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	<title>updcongo.com &#187; Analyse et réflexion</title>
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		<title>RDC. Les députés ont dit : « Trop c’est trop » ! Du théâtre, sans plus !</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Nov 2010 12:39:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
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		<description><![CDATA[De Kinshasa, à travers le journal Le Potentiel de ce lundi (29  novembre 2010), nous apprenons qu’à l’Assemblée nationale les députés ont tapé du poing sur la table et exigé la démission du gouvernement Muzito. Pour cause. Un contrôle de la commission Ecofin révèle que les 44 poches des membres de ce gouvernement auraient détourné [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>De Kinshasa, à travers le journal <em>Le Potentiel</em> de ce lundi (29  novembre 2010), nous apprenons qu’à l’Assemblée nationale les députés ont tapé du poing sur la table et exigé la démission du gouvernement Muzito. Pour cause. Un contrôle de la commission Ecofin révèle que les 44 poches des membres de ce gouvernement auraient détourné 60 milliards de FC au cours du  seul premier semestre de l’année 2009. Et pour une fois, les députés, toutes tendances confondues, majorité et opposition, ont crié : « Trop, c’est trop ; ces criminels économiques doivent démissionner. » L’Apostropheur du <em>Le Potentiel</em> qui donne cette information souligne le fait que ce contrôle parlementaire représente le 1/5 du travail pouvant être abattu depuis  le début de cette législature en 2007. A travers son Apostrophe, le manque de contrôle depuis 2007 n’est pas questionné.<span id="more-1805"></span></p>
<p>Soit dit en passant : « Qu’il y ait eu un contrôle en 2010 est une bonne nouvelle. » Cela serait à mettre à l’actif de « la jeune démocratie congolaise ». Même si nous nous ne saurons aller jusque-là !  En plus du fait que l’exclusion du contrôle du fonctionnement de <em>l’imposture démocratique </em>congolaise participe d’un système de prédation mis en place chez nous depuis l’assassinat de Lumumba et le coup d’Etat de Mobutu, les quelques commissions ayant travaillé dans ce sens depuis le début de la guerre d’agression menée contre notre pays ont vu les résultats de leurs enquêtes classées sans suite. Citons entre autres les Commissions Lutundula et Bakandeja. Ajoutons à ces deux commissions les différents rapports des experts de l’ONU à commencer par celui de Gersony (qui peut être lu aujourd’hui dans les annexes du dernier livre de Pierre Péan) et celui dénommé Kassem (de 2002).</p>
<p>Un coup d’œil jeté sur ces différents rapports révèle que le système de prédation mis sur pied se maintient par l’existence d’un réseau d’élite auquel appartiennent certains députés siégeant dans l’Assemblée nationale. Ce système se maintient aussi par l’entretien de la corruption et l’instrumentalisation des liens tribaux et ethniques dans le soutien des élites locales prédatrices.  Il joue sur l’amnésie, l’ignorance et le manque de patriotisme dans lesquels plusieurs  d’entre nous sont tombés. Le goût de l’enrichissement illicite et illégal a corrodé plusieurs cœurs et esprits congolais.</p>
<p>Pointer du doigt le gouvernement Muzito pour ses crimes économiques et réclamer sa démission, c’est jouer au théâtre, sans plus. Il ne serait pas exclu qu’en vue de probables élections de 2011 certains critiques acerbes de ce gouvernement fassent un appel de pied pour  « le ôtes-toi de là que je m’y mette ». Non. Tout le système est pourri. Il est fondé sur la prédation. Il est téléguidé de l’extérieur et fonctionne  avec le soutien des criminels de guerre et les criminels économiques ayant infiltré les institutions mises sur pied depuis « la libération de l’AFDL ».</p>
<p>La part de responsabilité congolaise se comprend mieux quand elle est située dans l’engrenage du travail en réseau et des principes qui le guident. Un exemple.</p>
<p>Pour  réaliser son projet d’accéder au pouvoir au Rwanda et d’annexer le Kivu, le FPR avait besoin d’argent et de beaucoup d’argent. Mais aussi d’un cheval de Troie pouvant l’aider dans cette entreprise. Un rappel. Le FPR reconduit un rêve ancien. Un rêve datant, pour certains auteurs des années 60. La réalisation de ce rêve obéit à certains principes dont celui-ci : « Nous devons lutter contre les Wanandes et les Hutus qui s’opposent à Jean Mirubo en nous servant des Hutu (bantou) <strong><em>naïfs</em></strong>. Profitons de <strong><em>cette cupidité</em></strong> des Hutu (bantou). <strong><em>Offrons-leur de l’alcool et de l’argent</em></strong>. Ne regardons pas ce que nous dépensons car nous avons suffisamment d’argent. »  C. ONANA, <strong><em><span style="text-decoration: underline;">Ces tueurs tutsi. Au cœur  de la tragédie congolaise</span></em></strong>, Paris, Duboiris, 2009) Où est-ce que le FPR (APR) est allé chercher l’argent ? Au Congo.</p>
<p>Au cours de la guerre d’agression, « les opérations du réseau d’élite dans l’est de la République démocratique du Congo sont gérées centralement par le Bureau Congo de l’APR, qui  assure la liaison entre les activités commerciales (vente des matières premières exploitées au Congo) et militaires de l’APR. (…) La contribution du Bureau Congo aux dépenses militaires du Rwanda aurait donc été de l’ordre de 320 millions de dollars. Les activités financées par les recettes provenant du Bureau Congo définissent dans une large mesure la politique étrangère du Rwanda et influent directement sur la prise des décisions nationales dans de nombreux. »  (Rapport Kassem cité par Pierre Péan, <strong><em><span style="text-decoration: underline;">Carnages. Les guerres secrètes des grandes puissances</span></em></strong>, Paris, Fayard, 2010, p. 460-461) Dans ce contexte, avoir des chevaux de Troie au Congo facilite la tâche : distribuer de l’alcool et de l’argent et/ou entretenir la corruption, l’enrichissement illicite et illégal. Le dysfonctionnement du système étatique congolais, son affaiblissement et/ou son inexistence servent la politique étrangère du Rwanda et les intérêts de ses « amis ». Cela depuis le début de la guerre d’agression jusqu’à ce jour.</p>
<p>Comprendre ce système appelle à sa rupture sans renoncer au rêve panafricain. Celui-ci ne peut pas être fondé sur l’exploitation éhontée des pays frères au profit des réseaux d’élite mafieux et des oligarques capitalistes.</p>
<p>Revenons à nos députés. Ils exigent la démission du gouvernement Muzito et non la rupture du système. Ils donnent un coup d’épée dans l’eau. Peut-être qu’ils le font à dessein. Plusieurs d’entre eux participent du dysfonctionnement du système et de l’affaiblissement de l’Etat manqué Congolais. Et puis, jusqu’où peuvent-ils étendre leur capacité de contrôle ? Peuvent-ils contrôle les dépenses de la Présidence ? La provenance des dons présidentiels et les prêts d’argent faits aux entreprises étatiques ?</p>
<p>Aussi, devraient-ils être cohérents ! Comment peuvent-ils à la fois voter des lois favorisant la privatisation des entre prises nationales, l’exploitation abusive des ressources naturelles du pays par les multinationales étrangères  (qui gagnent des milliards) et s’en prendre à un gouvernement de voleurs de poules ? Pourront-ils revenir sur le moratoire sur la double nationalité ? Laquelle double nationalité a permis l’infiltration des institutions par les laquais du FRP et des oligarques capitalistes ?</p>
<p>Soit dit en passant le FPR a reconduit un rêve farfelu et commis des crimes pour le réaliser. Mis entre parenthèse le côté fou de ce rêve et les crimes qu’il a engendré et engendre encore, la question du rêve, de l’idéal que nos députés veulent servir sur le court, moyen et long terme se pose. Quelle est leur vision commune du Congo de demain ? Quels sont les moyens dont ils disposent pour la réaliser ? Les moyens matériels, spirituels, culturels, sociaux, économiques, etc. Leur réveil nous paraît tardif et naïf. Il se focalise sur un épiphénomène ; sur une petite face visible de l’iceberg. C’est vraiment un coup d’épée dans l’eau. Un sursaut électoraliste, sans plus. Du théâtre de chez nous destiné aux naïfs en politiques.</p>
<p>Non. Messieurs les honorables ! Ce n’est pas au gouvernement Muzito que vous devriez vous en prendre. Mais plutôt au système que vous servez. C’est de la rupture d’avec votre système maffieux de prédation qu’il est dorénavant question et non d’une petite solution palliative.</p>
<p>J.-P. Mbelu</p>
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		<title>Indice de développement humain 2010 du PNUD La RDC classée 168e sur 169</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Nov 2010 14:18:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Infos/Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[CRIME DE KANAMBE]]></category>
		<category><![CDATA[DRAME SOCIAL]]></category>
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		<category><![CDATA[RDC]]></category>

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		<description><![CDATA[SELON LE PNUD, LA RDC RECULE DEPUIS 2005
La République démocratique du Congo (RDC) est classée avant-dernier des dix derniers pays sur 169 devant le Zimbabwe (169), le Niger (167), le Burundi (166), le Mozambique (165), la Guinée-Bissau (164), le Tchad (163), le Liberia (162), le Burkina Faso (161), le Mali (160) selon le 20e rapport [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>SELON LE PNUD, LA RDC RECULE DEPUIS 2005</strong></p>
<p>La République démocratique du Congo (RDC) est classée avant-dernier des dix derniers pays sur 169 devant le Zimbabwe (169), le Niger (167), le Burundi (166), le Mozambique (165), la Guinée-Bissau (164), le Tchad (163), le Liberia (162), le Burkina Faso (161), le Mali (160) selon le 20e rapport sur l&#8217;indice de développement humain (IDH) <strong>du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) </strong>qui vient d&#8217;être publié. Au top 10 de ce Rapport, trônent la Norvège, l&#8217;Australie, la Nouvelle Zélande, les Etats-Unis d&#8217;Amérique, l&#8217;Irlande, Liechtenstein, les Pays-Bas, le Canada, la Suède et l&#8217;Allemagne.</p>
<p><strong><span style="color: #000080;">La RDC</span> <span style="color: #ff0000;">est citée parmi les 3 pays qui ne cessent d&#8217;enregistrer des reculs depuis 1970. En plus, ce pays, à considérer ce rapport, connaît une situation qui n&#8217;évolue pas depuis 2005.</span> </strong><span id="more-1799"></span>Il y a également la Zambie et le Zimbabwe. Les causes de ces reculs de la RDC, notent les auteurs du rapport, sont entre autres la mégestion du régime Mobutu durant plus de 3 décennies et des guerres d&#8217;agression aussi longues que meurtrières. Le recul de la Zambie est consécutif à la chute du prix du cuivre, tandis que l&#8217;économie exsangue du Zimbabwe a plongé ce pays dans cette situation désastreuse.</p>
<p>Plus près de la RDC, ses voisins occupent respectivement la 93e place (le Gabon), la 126è place (Congo Brazzaville), la 143è place (l&#8217;Ouganda), la 146è place (l&#8217;Angola) et la 152è place (le Rwanda).</p>
<p><em>La RDC mal cotée </em></p>
<p>Dans tous les rapports publiés cette année, la RDC est mal cotée et a présenté des contreperformances dans bien des domaines. En effet, la RDC occupe la 146e place sur 175 pays répertoriés dans le Classement mondial 2010 Reporters sans frontières. Comme pour dire que le pays n&#8217;a pas fourni assez d&#8217;efforts dans le domaine de la liberté de la presse.</p>
<p>Quant au Rapport 2010 de l&#8217;ONG Transparency International, les nouvelles sur la RDC sont loin d&#8217;être heureuses en matière de corruption. En effet, ce rapport indique que la RDC, qui occupe dans son classement la 164ème place sur 178 pays inventoriés, est classée parmi les Etats les plus gravement corrompus. Il souligne que près de 75% des 178 pays évalués dans ce rapport sont gravement corrompus.</p>
<p>Le rapport du PNUD est établi à partir d&#8217;une formule qui tient compte à la fois d&#8217;indicateurs sociaux (espérance de vie, alphabétisation, etc.) et d&#8217;indicateurs économiques. Il prend en compte des données compilées en 2008 pour 169 pays. L&#8217;IDH 2010 trace la courbe des progrès nationaux en matière d&#8217;éducation, de santé et de revenu de 169 pays de la planète.</p>
<p>Le PNUD précise toutefois que les données prises en compte cette année diffèrent de celles utilisées les années précédentes, de sorte que les comparaisons avec le classement de 2009 sont hasardeuses. Cela explique en outre pourquoi le rapport ne porte que sur 169 des 192 pays membres de l&#8217;Onu.</p>
<p>Les auteurs du rapport ont par exemple utilisé cette année les données du revenu national brut par habitant, et non celles du produit intérieur brut. En matière d&#8217;éducation, ils utilisent le nombre total d&#8217;inscriptions dans les écoles plutôt que le nombre moyen d&#8217;années d&#8217;études. Des paramètres mesurant l&#8217;inégalité dans la répartition des richesses et l&#8217;inégalité entre les sexes entrent aussi désormais en ligne de compte, ce qui n&#8217;était pas le cas auparavant. En matière de répartition des richesses, la République tchèque se classe première, tandis que le Mozambique est bon dernier. En ce qui concerne l&#8217;égalité des sexes, les Pays-Bas sont premiers, tandis que le Yémen ferme la marche. 6</p>
<p><em>20 ans sur le terrain </em></p>
<p>Le premier Rapport sur le développement humain, publié en 1990, présentait l&#8217;IDH nouvellement mis au point. Son postulat, jugé radical à l&#8217;époque, était simple : le développement national devrait être mesuré non pas seulement en termes de croissance économique, comme cela avait été le cas jusqu&#8217;alors, mais aussi en termes de progrès dans les domaines de la santé et de l&#8217;éducation, également mesurables pour la majorité des pays.</p>
<p>Pour le 20e anniversaire du Rapport, intitulé La vraie richesse des nations : Les chemins du développement humain, l&#8217;IDH 2010 utilise des données et méthodologies qui n&#8217;étaient pas disponibles dans la plupart des pays en 1990 au regard des dimensions du revenu, de l&#8217;éducation et de la santé. Le revenu national brut par habitant remplace le produit intérieur brut par habitant, afin d&#8217;inclure, par exemple, les transferts de l&#8217;étranger et l&#8217;aide internationale au développement. Le &#8220;plafond&#8221; supérieur appliqué aux revenus à des fins de pondération de l&#8217;indice est supprimé pour donner aux pays ayant surpassé la limite précédente de 40 000 dollars un IDH plus représentatif des niveaux de revenu réels.</p>
<p>Dans le domaine de l&#8217;éducation, le nombre attendu d&#8217;années de scolarisation des enfants en âge scolaire remplace le taux brut de scolarisation, tandis que la moyenne des années de scolarisation de la population adulte remplace les taux F-3-2 d&#8217;alphabétisation des adultes afin d&#8217;obtenir une image plus précise des niveaux d&#8217;éducation. L&#8217;espérance de vie reste le principal indicateur de santé. L&#8217;IDH 2010 ne devrait pas être comparé à l&#8217;IDH des éditions précédentes du Rapport sur le développement humain étant donné que des indicateurs et des calculs différents sont utilisés. L&#8217;IDH 2010 trace la courbe d&#8217;évolution du classement des pays sur des périodes de cinq ans plutôt que d&#8217;une année sur l&#8217;autre. &#8220;Les changements annuels de classement IDH des pays ne nous disent pas grand-chose sur la réalité du développement, qui est par nature un processus à long terme&#8221;, explique Jeni Klugman, auteur principal du Rapport.</p>
<p>Les indicateurs des trois dimensions sont calibrés et combinés pour obtenir un score d&#8217;IDH situé entre zéro et un. Les pays sont regroupés en quatre catégories ou quartiles de développement humain : très élevé, élevé, moyen et faible. Un pays appartient au groupe &#8220;IDH très élevé&#8221; si son IDH se situe dans le quartile supérieur, au groupe &#8220;IDH élevé &#8221; si son IDH figure dans les percentiles de 51 à 75, au groupe &#8220;IDH moyen&#8221; si son 7</p>
<p>IDH figure dans les percentiles de 26 à 50 et au groupe &#8220;IDH faible&#8221; si son IDH se situe dans le quartile inférieur.</p>
<p>En plus de l&#8217;IDH 2010, le Rapport présente trois nouveaux indices : l&#8217;indice de développement humain ajusté aux inégalités, l&#8217;indice d&#8217;inégalité de genre et l&#8217;indice de pauvreté multidimensionnelle. Des tables illustrant diverses mesures du développement humain sont également fournies, notamment sur les tendances démographiques, l&#8217;économie, l&#8217;éducation, la santé, etc.</p>
<p>Kléber Kungu <strong>(L’Observateur-vendredi 5 novembre 2010)</strong></p>
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		<title>Les gouvernants actuels du Congo feraient quand même quelque chose !</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Oct 2010 19:09:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans nos débats sur Internet et dans certains cafés, il arrive que nous entendions des compatriotes dire : « Les gouvernants actuels font quand même quelque chose ». Mais quand vous leur posez la question d’expliquer « ce quelque chose », souvent les réponses restent évasives et vagues. La réfection des routes est le cas le plus cité. Les fontaines [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans nos débats sur Internet et dans certains cafés, il arrive que nous entendions des compatriotes dire : « Les gouvernants actuels font quand même quelque chose ». Mais quand vous leur posez la question d’expliquer « ce quelque chose », souvent les réponses restent évasives et vagues. La réfection des routes est le cas le plus cité. Les fontaines de Kinshasa aussi.<span id="more-1787"></span></p>
<p>Souvent, situer cette réfection des routes dans un programme de gouvernement est un exercice très difficile. Que signifie réparer les routes dans un pays où le gouvernement n’est soumis à aucun contrôle budgétaire  au niveau du Parlement ? Que signifie réparer les routes dans un Etat-manqué et sous tutelle, où les paisibles citoyens peuvent être abattus à leurs postes de travail ? Depuis qu’il y a cette réfection des routes, combien de nos provinces sont reliées les unes aux autres de façon à faciliter les échanges entre nous et le désenclavement de nos villages  par exemple ?</p>
<p>Souvent, une vue d’ensemble de ce qu’on appelle chez nous « les cinq chantiers » manquent. Bientôt cinq ans après la première législature, un bilan sur le nombre d’emplois et les hôpitaux créés, les écoles réhabilitées, les barrages hydro-électriques  mis sur pied, des tronçons de pistes de desserte agricole réparés est catastrophique. La sécurité des personnes et de leurs biens n’a été assurée que pour une infime minorité de compatriotes et autres étrangers appartenant au réseau transnational de prédation. La justice a été sacrifiée sur l’autel d’une paix des cimetières. L’année 2010 proclamée « année du social » va  bientôt toucher à sa fin sans que les questions sociales majeures liées au panier de la ménagère, au salaire décent, aux soins de santé convenables aient trouvé un début de réponse. Une étude menée récemment par les Universités de Kinshasa et de Gembloux a conclu que 44 millions de Congolais souffrent de malnutrition.</p>
<p>Face à tous ces  faits que signifie « les gouvernants actuels font quelque chose » ?</p>
<p>Revenons aux conclusions tirées par l’étude susmentionnée et communiquée au cours d’une conférence organisée par la faculté d’agronomie de Gembloux. « Selon la FAO (agence de l’<a title="http://www.lalibre.be/search/?query=Onu&amp;topic=Organisation+des+Nations+Unies&amp;type=ON" href="http://www.lalibre.be/search/?query=Onu&amp;topic=Organisation+des+Nations+Unies&amp;type=ON" target="_blank">Onu</a> pour l’alimentation et l’agriculture), jusqu’à 44 millions de Congolais (sur un total de 55 millions) souffrent de malnutrition ou sous-nutrition. Que le Congo est obligé d’importer pour 18 millions de dollars par jour, alors que son PIB/jour ne dépasse pas 14 millions de dollars et qu’il est donc dépendant de l’aide et de l’endettement. Que la part de l’agriculture dans le budget national 2010 est de 0,69 % (<em>&#8220;c’est bien moins que ce que font les autres pays africains&#8221;</em>, a souligné le professeur Eric Tollens, de la KULeuven. &#8220;<em>Si le Congo n’investit pas plus, cela n’ira jamais</em>&#8220;). Que l’administration congolaise est <em>&#8220;faible et prédatrice&#8221;</em> vis-à-vis du paysan, les routes généralement inexistantes, l’électricité rarement disponible, les rendements agricoles <em>&#8220;de niveau sahélien en raison de l’absence d’intrants </em>(engrais, insecticides, etc.), <em>de l’utilisation de variétés dégénérées </em>(faute d’apports extérieurs régénérants) <em>et de techniques de culture ancestrales&#8221; peu performantes, tels </em>la houe, la machette, les brûlis  Pourtant, le potentiel est  <em>&#8220;incomparable&#8221;, </em>la population <em>&#8220;dynamique et robuste&#8221;</em> et les<em> &#8220;ressources abondantes</em>&#8220;, a souligné Patrick Houben qui s’occupe du programme de sécurité alimentaire de l’Union européenne à Kinshasa. » (M.-F. CROS, <strong>Le Congo, le plus affamé du monde</strong>, dans <strong><em>La Libre</em></strong><strong><em> Belgique</em></strong> du 25 octobre 2010)</p>
<p>A quoi serait dû cet état des choses ? Relisons encore cet article. « Parmi les nombreuses interventions destinées à présenter le travail de Gembloux sur le Congo, souvent en association avec l’université de Kinshasa, écrit M.-F. Cros, plusieurs touchaient à l’alimentation. Il en ressort que <strong><em>la faim dans ce pays résulte essentiellement de la mauvaise gouvernance,</em></strong> et il y a eu plusieurs appels à un changement urgent de la politique de Kinshasa en la matière. » (Nous soulignons) Une administration faible et prédatrice, une mauvaise gouvernance sont, entre autres, les vers dans fruit de notre pays.</p>
<p>Et quand certains d’entre nous affirment que « les gouvernants actuels font quelque chose », à quoi  cela rime-t-il ?</p>
<p>A notre avis, les débats sur nos fora  et dans certains de nos cafés semblent être déconnectés de la recherche scientifique, des choses d’une intelligence avertie et du traitement sérieux des questions essentielles de notre pays.</p>
<p>Internet, bien qu’étant un bon instrument de communication, nous rendrait paresseux. Lire, s’instruire, se former, apprendre et désapprendre seraient devenus des exercices trop négligés.</p>
<p>Et pourtant, avec l’éclosion des blogs d’une certaine presse alternative, Internet pouvait être mis à profit pour rompre les chaînes de différentes formes d’obscurantisme, d’ignorance et de fanatisme ! Du moins au sein de la minorité ayant accès à cette machine moderne ! (Il est un fait que n’importe qui peut avoir accès à Internet sans une base suffisante de culture qui permette un débat d’idées fondé sur autre chose que la fanatisme et <em>le m’as-tuvisme</em>.)</p>
<p>Il est urgent que nos échanges soient fondés sur une base de culture générale suffisante et des essais suivis de déconstruction des discours et théories convenus.</p>
<p>Quand certains d’entre nous disent que « les gouvernants actuels font quelque chose », ils sont loin de s’imaginer que certains d’entre eux sont aux affaires depuis bientôt dix ans, l’équivalent de deux mandats électoraux.</p>
<p>Et pendant deux mandats, Lula le Brésilien a appliqué le programme <em>fome zero</em> (faim zéro) avec des résultats applaudis aux quatre coins du monde. L’un de ses secrets : un passé de syndicaliste et d’un résistant contre les forces de la mort. Dans son programme de gouvernement, il  avait compris que la faim est une arme de destruction massive. Et qu’il fallait travailler à l’apaisement de toutes faims habitant le cœur de l’homme : faim de nourriture, de savoir, de santé, de travail, de vie familiale, de liberté, de dignité, etc. « Destiné à briser l’une après l’autre les structures d’oppression, le <em>Programa fome zero</em> doit créer, pensait Lula, les conditions matérielles de la libération du corps et de l’esprit des hommes. L’homme libéré décidera librement de l’usage de sa liberté. La responsabilité individuelle (et communautaire) est au cœur  de ce programme. La victime devient acteur. Le pauvre est l’artisan de sa propre libération. » (J. ZIGLER, <strong><span style="text-decoration: underline;">L’empire de la honte</span></strong>, Paris, Fayard, 2005, p.215)</p>
<p>Perdre de vue ce qui se fait autour de nous et nous contenter de nous auto-féliciter en marge de toute approche critique (positive ou négative) de ce que produisent nos  gouvernants actuels nous semble être une voie qui ne mène nulle part. Ce que nous donnons l’impression d’oublier est « qu’une mystérieuse dialectique existe entre des personnes singulières et le peuple, entre certaines volontés subjectives et la conscience collective. Dans certaines situations conjoncturelles, cette dialectique peut infléchir le cours des évènements. » (<strong><span style="text-decoration: underline;">Ibidem</span></strong>, p.192)</p>
<p>Avec un peu d’humilité, nous devrions reconnaître que nous avons encore besoin que de véritables acteurs-créateurs d’un autre Congo, capables d’impulser des changements structurels porteurs de vie pour nos populations.  En avons-nous parmi les gouvernants actuels ? Peut-être l’un ou l’autre. Mais il participe d’un système  tellement vicieux et vicié qu’il faut briser. Dépendant de l’aide et de l’endettement extérieur, ce système est pris en otage par les IFI. Il génère beaucoup de misère anthropologique, l’enrichissement sans cause d’une minorité prédatrice et est nocif pour les générations présentes et futures. 44 millions de compatriotes souffrant de malnutrition et/ou de sous-nutrition, c’est combien de vies gâchées pour demain ? Malgré ces faits, on nous dit que « les gouvernants actuels font quand même quelque chose ». <em>Kozanga kayeba, ezali liwa ya solo</em> !</p>
<p>J.-P. Mbelu</p>
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		<title>La Marche mondiale des femmes Congolaises: un prélude de la mobilisation nationale pour la paix, la liberté  et la justice au Congo</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Oct 2010 11:05:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Infos/Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[SOS Diaspora agissons ensemble!]]></category>
		<category><![CDATA[Madame Jeanne-Marie Sindani]]></category>
		<category><![CDATA[marche mondiale des Femmes congolaises]]></category>

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		<description><![CDATA[L’Union des Patriotes de la Diaspora Congolaise rend un grand hommage aux Mamans Congolaises pour leur courage et leur détermination dans la lutte noble pour la sécurité, la justice et la paix en RDC.
Au travers de cette grande marche pacifique véhiculée par l’Esprit qui soutient notre droit á la vie sur la terre des nos [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #000080;">L’Union des Patriotes de la Diaspora Congolaise rend un grand hommage aux Mamans Congolaises pour leur courage et leur détermination dans la lutte noble pour la sécurité, la justice et la paix en RDC.</span></strong></p>
<div id="attachment_1762" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://www.updcongo.com/wp-content/uploads/2010/10/Marche-Mondiale-des-Femmes-023-21.jpg"><img class="size-medium wp-image-1762" title="Marche Mondiale des Femmes 023-2" src="http://www.updcongo.com/wp-content/uploads/2010/10/Marche-Mondiale-des-Femmes-023-21-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Marche des Femmes Congolaises contre les viols et le génocide</p></div>
<p>Au travers de cette grande marche pacifique véhiculée par l’Esprit qui soutient notre droit á la vie sur la terre des nos Ancêtres, Vous venez de lancer un message fort á toute la nation congolaise qui doit se mobiliser comme un seul Homme pour dire STOP au génocide congolais au travers des guerres d’invasion et des viols cruels, massifs et systématiques utilisés comme arme fatale contre la population congolaise. Vous vous êtes levées pour dire NON á la barbarie et á tous ses acteurs au Congo et aux troupes et milices terroristes des pays voisins « mixés » délibérément dans l’Armée Congolaise qui n’en est pas une. Vous avez ensemble dénoncé, encore une fois, la terreur permanente, l’injustice, l’humiliation et le génocide de tout un peuple issu de vos entrailles. <span id="more-1761"></span>Par cette marche, Vous venez de rendre un grand Hommage á tous nos Martyrs et Héros nationaux ; un grand Hommage á plus de six millions des victimes congolaises pour leur sang précieux versé pour nous, des survivants d’une si grande tragédie humaine.</p>
<p>Par cette marche, Vous avez réaffirmé l’unité nationale congolaise; Vous avez confirmé notre droit á la souveraineté nationale conformément au droit international, d’une façon noble et pacifique en face du monde entier.</p>
<p>Par cette marche, Vous avez défié le régime de terreur et bravé la douleur et l’humiliation collective, Vous avez confirmé votre autorité et votre dignité maternelle sacrée en tant que mère du Souverain primaire qui est notre peuple.</p>
<p>Sources de vie, mères d’un grand peuple courageux et hospitalier au cœur de l’Afrique, aujourd’hui sans défense, violentées, terrorisées par les forces de la mort téléguidées et infiltrées au Congo, des mercenaires du mal absolu venues d’ailleurs, notamment du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi voisins; Votre courage inspire aujourd’hui toute la nation congolaise qui doit se réveiller et se mobiliser pour suivre vos pas sur le chemin de la liberté et celui de la dignité pour reconquérir notre droit á la vie.</p>
<p>Car, par cette marche, oh combien symbolique, toute la nation exige fortement la justice pour nos millions des morts et pour toutes les victimes d’une guerre infernale; Vous venez de redonner á notre peuple meurtri un nouveau souffle de vie, le courage et la clé pour ouvrir la porte de la liberté, dont vous seules connaissez la valeur et le mystère de son Humanité sacrée.</p>
<p>Sur vos pas et au travers d’une mobilisation nationale, suivant le serment sacré de nos Aïeux dans la lutte pour la Liberté et le droit á la vie,  que le peuple du Kongo, uni comme un seul Homme, brave la peur, qu’il se lève et se mobilise comme un seul Homme pour reprendre le contrôle de sa destinée et vive en paix dans son pays, dans une nation souveraine en harmonie avec les nations du monde. L’heure a sonné.</p>
<p>Pour l’Union des Patriotes de la Diaspora Congolaise e.V.</p>
<p><strong><span style="color: #000080;">Nicaise Mboma                                                                   Jeanne-Marie Sindani</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #000080;"> Secrétaire Général                                                                      Présidente</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #000080;"><br />
</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #000080;">Jean-Pierre Bayamba</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #000080;"> Facilitateur</span></strong></p>
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		<title>Qui a compris la portée du discours au Nord-Kivu ?</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Sep 2010 15:43:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[discours]]></category>
		<category><![CDATA[kabila kanambe]]></category>
		<category><![CDATA[Nord-Kivu]]></category>

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		<description><![CDATA[Commentant le discours de Joseph Kabila à Butembo tel que présenté dans ses grandes lignes par l’ACP, voici ce que Guy de Boeck écrit dans sa revue de presse d’hier (mercredi 15 septembre 2010) : « Outre le fait que ce discours représente une véritable gifle pour les gens qui sont les victimes des violences et des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Commentant le discours de Joseph Kabila à Butembo tel que présenté dans ses grandes lignes par l’ACP, voici ce que Guy de Boeck écrit dans sa revue de presse d’hier (mercredi 15 septembre 2010) : « Outre le fait que ce discours représente une véritable gifle pour les gens qui sont les victimes des violences et des pillages dont on leur attribue la responsabilité, il se distingue par une description de la réalité vue à travers une vitre tellement déformante qu’on n’y voit plus clair. <span id="more-1686"></span>C’est fort bien de stigmatiser la raffinerie d’or de l’Ouganda. Mais il y a des installations rwandaises, notamment une « bourse aux matières premières », qui mériteraient d’être pareillement citées. Et, étonnamment, même les rebelles rwandais du FDLR ont disparu de la  liste des « éléments négatifs » qui ne comportent plus que des rebelles ougandais, des Mai Mai et, fait nouveau, des milices d’auto-défense villageoises. Ce dernier reproche équivaut en pratique à faire grief aux villageois du coin de ne pas se laisser égorger comme des moutons. Les plaintes incessantes des habitants concernant le CNDP, que ce soit à propos de son administration civile ou pour les actions de ses soldats « intégrés » dans les FARDC sont considérées non pas comme matière négligeable, mais comme inexistantes, et l’existence d’un réseau mafieux mondial ayant des ramifications jusqu’à Kinshasa est traitée comme s’il s’agissait de banales affaires de contrebande locale et de règlements de comptes un peu rudes entre commerçants !  Pour aller aussi loin dans la volonté de ne pas voir un réseau mafieux, il faut en faire partie ! » Il est possible que plusieurs d’entre nous n’aient pas lu ce texte ! Il peut être positivé. Face à la résistance des « milices d’auto-défense villageoises » à l’endroit de toutes les forces d’occupation de notre pays, Joseph Kabila avoue que celles-ci ont tenu le coup. Mais faisant partie du réseau mafieux tenant à mettre le Congo de Lumumba à genou, il recourt à la recette de la tribu néolibérale contre les forces populaires qui lui résiste : leur criminalisation. Ce faisant, il réaffirme à quel camp il appartient : celui des agresseurs ; il est de la tribu néolibérale écrasant tout sur son passage pour avoir accès aux matières premières stratégiques de notre pays. Néanmoins, la criminalisation de  la résistance à la tribu néolibérale n’est pas une trouvaille joséphiste. Partout où elle est pratiquée, elle  est un appel à redoubler d’effort pour écraser ceux et celles qui tiennent à protéger leurs terres. La criminalisation de la résistance aux assauts de la tribu néolibérale sans frontières sert plusieurs objectifs : étouffer toute culture de la résistance, dénier la réalité de la mort que cette tribu sème au travers de ses hommes et femmes liges (du CNDP, des FDLR et des MaïMaï version Kigali, etc.), désinformer les éventuels résistants afin qu’ils ne rejoignent pas la lutte, plonger les fanatiques du discours dominant et les autres faibles d’esprit dans une ignorance obscurantisante, etc.</p>
<p><strong>Qui a compris la portée du discours de Joseph Kabila au Nord-Kivu ?</strong></p>
<p>Il est un peu dommage que malgré cet aveu de la force de la résistance nord-kivutienne, il y ait  encore des compatriotes qui estiment que les Congolais(es), dans leur immense majorité, sont des imbéciles. Le discours dominant et l’histoire officielle ont eu tellement de l’emprise sur nos cœurs et nos esprits que plusieurs d’entre nous ont perdu toute capacité de lire certains discours entre les lignes. Comment voulons-nous que celui qui prétend être le chef de l’Etat de tous les Congolais et de toutes les Congolaises arrive dans l’une des parties de notre pays les plus meurtries et qu’il s’adresse à nos populations en les culpabilisant sans qu’il prenne soin d’observer ne fût-ce qu’ une minute de silence pour nos millions de morts ? Il y a là quelque chose qui ne va pas.</p>
<p>De toutes les façons, il y a des vérités qui prennent du temps avant de triompher. Les minorités d’acteurs-créateurs ont compris depuis longtemps que Joseph Kabila participe de la mort de tout un peuple. Plusieurs  compatriotes sont en train de comprendre, de plus en plus, en quoi consiste le rôle que joue Joseph Kabila. Certains d’entre eux, pour lui barrer la route, ont organisé une résistance multiforme. Les modestes victoires de celle-ci ne sont pas sujettes au temps que la tribu néolibérale dicte. L’essentiel serait que les différentes forces résistances se reconnaissent et poursuivent leur lutte commune, en dépit et malgré tout. Les forces de la résistance ont une grave mission : se réarmer de courage, de connaissance et de persévérance pour résister. Mais surtout pour construire le pouvoir. Construire un autre pouvoir au Congo. Dans la rupture et en synergie.</p>
<p>J.-P. Mbelu</p>
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		<title>Un tribunal pénal international pour le Congo</title>
		<link>http://updcongo.com/2010/08/un-tribunal-penal-international-pour-le-congo/</link>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 12:27:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Infos/Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[crimes of kagame]]></category>
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		<description><![CDATA[Source: Le Monde
A quand un tribunal pour le Congo ? Après plusieurs années de travail, le rapport du Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) des Nations unies dresse enfin la liste incontestable des crimes et massacres commis en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) pendant une décennie placée sous le signe du feu.
Les concepteurs de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Source: <strong>Le Monde</strong></p>
<p><a onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-5357" href="http://www.updcongo.com/?attachment_id=5357"><img title="Justice" src="http://www.lavdc.net/portail/wp-content/uploads/2010/08/Justice.jpg" alt="" width="275" height="183" /></a>A quand un tribunal pour le Congo ? Après plusieurs années de travail, le rapport du Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) des Nations unies dresse enfin la liste incontestable des crimes et massacres commis en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) pendant une décennie placée sous le signe du feu.<span id="more-1671"></span></p>
<p>Les concepteurs de ce texte ont décidé de se pencher sur la période 1993-2003. C’est celle où furent commis les crimes et massacres les plus graves. Depuis, l’impunité n’a pas cessé, et les Congolais sont encore martyrisés. Que faut-il pour que ce drame d’une ampleur exceptionnelle mobilise ce qu’il faut bien appeler la « communauté internationale » – l’ONU, ses agences spécialisées, les grandes puissances du Nord et du Sud émergent, ces pays qui, souvent, sont les premiers à exploiter les richesses minières de la RDC ?</p>
<p>Le rapport du HCDH ne révèle que peu de chose. La plupart des actes recensés étaient connus. La nouveauté (révélée dans notre édition du 27 août) est de réunir l’ensemble de ces faits, de préparer le terrain pour de futurs procès et d’envisager de qualifier certains actes de « génocide ».</p>
<p>S’il est un génocide reconnu dans la région, c’est celui des Tutsi dans le Rwanda voisin en1994. Il a fallu du temps pour que s’impose l’idée de l’ampleur de ce dernier crime. Il s’agissait là non de massacres aveugles, mais d’une tentative claire de faire disparaître un groupe humain. Les responsables de ce projet répondent aujourd’hui de leurs actes devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), installé à Arusha, en Tanzanie. Cette juridiction est pleine d’imperfections. Certains « génocidaires » continuent de lui échapper. Mais mieux vaut cette justice rendue tant bien que mal à Arusha que l’injustice permanente à laquelle demeurent condamnées les victimes congolaises.</p>
<p>L’expérience des fins de conflits récents montre qu’il n’y a pas de retour à la paix sans une manière de justice. La Sierra Leone, déchirée pendant une guerre marquée par des atrocités, a bénéficié, dans le cadre d’un processus de paix, d’un tribunal spécial. L’ex-Yougoslavie est à peu près dans le même cas. Au Cambodge, les procès des anciens Khmers rouges ont commencé.</p>
<p>Partout, des mécanismes judiciaires ou parajudiciaires tentent d’aider les survivants à faire le deuil de crimes inhumains. Pourquoi la RDC, ce pays grand comme l’Europe de l’Ouest qui sert de terrain de jeux meurtriers depuis deux décennies aux Etats de la région, Rwanda en tête, échapperait-il à cette règle ? La réponse, jusqu’ici, a été éludée, en partie en raison de l’ombre gigantesque du génocide commis à ses portes, au Rwanda.</p>
<p>Il est grand temps de prendre en compte les crimes d’une ampleur historique perpétrés en RDC. Le rapport de l’ONU offre la base pour que soit constitué un tribunal, avec un appui international, pour que soient jugés ceux qui en sont les auteurs. Il est grand temps de rendre un semblant de justice aux centaines de milliers de Congolais tombés sur le sol de ce pays martyr.</p>
<p>Edito du Monde</p>
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		<title>De « faits » de génocide des Hutu et des Congolais(es) au refus du débat sur la Congolité</title>
		<link>http://updcongo.com/2010/08/de-%c2%ab-faits-%c2%bb-de-genocide-des-hutu-et-des-congolaises-au-refus-du-debat-sur-la-congolite/</link>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 12:23:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Congolite]]></category>
		<category><![CDATA[génocide]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
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		<description><![CDATA[Le samedi 28 août 2010, le site canadien Le Devoir.com  a publié un article de l’AFP intitulé « Entrevue avec un enquêteur québécois du TPIR &#8211; Des crimes sur le «modèle» du génocide rwandais ». Cette petite entrevue présente l’avantage d’attirer notre attention sur quelques  points essentiels du volumineux rapport du HCDH et de revenir sur  la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le samedi 28 août 2010, le site canadien Le Devoir.com  a publié un article de l’AFP intitulé « Entrevue avec un enquêteur québécois du TPIR &#8211; Des crimes sur le «modèle» du génocide rwandais ». Cette petite entrevue présente l’avantage d’attirer notre attention sur quelques  points essentiels du volumineux rapport du HCDH et de revenir sur  la responsabilité de certains acteurs clé de la tragédie des Grands Lacs depuis les années 90 jusqu’à ce jour.  Cette entrevue pourrait aussi nous permettre d’identifier quelques enquêteurs ayant contribué à l’élaboration dudit rapport, d’échanger avec eux et d’approfondir avec eux l’idée de la mise sur pied d’un Tribunal Pénal International sur la RD Congo. <span id="more-1668"></span>Que dit Luc Côté dans cette entrevue ?</p>
<p>« «Je suis tombé des nues» au cours de cette enquête, a dit M. Côté. «Au Congo, j&#8217;ai observé des comportements que j&#8217;avais déjà vus au Rwanda» lors du génocide (avril à juillet 1994) durant lequel environ 800 000 Tutsis ainsi que des Hutus modérés avaient été assassinés. »</p>
<p>Il ajoute :  «Le fait qu&#8217;un groupe spécifique soit visé; le fait que dans des discours on appelle à &#8220;se débarrasser de tous ces Hutus&#8221;, que cela se soit passé de façon systématique, que des cadavres aient été incinérés, que tout ait été fait pour cacher les preuves et empêcher des étrangers d&#8217;y aller; tout ceci, soumis à un tribunal, peut constituer des preuves permettant de conclure qu&#8217;il y a eu tentative de décimer un groupe, ce qui est considéré comme un génocide».</p>
<p>L’article commentant le rapport souligne que « les bourreaux auraient ainsi utilisé des armes blanches, des haches et des baïonnettes pour massacrer les Hutus rwandais et congolais, souligne le texte, qui ajoute que l&#8217;immense majorité des victimes étaient des «femmes, des enfants, des personnes âgées, des malades, qui ne représentaient aucun danger pour les belligérants». » Luc Côté rejoint « les petits restes des sentinelles de la République en avouant ceci : « «Je croyais avoir vu le pire lors du génocide au Rwanda. Nous avons des témoignages du Congo qui montrent que ce qui s&#8217;est passé est tout aussi terrible que ce qui a eu lieu au Rwanda. » Le comble est qu’ « au Rwanda, cela a pris trois mois. Au Congo, cela ne s&#8217;est jamais arrêté», affirme Luc Côté. »</p>
<p>Comme plusieurs d’entre nous le savent dorénavant, « l&#8217;actuel président rwandais, Paul Kagame, aurait fourni des armes, des munitions et des camps d&#8217;entraînement à la rébellion congolaise. Le texte pourrait servir de base à l&#8217;éventuelle inculpation du colonel James Kabarebe, un acteur clé des conflits en RDC et actuel ministre de la Défense rwandais. »</p>
<p>Revenir sur James Kabarebe comme un acteur clé de la tragédie congolaise nous permet de comprendre, tant soit peu, pourquoi, « au Congo, cela ne s’est jamais arrêté ».  Il est le parrain de Joseph Kabila. Si le texte du rapport du HCDH peut servir à son inculpation, il le peut tout autant pour Joseph Kabila et ses nervis. Ceux qui, aujourd’hui encore, entretiennent la guerre d’agression chez nous. Par action ou par omission.</p>
<p>Quand, avant la mascarade électorale de 2006, la Haute Autorité des Médias a refusé le débat sur la congolité, elle a facilité l’infiltration dans les institutions congolaises des criminels de guerre et humanitaires ; elle a permis aux Rwandais et aux autres étrangers pouvant être inculpés de « faits de génocide » des Hutu et des Congolais(es) d’entrer dans des institutions républicaines où leurs crimes seraient couverts par l’immunité liée à leurs charges.</p>
<p>Relancer le débat sur la congolité aiderait à étudier les possibilités de lever cette immunité pour que ces criminels soient déférés devant les cours et tribunaux et les compatriotes ayant travaillé au sein de la HAM traduits en justice pour haute trahison. Il y a là une question que « les fanatiques » des élections de 2011 ne pourraient éluder.</p>
<p>Pourquoi cette question ne pourrait-elle pas les unir (par exemple) autour de l’un des premiers responsables de l’ASADHO, Guillaume Ngefa ; lui dont le traitement de la question « des faits de génocide » des Hutu a coûté l’exil ? En marge des compatriotes avouant qu’un pays occupé ne peut être libéré par un bulletin déposé dans une urne, les plus légalistes  d’entre nous et « les fanatiques » des élections pourraient, en étudiant le dernier rapport du HCDH, trouver  des questions les rassemblant et s’engager dans une  quête patiente de solutions juridiques y afférentes. Cela  participerait de la mise hors d’état  d’agir de tous les  criminels ayant infiltré nos institutions politiques. De toutes les façons, bâtir un Congo plus beau qu’avant ne pourra pas se passer d’une étude sérieuse de ce rapport et des conséquences qu’ensemble, en tant que collectivité, nous en tirerons.</p>
<p>Il est absurde qu’au cours de notre histoire récente, le traitement des questions relevant de la souveraineté de notre pays ait été soumis un filtrage « international » et collaborationniste ridicule. Avant les élections de 2006, les Congolais(es) posant la question de l’identité des seigneurs de guerre  et de leurs collaborateurs venus chez nous en 1996-1997 ont été traité de xénophobes et la question de la congolité exclue des débats inter-congolais au cours de la campagne électorale.  Mais personne, à travers les Grands Lacs Africains et à travers le monde n’a osé lever le petit doigt quand, le 25 août 2010, de 58 ex-combattants des FDLR et leurs dépendants, 32  ont été reconnus Rwandais et 26 autres déclarés Congolais de Masisi par les autorités Rwandaises. Pourquoi ce travail de vérification d’identités, de recensement, a-t-il été considéré chez nous comme une question taboue ? N’est-ce pas parce que l’identification des infiltrés oeuvrant au cœur de nos institutions  serait préjudiciable aux criminels de guerre, aux criminels humanitaires et aux autres coupables des « faits de génocide » ?</p>
<p>Pour avoir refusé de regarder la réalité en face en 2006, elle vient de nous rattraper à partir d’un rapport dont la fuite avant son <em>officielle </em>finalisation interpelle les empêcheurs de penser en rond, les veilleurs-protecteurs de la mémoire collective de nos populations et les autres minorités d’acteurs-créateurs Congolais. Ce rapport nous interpelle sur l’une des questions essentielles restée sans réponse depuis le début de la  guerre d’agression que les USA et la Grande-Bretagne (et leurs alliés occidentaux) nous font à travers le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda interposés : la question de l’institution d’une Commission Justice, Vérité et Réconciliation. Si le rapport du HCDH met en exergue la responsabilité des nègres de service Rwandais et Congolais, celle de leurs parrains occidentaux n’apparaît presque pas. Et pourtant, ne sont-ce pas ces derniers qui ont refusé que nous débattions de la congolité en 2005-2006 ? Une Commission Justice, Vérité et Réconciliation aurait l’avantage de permettre aux Congolais(es) d’aborder certaines questions restées sans réponses depuis 1996 et d’y esquisser quelques pistes de solutions.</p>
<p>A n’en pas douter, c’est déjà bien d’identifier les acteurs africains clé de la tragédie congolaise. Mais c’est insuffisant. Il faut aller plus loin. Tant que « les faiseurs des rois » feront et déferont notre histoire sans que puissions peser de tout notre poids dans la balance des rapports de force mondiaux, instaurer un Tribunal Pénal International sur le Congo et une Commission Justice, Vérité et Réconciliation sur notre histoire seront (déjà) de bonnes solutions ; mais insuffisantes. La guerre d’agression à laquelle nous résistons depuis 1996 est entretenue par « la tribu néolibérale sans frontières », par tous les disciples internationaux de Milton Friedman ; ceux et celles qui, mus par la cupidité, travaillent à ce qu’ils considèrent comme étant  « la destruction créatrice ». La guerre d’agression de basse intensité qu’ils soutiennent chez nous rentre dans cette idéologie vampiriste. Il y a encore du chemin à faire. Un long chemin de rupture dérangeante.</p>
<p>J.-P. Mbelu</p>
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		<title>L’acte d’accusation de dix ans de crimes au Congo RDC</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 12:04:56 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Source: Le Monde
Redoutée par les principaux acteurs régionaux de l’interminable drame humain dans la région des Grands Lacs, la radiographie sans précédent des crimes jalonnant dix ans de guerre en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) que vient d’établir le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) est accablante, principalement pour le Rwanda [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Source: <strong>Le Monde</strong></p>
<p><a onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-5296" href="http://www.updcongo.com/?attachment_id=5296"><img title="Doit de l'homme- ONU" src="http://www.lavdc.net/portail/wp-content/uploads/2010/08/Doit-de-lhomme-ONU.jpg" alt="" width="220" height="138" /></a>Redoutée par les principaux acteurs régionaux de l’interminable drame humain dans la région des Grands Lacs, la radiographie sans précédent des crimes jalonnant dix ans de guerre en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) que vient d’établir le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) est accablante, principalement pour le Rwanda voisin.<span id="more-1660"></span></p>
<p>Sur près de 600 pages, ce document, dont Le Monde a obtenu une version quasi définitive, décrit les « violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 en RDC ».</p>
<p>Derrière l’intitulé se cache une décennie de meurtres, viols, pillages auxquels prirent part plusieurs pays de la région. Des conflits qui firent un nombre indéterminé de morts, mais qui se chiffrent au bas mot en centaines de milliers.</p>
<p>La compilation des rapports existants et la collecte de nouveaux témoignages menée par le HCDH fournissent une base pour des poursuites judiciaires à venir contre les auteurs de ce que le HCDH qualifie de « crimes contre l’humanité, crimes de guerre, voire de génocide » après des années d’impunité.</p>
<p>« CRIMES DE GÉNOCIDE »</p>
<p>Depuis des semaines, le Rwanda déploie ses réseaux et son énergie pour tenter d’étouffer ce rapport qui risque d’atteindre le cœur du régime du président Paul Kagamé, l’homme fort du Rwanda depuis 1994.</p>
<p>Le document estime en effet que « les attaques systématiques et généralisées [contre des Hutu réfugiés en RDC] révèlent plusieurs éléments accablants qui, s’ils sont prouvés devant un tribunal compétent, pourraient être qualifiés de crimes de génocide ».</p>
<p>Il reste à savoir quel tribunal se chargera de cette œuvre de justice alors que la plupart des crimes sortent du champ de compétence de la Cour pénale internationale.</p>
<p>Face aux insuffisances de la justice congolaise, le HCDH insiste sur la nécessité d’imaginer de nouveaux mécanismes judiciaires pour mettre fin au cycle de l’impunité dans la région.</p>
<p>Christophe Châtelot</p>
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		<title>Les derniers viols à l’est de la RD Congo sur le blog de Colette Braeckman et sur le site de Beni-Lubero</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Aug 2010 17:44:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Traiter les informations en provenance de l’Est de notre pays peut être  facilité par plusieurs sources dont  les NTIC et/ou les investigations menées sur place.  Encore faudrait-il que les journalistes et analystes politiques traitant ces informations aient accès à ces NTIC et à cette partie de notre espace vital. Privilégier les témoignages du terrain nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Traiter les informations en provenance de l’Est de notre pays peut être  facilité par plusieurs sources dont  les NTIC et/ou les investigations menées sur place.  Encore faudrait-il que les journalistes et analystes politiques traitant ces informations aient accès à ces NTIC et à cette partie de notre espace vital. Privilégier les témoignages du terrain nous semble être le moyen le mieux indiqué pour s’approcher le plus possible de « la vérité ». Même là, il est difficile que les journalistes et les analystes politiques s’éloignent de leur orientation idéologique.<span id="more-1648"></span></p>
<p>Analysons le cas de derniers viols perpétrés à l’est de notre pays. Voici ce que nous lisons sur le blog de Colette Braeckman sous le titre « <a title="http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2010/08/24/terreur-au-kivu-plus-de-200-femmes-systematiquement-violees/" href="http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2010/08/24/terreur-au-kivu-plus-de-200-femmes-systematiquement-violees/" target="_blank">Terreur au Kivu: plus de 200 femmes systématiquement violées</a> » (ce 24 août 2010). Colette Braeckman écrit : « Malgré les opérations militaires en cours depuis un an et demi, l’horreur ne faiblit pas dans l’Est du Congo: plus de 200 femmes et plusieurs jeunes garçons ont été violés au Sud Kivu, dans une région difficile d’accès qui se situe entre la ville minière de Walikale et le territoire de Masisi. » Faisant allusion à ses sources, Colette note : « Un travailleur humanitaire, rentrant d’une tournée en brousse, nous détaille par téléphone, avec accablement, la désolation dont il a été témoin : j’ai vu plus de 30 villages vidés de leurs habitants, le cholera est revenu à Shabunda et dans les villages de Inyanturi, Kembe, Singe, Rubonga, Kasani et d’autres encore, les femmes sont terrorisées car elles ont été victimes de viols. C’est surtout à Luvungi, un centre agricole de 2200 habitants à 30 km de la ville minière de Walikale que la terreur a été la plus atroce, la plus systématique. Un habitant de la région, également joint par téléphone, nous assure que ces viols avaient presque un caractère sacrificiel, relevant d’une politique de terreur délibérée. »</p>
<p>Quand ces viols ont-ils eu lieu et qui les a orchestrés ? Pour Colette Braeckman, « c’est le 30 juillet et dans les premiers jours d’août qu’un groupe de plus de 400 combattants, des rebelles hutus rwandais auxquels s’étaient joint des combattants congolais Mai Mai, a attaqué la population civile de Luvungi. De sang froid, femmes ont été violées, sans qu’il y ait eu combats, échanges de coups de feu ou victimes parmi les hommes en armes. Un médecin américain, le DR Cragin, travaillant pour le Corps médical international, ainsi que le médecin congolais chef de district, le Dr. Kacha, ont recueilli des témoignages selon lesquels les assaillants ont procédé systématiquement, s’emparant des femmes à l’issue d’une réunion et se mettant parfois à cinq ou six pour les violer. »  Ces viols ont eu lieu à moins de trente kilomètres d’une des bases de Casques bleus de la Monusco. Ces derniers n’ont même pas pu divulguer cette information. Elle a été donnée par les sources privées et les humanitaires.</p>
<p>Sont-ce les sources privées et humanitaires qui ont identifié  les violeurs aux FDLR et aux Mai Mai ou Colette Braeckman ? En confrontant le blog de Colette au site de Benilubero, l’identification faite par la journaliste du Soir soulève des doutes. Elle relèverait des préjugés que les faits n’ont pas pu neutraliser. Sur le site Internet de Benilubero, un article (publié ce 24 août) intitulé  « <a title="http://www.benilubero.com/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=2087:beni-un-cacique-du-cndp-sorti-de-prison-et-promu-chef-du-cadastre&amp;catid=1:dches&amp;Itemid=98" href="http://www.benilubero.com/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=2087:beni-un-cacique-du-cndp-sorti-de-prison-et-promu-chef-du-cadastre&amp;catid=1:dches&amp;Itemid=98" target="_blank">Beni : Un cacique du CNDP sorti de prison promu Chef du Cadastre</a> »  et traitant du retour des « réfugiés » à l’Est de notre pays jette un peu de lumière sur l’identité « cachée »  des « assaillants » (re)venus au Congo pour occuper les carrés miniers. L’auteur écrit : « Pour cacher la vraie identité de ces réfugiés armés qui endeuillent les populations civiles congolaises, les discours des stratèges de cette occupation à peine voilée habillent ces refugiés armés de la fausse identité des FDLR, ADF-NALU, LRA, etc., des mouvements rebelles étrangers qui ont été jadis actifs dans la région et dont les actions étaient dirigées non contre les congolais mais contre leurs pays d’origine, à savoir le Rwanda et l’Ouganda. Notez aussi que les refugiés congolais retournant du Rwanda et de l’Ouganda sont les seuls refugiés au monde à porter des armes et à s’installer eux-mêmes où ils veulent au vu et au su des organismes de l’ONU. » (Nous soulignons) Cet article est suivi d’une lettre (du 23 août) de la société civile du Nord Kivu protestant contre la future nomination du cacique du CNDP susmentionné. Disons que pour le Bubolais qui rédige cet article, témoin de la guerre d’agression que  l’Est de notre pays connaît, le discours de Colette Braeckman serait à classer parmi ceux « des stratèges de cette occupation à peine voilée » de cette partie de notre espace vital.</p>
<p>Plusieurs indices aideraient à tirer cette  conclusion. Revenons à l’article de Colette. Le fait que les viols aient eu lieu à quelques kilomètres de la base de Casques bleus indiens et que ceux-ci ne soient pas intervenus a, à en croire Colette Braeckman, créé une polémique. Et « cette polémique pourrait nourrir les reproches du gouvernement congolais, qui aurait souhaité le retrait des forces de l’ONU, arguant qu’elles ont échoué dans leur mission de protéger les civils. »  Mais pourquoi le gouvernement de Kinshasa ne serait-il pas lui mis au ban des accusés pour avoir coopéré avec des criminels de guerre au nom d’une paix des cimetières ? D’appliquer une politique de « tolérance zéro » à géométrie variable ?</p>
<p>Colette ne traite pas de ces questions. Heureusement, certains  compatriotes à l’Est n’ont pas encore perdu leur capacité de se souvenir. L’auteur de l’article du site de Benilubero en est un. Il note ceci : « Le peuple congolais se rappelle l’amnistie et le refus de livrer à la justice nationale et internationale compétente des rebelles accusés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité et responsables de plus de 6 millions des morts congolais. La raison de cette amnistie disait-on était de favoriser la paix nationale. Cette paix n’est pas encore visible à l’Est du pays où les amnistiés d’hier continuent de tuer et de piller les ressources naturelles du pays. » Comment un gouvernement travaillant avec les criminels de guerre et humanitaires, c’est-à-dire entretenant la non-protection des civils peut-il jeter une pierre à quiconque ? Quelle est la part du Rwanda se Kagame dans tout ça ? Colette Braeckman reste muette sur cette question.</p>
<p>Subtilement, elle écrit : « En outre, si échec il y a, il est partagé: voici un an et demi, des opérations militaires de grande ampleur ont été lancées au Nord et au Sud Kivu par l’armée congolaise, afin de déloger les rebelles hutus de leurs bastions et de les inciter à rentrer au Rwanda. » Qui a mené ces opérations militaires d’envergure ? Pas seulement l’armée congolaise. L’armée rwandaise est venue chez nous au mois de janvier 2009 pour déloger les FDLR. Après l’opération conjointe dénommée Umoja Wetu, le gouvernement de Kinshasa et celui du Rwanda avaient fait croire au monde entier que la capacité de nuisance des FDLR était réduite à presque néant. Que Colette Braeckman fasse semblant d’oublier cela en voulant nous convaincre que «  dans les régions minières, près de Walikale ou de Luvungi, les Rwandais des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Congo), qui totaliseraient encore 4000 combattants, ont maintenu leur emprise, avec quelquefois le soutien de groupes armés congolais », il y a là un problème. Qui a menti à qui ? Qui ment à qui ?</p>
<p>Comment peut-elle à la fois affirmer que le Rwanda a pillé le Congo (lire son article du 15 août 2010 intitulé « <a title="http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2010/08/15/kagame-le-vrai-patron-du-rwanda/" href="http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2010/08/15/kagame-le-vrai-patron-du-rwanda/" target="_blank">Kagame, le vrai patron du Rwanda</a> »)  pour booster son économie et ne pas mentionner le Rwanda officiel dans l’actuel contrôle des zones minières à l’Est de notre pays? A qui obéissent « les nouveaux maîtres du CNDP » amnistiés ? N’est-ce pas à Kigali ? De quelles ressources le Rwanda dispose-t-il pour penser de Kigali le Singapour d’Afrique ?</p>
<p>Affirmer qu’il y a encore 4000 combattants FDLR à l’Est de notre pays, n’attribuer l’échec « des opérations militaires de grande ampleur » qu’à l’armée congolaise, ne voir que les groupes rebelles dans la mort qui est semée à l’Est de notre pays et faire fi de la main de Kigali et de ses parrains dans la guerre d’agression qui se poursuit à l’Est de notre pays, tout cela participerait, à notre humble avis, du discours des médias dominants, complices de l’occupation de notre pays. Il ne sera pas étonnant que le gagnant des élections au Rwanda          décide de revenir « officiellement » au Congo demain afin d’en découdre pour la énième fois avec les 4000 FDLR « ressuscités » après Umoja wetu, Kimia I et II, opération Rwenzori, etc. (Et c’est dans ce conteste de guerre d’agression entretenue que les plus légalistes d’entre nous disent vouloir aller aux élections ?)</p>
<p>Lire les médias dominants devrait toujours nous pousser à les confronter aux médias alternatifs et aux informations du terrain ; aux faits. Souvent, ils servent, subtilement, « les maîtres du monde et ceux qui leur obéissent ». Pour être concret, lire Colette Braeckman sur les questions liées à l’Est de notre pays sans consulter le site de Benilubero pourrait participer du viol de notre imaginaire. Depuis la guerre le début de la guerre du FPR jusqu’à ce jour, Colette Braeckman est restée égale à elle-même. Au service des dominants et de leurs hommes et femmes liges.</p>
<p>J.-P.Mbelu</p>
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		<title>Reconnaissance des faits de « génocide » au Congo et élections de 2011</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Aug 2010 17:40:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une information circule depuis de matin sur Internet. « Un rapport du Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, révélé jeudi par Le Monde, estime que des faits de « génocide » ont pu être commis en République démocratique du Congo en 1996-98 par des militaires rwandais ou soutenus par le Rwanda. »  Pour plusieurs compatriotes, cette information n’en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une information circule depuis de matin sur Internet. « Un rapport du Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, révélé jeudi par Le Monde, estime que des faits de « génocide » ont pu être commis en République démocratique du Congo en 1996-98 par des militaires rwandais ou soutenus par le Rwanda. »  Pour plusieurs compatriotes, cette information n’en est pas une. Elle est un secret de polichinelle. <span id="more-1645"></span>Néanmoins, elle signe, ne fût-ce qu’officiellement, la victoire des « petits restes » têtus, convaincus que la vérité finit toujours par triompher. Encore faudrait-il que le génocide reconnu ne soit pas seulement celui des Hutu mais aussi celui des Congolais(es). Quelles seront les conséquences de la publication officielle de ce rapport ? L’avenir nous le dira. Plusieurs autres rapports citant nommément les criminels de guerre et humanitaires n’ont été suivis d’aucune sanction juridique jusqu’à ce jour. Cela étant, que Kagame n’ait pas réussi à empêcher la publication de ce rapport -même s’il doit avoir subi un certain toilettage- , cela marque les limites de l’homme de Kigali.</p>
<p>Si nous revenons sur ce rapport, c’est parce qu’il nous semble reposer la question de la légalité et de la légitimité du choix de certains membres de l’APR et de l’AFDL qui dirigent notre pays depuis la guerre de 1996 jusqu’à ce jour. Dans son livre (intitulé <strong><span style="text-decoration: underline;">Ces tueurs  Tutsi. Au cœur de la tragédie congolais</span></strong>, Paris, Duboiris, 2009), Charles Onana nous rappelle que « Joseph Kabila a été formé par l’Armée Patriotique Rwandaise et qu’il est entré avec elle au Congo lors de la prise du pouvoir de Laurent-Désiré Kabila en 1997. » (p.161) Et il poursuit : « D’après James Kabarebe, l’actuel chef d’état-major de l’armée rwandaise (en 2009) : « Joseph Kabila a eu les pires difficultés à s’adapter à la vie de soldat. Cela se voyait lors des  échanges de tirs. Il ne savait pas quoi faire. Je lui ai donc tout appris. Après la chute de Kisangani, je lui ai donné quelques tuyaux pour affronter la presse internationale. Nous  avons même dû répéter, et je jouais le rôle du journaliste. Découragé, il a failli laisser tomber, et j’ai dû crier : « c’est toi qui est censé avoir pris Kisangani, pas moi. » » (p. 162) (Ce texte que reproduit Charles Onana est tiré de l’interview que James Kabarebe a accordé <em>à Jeune Afrique  L’Intelligent </em> N° 2155-2156 du 29 avril 2002.)  En marchant vers Kisangani, James Kabarebe a dû apprendre à Joseph Kabila a joué « le rôle de conquérant » et cela a été consigné dans les livres et les journaux. Une brèche ! Savaient-ils, lui et son poulain, qu’un jour,  le Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme reviendrait sur leurs traces pour dénicher « le génocide » dont ils ont été les auteurs ? Les copains d’Hitler savaient-ils qu’il y aurait un jour un Nuremberg ?</p>
<p>Sans être juriste, mais recourant à notre unique bon sens, nous estimons qu’à partir du moment où le rapport sur « ce génocide » est rendu officiel, nos populations devraient remettre en question la légalité et la légitimité de Joseph Kabila. Les élections organisées pour le plébisciter « chef de l’Etat » en 2006 ont été une erreur politique et  doivent être effacées de notre histoire. Sa candidature pour les élections de 2011 doit être rejetée. Les démarches entreprises par Marie-Thérèse Nlandu et d’autres compatriotes pour le traduire en justice à la Cour Pénale Internationale devraient être soutenues  jusqu’au bout.</p>
<p>Nous partons tout simplement du bon sens. Comment pouvons-nous accepter comme « chef de l’Etat » un individu impliqué dans les crimes de génocide ? Comment et pourquoi les plus légalistes d’entre nous vont-ils concourir aux élections de 2011 avec   quelqu’un dont la place devrait être en prison et prétendre qu’ils luttent pour un Etat de droit ? Ce qui est dit pour Joseph Kabila peut s’appliquer à ces nervis.</p>
<p>Il se pourrait que nous soyons de millions de Congolais(es) à avoir perdu le bon sens. (Et pourtant, il serait la chose la mieux partagée !)A ce moment-là, il reviendra aux plus lucides d’entre nous de poursuivre cette lutte juste. Les minorités organisées d’acteurs-créateurs peuvent s’en emparer.</p>
<p>Nous ne sommes pas naïfs ! Nous savons que la guerre d’agression au cours de laquelle Joseph Kabila a été impliqué dans les crimes de génocide et autres crimes contre l’humanité participe de ces « guerres secrètes de la politique et de la justice internationale » comme le démontre si bien Florence Hartmann dans Paix et Châtiment (2007). Et que les nègres de service servent « les cosmocrates ».</p>
<p>L’inefficacité de la mise en pratique de certaines résolutions prises par l’ONU pour mettre fin à certains conflits à travers le monde nous contraint à la vigilance. Publier un rapport comme celui dont il est question, maintenant, peut-être une astuce : casser l’élan patriotique montant parmi nous, plonger les plus déterminés à arracher nos terres des mains des criminels susmentionnés et à assouvir notre soif d’autodétermination dans l’attentisme et l’obscurantisme. Nous ne sommes pas dupes !</p>
<p>Malgré cela, il nous appartient de ne pas perdre notre bon sens. Ne fût-ce que cela. Il nous appartient de ne pas perdre notre capacité de nous souvenir et de tenter tout ce que nous pouvons pour que les criminels de guerre et les criminels contre l’humanité ne nous gouvernent plus jamais. Epiloguer sur les élections de 2011 en passant outre cette question « qui va concourir avec qui, à quelles élections?»  nous semble être un manque de respect à l’endroit de nous-mêmes. Ce n’est qu’un point de vue.</p>
<p>J.-P. Mbelu</p>
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