissent une base pour des poursuites judiciaires à venir contre les auteurs de ce que le HCDH qualifie de « crimes contre l’humanité, crimes de guerre, voire de génocide » après des années d’impunité.</p>
<p>« CRIMES DE GÉNOCIDE »</p>
<p>Depuis des semaines, le Rwanda déploie ses réseaux et son énergie pour tenter d’étouffer ce rapport qui risque d’atteindre le cœur du régime du président Paul Kagamé, l’homme fort du Rwanda depuis 1994.</p>
<p>Le document estime en effet que « les attaques systématiques et généralisées [contre des Hutu réfugiés en RDC] révèlent plusieurs éléments accablants qui, s’ils sont prouvés devant un tribunal compétent, pourraient être qualifiés de crimes de génocide ».</p>
<p>Il reste à savoir quel tribunal se chargera de cette œuvre de justice alors que la plupart des crimes sortent du champ de compétence de la Cour pénale internationale.</p>
<p>Face aux insuffisances de la justice congolaise, le HCDH insiste sur la nécessité d’imaginer de nouveaux mécanismes judiciaires pour mettre fin au cycle de l’impunité dans la région.</p>
<p>Christophe Châtelot</p>
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		<title>Les derniers viols à l’est de la RD Congo sur le blog de Colette Braeckman et sur le site de Beni-Lubero</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Aug 2010 17:44:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Infos/Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine/Revue de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[crimes of kagame]]></category>
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		<category><![CDATA[viols]]></category>

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		<description><![CDATA[Traiter les informations en provenance de l’Est de notre pays peut être  facilité par plusieurs sources dont  les NTIC et/ou les investigations menées sur place.  Encore faudrait-il que les journalistes et analystes politiques traitant ces informations aient accès à ces NTIC et à cette partie de notre espace vital. Privilégier les témoignages du terrain nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Traiter les informations en provenance de l’Est de notre pays peut être  facilité par plusieurs sources dont  les NTIC et/ou les investigations menées sur place.  Encore faudrait-il que les journalistes et analystes politiques traitant ces informations aient accès à ces NTIC et à cette partie de notre espace vital. Privilégier les témoignages du terrain nous semble être le moyen le mieux indiqué pour s’approcher le plus possible de « la vérité ». Même là, il est difficile que les journalistes et les analystes politiques s’éloignent de leur orientation idéologique.<span id="more-1648"></span></p>
<p>Analysons le cas de derniers viols perpétrés à l’est de notre pays. Voici ce que nous lisons sur le blog de Colette Braeckman sous le titre « <a title="http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2010/08/24/terreur-au-kivu-plus-de-200-femmes-systematiquement-violees/" href="http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2010/08/24/terreur-au-kivu-plus-de-200-femmes-systematiquement-violees/" target="_blank">Terreur au Kivu: plus de 200 femmes systématiquement violées</a> » (ce 24 août 2010). Colette Braeckman écrit : « Malgré les opérations militaires en cours depuis un an et demi, l’horreur ne faiblit pas dans l’Est du Congo: plus de 200 femmes et plusieurs jeunes garçons ont été violés au Sud Kivu, dans une région difficile d’accès qui se situe entre la ville minière de Walikale et le territoire de Masisi. » Faisant allusion à ses sources, Colette note : « Un travailleur humanitaire, rentrant d’une tournée en brousse, nous détaille par téléphone, avec accablement, la désolation dont il a été témoin : j’ai vu plus de 30 villages vidés de leurs habitants, le cholera est revenu à Shabunda et dans les villages de Inyanturi, Kembe, Singe, Rubonga, Kasani et d’autres encore, les femmes sont terrorisées car elles ont été victimes de viols. C’est surtout à Luvungi, un centre agricole de 2200 habitants à 30 km de la ville minière de Walikale que la terreur a été la plus atroce, la plus systématique. Un habitant de la région, également joint par téléphone, nous assure que ces viols avaient presque un caractère sacrificiel, relevant d’une politique de terreur délibérée. »</p>
<p>Quand ces viols ont-ils eu lieu et qui les a orchestrés ? Pour Colette Braeckman, « c’est le 30 juillet et dans les premiers jours d’août qu’un groupe de plus de 400 combattants, des rebelles hutus rwandais auxquels s’étaient joint des combattants congolais Mai Mai, a attaqué la population civile de Luvungi. De sang froid, femmes ont été violées, sans qu’il y ait eu combats, échanges de coups de feu ou victimes parmi les hommes en armes. Un médecin américain, le DR Cragin, travaillant pour le Corps médical international, ainsi que le médecin congolais chef de district, le Dr. Kacha, ont recueilli des témoignages selon lesquels les assaillants ont procédé systématiquement, s’emparant des femmes à l’issue d’une réunion et se mettant parfois à cinq ou six pour les violer. »  Ces viols ont eu lieu à moins de trente kilomètres d’une des bases de Casques bleus de la Monusco. Ces derniers n’ont même pas pu divulguer cette information. Elle a été donnée par les sources privées et les humanitaires.</p>
<p>Sont-ce les sources privées et humanitaires qui ont identifié  les violeurs aux FDLR et aux Mai Mai ou Colette Braeckman ? En confrontant le blog de Colette au site de Benilubero, l’identification faite par la journaliste du Soir soulève des doutes. Elle relèverait des préjugés que les faits n’ont pas pu neutraliser. Sur le site Internet de Benilubero, un article (publié ce 24 août) intitulé  « <a title="http://www.benilubero.com/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=2087:beni-un-cacique-du-cndp-sorti-de-prison-et-promu-chef-du-cadastre&amp;catid=1:dches&amp;Itemid=98" href="http://www.benilubero.com/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=2087:beni-un-cacique-du-cndp-sorti-de-prison-et-promu-chef-du-cadastre&amp;catid=1:dches&amp;Itemid=98" target="_blank">Beni : Un cacique du CNDP sorti de prison promu Chef du Cadastre</a> »  et traitant du retour des « réfugiés » à l’Est de notre pays jette un peu de lumière sur l’identité « cachée »  des « assaillants » (re)venus au Congo pour occuper les carrés miniers. L’auteur écrit : « Pour cacher la vraie identité de ces réfugiés armés qui endeuillent les populations civiles congolaises, les discours des stratèges de cette occupation à peine voilée habillent ces refugiés armés de la fausse identité des FDLR, ADF-NALU, LRA, etc., des mouvements rebelles étrangers qui ont été jadis actifs dans la région et dont les actions étaient dirigées non contre les congolais mais contre leurs pays d’origine, à savoir le Rwanda et l’Ouganda. Notez aussi que les refugiés congolais retournant du Rwanda et de l’Ouganda sont les seuls refugiés au monde à porter des armes et à s’installer eux-mêmes où ils veulent au vu et au su des organismes de l’ONU. » (Nous soulignons) Cet article est suivi d’une lettre (du 23 août) de la société civile du Nord Kivu protestant contre la future nomination du cacique du CNDP susmentionné. Disons que pour le Bubolais qui rédige cet article, témoin de la guerre d’agression que  l’Est de notre pays connaît, le discours de Colette Braeckman serait à classer parmi ceux « des stratèges de cette occupation à peine voilée » de cette partie de notre espace vital.</p>
<p>Plusieurs indices aideraient à tirer cette  conclusion. Revenons à l’article de Colette. Le fait que les viols aient eu lieu à quelques kilomètres de la base de Casques bleus indiens et que ceux-ci ne soient pas intervenus a, à en croire Colette Braeckman, créé une polémique. Et « cette polémique pourrait nourrir les reproches du gouvernement congolais, qui aurait souhaité le retrait des forces de l’ONU, arguant qu’elles ont échoué dans leur mission de protéger les civils. »  Mais pourquoi le gouvernement de Kinshasa ne serait-il pas lui mis au ban des accusés pour avoir coopéré avec des criminels de guerre au nom d’une paix des cimetières ? D’appliquer une politique de « tolérance zéro » à géométrie variable ?</p>
<p>Colette ne traite pas de ces questions. Heureusement, certains  compatriotes à l’Est n’ont pas encore perdu leur capacité de se souvenir. L’auteur de l’article du site de Benilubero en est un. Il note ceci : « Le peuple congolais se rappelle l’amnistie et le refus de livrer à la justice nationale et internationale compétente des rebelles accusés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité et responsables de plus de 6 millions des morts congolais. La raison de cette amnistie disait-on était de favoriser la paix nationale. Cette paix n’est pas encore visible à l’Est du pays où les amnistiés d’hier continuent de tuer et de piller les ressources naturelles du pays. » Comment un gouvernement travaillant avec les criminels de guerre et humanitaires, c’est-à-dire entretenant la non-protection des civils peut-il jeter une pierre à quiconque ? Quelle est la part du Rwanda se Kagame dans tout ça ? Colette Braeckman reste muette sur cette question.</p>
<p>Subtilement, elle écrit : « En outre, si échec il y a, il est partagé: voici un an et demi, des opérations militaires de grande ampleur ont été lancées au Nord et au Sud Kivu par l’armée congolaise, afin de déloger les rebelles hutus de leurs bastions et de les inciter à rentrer au Rwanda. » Qui a mené ces opérations militaires d’envergure ? Pas seulement l’armée congolaise. L’armée rwandaise est venue chez nous au mois de janvier 2009 pour déloger les FDLR. Après l’opération conjointe dénommée Umoja Wetu, le gouvernement de Kinshasa et celui du Rwanda avaient fait croire au monde entier que la capacité de nuisance des FDLR était réduite à presque néant. Que Colette Braeckman fasse semblant d’oublier cela en voulant nous convaincre que «  dans les régions minières, près de Walikale ou de Luvungi, les Rwandais des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Congo), qui totaliseraient encore 4000 combattants, ont maintenu leur emprise, avec quelquefois le soutien de groupes armés congolais », il y a là un problème. Qui a menti à qui ? Qui ment à qui ?</p>
<p>Comment peut-elle à la fois affirmer que le Rwanda a pillé le Congo (lire son article du 15 août 2010 intitulé « <a title="http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2010/08/15/kagame-le-vrai-patron-du-rwanda/" href="http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2010/08/15/kagame-le-vrai-patron-du-rwanda/" target="_blank">Kagame, le vrai patron du Rwanda</a> »)  pour booster son économie et ne pas mentionner le Rwanda officiel dans l’actuel contrôle des zones minières à l’Est de notre pays? A qui obéissent « les nouveaux maîtres du CNDP » amnistiés ? N’est-ce pas à Kigali ? De quelles ressources le Rwanda dispose-t-il pour penser de Kigali le Singapour d’Afrique ?</p>
<p>Affirmer qu’il y a encore 4000 combattants FDLR à l’Est de notre pays, n’attribuer l’échec « des opérations militaires de grande ampleur » qu’à l’armée congolaise, ne voir que les groupes rebelles dans la mort qui est semée à l’Est de notre pays et faire fi de la main de Kigali et de ses parrains dans la guerre d’agression qui se poursuit à l’Est de notre pays, tout cela participerait, à notre humble avis, du discours des médias dominants, complices de l’occupation de notre pays. Il ne sera pas étonnant que le gagnant des élections au Rwanda          décide de revenir « officiellement » au Congo demain afin d’en découdre pour la énième fois avec les 4000 FDLR « ressuscités » après Umoja wetu, Kimia I et II, opération Rwenzori, etc. (Et c’est dans ce conteste de guerre d’agression entretenue que les plus légalistes d’entre nous disent vouloir aller aux élections ?)</p>
<p>Lire les médias dominants devrait toujours nous pousser à les confronter aux médias alternatifs et aux informations du terrain ; aux faits. Souvent, ils servent, subtilement, « les maîtres du monde et ceux qui leur obéissent ». Pour être concret, lire Colette Braeckman sur les questions liées à l’Est de notre pays sans consulter le site de Benilubero pourrait participer du viol de notre imaginaire. Depuis la guerre le début de la guerre du FPR jusqu’à ce jour, Colette Braeckman est restée égale à elle-même. Au service des dominants et de leurs hommes et femmes liges.</p>
<p>J.-P.Mbelu</p>
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		<title>Reconnaissance des faits de « génocide » au Congo et élections de 2011</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Aug 2010 17:40:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
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		<description><![CDATA[Une information circule depuis de matin sur Internet. « Un rapport du Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, révélé jeudi par Le Monde, estime que des faits de « génocide » ont pu être commis en République démocratique du Congo en 1996-98 par des militaires rwandais ou soutenus par le Rwanda. »  Pour plusieurs compatriotes, cette information n’en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une information circule depuis de matin sur Internet. « Un rapport du Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, révélé jeudi par Le Monde, estime que des faits de « génocide » ont pu être commis en République démocratique du Congo en 1996-98 par des militaires rwandais ou soutenus par le Rwanda. »  Pour plusieurs compatriotes, cette information n’en est pas une. Elle est un secret de polichinelle. <span id="more-1645"></span>Néanmoins, elle signe, ne fût-ce qu’officiellement, la victoire des « petits restes » têtus, convaincus que la vérité finit toujours par triompher. Encore faudrait-il que le génocide reconnu ne soit pas seulement celui des Hutu mais aussi celui des Congolais(es). Quelles seront les conséquences de la publication officielle de ce rapport ? L’avenir nous le dira. Plusieurs autres rapports citant nommément les criminels de guerre et humanitaires n’ont été suivis d’aucune sanction juridique jusqu’à ce jour. Cela étant, que Kagame n’ait pas réussi à empêcher la publication de ce rapport -même s’il doit avoir subi un certain toilettage- , cela marque les limites de l’homme de Kigali.</p>
<p>Si nous revenons sur ce rapport, c’est parce qu’il nous semble reposer la question de la légalité et de la légitimité du choix de certains membres de l’APR et de l’AFDL qui dirigent notre pays depuis la guerre de 1996 jusqu’à ce jour. Dans son livre (intitulé <strong><span style="text-decoration: underline;">Ces tueurs  Tutsi. Au cœur de la tragédie congolais</span></strong>, Paris, Duboiris, 2009), Charles Onana nous rappelle que « Joseph Kabila a été formé par l’Armée Patriotique Rwandaise et qu’il est entré avec elle au Congo lors de la prise du pouvoir de Laurent-Désiré Kabila en 1997. » (p.161) Et il poursuit : « D’après James Kabarebe, l’actuel chef d’état-major de l’armée rwandaise (en 2009) : « Joseph Kabila a eu les pires difficultés à s’adapter à la vie de soldat. Cela se voyait lors des  échanges de tirs. Il ne savait pas quoi faire. Je lui ai donc tout appris. Après la chute de Kisangani, je lui ai donné quelques tuyaux pour affronter la presse internationale. Nous  avons même dû répéter, et je jouais le rôle du journaliste. Découragé, il a failli laisser tomber, et j’ai dû crier : « c’est toi qui est censé avoir pris Kisangani, pas moi. » » (p. 162) (Ce texte que reproduit Charles Onana est tiré de l’interview que James Kabarebe a accordé <em>à Jeune Afrique  L’Intelligent </em> N° 2155-2156 du 29 avril 2002.)  En marchant vers Kisangani, James Kabarebe a dû apprendre à Joseph Kabila a joué « le rôle de conquérant » et cela a été consigné dans les livres et les journaux. Une brèche ! Savaient-ils, lui et son poulain, qu’un jour,  le Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme reviendrait sur leurs traces pour dénicher « le génocide » dont ils ont été les auteurs ? Les copains d’Hitler savaient-ils qu’il y aurait un jour un Nuremberg ?</p>
<p>Sans être juriste, mais recourant à notre unique bon sens, nous estimons qu’à partir du moment où le rapport sur « ce génocide » est rendu officiel, nos populations devraient remettre en question la légalité et la légitimité de Joseph Kabila. Les élections organisées pour le plébisciter « chef de l’Etat » en 2006 ont été une erreur politique et  doivent être effacées de notre histoire. Sa candidature pour les élections de 2011 doit être rejetée. Les démarches entreprises par Marie-Thérèse Nlandu et d’autres compatriotes pour le traduire en justice à la Cour Pénale Internationale devraient être soutenues  jusqu’au bout.</p>
<p>Nous partons tout simplement du bon sens. Comment pouvons-nous accepter comme « chef de l’Etat » un individu impliqué dans les crimes de génocide ? Comment et pourquoi les plus légalistes d’entre nous vont-ils concourir aux élections de 2011 avec   quelqu’un dont la place devrait être en prison et prétendre qu’ils luttent pour un Etat de droit ? Ce qui est dit pour Joseph Kabila peut s’appliquer à ces nervis.</p>
<p>Il se pourrait que nous soyons de millions de Congolais(es) à avoir perdu le bon sens. (Et pourtant, il serait la chose la mieux partagée !)A ce moment-là, il reviendra aux plus lucides d’entre nous de poursuivre cette lutte juste. Les minorités organisées d’acteurs-créateurs peuvent s’en emparer.</p>
<p>Nous ne sommes pas naïfs ! Nous savons que la guerre d’agression au cours de laquelle Joseph Kabila a été impliqué dans les crimes de génocide et autres crimes contre l’humanité participe de ces « guerres secrètes de la politique et de la justice internationale » comme le démontre si bien Florence Hartmann dans Paix et Châtiment (2007). Et que les nègres de service servent « les cosmocrates ».</p>
<p>L’inefficacité de la mise en pratique de certaines résolutions prises par l’ONU pour mettre fin à certains conflits à travers le monde nous contraint à la vigilance. Publier un rapport comme celui dont il est question, maintenant, peut-être une astuce : casser l’élan patriotique montant parmi nous, plonger les plus déterminés à arracher nos terres des mains des criminels susmentionnés et à assouvir notre soif d’autodétermination dans l’attentisme et l’obscurantisme. Nous ne sommes pas dupes !</p>
<p>Malgré cela, il nous appartient de ne pas perdre notre bon sens. Ne fût-ce que cela. Il nous appartient de ne pas perdre notre capacité de nous souvenir et de tenter tout ce que nous pouvons pour que les criminels de guerre et les criminels contre l’humanité ne nous gouvernent plus jamais. Epiloguer sur les élections de 2011 en passant outre cette question « qui va concourir avec qui, à quelles élections?»  nous semble être un manque de respect à l’endroit de nous-mêmes. Ce n’est qu’un point de vue.</p>
<p>J.-P. Mbelu</p>
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		<title>Le calendrier électoral, les fanatiques des élections  en RD Congo et le déni de la réalité</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Aug 2010 09:09:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Elections 2011 : Joseph Kabila doit partir]]></category>

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		<description><![CDATA[D’où vient le calendrier électoral ? Pourquoi maintenant ? A quoi servent les élections ? Depuis que le calendrier électoral a été publié, nous pensons que la quête de réponses à ces trois questions peut nous aider à mieux appréhender ce qui est en train de se mijoter chez nous. C’est le lundi 09 août 2011 que le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>D’où vient le calendrier électoral ? Pourquoi maintenant ? A quoi servent les élections ? Depuis que le calendrier électoral a été publié, nous pensons que la quête de réponses à ces trois questions peut nous aider à mieux appréhender ce qui est en train de se mijoter chez nous. C’est le lundi 09 août 2011 que le Président de la CEI a publié le calendrier électoral de futures élections chez nous. <span id="more-1625"></span>Prévues pour 2011, elles pourraient aller jusqu’en 2013.</p>
<p>Plusieurs compatriotes contestent la publication de ce calendrier par une institution défunte constitutionnellement. D’aucuns estiment que la CEI expédiant les affaires courantes avant la mise effective sur pied de la CENI  est dans ses prérogatives constitutionnelles. D’autres,  tout en contestant cette initiative, exigent que le calendrier électoral soit revu et corrigé sous la supervision de la CENI. Que tout commence par les élections locales. D’autres encore soutiennent que les futures élections risquent d’être la réplique de celles de 2006 si le recensement n’est pas préalablement organisé ; surtout si ces élections ne sont pas financées par les Congolais et les Congolaises eux-mêmes.</p>
<p>Tout ce beau monde croit dans les vertus démocratiques des élections. Quand il interroge notre passé immédiat, c’est simplement pour constater que les élections de 2006 n’ont pas été achevées. Cette approche ne prend pas en compte l’alliance maffieuse du pouvoir économique, du pouvoir politique, du pouvoir technocratique et le pouvoir militaire telle qu’elle s’est faite chez nous depuis la guerre de l’AFDL de 1996.</p>
<p>Dans un élément audio intitulé « comment le Mlc  a perdu Mbandaka », le député national, Jean-Lucien Busa- que nous allons paraphraser- nous permet de comprendre l’efficacité de cette alliance et sa nocivité pour notre devenir commun.</p>
<p>La veille de l’élection de l’actuel gouverneur de l’Equateur, « qu’est-ce qui se passe entre 23H et 06h du matin ? ». Le député Busa répond : «  Kabila ou quelqu’un qui imite sa voix appelle individuellement les députés. Il dit ceci aux députés provinciaux : «  Vous votez pour M. Busa, il n’y a pas d’argent pour la province de l’équateur. Vous les députés, vous ne serez pas payés. » Et dans l’entretemps,  « on a débloqué un million de dollars. On a proposé 10. 000 dollars : 6000 la nuit et 4000 le matin, après le vote. » » Et Busa d’insister : « On ne raconte pas des histoires ; c’est du vécu. Certains d’entre nous sont allés prendre  pour prouver qu’on distribue de l’argent. » Qui est aux commandes de cette opération ? «  Qui va distribuer cet argent, demande Jean-Lucien Busa ? »  « Un commandant militaire général de la 3ème région militaire et le  responsable de l’ANR, répond-il. Il dépose les 6000 et vous laisse deux policiers. Monsieur, vous avez  voté, vous êtes sécurisé, vous n’avez pas voté, vous êtes insécurisé. » Et Jean-Lucien de commenter : « Avec le niveau de nos députés nationaux, beaucoup ont paniqué (<em>bakoboma ngai</em> (on va me tuer), <em>bakoboma ngai</em>). C’est le général et le responsable de l’ANR qui distribuent l’argent. Pas le gouverneur. 6000 balles, deux policiers, 6000 balles, deux policiers. (…) Vous avez toute la ville quadrillée. L’armée mobilisée. Nous sommes allés nous plaindre à la Monuc pour notre sécurité. »</p>
<p>Cette façon de procéder a marqué profondément tout le processus électoral de 2006. Il nous semble que c’est le déni de la réalité qui nous pousse à appeler cet achat militarisé des voix et des consciences « élections ». Nous dénions une réalité brutale : une armée venue d’ailleurs nous livre une guerre permanente jusques dans les urnes. Au vu et au su des représentants de la communauté dite internationale. Le cas de Mbandaka est révélateur de ce qui s’est passé dans d’autres provinces et à l’Assemblée nationale  certaines décisions ont été votées sous le coup de menaces et de l’argent. Ce terrorisme d’un Etat-manqué permet « l’amélioration du climat des affaires » des multi et transnationales à l’insu de nos masses populaires appauvries expressément pour les acheteurs des voix et des consciences.</p>
<p>La foi de certains de nos compatriotes dans le prochain processus téléguidé par la même communauté internationale au travers de ses nègres  de service s’apparente, à notre avis à du fidéisme. La confusion entre notre désir de voir notre pays géré selon des principes démocratiques et la réalité d’un système de gouvernement piloté par  des nègres de service terroristes au service de la prédation et de la mort trahit notre foi non-avertie en la démocratie.</p>
<p>A n’en pas douter, ce n’est pas le Président de la CEI seul qui a conçu le calendrier électoral actuel. Celui-ci est le produit des pressions internationales faites à l’endroit de Joseph Kabila et  du deal conclu entre ce dernier  et les acteurs majeurs de ce qui se passe chez nous.</p>
<p>Aux dires d’un lobbyiste Congolais, Joseph Kabila forcé de respecter « le processus démocratique » enclenché en 2006 aurait obtenu de ses parrains qu’il reconduise le schéma de 2006. D’abord pour une raison simple : il n’y a pas d’argent pour financer un long processus électoral incluant les élections locales. Ensuite, pour cette autre raison qu’un ministre du gouvernement Muzito a confiée aux experts de Crisis Group. Nous citons : « Le 5 octobre 2009, un ministre du gouvernement Muzito livrait déjà à Crisis Group sa conviction qu’il n’y aura pas d’élections locales. La présidence n’aurait rien à gagner d’un scrutin risquant de modifier les équilibres politiques des provinces si peu de temps avant le rendez-vous présidentiel. » (Lire le document de Crisis Group intitulé <strong><em>Le Congo : l’enlisement du projet démocratique</em></strong>, Bruxelles, 8 avril 2010, p. 18)</p>
<p>Enfin, depuis le début de la guerre d’agression à laquelle nous résistons jusqu’à ce jour, l’opposition dite institutionnelle n’a pas réussi à renverser les rapports de force en sa faveur. Elle subit le diktat des envahisseurs-terroristes. Elle est appauvrie à dessein et dépend des miettes que ceux-ci lui dispensent. Elle peut crier émotionnellement mais finit par rentrer dans les rangs. Prenons deux exemples. Quand John Numbi négocie secrètement l’entrée de l’armée rwandaise sur notre territoire en janvier 2009, l’opposition institutionnelle n’est au courant de rien. Elle crie à l’inacceptable. Kamerhe qui l’avait précédé sur cette voie est dégommé de la Présidence de l’Assemblée nationale. Boshab le remplace et « tout rentre dans l’ordre ».</p>
<p>Une motion est initiée contre Muzito. Jean-Lucien Busa, député du Mlc , sort un dossier compromettant sur Muzito. Le jour du débat sur la motion, Muzito ramène son électorat de Kingasani et de Masina à l’Assemblée nationale. Cet électorat menace quiconque s’en prendrait à son élu. Après, « tout rentre dans l’ordre ». Ces exemples peuvent être multipliés à l’infini. Tous les rapports des commissions X ou Y établissant la responsabilité de certains nègres de service dans la débâcle militaire ou politico-économique de notre pays sont restés sans suite judiciaire, depuis la guerre de l’AFDL jusqu’à ce jour. En face des envahisseurs-terroristes, nègres de service de la maffia internationale, il y a une opposition politique impuissante. De temps en temps, elle pose l’une ou l’autre action d’éclat, mais cela ne change rien aux rapports de force.</p>
<p>Notre peur pour le moment est que les cris d’indignation de cette opposition politique n’apportent rien de consistant au renversement des rapports de force. Peut-elle, avec les autres fanatiques des élections, obtenir que les élections locales aient lieu en premier après le recensement de tous les Congolais et de toutes les Congolaises ; que la carte de citoyen soit délivrée ; que diaspora congolaise soucieuse de participer à ces élections le fasse ; que les différentes étapes du processus électoral soient financièrement chiffrés et la provenance de l’argent indiquée ; que  les parties de notre pays occupées par les armées étrangères soient libérées ; que nos terres vendues comme carrés miniers soient récupérées ; que les militaires Congolais en vadrouille soient cantonnés ailleurs que là où ils tuent et pillent ; que les criminels de guerre et économiques opérant au sein des institutions actuelles soient mis hors d’état d’agir, etc.</p>
<p>Si le deux tiers de ce défi n’est pas relevé, aller aux  élections en suivant le calendrier publié par les nègres de service de la maffia internationale ne sera d’aucun secours pour nos populations. Il est possible que nous soyons à côté de la plaque… (A suivre)</p>
<p>J.-P. Mbelu</p>
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		<title>Et la femme congolaise engendra un autre Congo</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Aug 2010 09:07:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Congo RDC]]></category>
		<category><![CDATA[femme congolaise]]></category>
		<category><![CDATA[mama jeanne marie sindani]]></category>
		<category><![CDATA[place et rôle]]></category>

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		<description><![CDATA[RDC, Kinshasa, 29 juillet 2010
Un Congo est en train de mourir… un autre Congo est en gestation. Comme pour un enfant, ce Congo nouveau, cet autre Congo, c’est la femme congolaise qui le porte en son sein et qui le mettra au monde. Quel est l’ancien Congo qui est en train de mourir et qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>RDC, Kinshasa, 29 juillet 2010</p>
<p>Un Congo est en train de mourir… un autre Congo est en gestation. Comme pour un enfant, ce Congo nouveau, cet autre Congo, c’est la femme congolaise qui le porte en son sein et qui le mettra au monde. Quel est l’ancien Congo qui est en train de mourir et qui doit mourir pour laisser la place à un nouveau Congo ? Comment sera le nouveau Congo que la femme congolaise doit porter en son sein et engendrer dans les prochains jours ? Telles sont les deux questions que nous allons aborder dans cet exposé.</p>
<p><strong>Appel à la femme congolaise</strong></p>
<p><strong>Femme congolaise</strong>, tu es appelée à faire preuve de maturité et de responsabilité ! Fais preuve d’un esprit critique capable d’analyser les problèmes de ton pays et de ta société en décélant les vraies causes tant internes qu’externes ! Fais preuve de créativité et d’inventivité afin de trouver des solutions durables et efficaces qui garantissent ton bonheur et celui de tes enfants !<span id="more-1623"></span></p>
<p><strong>Femme congolaise</strong>, le Congo t’appartient ; il appartient à tes enfants. Ne te laisse pas conduire par le diktat des puissances politico-financières internationales et de leurs alliés congolais et autres africains ! Femme congolaise, engage-toi aussi dans la conquête du pouvoir pour te remettre résolument au service de tes enfants afin de leur garantir une vie plus humaine !</p>
<p><strong>Femme congolaise</strong>, engage-toi résolument dans la lutte pour l’autonomie et l’autodétermination de ton pays afin que devenu adulte comme ton enfant puisse établir de vraies relations d’interdépendance avec les autres nations de la terre dans le respect mutuel !</p>
<p><strong>Femme congolaise, </strong>unis-toi à d’autres femmes, pour mener à bien ce combat car l’union fait la force !</p>
<p><strong>Femme congolaise, </strong>entraîne l’homme congolais, ton partenaire selon le plan de Dieu, dans ce combat pour un Congo nouveau, un Congo de liberté, d’égalité, de participation et de justice.<strong> </strong></p>
<p><strong>I. Le Congo d’hier et d’aujourd’hui</strong></p>
<p>Une lecture attentive de l’histoire de notre pays nous montre que le Congo, hier et aujourd’hui, est le pays des autres. En effet, depuis que Léopold II s’est approprié la terre de nos ancêtres et en a fait son domaine privé qu’il légua ensuite à la Belgique, son pays, le Congo ne nous appartient plus. Si hier, il était une colonie belge, aujourd’hui, cinquante ans après l’indépendance, notre pays est devenu plus que jamais une « <em>no man’s land</em> » où toutes les grandes puissances viennent se servir à leur aise. En somme, notre pays est devenu une « <em>colonie internationale</em> ». Il est dirigé par la « <em>communauté internationale</em> » qui n’est autre chose que la <strong><em>maffia politico-financière internationale</em></strong> qui mène le monde d’aujourd’hui.</p>
<p>Nous avons obtenu l’indépendance formelle. Mais, en réalité, nous sommes toujours dépendants de ceux qui nous colonisent actuellement, par nous-mêmes interposés, et cela, sur tous les plans. Dépendance culturelle et idéologique, dépendance politique et dépendance économique.</p>
<p><strong><em>1.1. Dépendance culturelle et idéologique</em></strong><em> </em></p>
<p>Nous vivons avec les idées des autres. Capitalisme, libéralisme, etc. autant d’idées conçues ailleurs et que nous consommons sans les remettre en question. Aujourd’hui, on nous parle de mondialisation et nous entrons tête baissée dans cette nouvelle idéologie pendant qu’ailleurs des hommes et des femmes se posent des questions sur cette mondialisation et parlent même d’une altermondialisation.</p>
<p>Nous réfléchissons et nous nous exprimons très bien dans les langues des autres. Nous donnons de la valeur à ce qui vient de l’Etranger (Europe, Chine, Amérique, etc.) plus qu’à ce qui vient de chez nous.</p>
<p>Notre système de formation est conçu de telle sorte que nous n’apprenions pas à penser par nous-mêmes mais à penser comme les autres veulent que nous pensions, à penser par procuration, à reproduire la pensée des autres.</p>
<p><strong><em>1.2. Dépendance politique</em></strong><em> </em></p>
<p>Notre système politique est celui des autres. Nous calquons nos façons de gouverner et de gérer le pays sur les modèles des autres.</p>
<p>Nos dirigeants politiques sont ceux qui nous sont imposés par les autres et qui sont au service des intérêts des autres. Sur les quatre présidents qui se sont succédés au pouvoir, aucun n’a été réellement choisi par nous les Congolais.</p>
<p>Le comble de l’histoire c’est que ces dirigeants nous sont imposés avec notre propre consentement et complicité au travers des processus électoraux biaisés.</p>
<p><strong><em>1.3. Dépendance économique</em></strong></p>
<p>Nos matières premières sont exportées à vils prix fixés par les grandes puissances financières pendant que nous devons acheter les produits finis, manufacturés chez les autres à des prix exorbitants.</p>
<p>Notre économie est extravertie. Tout est fait pour que la production locale ne soit pas encouragée et promue.</p>
<p>Nous dépendons de la dette extérieure. Une dette qui souvent est odieuse et qui ne profite pas à la population.</p>
<p>Les institutions financières internationales nous gèrent à travers toute sorte de programme et de plans. La dernière en date c’est l’initiative PPTE.</p>
<p>En résumé, nous pouvons dire que le Congo d’hier et d’aujourd’hui est un Congo d’esclavage, un Congo colonisé, un Congo sous-tutelle.</p>
<p>Au regard de cette situation, le combat pour lequel toutes les filles et tous les fils de ce pays devraient se mobiliser, c’est le combat de réappropriation de notre destin, de notre histoire et de notre terre, cette terre que Dieu nous a donnée et que nos ancêtres nous ont léguée. Nous devons nous battre pour sortir de la néo-colonisation dans laquelle les grandes puissances financières internationales nous maintiennent.</p>
<p>Nous avons l’obligation de nous engager tous et toutes dans la construction d’un nouveau Congo totalement différent du Congo d’aujourd’hui, en rupture totale avec le Congo dans lequel nous vivons aujourd’hui.</p>
<p>Il importe, à présent, de donner le profil de cet autre Congo ou de ce nouveau Congo que nous devons bâtir ensemble.</p>
<p><strong>II. Le Congo de demain</strong></p>
<p>Le Congo nouveau, le Congo de demain, l’autre Congo que la femme congolaise devra concevoir et engendrer sera un Congo réellement libre et indépendant, un Congo autonome qui s’autodétermine.</p>
<p>Comme une femme rêve de l’enfant qu’elle veut avoir, elle imagine les traits physiques, psychologiques et moraux de son enfant, nous rêvons d’un Congo qui sera  une terre d’<strong>égalité</strong>, de <strong>participation</strong>, de <strong>liberté </strong>et de <strong>justice</strong>.</p>
<p><strong><em>2.1. Une terre d’égalité</em></strong></p>
<p>Ce Congo nouveau sera une <strong>terre d’égalité</strong> où nul ne se considérera comme supérieur aux autres se donnant ainsi le droit de dominer ses frères et sœurs. Nul se considérera comme supérieur aux autres se donnant le droit de tout posséder et de ne rien laisser aux autres si ce ne sont que les miettes qui tombent de sa table.</p>
<p>Dans cette terre d’égalité, nul ne se considérera comme inférieur aux autres se plaçant ainsi dans une situation de soumission servile et de mendicité chronique. Nul ne se considérera comme inférieur au point de n’avoir que des devoirs et pas des droits.</p>
<p>Cette égalité de nature n’est nullement à confondre avec l’uniformité, avec un nivellement par le bas ou avec une standardisation où tout le monde sera comme tout le monde. Il s’agit d’une égalité par rapport à notre nature humaine commune, par rapport aux droits qui sont communs à tout le genre humain et par rapport aux devoirs vis-à-vis les uns des autres.</p>
<p>Cette égalité se vit dans la diversité et la complémentarité des rôles, des statuts, des fonctions. Aussi, aucune fonction sociale, aucun statut social, aucun rôle social ne donnent à une personne ou à un groupe de personnes le droit de dominer, d’écraser les autres.</p>
<p>Dans cette terre d’égalité, chaque congolais et chaque congolaise sera respecté non pour son titre ou son statut social ou encore pour son rôle ou sa fonction dans la société, mais parce qu’il est un être humain créé à l’image et à la ressemblance de Dieu.</p>
<p>En d’autres termes, ce Congo Nouveau sera une terre où <strong>le respect de tout être humain</strong> et de ses droits fondamentaux sera une règle absolue. En effet, dans ce Congo nouveau, le premier droit de l’homme c’est le droit de vivre, d’exister et de mourir dans la dignité d’enfant de Dieu.</p>
<p><strong><em>2. Une terre de participation</em></strong></p>
<p>Ce Congo nouveau sera une <strong>terre de participation</strong> où tout le monde mettra la main dans la pâte. Tous les fils et toutes les filles de ce nouveau Congo auront l’obligation de participer à la réflexion, à la prise des décisions, à l’exécution de celles-ci et l’évaluation des résultats obtenus. On ne pourra plus signer des contrats qui engagent l’ensemble de la population sans consulter celle-ci et requérir son avis et son implication.</p>
<p>Cette participation prendra des formes diverses. Elle pourra être directe (par des consultations directes du peuple) ou indirecte (à travers les élus du peuple).</p>
<p>Cette participation ne sera pas seulement politique mais aussi culturelle et économique. En effet, dans la terre de participation tout congolais et toute congolaise sera appelé à travailler, à produire pour assurer sa subsistance et celle de la communauté nationale. Le travail de la terre sera valorisé au même titre que le travail intellectuel. Selon la parole de l’apôtre Paul, on appliquera la règle suivante : « <em>que celui qui ne travaille pas ne mange pas non plus</em> ».</p>
<p>Une participation qui fera de chacun et chacune de nous responsable de notre bonheur ou de notre malheur. Il n’y aura plus de place pour la recherche de boucs émissaires sur qui on rejettera la responsabilité de tous nos malheurs. Si rien ne va, ça ne sera plus la faute des occidentaux, des chinois ou des américains, ou des russes, ou des rwandais et des ougandais, ou encore celle des sorciers et démons de tout bord, mais nous en répondrons nous-mêmes devant Dieu et devant les hommes, devant l’histoire. En d’autres termes, ce Congo nouveau sera une <strong>terre de responsabilité</strong>, une terre d’hommes et de femmes responsables de leur destin, qui savent se prendre en charge et compter sur leurs propres forces.</p>
<p>Tous et toutes, nous serons, certes, responsables collectivement mais cela n’empêchera pas que chacun et chacune, selon sa fonction et son rang dans la société, puisse assumer sa responsabilité individuelle. Et, cette responsabilité individuelle ne sera pas la même pour tout le monde. Ainsi, par exemple, la responsabilité d’un chef de l’Etat ne sera pas comparable à celle d’un huissier ou d’un cantonnier au point de vue de ses conséquences dans la vie de la nation. Et à ce sujet, il faudra veiller à mettre un terme à une sale habitude répandue parmi les humains qui consiste à minimiser sa propre responsabilité et aggraver celle des autres.</p>
<p><strong><em>2.3. Une terre de liberté</em></strong></p>
<p>Ce Congo nouveau sera une <strong>terre de liberté</strong> où il n’y aura plus de place pour un quelconque asservissement. Liberté de penser, liberté d’agir, liberté de s’exprimer, liberté de s’associer, liberté de se mouvoir, liberté de culte, etc.</p>
<p>Toutes ces libertés garanties par la déclaration universelle des droits de l’homme et reprise dans toutes nos constitutions trouveront leur fondement dans une <strong><em>liberté profonde du cœur vis-à-vis de l’avoir, du pouvoir et du valoir</em></strong> qui sont les véritables sources d’asservissement de l’homme et de la femme du Congo.</p>
<p>Cette liberté profonde sera le <strong>fruit de la vérité</strong> qui seule libère totalement l’homme et la femme.</p>
<p><strong>Vérité sur l’être humain </strong></p>
<p>Tout être humain est image de Dieu. Il est créé pour l’amour et il est la seule valeur sacrée parmi toutes les créatures.</p>
<p>L’homme noir n’est pas un être inférieur à l’homme blanc. Il est doté de mêmes facultés que l’homme blanc et est capable de faire des exploits pour améliorer ses conditions de vie.</p>
<p>La femme n’est pas inférieure à l’homme. Elle n’est pas une chose que l’on vend au marché du mariage ou de la prostitution. Elle est dotée de mêmes potentialités que l’homme et revêtue de la même dignité.</p>
<p><strong>Vérité sur Dieu </strong></p>
<p>Dieu est amour et miséricorde. Il exige la pratique de la justice avant toute autre chose. Il n’est pas intéressé par un culte extérieur qui lui répugne lorsque celui-ci n’est pas accompagné par une vie où justice et paix s’embrassent.</p>
<p>Dieu n’est pas celui qui va faire tout à notre place et n’est pas le bouche-trou de nos ignorances. Il a confié la pleine responsabilité à l’homme pour poursuivre l’œuvre de création qu’il a commencée. Il ne peut rien faire sans la collaboration de l’homme.</p>
<p>Dieu n’est pas le tout-puissant qui vient justifier tous les pouvoirs autocratiques et dictatoriaux qui se réclament de lui.</p>
<p><strong>Vérité sur les biens matériels </strong></p>
<p>Les biens matériels symbolisés par l’argent sont des moyens au service du bonheur de l’homme et non des fins en soi. D’où, l’homme ne peut en aucun devenir esclave des biens matériels mais il doit les dominer et les utiliser de manière à satisfaire ses besoins et ceux de tous les siens.</p>
<p>Les biens matériels sont destinés à tout le genre humain et doivent servir au bonheur de tous et pas seulement d’une poignée de gens. D’où, il faut veiller, dans ce nouveau Congo, à une répartition équitable de tous les biens, de toutes les ressources matérielles, naturelles.</p>
<p><strong>Vérité sur le pouvoir </strong></p>
<p>Le pouvoir est un service pour la croissance et l’épanouissement de tout l’homme et de tous les hommes. Il ne peut être considéré comme venant de Dieu que dans la mesure où celui qui l’exerce le fait dans un esprit de service. D’où les modes d’exercice de pouvoir qui sont  tyranniques, autocratiques et dictatoriaux dans la mesure où ils oppriment l’homme ne viennent pas de Dieu.</p>
<p>Ceux et celles qui exerceront le pouvoir dans le nouveau Congo doivent se considérer eux-mêmes et doivent être considérés par les autres citoyens comme des serviteurs et non comme des chefs qui ont droit à tout ne laissant que des devoirs aux autres.</p>
<p><strong>Vérité sur la gloire</strong></p>
<p>La vraie gloire ne peut provenir que du bien que nous faisons aux autres. La gloire n’est donc pas dans la possession égoïste des biens ni dans l’exercice tyrannique du pouvoir encore moins dans le culte entretenu de la personnalité.</p>
<p>Cette terre de liberté sera une terre en permanent <strong>processus de libération</strong>. Car la liberté est le fruit d’un combat, le combat de toute une vie, de tout un peuple. Elle n’est pas un acquis statique mais une réalité dynamique qui se conquiert tout au long de l’existence d’un être humain, d’une société.</p>
<p>Cette terre sera donc une terre en train de devenir toujours plus libre.</p>
<p><strong><em>2.4. Une terre de justice</em></strong></p>
<p>Ce Congo de demain, Congo nouveau sera une <strong>terre de justice</strong>.</p>
<p><strong>Justice distributive</strong> par laquelle toutes les ressources du pays seront réparties de manière équitable de sorte qu’aucun congolais et aucune congolaise ne manque du minimum vital, d’un minimum de confort. Justice dans la répartition des salaires en veillant à ce que les écarts entre les salaires ne soient pas trop criants et que le plus bas salaire puisse permettre à celui qui le touche de vivre décemment.</p>
<p>Cette justice distributive ne sera pas à confondre avec la charité ou la générosité des nantis vis-à-vis des pauvres mais sera fondée sur l’application des droits économiques. Les employeurs n’auront pas à faire des cadeaux aux employés mais ils seront tenus à leur assurer un traitement juste et viable.</p>
<p><strong>Justice rétributive</strong> dans le règlement des conflits et des litiges où le droit sera prononcé de manière vraie. Il ne sera plus question de donner raison seulement à celui qui est puissant, qui a le pouvoir et qui a l’argent.</p>
<p>Les sanctions sont faites pour tous ceux qui enfreignent la loi. Il ne sera donc plus question d’impunité ou d’une justice à deux vitesses.</p>
<p>Enfin, <strong>justice-miséricorde</strong> où l’on donnera toujours à chaque homme et femme, quel que soit le degré de sa faute, la chance de se convertir. Les pénitenciers seront transformés en maison de rééducation et la peine de mort sera abolie. Le modèle parfait de cette justice est celui qui nous est donné par Dieu et qui est appliqué par Jésus-Christ, son Fils. En effet, lorsqu’on lui amène la femme adultère condamnée à mort par la justice des hommes, Jésus renvoie chacun à sa conscience d’homme pécheur et ne condamne pas la femme. Bien au contraire, il lui donne la chance de se repentir et de vivre autrement. La justice-miséricorde est donc celle qui pardonne et partant, donne et sauve la vie.</p>
<p>Cette justice donnera <strong>comme</strong> <strong>fruit la paix profonde et durable</strong>. En effet, la paix dont notre pays a besoin n’est pas seulement la fin de la guerre ou l’absence de la guerre mais une paix profonde du cœur lorsque chaque congolais et congolaise vivra en harmonie avec lui-même et avec les autres ; une paix sociale lorsque les rapports sociaux ne seront plus ceux de domination mais d’égalité et de respect mutuel.</p>
<p>Cette paix profonde et durable se traduira par un comportement non-violent, emprunt de douceur et d’humilité.</p>
<p>Cette paix profonde et durable sera l’aboutissement d’une guerre contre soi-même tel que l’exprime le Patriarche Athénagoras dans ce texte très significatif :</p>
<p><em>Une guerre qui mène à la paix</em></p>
<p><em>Il faut mener la guerre la plus dure qui est la guerre contre soi-même.</em></p>
<p><em>Il faut arriver à se désarmer.</em></p>
<p><em>J’ai mené cette guerre pendant des années, elle a été terrible.</em></p>
<p><em>Mais je suis désarmé.</em></p>
<p><em>Je n’ai plus peur de rien, car l’Amour chasse la peur.</em></p>
<p><em>Je suis désarmé de la volonté d’avoir raison, de me justifier en disqualifiant les autres. Je ne suis plus sur mes gardes jalousement crispé sur mes richesses.</em></p>
<p><em>J’accueille et je partage. Je ne tiens pas particulièrement à mes idées, à mes projets. Si l’on m’en présente de meilleurs, ou plutôt non, pas meilleurs, mais bons, j’accepte sans regrets. J’ai renoncé au comparatif. Ce qui est bon, vrai, réel est toujours pour moi le meilleur.</em></p>
<p><em>C’est pourquoi je n’ai plus peur. Quand on n’a plus rien, on n’a plus peur.</em></p>
<p><em>Si l’on désarme, si l’on se dépossède, si l’on s’ouvre au Dieu Homme qui fait toutes choses nouvelles, alors, lui efface le mauvais passé et nous rend un temps neuf où tout est possible.</em></p>
<h1><em>Athënagoras </em><em>Patriarche de Constantinople </em></h1>
<p><strong>III. Conditions pour bâtir le nouveau Congo</strong></p>
<p>Pour bâtir ce nouveau Congo, cet autre Congo, il nous faut travailler à deux niveaux : le niveau personnel (le cœur de l’homme) et le niveau collectif (les institutions et les structures sociales.</p>
<p><strong><em>3.1. Changement de mentalité</em></strong></p>
<p>Au niveau personnel, il faudrait commencer par changer la mentalité du congolais et de la congolaise, changer le cœur du congolais et de la congolaise en lui inculquant ses valeurs qui devraient guider sa vie personnelle. C’est ici qu’intervient le travail d’éducation, de conscientisation et de formation qui doit être fait d’abord en famille, ensuite par l’école, par les églises et enfin par les mouvements associatifs divers. Il s’agira donc de forger un congolais nouveau. Pour cela, il y aura lieu d’utiliser tous les moyens à notre disposition en particulier les moyens de mass-médias. Cette éducation du congolais concerne tout le monde sans distinction d’âge, de sexe, de rang social. Tous, nous devons nous soumettre à cette éducation, à ce réarmement moral.</p>
<p><strong><em>3.2. Nouvelles façons de fonctionner sur le plan institutionnel et structurel</em></strong></p>
<p>Toute société repose sur les trois structures suivantes : le politique, l’économique et le culturel ou l’idéologique qui fonctionnent en interaction comme un système.</p>
<p><strong>Sur le plan politique</strong>, dans le Congo nouveau, le pouvoir politique sera un pouvoir démocratique, un pouvoir partagé, décentralisé à la manière de ce que Jethro, le beau-père de Moïse, recommande à son beau-fils : « <em>Ecoute le conseil que je vais te donner, afin que Dieu t’assiste. Emploie-toi personnellement pour le peuple devant Dieu, et porte-lui leurs litiges. Instruis-les des lois et des décisions ; fais-leur connaître la voie à suivre et la conduite à tenir. Mais choisis-toi, parmi tout le peuple, des hommes capables, craignant Dieu, des hommes sûrs, incorruptibles, et fais-en des chefs de centaines, chefs de cinquantaines et chefs de dizaines. Ils seront en tout temps à la disposition du peuple pour rendre la justice. Ils te déféreront toutes les causes difficiles et arbitreront eux-mêmes les cas de moindre importance. Allège ainsi ta charge, qu’ils porteront avec toi. Si tu agis ainsi – et que Dieu te l’enjoigne – tu pourras suffire à la tâche et tous ces gens-là, de leur côté, regagneront en paix leurs demeures. Moïse suivit le conseil de son beau-père et fit tout ce qu’il avait dit</em> » (Ex 18, 19-24).</p>
<p>Il n’y aura donc pas de place pour un pouvoir dictatorial, autocratique et tyrannique. Le pouvoir sera un service pour le bien-être de tous et de toutes. Dans le Congo de demain, le dirigeant politique sera là pour servir les intérêts du peuple et de toute la nation.</p>
<p><strong>Sur le plan économique</strong>, le Congo de demain, le Congo nouveau sera un pays où tout le monde aura du travail pour survenir à ses besoins. Le système économique du nouveau Congo sera l’économie du partage et de la solidarité, l’économie de la communion à l’instar de ce qui se pratiquait dans la première communauté chrétienne : « <em>Nul ne disait sien ce qui lui appartenait, mais entre eux tout était commun. Aussi parmi eux nul n’était dans le besoin ; car tous ceux qui possédaient des terres ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de la vente et le déposaient aux pieds des apôtres. On distribuait alors à chacun suivant ses besoins</em> » (Ac 4, 32-35).</p>
<p>Dans ce nouveau Congo, l’économie sera au service de l’homme et non l’homme au service de l’économie. L’argent sera au service de l’homme et non l’homme au service de l’argent.</p>
<p><strong>Sur le plan culturel et idéologique</strong>, le Congo de demain sera bâti sur la valeur fondamentale de l’amour. La culture de l’amour et du pardon, la culture de la justice et de la paix, la culture de la liberté et de la vérité, telle sera la culture du Congo de demain.</p>
<p>Le respect absolu des droits de l’homme sera l’exigence culturelle fondamentale. Les rapports entre les congolais de demain ne seront plus de rapports de domination mais plutôt de collaboration, de coopération dans le bien.</p>
<p>Dans ce Congo nouveau, il n’y aura plus de place pour toutes ces idéologies trompeuses qui n’apportent qu’un bonheur illusoire.</p>
<p>Ce Congo nouveau commencera à prendre forme dans nos différents milieux de vie sociale : famille, école, églises, mouvements associatifs (ONG et autres associations).</p>
<p>Il faudrait qu’en voyant tous nos milieux de vie, on puisse réaliser que le nouveau Congo est en train de naître. Nos associations, particulièrement les associations féminines, dans leur mode de fonctionnement, doivent déjà incarner l’image de ce nouveau Congo et présenter ainsi une alternative à l’ancien que, tous, nous décrions tant.</p>
<p>Fait à Kinshasa, le 29 juillet 2010</p>
<p><strong><em>José MPUNDU</em></strong></p>
<p><strong><em>Prêtre de l’archidiocèse de Kinshasa</em></strong></p>
<p><strong>Tél. : 09.970.30.932 ou 081.813.37.65</strong></p>
<p><strong>E-mail : </strong><strong><span style="text-decoration: underline;">josempundu@ic.cd</span></strong><strong> ou </strong><strong><span style="text-decoration: underline;">jose_mpundu2001@yahoo.fr</span></strong><strong> </strong></p>
<p>&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;..</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">2011 : L&#8217;ANNEE DE LA FEMME AU POUVOIR</span></strong></p>
<p>par <strong><em>MABANZA Tryphon</em></strong></p>
<p>La constitution de la<strong> Rdc</strong> exige la tenue des élections présidentielles chaque 5 ans. Le respect de cette norme traduirait l&#8217;une des images positives de la démocratie dans notre pays.</p>
<p>Nous avons choisi l&#8217;année <strong>2011</strong> parce qu&#8217;elle marque la fin du régime <strong>Kabila</strong>. Il s&#8217;agit d&#8217;un régime qui orchestre la mort du peuple Congolais et de son élite, pille les rcihesses et trouble les frontières du congo.</p>
<p>Tous ces actes ne sont pas nouveaux en rdc depuis que les hommes la dirigent. Ils affichent en plus l&#8217;echec de <strong>KABILA</strong> et de sa classe politique dans la conduite de l&#8217;appareil de l&#8217;Etat.</p>
<p>De ce qui précède, une question majeure se pose : <strong><em>Qui voter comme président en 2011</em></strong>?</p>
<p>Répondre à cette question ne signifie pas être propagandiste et/ou faire des éloges sur une personnalité politique. Nous voulons cependant interpeller la conscience du peuple et politicien  Congolais de choisir et soutenir une seule et unique femme aux élections de <strong>2011</strong>.</p>
<p>Au sens large, notre interpellation se présente de la manière suivante :</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">1. AUX CONGOLAISES ET CONGOLAIS</span></strong></p>
<p>De la colonisation au temps du moment notre pays est toujours dans sa hiérarchie représenté et dirigé par les hommes. Les ministères clefs y compris l&#8217;armée sont dans leurs mains. Ils exercent le pouvoir pour dominer les Congolais et le congo afin d&#8217;en tirer profit.</p>
<p>La concentration du pouvoir dans les mains des hommes a mener des dérives extrêmements graves parmi lesquelles nous citons la grève des agents de l&#8217;Etat, la protestation du peuple dans la rue, les rebellions,le viol des femmes et des filles mineurs, les coups d&#8217;Etat, le terrorisme sous ses multiples aspects&#8230;</p>
<p>Pour construire ensemble un Congo où il fait bon vivre pour tous et pour corriger l&#8217;homme politique Congolais dans sa mauvaise gestion de la patrie, en <strong>2011</strong> nous devons tous soutenir une femme à la présidence.</p>
<p><strong>50 ans</strong> après l&#8217;indépendance, l&#8217;image de la femme Congolaise doit totalement évoluée. Si l&#8217;homme politique l&#8217;a réduit au simple niveau  de la beauté, du plaisir, du viol, de la danse et de mère de famille, le peuple <strong>Congolai</strong>s à son tour doit l&#8217;élever au niveau de la maitresse de la <strong>République.</strong></p>
<p>Notre <strong>Rdc</strong> regorge à son sein des femmes aptes et capables de faire d&#8217;elle une société juste où règne la paix et la lutte pour l&#8217;intérêt commun.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"> AUX HOMMES POLITIQUES ET OPPOSANTS DU REGIME DE KINSHASA</span></strong></p>
<p>En 2006 vous avez fait preuve de manque de collégialité en voulant à tout prix combattre <strong>KABILA</strong> chacun dans son parti politique.</p>
<p>Vous avez bien témoigné de votre soif exagérée du pouvoir en présentant plus de 30 partis aux échéances électorales de 2006. La raison souligne que dans un pays envahi par l&#8217;étranger le combat politique n&#8217;est pas l&#8217;apanage d&#8217;un seul individu ni d&#8217;un seul parti politique. La lutte implique tous au sein d&#8217;une seule et même plate forme. Agir de la sorte, c&#8217;est constituer l&#8217;unité dans l&#8217;adversité.</p>
<p>L&#8217;absence de cette unité avait conduit certaines figures politiques de renoncer aux élections de <strong>2006</strong> et d&#8217;autres de refuser leur adhésion à la plate forme&#8221;Union pour la nation&#8221;. Les autres encore avaient choisi le camp adverse. Ils méritent ceux-là les noms de Ladres et traitres, car pour des raisons pécuniaires ils ont vendu le pays et l&#8217;avenir voire la vie de leurs compatriotes.</p>
<p>Pour s&#8217;en rendre compte, il suffit de sillonner dans toutes les provinces que compte la Rdc. nous y trouvons une litanie de traitements atroces infligés à la population : intimidation, arrestations arbitraires, tortures, viols, pillage, meurtres&#8230;</p>
<p>Si les uns son tués par par incinérations, armes blanches et à feu, les autres par viol et produits mortels. Leurs corps sont exposés à même le sol et parfois dans les chaises arrières de leurs propres voitures.</p>
<p>Les Congolais sont mécontents de votre désunion et votre manière d&#8217;agir. En plus, le Congo n&#8217;est pas votre bien privé.  Vous avez tous sans le savoir vandu le pays de <strong>Patrice LUMUMBA</strong>.</p>
<p>Si nous analysons en profondeur les causes de votre manque d&#8217;unité les intérêts égoïstes et éthniques sont au premier plan. Vous méritez quand à vous le nom des&#8221;orgueilleux politiques&#8221; .</p>
<p>Pour palier à vos erreurs et remmettre le control du pays aux mains des autochtones, quelle stratégie préconisez-vous en <strong>2011</strong>?</p>
<p>Nous avons trouvé important de vous proposer 2 grandes stratégies qui d&#8217;après notre entendement revettent un caractère obligatoire :</p>
<p><strong>1</strong>. Mettez vous ensemble. Constituer dès le premier tour des élections une plate forme politique à la manière de l&#8217;union sacrée de l&#8217;opposition radicale car le <strong>Congo</strong>(mon pays) n&#8217;est pas un bien personnel ni familial.</p>
<p><strong>2</strong>. Présenter et soutenir pour l&#8217;intérêt commun de la Nation une et unique femme comme candidate à la présidence. Le but des élections de <strong>2011</strong> est celui darracher à tout prix le pouvoir et le pays aux mains des inconnus(likambo ya mabele). C&#8217;est en 2016 que les hommes peuvent  prendre part et la lutte sera entre les filles et fils(bana mboka) du pays.</p>
<p>Totefois, plusieurs bouches souhaitent voir pendant 5 décénnies la gestion du Congo par les femmes.</p>
<p>Nous pensons que présenter et soutenir<strong> une femme en</strong> <strong>2011</strong> reste l&#8217;unique moyen d&#8217;être plus efficace que le slogan&#8221;cent pour cent congolais, aza mwana mboka&#8221;, car la femme attirera non seulement l&#8217;attention du peuple Congolais mais de toute la communauté internationale.</p>
<p>Présenter et soutenir <strong>une femme</strong>, c&#8217;est l&#8217;unique méthode de révaloriser l&#8217;image de la femme Congolaise bafouée par le viol et la danse; car elle montrera l&#8217;efficacité et la ténacité de la Congolaise dans la gestion des affaires d&#8217;Etat.</p>
<p>Présenter et soutenir <strong>une femme en 2011</strong> c&#8217;est aussi une manière de marquer la différence avec le camp adverse.</p>
<p>N.B. : <strong>En  2011</strong>, si vous négligez cette petite réflexion vous échouerez encore et enfoncerez le congo dans le chaos incommésurable</p>
<p><strong>MABANZA Tryphon </strong></p>
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		<title>Kinshasa, le 30 juin 2010 ressemble à Munich, le 30 septembre 1938 (3/3)</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Aug 2010 19:10:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[30 juin]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>

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		<description><![CDATA[Comparaison n&#8217;est pas raison. Dans l&#8217;histoire des hommes et des  nations, les parcours et les trajectoires diffèrent selon les  circonstances et le contexte historique auxquels ils sont liés.  Jamais, même avec des points de ressemblance, deux faits historiques  ne sauraient être superposables. Néanmoins, il est permis de dire  qu&#8217;il y a des rapprochements possibles entre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comparaison n&#8217;est pas raison. Dans l&#8217;histoire des hommes et des  nations, les parcours et les trajectoires diffèrent selon les  circonstances et le contexte historique auxquels ils sont liés.  Jamais, même avec des points de ressemblance, deux faits historiques  ne sauraient être superposables. <span id="more-1591"></span>Néanmoins, il est permis de dire  qu&#8217;il y a des rapprochements possibles entre deux réalités, certes  séparées dans l&#8217;espace et dans le temps, mais qui, sans forcer la  comparaison, nous susurrent des traits évidents de convergence voire  de gémellité. C&#8217;est le cas de la situation politique actuelle dans la région des Grands Lacs africains, entre la RD Congo et le climat  qui préludait à la Seconde Guerre mondiale.<br />
Adolf Hitler, arrivé au pouvoir en Allemagne en 1933, montait en  puissance et avait une armée forte, équipée, disciplinée et  conquérante. L&#8217;Allemagne était en face d&#8217;un ventre mou, la  Tchécoslovaquie. La crise des Sudètes, territoires tchécoslovaques  revendiqués par l&#8217;Allemagne, finit par mobiliser les grandes  puissances européennes. Chaque nation, ne voulant pas être envahie  par l&#8217;armée allemande, se croyait dans l&#8217;obligation de s&#8217;attirer les  bonnes grâces d&#8217;Hitler. Il fallait absolument rechercher la paix  avec cette puissante et menaçante nation. C&#8217;est ainsi que les  Accords de Munich vont être<br />
signés entre le Royaume-Uni, la France,  l&#8217;Italie et l&#8217;Allemagne représentés respectivement par Neville  Chamberlain, Edouard Daladier, Benito Mussolini et Adolf Hitler. Par  gain de paix, ce traité consacrera la mort de la Tchécoslovaquie en  tant<br />
qu&#8217;Etat indépendant, dont 85&#8217;000 km2 sont cédés à l&#8217;Allemagne.  Le gouvernement tchécoslovaque sera averti par les pays signataires  des Accords de Munich: s&#8217;il se révoltait contre l&#8217;Allemagne  hitlérienne, il ne bénéficiera d&#8217;aucun soutien de leur part.</p>
<p>Tout le monde exulte, mais un petit reste flaire le danger qui va  s&#8217;abattre sur toute l&#8217;Europe. En France, Henri de Montherlant écrira  dans L&#8217;Equinoxe de septembre 1938 : « La France est rendue à la  belote et à Tino Rossi (.) Sur le demi-cadavre d&#8217;une nation trahie,  sur les demi-cadavres de leur honneur, de leur dignité, de leur  sécurité, les hommes par millions dansent la danse de Saint-Guy de  la paix (.) Délirez à votre aise, pauvres manouvrés et dupés,  affaiblis, souffletés, et qui accueillez votre défaite et votre  humiliation avec les transports de joie de l&#8217;esclave ». Winston Churchill, qui a pris la tête d&#8217;une partie des  Conservateurs, dénonce ce traité en des termes restés célèbres pour  la postérité : « Vous aviez le choix entre le déshonneur et la  guerre. Vous avez choisi le déshonneur, et vous aurez la guerre ».</p>
<p>Un des barons du « kabilisme », soutenant le rapprochement du Congo  avec le Rwanda, affirmait il y a si peu : « on ne peut faire la paix  qu&#8217;avec ses adversaires ». Le problème est que entre ces deux pays,  on ne peut pas parler de paix mais de capitulation du premier  vis-à-vis du second. James Kabarebe, lors de sa dernière visite à  Kinshasa en été 2009, était venu quérir cette reddition auprès de «  Joseph Kabila », avant les opérations militaires conjointes contre  les FDLR dans l&#8217;Est du Congo.</p>
<p>Ceux qui aspirent à la paix à tout prix se demandent : « Qu&#8217;y a t-il  à gagner pour le Congo dans le fait de ne pas conclure de paix  immédiate avec le Rwanda de Paul Kagame ?<br />
La respectabilité. Avec le  Rwanda, il y a un lourd contentieux truffé de mensonges. Voisins, la  réconciliation est un chemin incontournable mais. Au vu du génocide  commis par le régime de Kagame en RD Congo, notre interrogation doit  nécessairement se formuler comme suit : Quelles sont les conditions  de la paix avec le Rwanda ? Après avoir massacré 6 millions des  nôtres, un gouvernement sensé et véritablement national se poserait  légitimement cette question.</p>
<p>Par quelle étourderie peut-on conclure la paix avec Kagame sans que  la vérité ait été établie sur les graves crimes commis chez nous  sous l&#8217;égide de l&#8217;homme fort de Kigali ? Par quelle folie peut-on  inviter Kagame à Goma sans que justice soit rendue  au Congo pour  les massacres et le viol de nos populations et un égorgeur comme  Nkundabatware caché par le gouvernement rwandais ? Par quelle  irresponsabilité politique et humaine peut-on recevoir Kagame en  grandes pompes aux festivités du 30 juin 2010, marquant le  cinquantenaire de la souveraineté de notre pays foulée aux pieds par  le Chef de guerre de Kigali ? Par quelle amnésie volontaire peut-on  parler de réconciliation et de marché commun avec le Rwanda sans que  le Congo n&#8217;ait été indemnisé suite à la spoliation de ses richesses  par ce voisin belliqueux ?</p>
<p>Vérité, justice, réparation et enfin réconciliation : voilà les  étapes d&#8217;une paix digne. Mais réconciliation avec le peuple rwandais  ne doit en aucun cas équivaloir à une réconciliation avec le régime  criminel de Kigali. Aussi longtemps que le Rwanda, quel que soit son  gouvernement, aura des visées d&#8217;extension géographique sur le  territoire congolais, nous n&#8217;accepterons aucun traité de paix avec  lui.<br />
En n&#8217;ayant pas posé ces préalables raisonnablement logiques, le  régime de « Kabila » a trahi le peuple congolais en couvrant les  crimes les plus horribles commis sur nos populations. Il s&#8217;est trahi  aux yeux de celui-ci en dévoilant sa vraie nature à savoir, un  pouvoir à la solde de l&#8217;étranger. En se rapprochant du Rwanda dans  des conditions de soumission, « Joseph Kabila » et ses acolytes ont  conclu une paix des lâches avec le bourreau du peuple qu&#8217;ils sont  sensés protéger. Le 30 juin de cette année aura été la réplique  tropicale des Accords de Munich version 21e siècle et la  consécration de l&#8217;esclavage sous lequel le pouvoir d&#8217;occupation de  Kinshasa voudrait maintenir l&#8217;ensemble du peuple congolais. Nous  avons énuméré les étapes pouvant nous conduire vers une  réconciliation possible avec le Rwanda. La seule paix qui vaille la  peine à nos yeux est une paix des braves. C&#8217;est le travail du petit  reste, pour parler comme l&#8217;abbé Mbelu. C&#8217;est la noble lutte de la  race des bâtisseurs, dixit Tshiyoyo Mufoncol, cette bataille que  livre la minorité agissante qui refuse l&#8217;ordre kagamiste et  l&#8217;aplatissement du grand peuple du Congo. A la libération, les  Congolais pourront ainsi reprendre à leur compte cette citation de  Winston Churchill disant : « Jamais dans l&#8217;histoire des conflits un  si grand nombre d&#8217;hommes ont dû autant à si petit nombre ». A toi,  Chebeya Bahizire.</p>
<p>Buangi Puati, théologien</p>
<p>Auteur de Christianisme et traite des Noirs, éditions  Saint-Augustin, 2007, 399<br />
pages.</p>
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		<title>Chebeya et Bazana, «victimes» du «combat» Kabila-Kamerhe?</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Jul 2010 15:12:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Bazana]]></category>
		<category><![CDATA[Chebeya]]></category>
		<category><![CDATA[Crimes of kabila kanambe]]></category>

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		<description><![CDATA[
Floribert Chebeya Bahizire et Fidèle Bazana Edadi. Photomontage Le Phare
 Les causes profondes de l’assassinat de Floribert Chebeya Bahizire sont sans doute multiples. Une chose paraît sûre : la vérité sur ce crime odieux ne pourrait éclore de l’enquête menée successivement par le parquet général de la République et l’auditorat militaire. Ces deux institutions sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.congoindependant.com/florifidele.jpg" alt="" height="150/" /><br />
Floribert Chebeya Bahizire et Fidèle Bazana Edadi. Photomontage Le Phare</p>
<p><strong> Les causes profondes de l’assassinat de Floribert Chebeya Bahizire sont sans doute multiples. Une chose paraît sûre : la vérité sur ce crime odieux ne pourrait éclore de l’enquête menée successivement par le parquet général de la République et l’auditorat militaire. Ces deux institutions sont dirigées par des «hommes du président». Or justement les soupçons les plus graves pèsent sur ce même Président. Les Congolais devraient diligenter une «enquête parallèle» sur la mort de Chebeya et la disparition de Fidèle Bazana pour faire éclater cette vérité que les responsables politiques et judiciaires tentent d’étouffer. L’objectif est de combattre l’impunité en déférant devant les instances judiciaires internationales les personnes impliquées dans ce double meurtre. Prémédité. <span id="more-1578"></span></strong>Deux mois après l’assassinat de Floribert Chebeya, directeur exécutif de l’association de défense des droits de l’Homme «La Voix des Sans Voix» et la disparition de son chauffeur Fidèle Bazana, les magistrats chargés d’instruire cette double énigme criminelle restent muets comme des carpes. Fort heureusement, les langues commencent à se délier dans les milieux de la police nationale congolaise à Kinshasa. «Dans les milieux des «services» et dans l’entourage présidentiel, Floribert Chebeya Bahizire était fiché parmi les «adversaires du pouvoir» pouvant constituer un obstacle à la réélection de Joseph Kabila en 2011. Par ses activités de défenseur des droits humains, il a terni l’image du régime à l’extérieur. La goutte d’eau qui fait déborder le vase est tombée lorsque Chebeya s’est porté au secours de Vital Kamerhe, alors président de l’Assemblée nationale.» L’homme qui parle est un officier de la police congolaise. C’est lui qui a pris l’initiative de «biper» la rédaction de Congoindependant pour «échanger» suite à l’article «Qui a commandité Floribert Chebeya ?»</p>
<p><strong> «Floribert» a bel et bien été reçu par John Numbi</strong></p>
<p>Selon cette source inattendue, «Floribert Chebeya a bel et bien été reçu le mardi 1er juin aux alentours de 17h30 par le général John Numbi.» Il semble, selon lui, que les services de renseignements de la police nationale (DRGS) avaient reçu des informations selon lesquelles un groupe d’organisations de défense des droits de l’Homme, «coordonné» par Chebeya, se préparait «à saboter» les festivités prévues le 30 juin par l’organisation des marches pour dénoncer la situation des droits de l’Homme. «Après l’entrevue, le général Numbi a mis Chebeya à la disposition du colonel Daniel Mukalay, raconte la source policière. Numbi a dit au «colonel Daniel» «d’en finir» avec Chebeya sans d’autres précisions. Il a aussitôt quitté l’Inspection générale (IG) tout en gardant le contact au téléphone.» Que s’est-il passé après? Seuls Daniel Mukalay et John Numbi peuvent éclairer les investigateurs. On peut comprendre les «atermoiements» des magistrats instructeurs…</p>
<p>En épluchant quelques journaux occidentaux du mois de juin, force est de constater que les éditions du «Soir» de Bruxelles datées respectivement du 4 et du 29 sont éloquentes. La journaliste belge Colette Braeckman, très proche de Joseph Kabila, semble confirmer les propos de la source précitée. Dans un «portrait» intitulé «Un soldat des droits de l’homme» publié dans le quotidien «Le Soir» daté du vendredi 4 juin, soit 48 heures après l’annonce du décès de «Floribert», la journaliste écrit notamment : «Mais, au fil du temps, il {Chebeya, Ndlr} avait alourdi ses charges et balayait plus large que la seule défense des droits humains. Prenant de plus en plus de positions politiques, il avait critiqué les opérations militaires menées à l’Est contre les rebelles hutus, défendu Vital Kamerhe, président de l’Assemblée, dans son bras de fer avec la majorité présidentielle, dénoncé le budget alloué aux festivités du 30 juin.» Braeckman d’ajouter : «De plus en plus, il prenait pour cible le chef de l’Etat lui-même et il avait enquêté sur les circonstances de la mort d’Aimée Kabila (…). Lors d’un récent séjour en Belgique, il avait annoncé à ses amis de la Ligue des droits de l’homme son intention de demander une audience à la Cour pénale internationale et de se rendre à La Haye. On ignore toujours quelles révélations il comptait faire…», conclut-elle. Ces informations du «Soir» n’ont jamais été démenties par des sources officielles congolaises.</p>
<p><strong>Bras de fer Kabila-Kamerhe</strong></p>
<p>Dans «Le Soir » daté mardi 29 juin, Braeckman note : «(…), un policier du nom de Michel appela pour vérifier si Chebeya était bien à Kinshasa. Par téléphone, un rendez-vous avec John Numbi fut fixé au 1er juin. (…). De source policière, Chebeya «fut» effectivement reçu dans les locaux de la police. Par la suite, Numbi dira qu’il était absent, hors de la ville, retenu par une réunion de sécurité.» Un fait contesté par la journaliste en soulignant : «En réalité, il semble qu’il ait bien reçu Chebeya et que l’entretient ait mal tourné.»</p>
<p>Fin janvier 2009, l’opinion congolaise apprenait avec stupéfaction l’entrée des troupes rwandaises au Kivu dans le cadre de l’opération dite «Umoja Wetu». C’est le point de départ du bras de fer Kabila-Kamerhe. Président de l’Assemblée nationale, ce dernier était accusé d’«indiscipline» pour avoir dit tout haut ce que la grande majorité des Congolais murmurait tout bas. C’est-à-dire l’«étonnement» face à cette initiative de Joseph Kabila assimilable à un défi autant qu’à une trahison. En sa qualité d’«autorité morale» de l’AMP (Alliance pour la majorité présidentielle), Kabila s’est cru en droit de décapiter le Bureau de la Chambre basse. Au grand dam des organisations de défenses des droits humains. Celles-ci ont dénoncé en chœur cette grave atteinte au principe même de séparation des pouvoirs.</p>
<p>Regroupées en une «synergie des Ong de la société civile de la RD Congo», des organisations de défenses des droits humains ont prévu l’organisation, lundi 16 mars 2009, d’un sit-in devant le Palais du peuple. Dans les tracts qui ont été distribués dans les universités et instituts supérieurs, on pouvait lire notamment : «Debout peuple congolais ! Chers compatriotes, la démocratie est en danger. La crise interinstitutionnelle actuelle en est à la base. La synergie des Ongs de la société civile (…) vous invite à participer massivement à la marche pacifique qu’elle organise lundi 16 mars 2009 pour la sauvegarde de cette jeune démocratie post-électorale. Cette marche partira, à 9 h30, du boulevard Triomphal, lieu du rassemblement, jusqu’au Palais du peuple où un mémorandum sera remis aux présidents du sénat et de l’Assemblée nationale. Non à la dictature, vive la démocratie !».</p>
<p><strong> «Nous allons vous traquer»</strong></p>
<p>Cette manifestation n’aura pas lieu. Et pour cause, les organisateurs seront arrêtés par des agents de la police politique Kabila lors d’une conférence de presse organisée le 15 mars dans les bureaux de Renadhoc dans la commune de Barumbu. Dans son rapport intitulé «République démocratique du Congo – La dérive autoritaire» publié en juillet 2009, la FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme) en parle abondamment. «A la fin de la conférence, écrit la FIDH dans son rapport, les bureaux ont été encerclés par des agents de l’ANR, accompagnés de policiers. (…). Messieurs Floribert Chebeya, Dolly Ibefo et Donat Tshikaya ont été brutalement appréhendés – sans mandat d’arrêt et donc en violation du droit national et international – et conduits dans les locaux de l’ANR, en face de la Primature, dans la commune de Gombe.» Ils seront par la suite transférés à la DRGS (Direction des renseignements généraux et services spéciaux de la police nationale). «D’après leur déclaration, poursuit le rapport, ils ont alors tous été menacés et soumis à un interrogatoire mené par le colonel Daniel Mukalay, notamment sur leurs liens avec le président de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe.» Membre de la Cojeski-RDC, Davy Shabani, cité dans le rapport, a reçu un appel téléphonique anonyme en ces termes : «Nous savons que vous faites partie de ceux qui sont soi-disant de la société civile, une structure plutôt politisée qui soutient Vital Kamerhe. Nous allons vous traquer.» Au moment de leur libération le 17 mars 2009, un policier dit ces mots à Chebeya et à ses camarades : «Vous faites un bon travail. Gardez-vous de vous immiscer dans la politique comme vous venez de le faire en initiant un tract de soutien à un homme politique tel que Vital Kamerhe. (…). Le premier ordre reçu par la DRGS était de vous transférer au parquet en vue de vous envoyer à la prison centrale de Kinshasa. Mon chef, le général Union, a préféré rencontrer le conseiller spécial du président de la République qui a ordonné votre libération.» Devrait-on conclure que l’ordre d’arrestation de ces défenseurs des droits était venu également de la Présidence de la République ?</p>
<p><strong>CENI ou CEI ?</strong></p>
<p>Présenter Floribert Chebeya comme le «défenseur» d’un homme politique, fût-il Vital Kamerhe, est une injure faite à la mémoire de ce valeur fils de la RD Congo dont le combat était axé non pas sur la propagande politicienne mais bien sur la promotion de la démocratie, des droits de l’Homme et de la bonne gouvernance.</p>
<p>Dans un communiqué publié le 29 avril dernier, «Floribert» interpellait les sénateurs et les députés nationaux suite au retard observé dans la mise en place de la CENI (Commission électorale nationale indépendante). Après le déroulement chaotique des opérations électorales en 2006, le défenseur des droits humains voyait d’un mauvais œil la poursuivre des activités de la CEI à la tête de laquelle trônait Apollinaire Malu Malu, le très controversé prêtre. Cette prise de position a-t-elle été accueillie comme une «déclaration de guerre» dans le sérail kabiliste?</p>
<p>Au moment de boucler ce «papier», on apprenait que Joseph Kabila a enfin promulgué mercredi 28 juillet la loi organique portant fonctionnement et organisation de la «CENI». Il faut espérer qu’une page est définitivement tournée et qu’on pourrait dire «adieu» à ce «Monsieur l’Abbé» très inféodé au pouvoir politique en place. Il importe néanmoins de rappeler que le Sénat et l’Assemblée nationale auraient envoyé à la Présidence de la République deux propositions de loi présentant de différences au niveau de certaines dispositions. A titre d’exemple, la Chambre haute proposait d’inclure des membres de la «société civile» dans la CENI. Refus catégorique de la Chambre basse. La raison reste énigmatique. La commission parlementaire paritaire n’aurait été, semble-t-il, d’aucun secours.</p>
<p>Quatre années après les consultations politiques de 2006, l’assassinat de Floribert Chebeya vient rappeler aux Congolais que la situation des droits de l’Homme reste préoccupante en RD Congo. Sans être une fatalité, les échéances politiques à venir pourraient se révéler sanglantes. La volonté de museler tous les contre-pouvoirs est patente. Le risque devient de plus en plus grand que ce pays replonge pour un nouveau bail sous la coupe d’un despote non éclairé. A moins que les assassins de «Floribert» et de &#8220;Fidèle&#8221; soient traqués, débusqués et traînés devant des juridictions internationales du chef de crime contre l’humanité. Et ce, avant les échéances politiques de 2011&#8230;</p>
<p><strong> Baudouin Amba Wetshi </strong><br />
© Congoindépendant 2003-2010</p>
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<table border="0" cellspacing="2" cellpadding="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>27 Réactions</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table cellspacing="0" cellpadding="2" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td><strong>Maitre Lokombe </strong><em>[Lokombe@yahoo.fr] 29/07/2010 16:41:00</em><br />
<hr size="1" />Pour tuer Chebeya, Kabila a depense de l’argent et fait des promesses. Jean Claude Masangu avait personnellement fait le transfert d’argent du compte du tresor au compte de John Numbi a la Rawbank. Le montant est de 17 millions de dollars sous couvert de paiement de certaines factures.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table cellspacing="0" cellpadding="2" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td><strong>Kape </strong><em>[kapepel@yahoo.fr] 29/07/2010 17:09:25</em><br />
<hr size="1" />&#8221; Les étrangers, sont-ils plus criminels que les autochtones ?&#8221;, Lire André Kuhn in Sommes-nous tous des criminels ? Edt. de l’Hèbe, Charmey, 2010, p 33. L’auteur à travers ses analyses note encore que &#8220;&#8230; la nationalité explique tout de même une petite partie de la criminalité, ceci dans le cas plus particulièrement des migrants provenant d’un pays en guerre &#8221; P 36. Vous conviendrez avec moi que celui que tout le monde appelle * Etranger* et/ou infiltré fut venu du Rwanda, pays qui a offert au monde, à l’Afrique et aux voisine de la région centrale du Continent le film du génocide du 20ème siècle finissant. SI l’on devrait s’appuyer sur les analyses de cet enseignant de l’Université de Lausanne, je peux forger ma conclusion en disant que Kanambe est sans pitié pour tuer. Il est sans réserve pour éliminer tout ce qui lui empêcher de réussir son coups.<br />
Or, bien que phénomène de société, les tels qu’ils se produisent en RDC depuis l’arrivée de cet homme, sont des crimes organisés.<br />
Donc, il ne s’agit pas d’un seul personne pour réussir tous ces coups. Raison pour laquelle des personnalités internationales, des firmes internationales, des organisations internationales gouvernementales et non gouvernementales, des autorités nationales, africaines et même mondiales. Ce qui rend le problème congolais plus complexe. Et même les églises !<br />
Donc, si je vous dis que le Congo a depuis la venue de Kanambe transformé la prison de MAKALA EN CAMPS DE CONCETRATION, y -a-t-il quelqu’un qui me contredira ? Et si je vous disais encore que le Congo est devenu une poubelle à ciel ouvert où tous les crimes sont sous contrôle de Kanambe, un doigt de gauche ou de droit me contredira ?<br />
le comble dans tout ça, c’est de constater que les populations d l’arrière pays dont les parents, femmes et enfants sont assassinés, violé et même transformés en chaires à canon et/ou en bordels de Nkundabatwaré, de Numbi et Cie, ne peuvent rien faire. Ils se laisseront faire pour lui accorder encore des voix et refaire les mêmes sales besognes chez nous. Kanambe fait emprisonner des gens soit disant auteurs de crimes alors qu’ils se téléphonent la nuit. Leurs familles sont à l’abri. Espérons que ceci n’arrivera pas à la veuve Chebeya comme c’est le cas de Eddy Kapend. Qui se la coule à Makala pendant que sa famille est soignée au vert. Kanambe et Kapend se téléphone.<br />
Kamerhe, un autre élément de ce puzzel des crimes organisés. Ils se sait ce qu’il fait et sait bine que Kanambe est bel bien ce manitou qui tue sur tout ce qui bouge. Peuple congolais où es-tu ? L’heure n’a -t-elle pas sonné en signant son ordonnance qui signe aussi sa mort ? Qui est cette femme et/ou cet homme qui sauvera notre peuple ? Qui est ce nouveau LUMUMBA qui offrira à notre peuple la vraie libération ? Et si nous arrivions à le liquider avant le 6 septembre 2011. Oyo, eko zala cadeau ya cinquantenaire ya ban Congo te ? Sosola bien y muana mboka.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table cellspacing="0" cellpadding="2" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td><strong>Didier NKINGU </strong><em>[dnkingu@yahoo.fr] 29/07/2010 17:13:27</em><br />
<hr size="1" />La Loi organique numéro 10/013 du 28 juillet 2010 portant fonctionnement et organisation de la Commission électorale nationale indépendante en son article 55 viole la Constitution de la République Démocratique du Congo puisqu’elle autorise le maintien en fonction des membres de l’ex-Commission électorale indépendante alors que celle-ci devait être dissoute de plein droit depuis début février 2007 conformément au prescrit de l’article 222 alinéa 2 de la Loi fondamentale. Par ailleurs, cette disposition est elle conciliable avec l’article 17 3) qui proscrit la qualité de membre d’une autre institution d’appui à la démocratie ? Enfin, en vertu de cette disposition ceux qui ont cru qu’ils étaient définitivement débarrassé de l’Abbé MALU MALU ont donc crié victoire prématurément&#8230;</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table cellspacing="0" cellpadding="2" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td><strong>mamale </strong><em>[ma.male@live.fr] 29/07/2010 17:55:51</em><br />
<hr size="1" />Colette Braeckman devrait se rendre au Congo pour y recevoir un traitement traditionnel (kisi ya bokoko) de sa sclérose sénile qui lui fait émettre des analyses loufoques selon lesquelles, notre regretté Floribert s’était livré à la politique politicienne en appui au minable emplumé Kamherere dans son soit-disant bras de fer avec &#8220;Kabila&#8221; au sujet de l’entrée de leurs frères communs du Rwanda à l’Est de notre pays par l’opération Umoja Wetu. Fallait-il, pour souiller la mémoire de l’illustre disparu, aller jusqu’à nous faire croire en son attelage disparate avec des personnages pacotilles tels que Kamerhere? L’opération Umoja Wetu a été décriée et désapprouvée par tous les congolais et le fait de la désapprouver ne signifie ni moins un appui à l’opportuniste aventurier Kamherere.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table cellspacing="0" cellpadding="2" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td><strong>Ekenge </strong><em>[lang_707@hotmail.com] 29/07/2010 18:10:10</em><br />
<hr size="1" />Mr Amba,</p>
<p>Ce que je refuse de cet article, c’est la propagande pour Kamerhe. Ce Mr-la a des comptes a rendre a Nous peuple Congolais pour avoir taille, monte et combine tout mensonge et corruption de tout bord pour faire de Kabila ce qu’il est aujourd’hui la ou il est.</p>
<p>Je salue vos investigations incessantes pour plus de lumiere sur l’assassin odieux de Chebeya et de Bazana. Merci de continuer. Nous voulons connaitre nos tueurs pour bien agir.</p>
<p>-Ekenge</td>
</tr>
</tbody>
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<tbody>
<tr>
<td><strong>Josephine kouka </strong><em>[koukajosephine@yahoo.co.uk] 29/07/2010 18:52:06</em><br />
<hr size="1" />
<p>Cher WESTHI,</p>
<p>Je pense sans me tromper que les congolais comme nous qui luttons pour l’instauration d’un Etat de droit dans le pays de Lumumba sommes mieux informés sur l’évolution de l’affaire CHEBEYA par vos services que le reste de la population au pays qui ne compte que sur une institution en l’occurrence le PARQUET GENERAL DE LA REPUBLIQUE qui n’existe que de nom et dont le pouvoir dans son ensemble est confisqué par les politiques. Si le pouvoir d’occupation pense rouler le peuple dans la farine il se trompe lourdement car la machine pour la manifestation de la vérité continue son bon chemin ce côté ici. LUMUMBA et ses compagnons furent assassinés, aujourd’hui toute la planète connait toute la vérité sur les conditions de son assassinat. Il en est de même avec MULELE aussi. La vérité a éclaté au grand jour, même cinquante ans après les congolais sauront les circonstances de la mort de CHEBEYA et de son compagnon BAZANA.</p>
<p>En prenant la défense d’une manière ou d’une autre pour KAMERRHE, l’homme de défense des droits humains comme beaucoup de congolais s’est lourdement trompé de la personne qui, en fait se découvre comme étant un opportuniste sans vision politique et sans expérience. Lorsqu’un politicien commence sa carrière avec comme compagnie des musiciens de la trempe de Koffi Olumide, sa carrière politique ne sera pas du tout longue. Néanmoins, CHEBEYA défendait le principe et non les individus comme tel. Que son ame repose en paix.</p>
<p>Des tricheries en tricheries le pouvoir d’occupation démontre ses limites sur la marche de la chose publique. Qu’il s’agisse du CENI ou CEI, une confusion totale règne sur leur existence. Un texte a confusion est promulgué par le Chef de l’Etat et c’est ça la caractéristique d’un pays de non droit. Il appartient a l’opposition de saisir les juridictions compétentes en annulation de ce texte qui prête a confusion afin d’éviter les contestations futures dans le cadre des élections.</p>
<p>Souvent les congolais ont la mémoire courte. De la loi fondamentale à des constitutions futures et celle de Liège notamment on notera que certaines dispositions se contredisent dans l’intention manifeste de créer des conflits de compétence entre les acteurs politiques. A noter aussi que les étrangers surtout belges participent effectivement a l’élaboration de ces textes dans leur intérêt bien entendu.</p>
<p>Malheureusement pour nous cher WESTHI, ce genre d’assassinats isolés relève de la compétence des juridictions nationales du pays. A moins que nous considérions ces actes criminels comme la suite logique ou la continuité des assassinats de masse de plus de 6 millions des congolais par les Tutsis. CHEBEYA, BAZANA et autres victimes du génocide congolais perpétré par le Rwanda précipiteront la création d’un Tribunal International au cours duquel KAGAME, notre Hitler et ses complices au premier rang desquels Louis Michel et autres comparaitront dans le box des accusés.</p>
<p>JOSEPHINE KOUKA.</td>
</tr>
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<tr>
<td><strong>kolomabele </strong><em>[babeha1@yahoo.fr] 29/07/2010 19:09:47</em><br />
<hr size="1" />Je ne pense pas que la brouille entre Kabila et Kamerhe puisse être à la base de l’assassinat de Floribert Chebeya. Joseph et Vital sont deux copains qui se connaissent très bien, depuis l’avènement de M’zee et son conglomérat d’aventuriers. Kamerhe avait quitté la présidence de l’A.N.Mais il est resté très attaché à Kabila et il est toujours disponible pour rendre service à son mentor adoré.</p>
<p>On croyait que Kamerhe,chassé comme un pestiféré de l’Amp,en dépit de sa notoriété nationale et même internationale,allait créer un parti politique ou même rejoindre l’opposition. Mais on na rien vu.</p>
<p>Même si Malu Malu n’est pas à la tête de la CENI, qu’est-ce qui nous garantit que ceux qui seront nommés comme responsables de la nouvelle structure ne seront pas corrompus?</td>
</tr>
</tbody>
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<tr>
<td><strong>Political Analist Muyuka </strong><em>[erick_muyuka@yahoo.fr] 29/07/2010 19:12:31</em><br />
<hr size="1" />ben je ne sais quoi dire comme l’homme politique congolais est stupide,faible economiquement ils oublient vite .<br />
les soidisant officiers de l’armee payeront  le prix un jour j’espere qu’ils ont tous oublier l’annee1977.</td>
</tr>
</tbody>
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<tr>
<td><strong>Daniel MAKILA </strong><em>[makila_daniel@yahoo.fr] 29/07/2010 19:21:46</em><br />
<hr size="1" />Le commanditaire du crime avait été tout désigné depuis le début de l’affaire, avant même que les enquêtes ne commencent. Il est archiconnu de CIC et des fanatiques de ce site. Plus tard, l’un des présumés exécutants, à la personne du commissaire adjoint Amisi Mugangu, alias «Maike Kilo», s’est dénoncé lui-même, tout en indiquant au monde entier, via le site CIC, la tanière où il s’est terré. Plus énigmatique, le monde entier est informé que le cadavre de Fidèle BAZANA git selon CIC, attaché à une grosse pierre, par quelques mètres à Kinsuka. Sauf scenario de fin du monde, le plan d’eau où cela s’est passé n’a pas démangé. Curieusement, on a beau cité les chancelleries, des sources policières, collette Braeckman, et gnagnagna… il n’en reste que les fables de CIC n’intéressent personne, et alors personne en dehors du forum de CIC. Ni le FBI, ni la DGSE, ni la Belgique, ni Interpol, ni l’UE, encore moins la FIDH et même la VSV, tous pourtant sur les dents pour réclamer la vérité, rien que la vérité sur cette affaire, ne trouvent d’opportunité pour sauter sur le caviar ainsi servi sur le plateau d’or. Tout ce beau monde aurait vite fait de mettre la main sur « MAÏKE KILO » et surtout de faire une descente à kinsuka pour remonter les restes de Fidèle BAZANA, qui ne disparaitront guère de ce lieu avant des siècles. Si l’on retrouve le corps de Fidèle BAZANA à Kinsuka, selon les indications de « MAÏKE KILO », que restera-t-il encore des enquêtes, parce que ce dernier aura prouvé la crédibilité de son aveux. Qu’attend-t-on pour exploiter les pistes de CIC, si celles-ci ne valent pas plus que des simples contes de chez nous ? pour l’éternel besoin de diabolisation ?</td>
</tr>
</tbody>
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<tr>
<td><strong>MISE AU POINT </strong><em>[yankeeclean@hotmail.com] 29/07/2010 19:29:41</em><br />
<hr size="1" />confusion sur confusion qui dit vraie ?selon la femme de chebeya,je cite mon mari m’a dis que l’audience avec l’inspecteur à été réportée il ne m’a pas reçu,selon le dire de la femme au moment ou chebeya sortait de l’i.p.k au téléphone avec son mari ,en a croire d’autres source précèdement citez il a été reçu par l’inspecteur jhon numbi , bahizire si tu peux venir nous éclairer sur ton rencontre de l’i.p.k,puisque ton nom est devenu une source de fond de commerce ,même ceux qui ne te connaissent pas.</td>
</tr>
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<tr>
<td><strong>Parole de Congolais </strong><em>[standupcongo@gmail.com] 29/07/2010 21:04:31</em><br />
<hr size="1" />Ne prenez pas les congolais pour des cons…il n y a aucune brouille entre Kanambe et Kamherere. Floribert Chebeya Bahiziré a été tué par Kalev Mutomb…sur instruction propre de Kanamabe. John Numbi était au courant de tout et a servi de point de rencontre entre Floribert Chebeya Bahizire et l’homme de l’ANR…Plusieurs personnes sont au courant de tous les faits. Seulement ils essaient d’embrouiller les enquêtes et les enquêteurs par plusieurs versions…Alors Congo Indépendant, ne relayez pas ces tueurs. Si quelqu’un est en mesure de saisir les cours internationaux qu’il le fasse !</td>
</tr>
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<td><strong>kolomabele </strong><em>[babeha1@yahoo.fr] 29/07/2010 22:46:19</em><br />
<hr size="1" />Bien avant que l’enquête sur l’assassinat de Chebeya soit diligentée ,un certain Daniel MAKILA balançait &#8220;aux fanatiques du CIC&#8221; un article du journal le Soft, paraissant à Kinshasa. Dans cet article, l’auteur avait une hypothèse selon laquelle l’ancien directeur exécutif de la VSV était victime d’une compagnie galante qui avait mal tourné. Il disposait des preuves : le paquet des préservatifs et la boîte des viagras trouvés à coté du corps sans vie de Chebeya. Piste vite abandonnée par tous, même par ceux là qui semblaient la privilégier. Daniel MAKILA doutait même de la mort du chauffeur de Chebeya.</p>
<p>Partout dans le monde et au Congo, des gens font peser des graves soupçons de l’implication du pouvoir congolais sur le crime odieux dont a été victime Chebeya.</p>
<p>Etant donné que la réputation des hommes au pouvoir à Kinshasa a été sérieusement entamée, ceux-ci ont tout intérêt à accélerer l’enquête pour que les vrais responsables de la mort de Floribert Chebeya soient identifiés, répondent de leur crime devant la justice et soient châtiés selon la loi.</p>
<p>Mais les manoeuvres dilatoires du pouvoir en place à Kinshasa sur le dossier de l’assassinat de Chebeya prouvent que ceux qui nous dirigent ont quelque chose à cacher.</p>
<p>Les 235 morts de l’accident de camion-citerne au Sud-Kivu, les 140 victimes du naufrage dans le Bandundu, les victimes de l’insécurité endémique au Nord-Kivu&#8230;.ne peuvent pas inciter à embrasser, en les étreignant, les hommes au pouvoir au Congo.</p>
<p>Chez un homme doté de toutes ses facultés, ces messieurs et dames qui nous gouvernent, ne peuvent susciter que aversion viscérale, mépris, diabolisation&#8230;</p>
<p>Daniel,oza kosolola bien te.</td>
</tr>
</tbody>
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<td><strong>Jon Eldder  Banga </strong><em>[joh_eldder@yahoo.ca] 29/07/2010 23:32:16</em><br />
<hr size="1" />Mes chers compatriote,</p>
<p>Il sera difficile de tuer la verité. NOUS DEMANDONS QUE LA VERITE SOIT FAIT POUR PUNIR LES COUPABLES OU COMMANDITAIRES DE LA MORT DE CHEBEYA.</p>
<p>Or si vraiment on fait Les investigations avec honnêteté et transparance sur la mort de Chebeya Bahizire et la disparution de son chauffeur, Joseph Kabila et ses collabos seront aussi arrêtés et jugés suite à ce crimes parmi les autres crimes que Joseph Kabila à commis au RD Congo depui 1996 jusqu’à présent.</p>
<p>LA VERITE SERA CONNUE MALGRE LES JEUX DES KABILA DE CHERCHER SILENCIEUSEMENT  D’ETOUFFER LES INVESTIGATIONS AU NIVEAU NATIONAL.</p>
<p>La diasporas, les vrais Congolais et Congolaises, les ONG et autres pays vrais amis du RD Congo doivent continuer à faire des pressions auprès de la Justice nationale et internationale, auprès des tous les organismes du monde et pays occidentaux pour que la lumière soit faite pour connaitre la verité sur ceux qui ont causés la mort de Chebeya y compris les commanditaires directs ou indirects de cette mort.<br />
NOUS DEMANDONS QUE LA VERITE, LA VERITE, LA VERITE SUR LA MORT DE CHEBEYA SOIT FAITE ET LES VRAIS COUPABLES OU COMMANDITAIRES DE SA MORT SOIENT PUNIS SEVEREMENT.</td>
</tr>
</tbody>
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<tr>
<td><strong>jojo </strong><em>[jojo@yahoo.fr] 29/07/2010 23:35:55</em><br />
<hr size="1" />FLORIBERT CHEBEYA était bel et bien obstacle pour ces bourreaux, sa mort a été prémeditée depuis longtemps par le plan machiavélique émanant de lui même KABILA alias KANAMBE, on est peut pas éliminer un activiste de droit de l’homme connu mondialement sans accord de la haute hierachie. le premier suspect que j’ai toujours dit et je suis formel que c’est KABILA, celui qui a donné l’ordre à un sangunaire katangais du nord au nord de JHON NUMBI , un tueur en série, un fou et un violeur d’executer FLORIBERT, ne cherchez pas midi à 14 hoo, c’est kabila avec ses lientenant doivent être traduire en justice internationale pour des crimes contre l’humanité. ils cherchent à tout prix pour maquiller la mort à un accident de l’arrêt cardiaque en disant qu’il était avec une prostituée, quelle ineptie de la part de ce gouvernement qui croit plus que malin que les autres, où est parti ce pyromane, un volubile MENDE qui a vendu le pays aux rwandais à cause de l’argent pauvre qu’il est, est devenu riche à cause du sang de nos concitoyens, il est où pour commenter car il le sait très bien que cet homme de droit de l’homme a été tué. il y a deux interventions de cetaines personnes qui continuent à dire n’importent quoi, je les demande à ces personnes que je ne cite pas les noms parceque en citant leurs noms si comme je les encourage de dire des betisse, d’avoir un maximum de respect pour la femme de FLORIBERT CHEBEYA. tous les congolais quelque soient de la majorité où de l’opposition, on fermement condamné cet ignoble assasianat malgrès ils ne veulent pas s’exprimer de peur de repressailles mais seulement deux personnes qui sont promptes d’agir pour nous distraire, c’est sont des pourritures, des odieux, de buveurs de sangs humains, de voleurs, des santants, des tueurs en série, sont content d’élimination des nos vrais concitoyens qui meurent à cause de leurs dévouements, pour l’amour de notre pays, FLORIBERT est rentré dans l’histoire, a savoir les defenseurs de KANAMBE, jamais son statut sera mis au congo, on le reconnait pas comme président de la RDC, nous avons, kasa-vubu, mobutu, desire laurent kabila, les heros, simon kibangu, lumumba, floribert et les autres&#8230;sont les personnes à commémorer, jamais kanambe, il le sait bien que sa place ne pas au congo. vous les defenseurs, vous allez être enterrer ensemble avec lui et vous serez en l’enfer pour le mal que vous avez fait aux peuples congolais, vous allez tous payer, les immondices, les assassins du peuples, les violeurs du peuple. vos raisonnez de reagir dans cet article, nous n’avons pas besoins de connaitre vos réactions, c’est mieux d’aller repondre dans votre site, digital congo, un site de mensonge et de mensonge. je vous demande les deux kabilistes qui n’arretent pas de se moquer de la femme de FLORIBERT d’avoir un maximum de respect, elle n’est pas comme vos femmes, vos femmes partagent même esprit que vous, l’esprit d’un tueur, ce ça, elles ne vous conseillent pas et elles trouvent ça normale mais si vous êtes rwandais, c’est normale mais si vous êtes congolais, vous resterez comme ça a vu, seulement la mort qui vous attends.</td>
</tr>
</tbody>
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<tr>
<td><strong>bithe </strong><em>[bittemalu@hotmail.com] 30/07/2010 00:03:01</em><br />
<hr size="1" />Meme les petits enfants qui n’ont pas la capacite de pousser loin leur reflexion peuvent comprendre que Chebeya a fait l’objet d’un acte criminel perpetre par le pouvoir d’occupation dans notre pays.C’est seulement Makila,le specialiste en egnimes et notre mythologue-maison qui vient avec les histoires qui ne trouvent ses explications que dans sa petitesse d’esprit.</p>
<p>Kanambe et kamerhe ne sont que les oiseaux de meme plumage qui se disputent leurs parts dans ce sale besogne d’abrutissement et de clochardisation de notre peuple.Il ne faut jamais dissocier les deux.</td>
</tr>
</tbody>
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<tr>
<td><strong>Patrice Lokombe </strong><em>[patrilok@yahoo.fr] 30/07/2010 02:10:15</em><br />
<hr size="1" />A Daniel Makila et son sozie kanambiste &#8220;Mise-a-Point&#8221;:</p>
<p>Vous ne vous efforcez meme pas de &#8220;raisonner par l’absurde&#8221;. Donc, supposert que votre petit parrain pourrait etre le commanditaire de ce crime et en nous demontrer le contraire!</p>
<p>Non, pour de parasites de votre acabit, une telle hypothese equivaudrait au blaspheme; et risquerait votre banissement du &#8220;dessous&#8221; de la table-a-manger kanambiste ou siegent de traitres et parasites tels qu’un Mende, Thambwe, Boshab, Masangu, Numbi, Katumba&#8230;.et la cohorete AMP-PALU..</p>
<p>En bref, Makila et Mise-au-Point, vous faites la honte de la crasse politique et pretendus intellectuels Congolais en rampant derriere un voyou-sanguinaire pour atteindre le &#8220;dessous&#8221; de sa table-a-manger afin d’y recolter de miettes!</td>
</tr>
</tbody>
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<table cellspacing="0" cellpadding="2" width="100%">
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<tr>
<td><strong>July B </strong><em>[jnganyi2002@yahoo.fr] 30/07/2010 03:25:48</em><br />
<hr size="1" />A lire les réactions de mes différents compatriotes, je me rends compte que tout le monde est conscient que Kanambe cherchera à tout prix à rester au pouvoir, même s’il lui faut tuer tous les Congolais qui veulent lui barrer la route. Et l’on sait tous que malgré des violations graves de droits de l’homme, Kanambe continuera à bénéficier du soutien de la communauté internationale qui ne se soucie guère des millions de morts Congolais mais seulement de ses intérêts économiques qui sont plus jûteux avec le désordre entretenu par Kanambe. Arrêtons un peu d’en appeler à chaque fois à cette même communauté internationale qui est le vrai commanditaire du pillage des ressources congolaises à travers ses bras économiques qui sont des multinales. L’indépendance, la vraie, ne s’offre pas mais s’arrache. Pour moi, la seule solution pour permettre à notre Patrie de recouvrer de sa dignité est d’organiser une lutte armée financée et menée par des Congolais et essentiellement des Congolais. Et c’est à la diaspora congolaise d’initier ce projet, car disposant de beaucoup plus de marge de manoeuvre que des vaillants combattants qui sont sur place au pays. Essayons un peu d’imaginer combien nous sommes à l’étranger. Et je suis persuadé que si on s’y met tous, on pourra constituer le budget nécessaire pour mener une guerre à Kanambe. Qu’on le veuille ou pas, le sang devra encore couler pour que la RDCongo devienne réellement indépendante. La RDC est trop riche pour que la communauté internationale la laisse se libérer. C’est à nous de choisir entre mourir en simples victimes ou mourir en vrais combattants après avoir causé des dégâts à l’adversaire. Servons-nous de l’histoire. Il y a l’exemple éloquent de la résistance française lors de la deuxième guerre mondiale. Nous avons procédé à toutes les analyses politiques possibles et nous avons décortiqué la vérité. Nous savons tous que kanambe trichera aux élections, si élections il y a, pour se maintenir au pouvoir et cherchera à battre le record de Mobutu. Il est maintenant temps de s’organiser et agir. Arrêtons un peu les discours.<br />
Moi qui vous écris, j’ai reçu la formation d’officier à l’Ecole Royale Militaire de Belgique. Je suis de la première promotion des Congolais envoyés en Belgique lors de la fameuse transition de 1+4=0. Nous sommes une vingtaine de Congolais à avoir fini la formation depuis 2008 et avons refusé d’aller nous soumettre au régime dictatorial et incompétent de Kanambe. Il y en a encore d’autres qui finiront bientôt et qui ne rentreront probablement pas. Nous avons été formés avec l’argent du contribuable Congolais. C’est de notre devoir de mettre notre vie en danger pour la souveraineté de notre Patrie. J’ose espérer que tout Congolais patriote prendra le temps de réfléchir à ma proposition pour y réagir et l’enrichir. Mon mail est réel. Sentez-vous libre d’y réagir. La RDCongo est en danger. Arrêtons de fantasmer sur la luttes non violente. Le cadre en RDC ne le permet pas. N’attendons pas que l’on soit encore plus infiltré qu’on ne l’est déjà par les Rwandais.</td>
</tr>
</tbody>
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<table cellspacing="0" cellpadding="2" width="100%">
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<tr>
<td><strong>Bravo </strong><em>[andrehorva@hotmail.com] 30/07/2010 06:44:36</em><br />
<hr size="1" />
Mes freres et soeurs Congolais je vous rassure qu’il nya plus rien entre Kabila et Kamehere et cela depuis cette divergence de l’entree de Rwandais au congo de Kimbangu et de Ne mwana nsemi . Et je vous informe que dans les prochains jours vous serez edifie . D’ailleur ce n’est plus un secret pour personne que Kamehere sera candidat en 2011 et va battre Kabila a plate couture quoiqu’ils (AMP) preparent la grande tricherie de l’histoire des elections au monde , mais ils seront surpris .la meme porte qu’il etait entre au pouvoir et ce’est cette meme porte qu’il sera ejacte ,par qui? les decideurs du monde.le compte a rebour a commence question des mois, histoire a suivre</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table cellspacing="0" cellpadding="2" width="100%">
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<tr>
<td><strong>Mwenze Kabulo </strong><em>[mwekabulo@yahoo.fr] 30/07/2010 11:59:28</em><br />
<hr size="1" />A &#8220;Daniel Makila&#8221;</p>
<p>Une seule et unique question à vous qui savez tout sur le fonctionnement du regime Kabila. Où est et où se cacherait Fidèle Bazana?</p>
<p>J’attends votre réponse pertinente et non une litanie de frivolités.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table cellspacing="0" cellpadding="2" width="100%">
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<tr>
<td><strong>Mboka Ekufi </strong><em>[mbokaekufi@yahoo.fr] 30/07/2010 13:09:56</em><br />
<hr size="1" />Il n’y pas de combat entre Kabila et kamere, ils se connaissent très bien, Kamere doit cesser de nous distraire il est Kabiliste ce que nous connaissons comme souffrance à cause de la présence de Kanambe à la tete du pays c’est à cause de Kamere.<br />
Nous devons faire attention avec cet homme.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table cellspacing="0" cellpadding="2" width="100%">
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<tr>
<td><strong>revolution </strong><em>[jeansanspeur@gmail.com] 30/07/2010 13:23:02</em><br />
<hr size="1" />JE ME DEMANDE OU SONT PASSES LES REVOLUTIONNAIRES AU CONGO? OU SONT PASSES LES KATANGAIS? OU SONT PASSES LES VRAIS COMMANDOS CONGOLAIS POUR RENVERSER CES ASSASSINS QUI NOUS DIRIGENT? OU SONT PASSES LES BANGALAS YA SOLOSOL? EN REALITE, LES CONGOLAIS, NOUS SOMMES EGOISTES ET PEREUX. QUI AURA LE COURAGE DE CHASSER KANAMBE ET SES COMPLICES. OUS ONT PASSES LES PATRIOTES RESISTANTS? CHERS COMPATRIOTES NE SOYONS PAS DISTRAITS, KANAMBE A UN AGEBDA CACHE. IL VEUT S’ETERNISER AU POUVOIR ET IL ME SEMBLE QUE PERSONNE A L’INTENTION DE L’EMPECHER. C’EST UN AINSI QUI IL TUE, EGORGE, PILLE QUICONQUE OSE LE DISTRAIRE DANS SA SALLE BESOGNE. QUI DOIT LE STOPPER &#8230;.NOUS DEVONS BIEN RESONNER SUR CETTE QUESTION</td>
</tr>
</tbody>
</table>
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<td><strong>Kesongo Kusa </strong><em>[casos_2004@yahoo.ca] 30/07/2010 18:53:02</em><br />
<hr size="1" />Cher compatriote July B, ton discours me parait serieux et credible. Priere continuer a sensibiliser les compatriotes en ecrivant davantage sur ce site de CIC pour atteindre le grand nombre de compatriotes qui sont connectes a ce site et aussi au site de l’Apareco. Je demande aussi au compatriote Amba de te donner un espace pour passer ton message. Je sais que cela prendra quelque temps avant d’atteindre le grand nombre. Parallelement, prends contact avec d’autres mouvements nationalistes deja sur le terrain tels que le Mai Mai et les Patriotes de Dongo pour arreter une strategie commune des actions coordonnees et meme d’infiltration de ce regime. Une des meilleures strategies pourrait etre un putsch pour epargner des vies de congolais qui sont deja suffisamment tues. En tant qu’officier forme, tu dois avoir des connections dans ce regime pourri que tu pourras utiliser pour cette fin. Personnellement je suis pret a debourser quelques dollars pour liberer mon pays; nous attendons des structures et mecanismes surs pour envoyer notre contribution. Bon nombre de compatriotes sont prets a debourser pour cette cause. Nous l’avons appris de nos ennemis rwandais qui soutiennent leurs rebelles pour destabiliser le Congo via leur gouvernement au Rwanda avec la complicite de leur infiltre &#8220;Kabila&#8221;.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table cellspacing="0" cellpadding="2" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td><strong>P.K.K.M </strong><em>[p.k.k.m@yahoo.com] 30/07/2010 19:03:56</em><br />
<hr size="1" />Quelque soit la main qui empêche la vérité sur l’affaire de l’assassinat de CHEBEYA FLORIBERT,le gouvernement actuel est en train de trahir le peuple par le fait qu’il ne facilite pas l’unité des congolais comme pendant &#8220;l’accord sécret &#8220;lors de l’entrée des soldats rwandais en RDC,la venue de KAGAME , MUSEVENI au cinquantenaire pour témoigner le sacrifice de notre CHEBEYA sur l’autel des diables qui boient le sang congolais et récemment avec les faux passeports rétrouvés au ministère des affaires étrangères,sur ces faits le pays ne peut continuer sur des bases des mensonges ,des trompéries donc les preuves sont là pour dire que nous sommes sous l’occupation qui ne cesse de nous diviser au sommet pour des intérêts cachés,comment l’on ne peut pas dire la vérité sur l’affaire de quelqu’un qui a dû payer de sa vie juste pour défendre les siens et dénoncer les erreurs des uns ,en quoi il génait s’il on est bien en démocratie qu’on nous fait croire avec des ordonnances,des accords et promulgations des lois ,s’il n’ y a personne pour les vérifier aujourd’hui ,à nous congolais de manifester chaque jours comme en Pologne à l’époque &#8221; solidarinosca&#8221;,si nous avons l’amour de CHEBEYA FLORIBERT jusqu’à la libéralisation totale pour que le peuple rétrouve ses droits humains ,partout dans le monde l’on ne peut ignorer le poids de la vérité qui vient avant l’unité , même l’enquête indépendante qui nous sera proposé ,nous n’en voulons pas à titre diplomatique pour débloquer une situation pour ne rien résoudre,ni changer. cinquante années d’esclavages c’est trop et maintenant l’on veut nous mettre sous l’esclavagisme le plus féroce contre nos frères rwandais sous KAGAME par l’infiltration d’un usurpateur qui tue ,viole et pille tout à son passage.Maintenant tout congolais doit passer au crible à réchercher les erreurs des textes lois qui nous dirigent pour mettre fin aux mensonges des gens au pouvoir en RDC, à présent c’est le silence au lieu de nous montrer la détermination criée hier sur cette affaire d’assassinat de notre frère CHEBEYA FLORIBERT qu’on a enterré vite pour nous maintenir dans l’aveuglement , or le véritable amour ne peut rester silencieux intentionnellement ,voilà comment agit le gouvernement actuel et le sommet POUR NOUS DIVISER PAR DES MENSONGES ET NOUS CACHER LA VERITE, A NOUS LA DIASPORA ET A L’INTERIEUR DE TROUVER L’ERREUR POUR L’AVENIR.C’EST LA REVOLUTION OU CA CASSE DEJA 6 MILLIONS DES MORTS POUR RIEN.UNITED STAND UP CONGOLAIS.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table cellspacing="0" cellpadding="2" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td><strong>Deins’El </strong><em>[mcn@yahoo.fr] 30/07/2010 22:20:18</em><br />
<hr size="1" />Je ne me rappelle pas si le policier fugitif Amisi Mugangu avait laissé entendre que Chebeya avait été reçu par Numbi. Je trouve les déclarations de ce policier plus crédible que celles contenues dans la déclaration de cet autre officier de police. Je ne vois pas Amisi Mugangu négliger ce détail non moins important.</p>
<p>Par ailleurs, Malu Malu ou tout autre membre de la CENI ou CEI est sans importance à mes yeux. Le problème c’est le système. Tant que le système sera le même, que ce soit ou pas Malu Malu les problèmes demeureront, la tricherie persistera.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table cellspacing="0" cellpadding="2" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td><strong>jojo </strong><em>[jojo@yahoo.fr] 30/07/2010 22:45:31</em><br />
<hr size="1" />je lance un debat télévisé avec DANIEL ET MISE AU POINT, si vous souhaitez à kinshasa, si vous êtes à kinshasa, donnez moi votre adresse, après vous aurez les invitations si vous serez d’accord qu’on puisse debattre ensemble devant le public congo sur la mort de Monsieur FLORIBERT CHEBEYA. vous êtes les deux constestataires et vous êtes aussi dubitatif pour le chauffeur de floribert, FIDELE. c’est ça le vrai debat. comme vous êtes payé pour defendre votre impsteur, le premier suspect dans cette affaire. j’en profite egalement pour ecrire ce que vous avez ecrit sur l’aricle, votre intevention concernant la mort de notre combatte de lutte FLORIBERT CHEBEYA, voici votre réaction:</p>
<p>2. les raisons de montage en simultant que l’acte sexuel auquel le défunt chebeya aurait paricipé, aurait été l’effort ayant occasionné la faillite de son coeur admet que celui-ci présentait des anomalies cardiauqes;</p>
<p>3. pourquoi sa voiture serait en dehors de kinshasa pour aller avec une bordelle alors qu’il y ’a quant même des hôtels à kinshasa;</p>
<p>4. la disparition simultanée et inexpliquée de son chauffeur et beau frère au même;<br />
5. etc. voilà le vrai débat:</p>
<p>ce n’est pas vous DANIEL MAKILA qui n’a pas écrit ça, je suis prêt de discuter avec vous à la télé pour vous expliquer clairement comme a été proceder son élimination et vous commme vous avez aucun respect pour la famille éprouvée et de croire que FLORIBERT était avec une bordelle. franchement vous êtes malade et parano. mais vous allez regretter un jour et ça sera la honte devant nos concitoyens, la façon dont vous defendez votre maître, tous le monde se moque de vous et vous n’avez toujours pas la honte mais ce fort regrettable</td>
</tr>
</tbody>
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<table cellspacing="0" cellpadding="2" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td><strong>Frank lok </strong><em>[Lokfrank@yahoo.com] 31/07/2010 04:12:39</em><br />
<hr size="1" />Mise au point pour Monsieur Mise au Point. Ne confonds pas communication telephonique (orale) avec message electronique (SMS). L’interview de Madame Chebeya receuillie par radio Okapi l’a ete a chaud, probablement sous le choc de la disparition de son mari. Elle a rapporte les echanges telephoniques qu’elle a eus avec son mari tout juste avant le triste evenement. Or certaints de ces echanges etaient par SMS. Et nous savons aussi que Madame chebeya croyant echanger avec son mari dans certains messages qu’elle envoyait, etait en realite en communication avec les assassins qui s’etaient approprie le telephone de Chebeya. Bref les propos que tu attribues a madame chebeya auraient pu aussi provenir des assassins de son mari( par SMS)pour brouiller les pistes et disculper John Numbi. En tous cas c’est ca que j’ai compris dans cette affaire. La mort de chebeya etait un secret d’Etat qui a tourne au vinaigre. Il y a beaucoup de zones d’ombre toujours non encore elucidees. A ce point toutes les hypotheses sont permises. Les gens ont le droit d’opiner d’une maniere ou d’une autre jusqu’a ce que lumiere soit faite. Ce qu’il ne faut pas faire c’est semer la confusion dans les esprits et mener les gens en bateau comme le fait Daniel Makila.</td>
</tr>
</tbody>
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<table cellspacing="0" cellpadding="2" width="100%">
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<tr>
<td><strong>Daniel MAKILA </strong><em>[makila_daniel@yahoo.fr] 31/07/2010 08:57:58</em><br />
<hr size="1" />A Bithe, Kolomabele, Mwenze Kabulo et Patrice Lokombe. Pourquoi ne vous donnez vous pas la peine de soulever des interrogations comme moi et de répondre à ma préoccupation de savoir pourquoi les USA, l’UE, la Belgique, la FIDH, le FBI, et même la VSV, tous exigeant que la vérité sur cette affaire éclate le plus vite possible, ne s’intéressent-t-ils pas aux révélations et aux faisceaux de présomptions relatées dans CIC, si celles-ci ne valent pas plus que des simples légendes, pour l’éternel besoin de diabolisation des adversaires de ce dernier ?. A Bithe particulièrement, je dis ceci : Je ne me rappelle pas une seule fois que vous ayez réagi à mes interventions sur CIC, sans recourir à ce qui parait être votre point fort, c.à.d. les insultes. Ne me demandez pas de réfléchir comme vous. Si vous ne le savez pas, il est longtemps révolu l’époque de la dictature de la pensée unique. Si vous n’avez pas d’argument contraire à opposer à la réflexion de votre compatriote, vous n’avez de choix que de vous taire. Merci.</td>
</tr>
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		<title>RDC: crimes en série, qu’est-ce qui est plus inquiétant ?</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Jul 2010 15:07:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[crimes of kagame]]></category>
		<category><![CDATA[RDCongo]]></category>

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		<description><![CDATA[
Jean-Pierre Mbelu. Photo A.M
 
Hier, mercredi 28 juillet 2010, le journal Le Potentiel a publié un article rendant compte des crimes en série commis au Nord-Kivu. Ce journal trouvait inquiétant le silence des gouvernants provinciaux et nationaux. Il disait exactement ceci :
«Mais, le plus révoltant dans la barbarie qui continue à endeuiller le Nord-Kivu est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.congoindependant.com/Mbelu1.JPG" alt="" width="172" height="129" /><br />
Jean-Pierre Mbelu. Photo A.M</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Hier, mercredi 28 juillet 2010, le journal Le Potentiel a publié un article rendant compte des crimes en série commis au Nord-Kivu. Ce journal trouvait inquiétant le silence des gouvernants provinciaux et nationaux. Il disait exactement ceci :<br />
«Mais, le plus révoltant dans la barbarie qui continue à endeuiller le Nord-Kivu est ce silence inquiétant non seulement du gouvernement central, basé à Kinshasa, mais aussi des autorités provinciales du Nord-Kivu. Plus près des lieux où se commettent ces crimes, notamment à Goma, aucune voix ne s’est jusque-là élevée pour condamner ou tenter de donner une quelconque explication à ces tueries. Comme si les priorités des autorités provinciales étaient ailleurs que la sécurité des biens et des personnes.» <span id="more-1575"></span>Il ajoutait ceci : «Et, plus loin, à Kinshasa, siège des institutions nationales, le calme s’est ancré au niveau de l’Exécutif. Si bien que même le très bouillant ministre de la Communication et des Médias, qui ne rate pas des occasions de s’exprimer, se montre aphone sur le sujet. Bien des raisons pour s’inquiéter. Il y a certainement un voile qui se cache derrière le drame qui sévit dans le Nord-Kivu. » (Soit dit en passant, que peut Mende, ce transfuge du RCD ?)</p>
<p>Oui le silence des gouvernants provinciaux et nationaux face à la barbarie endeuillant le Nord-Kivu inquiète et révolte. Néanmoins, les questions que ce journal ne pose pas sont entre autres celles-ci : «Comment en sommes-nous arrivés à cette phase très avancée de la banalisation de la mort ou plutôt de l’ensauvagement, chez nous ? Quel est le parcours de ces gouvernants provinciaux et nationaux ? Quels sont leurs soutiens ?»</p>
<p>Trouver par exemple d’une part ces crimes inquiétants et croire d’autre part que l’Africom, allié du Rwanda, va y mettre fin, c’est de la folie pure et simple. Et souvent, nos médias ne sont plus sensibles à ces contradictions !<br />
A notre humble avis, ce qui est plus inquiétant, c’est le silence de certains de nos médias sur le fonctionnement réel des institutions du pays et l’amnésie caractéristique de la plupart d’entre nous.</p>
<p>Dans sa dernière conférence à Montréal, le 24 juillet 2010, Kiakwama Kia Kiziki a essayé d’abordé la question du fonctionnement des structures et des institutions congolaises depuis 2006. Le tableau qu’il dresse et pour le gouvernement et pour l’opposition est simplement pitoyable. Il témoigne de l’intérieur de ces institutions en rejoignant les empêcheurs de penser en rond qui, depuis 2006, ont dit : «Le Congo actuel n’ira nulle part.» Voici ce que Kiakwama a dit à Montréal : «Au-delà de sa structuration et de son organisation, qui ne correspondent pas aux défis actuels posés par la démocratisation et surtout le développement de notre pays, notre gouvernement est affligé d’une tare congénitale et rédhibitoire ; il pense être de droit divin, et agit comme tel. Ceux qui nous gouvernent pensent tout savoir mieux que personne. Ils ont tout compris, font tout à la perfection et refuse donc toute critique, tout débat contradictoire public, tout contrôle, toute remise en question. Le Gouvernement et sa majorité au Parlement développent une mentalité de forteresse assiégée qui induit une crispation des rapports politiques, néfastes à la construction d’une démocratie apaisée. » (Nous soulignons). Quand ceux qui gouvernement le Congo (et plus particulièrement Joseph Kabila) ont été critiqués pour avoir accepté, après des accords secrets conclus par John Numbi avec «ces tueurs tutsis», que l’armée rwandaise revienne sur notre territoire en janvier 2009, «de droit divin», ils ont fait partir Vital Kamerhe de la tête de l’Assemblée nationale. «De droit divin», ils ont organisé «le mixage», ils ont octroyé des postés importants dans l’armée aux disciples de Kagame du CNDP et du RCD dans l’armée au nom de la paix retrouvée, sans justice !</p>
<p>Kamerhe déchu, ils ont créé une atmosphère de peur tétanisant cette «caisse de résonnance» de l’exécutif national. Les crimes en série sont à inscrire dans cet exercice de pouvoir politique d’occupation (ou plutôt de droit divin !), sans limite, sans contre-pouvoir, avec la complicité des bourreaux de nos populations. Quand un gouvernement fonctionne sans aucun respect des principes du débat contradictoire, de contrôle et de remise en question et qu’il croit être «de droit divin» et qu’il est appuyé dans cette façon de faire par des élites intellectuelles et autres médias coupagistes, il se légitime sur fond du vide éthique et politique. Il fait le lit de l’ensauvagement. (La politique se réduit à manger, à boire et à applaudir même quand on tue !)</p>
<p>Et quand ces médias et ces élites oublient notre passé immédiat et appellent nos populations à les suivre sur cette voie, ils condamnent ces dernières à une amnésie préjudiciable pour un autre futur. En effet, « il y aurait quelque logique à placer le futur qui est invisible, derrière nous, et à faire face au passé, parce qu’il est vu (…). Mais cet art n’est guère accessible à ceux qui ont perdu la capacité de se souvenir ». (T. DELPECH, L’ensauvagement. Le retour de la barbarie au XXIe siècle, Paris, Grasset, 2005, p. 179) Dans ce contexte, s’indigner du silence des gouvernants actuels sur les crimes en série commis au Nord-Kivu en perdant rapidement de vue histoire et leurs alliances avec les bourreaux de nos populations revient à vouloir échapper à ce face-à-face permanent avec notre passé de souffrance, de douleur et de la mort voulu par ces mêmes pyromanes. Mais aussi avec notre passé de résistance. Cette fuite en avant relèverait du manque criant de sagesse. Pourquoi ? «Le rapport de l’homme à la temporalité est ainsi assuré par un face-à-face permanent avec le passé, où se trouvent la lumière et la source de la sagesse. Pour l’homme dans sa plénitude, le passé est un livre ouvert et le lien avec les ancêtres le protège. » (Ibidem, p. 179-180) Ce lien le protège de la répétition des erreurs fatales et de liens qui oppriment.</p>
<p>La perte de la capacité de se souvenir partagée avec certaines sociétés thanatophiles &#8211; c’est-à-dire des sociétés aimant la mort et bâtissant leur prospérité matérielle sur le sang- condamne à l’immaturité. Pour cause. Certains « membres de ces sociétés (et souvent pas les moindres) ont des difficultés à devenir adultes : leur mémoire est courte, ils n’aiment pas entendre parler de leçons du passé, mais ne reconnaissent pas davantage leur responsabilité sur le présent et l’avenir. Ils préfèrent penser que les évènements se contentent d’arriver sans percevoir l’abdication que cette pensée recèle. » (Ibidem, p.181) Ces membres de ces sociétés avouent eux-mêmes qu’ils veulent travailler avec les gens tournés vers l’avenir et non ceux qui ressassent leur passé où les massacres programmés et les autres injustices déshumanisantes ont compromis leurs capacités collectives d’imagination, de créativité et d’inventivité.</p>
<p>Ayant perdu, dans notre immense majorité notre capacité de nous souvenir du caractère sacré de la vie, nous avons rejoint les gouvernants que nous critiquons dans l’indifférence à l’endroit de nos frères et sœurs sauvagement massacrés à l’est. Certains d’entre nous trouvent même une excuse à cette indifférence. Ils disent : « L’est a voté Joseph Kabila comme artisan de la paix, qu’il paie son choix dévoyé. » Comment si ce choix pouvait justifier, à lui seul, la barbarie dont nos populations sont l’objet !</p>
<p>Pourtant, il nous semble que ce qui se passe à l’est de notre pays participe de l’ensauvagement du monde ou plutôt des Africains et des Occidentaux ayant accepté de vouer un culte à Mammon au mépris de la vie. Sortir de « ce mal radical » est une question de justice. Mais aussi de mémoire. Surtout de mémoire.</p>
<p>«Ce mal radical » repose la question du surgissement de Staline et d’Hitler dans l’histoire notre monde et des soutiens dont ils ont bénéficié. Après plus de 5 millions de morts et au vu des complicités mondiales y ayant contribué, la RD Congo est aujourd’hui l’une des vitrines de la re-irruption du « mal radical » dans l’histoire collective du monde. Ou plutôt, la RD Congo nous rappelle que nous avions oublié « le mal radical » trahi par la gratuité avec laquelle des escadrons de la mort peuvent mettre fin à la vie et être applaudis… Ceux et celles « qui ont tué Dieu » ont rompu avec toute éthique en politique et n’hésitent pas à tuer l’homme. Consciences angoissées et thanatophiles, ils disent comme disait Staline : «La mort résout tous les problèmes. Pas d’hommes, pas de problèmes.»</p>
<p>Il nous semble qu’en dehors de petites solutions palliatives, de la façon dont la tragédie congolaise trouvera une issue plus ou moins heureuse dépendra, en grande partie, l’avenir du monde. Cela prendra du temps. Beaucoup de temps. Comme c’est inquiétant…Au Congo, la cupidité des vampires du monde entier a triomphé sans que le monde s’en émeuve outre-mesure ! Comme c’est inquiétant…</p>
<p><strong> J.-P. Mbelu </strong></p>
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