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	<title>updcongo.com &#187; Magazine/Revue de la presse</title>
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		<title>Génocide au Congo : l&#039;ONU accuse le Rwanda</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 11:52:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un rapport du Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, révélé jeudi par Le Monde, estime que des faits de  génocide  ont pu être commis en République démocratique du Congo en 1996-98 par des militaires rwandais ou soutenus par le Rwanda.  Dans ce document dont le quotidien dit s’être procuré une version quasi-définitive, les enquêteurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un rapport du Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, révélé jeudi par Le Monde, estime que des faits de  génocide  ont pu être commis en République démocratique du Congo en 1996-98 par des militaires rwandais ou soutenus par le Rwanda.  Dans ce document dont le quotidien dit s’être procuré une version quasi-définitive, les enquêteurs de l’ONU estiment que « <em>les attaques systématiques et généralisées</em> (contre des Hutu réfugiés en RDC) <em>révèlent plusieurs éléments accablants qui, s’ils sont prouvés devant un tribunal compétent, pourraient être qualifiés de crimes de génocide</em> ».<span id="more-1656"></span></p>
<p>Paul Kagamé aurait tenté d’empêcher la publication du rapport © AFP</p>
<p><span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000;"><img src="http://www.lesoir.be/zc/vignettes475x300/mediastore/_2010/aout/hermes/ID2325406_26-kagame-afp_125407_011AJA_0.JPG.jpg" alt="Génocide au Congo : l’ONU accuse le Rwanda" width="200" height="208" /></span></span></p>
<p>Ce rapport de 600 pages, qui porte sur la décennie 1993-2003, se réfère en l’espèce aux faits imputés à l’Armée patriotique rwandaise (APR) durant la première guerre en RDC, de 1996 à 1998. Il se réfère aussi à des faits imputés à l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), « <em>une coalition créée à Kigali</em> » en octobre 1996, selon le rapport.</p>
<p>C’est cette coalition qui avait permis à Laurent-Désiré Kabila de chasser du pouvoir à Kinshasa le maréchal Mobutu en mai 1997.</p>
<p>Le rapport décrit « <em>la nature systématique, méthodologique et préméditée des attaques contre les Hutu (qui) se sont déroulées dans chaque localité où des réfugiés ont été dépistés par l’AFDL/APR sur une très vaste étendue du territoire</em> ».</p>
<p>« <em>L’ampleur des crimes et le nombre important de victimes, probablement plusieurs dizaines de milliers, sont démontrés par les nombreux incidents répertoriés dans le rapport. L’usage extensif d’armes blanches</em> (principalement des marteaux) <em>et les massacres systématiques de survivants après la prise des camps démontrent que les nombreux décès ne sont pas imputables aux aléas de la guerre</em> », est-il aussi écrit, selon Le Monde.</p>
<p>Plus d’un million de Hutu du Rwanda s’étaient réfugiés dans l’ex-Zaïre (aujourd’hui RDCongo) après la prise du pouvoir à Kigali du Front patriotique rwandais (FPR) à majorité tutsi, après le génocide qui avait visé les membres de cette ethnie en 1994.</p>
<p>Le Monde affirme que le président rwandais Paul Kagamé a tenté d’empêcher la publication par l’ONU de ce rapport et que Kigali a menacé de retirer ses troupes des opérations de l’ONU en cas de fuites dans la presse.</p>
<p>Le journal précise que le rapport n’incrimine pas que le Rwanda.</p>
<p>Entre 1998 et 2003, au moins 8 armées nationales et 21 groupes armés irréguliers ont pris part à « la deuxième guerre » de RDC.</p>
<p><strong>(afp)</strong></p>
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		<title>Les derniers viols à l’est de la RD Congo sur le blog de Colette Braeckman et sur le site de Beni-Lubero</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Aug 2010 17:44:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
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		<description><![CDATA[Traiter les informations en provenance de l’Est de notre pays peut être  facilité par plusieurs sources dont  les NTIC et/ou les investigations menées sur place.  Encore faudrait-il que les journalistes et analystes politiques traitant ces informations aient accès à ces NTIC et à cette partie de notre espace vital. Privilégier les témoignages du terrain nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Traiter les informations en provenance de l’Est de notre pays peut être  facilité par plusieurs sources dont  les NTIC et/ou les investigations menées sur place.  Encore faudrait-il que les journalistes et analystes politiques traitant ces informations aient accès à ces NTIC et à cette partie de notre espace vital. Privilégier les témoignages du terrain nous semble être le moyen le mieux indiqué pour s’approcher le plus possible de « la vérité ». Même là, il est difficile que les journalistes et les analystes politiques s’éloignent de leur orientation idéologique.<span id="more-1648"></span></p>
<p>Analysons le cas de derniers viols perpétrés à l’est de notre pays. Voici ce que nous lisons sur le blog de Colette Braeckman sous le titre « <a title="http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2010/08/24/terreur-au-kivu-plus-de-200-femmes-systematiquement-violees/" href="http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2010/08/24/terreur-au-kivu-plus-de-200-femmes-systematiquement-violees/" target="_blank">Terreur au Kivu: plus de 200 femmes systématiquement violées</a> » (ce 24 août 2010). Colette Braeckman écrit : « Malgré les opérations militaires en cours depuis un an et demi, l’horreur ne faiblit pas dans l’Est du Congo: plus de 200 femmes et plusieurs jeunes garçons ont été violés au Sud Kivu, dans une région difficile d’accès qui se situe entre la ville minière de Walikale et le territoire de Masisi. » Faisant allusion à ses sources, Colette note : « Un travailleur humanitaire, rentrant d’une tournée en brousse, nous détaille par téléphone, avec accablement, la désolation dont il a été témoin : j’ai vu plus de 30 villages vidés de leurs habitants, le cholera est revenu à Shabunda et dans les villages de Inyanturi, Kembe, Singe, Rubonga, Kasani et d’autres encore, les femmes sont terrorisées car elles ont été victimes de viols. C’est surtout à Luvungi, un centre agricole de 2200 habitants à 30 km de la ville minière de Walikale que la terreur a été la plus atroce, la plus systématique. Un habitant de la région, également joint par téléphone, nous assure que ces viols avaient presque un caractère sacrificiel, relevant d’une politique de terreur délibérée. »</p>
<p>Quand ces viols ont-ils eu lieu et qui les a orchestrés ? Pour Colette Braeckman, « c’est le 30 juillet et dans les premiers jours d’août qu’un groupe de plus de 400 combattants, des rebelles hutus rwandais auxquels s’étaient joint des combattants congolais Mai Mai, a attaqué la population civile de Luvungi. De sang froid, femmes ont été violées, sans qu’il y ait eu combats, échanges de coups de feu ou victimes parmi les hommes en armes. Un médecin américain, le DR Cragin, travaillant pour le Corps médical international, ainsi que le médecin congolais chef de district, le Dr. Kacha, ont recueilli des témoignages selon lesquels les assaillants ont procédé systématiquement, s’emparant des femmes à l’issue d’une réunion et se mettant parfois à cinq ou six pour les violer. »  Ces viols ont eu lieu à moins de trente kilomètres d’une des bases de Casques bleus de la Monusco. Ces derniers n’ont même pas pu divulguer cette information. Elle a été donnée par les sources privées et les humanitaires.</p>
<p>Sont-ce les sources privées et humanitaires qui ont identifié  les violeurs aux FDLR et aux Mai Mai ou Colette Braeckman ? En confrontant le blog de Colette au site de Benilubero, l’identification faite par la journaliste du Soir soulève des doutes. Elle relèverait des préjugés que les faits n’ont pas pu neutraliser. Sur le site Internet de Benilubero, un article (publié ce 24 août) intitulé  « <a title="http://www.benilubero.com/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=2087:beni-un-cacique-du-cndp-sorti-de-prison-et-promu-chef-du-cadastre&amp;catid=1:dches&amp;Itemid=98" href="http://www.benilubero.com/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=2087:beni-un-cacique-du-cndp-sorti-de-prison-et-promu-chef-du-cadastre&amp;catid=1:dches&amp;Itemid=98" target="_blank">Beni : Un cacique du CNDP sorti de prison promu Chef du Cadastre</a> »  et traitant du retour des « réfugiés » à l’Est de notre pays jette un peu de lumière sur l’identité « cachée »  des « assaillants » (re)venus au Congo pour occuper les carrés miniers. L’auteur écrit : « Pour cacher la vraie identité de ces réfugiés armés qui endeuillent les populations civiles congolaises, les discours des stratèges de cette occupation à peine voilée habillent ces refugiés armés de la fausse identité des FDLR, ADF-NALU, LRA, etc., des mouvements rebelles étrangers qui ont été jadis actifs dans la région et dont les actions étaient dirigées non contre les congolais mais contre leurs pays d’origine, à savoir le Rwanda et l’Ouganda. Notez aussi que les refugiés congolais retournant du Rwanda et de l’Ouganda sont les seuls refugiés au monde à porter des armes et à s’installer eux-mêmes où ils veulent au vu et au su des organismes de l’ONU. » (Nous soulignons) Cet article est suivi d’une lettre (du 23 août) de la société civile du Nord Kivu protestant contre la future nomination du cacique du CNDP susmentionné. Disons que pour le Bubolais qui rédige cet article, témoin de la guerre d’agression que  l’Est de notre pays connaît, le discours de Colette Braeckman serait à classer parmi ceux « des stratèges de cette occupation à peine voilée » de cette partie de notre espace vital.</p>
<p>Plusieurs indices aideraient à tirer cette  conclusion. Revenons à l’article de Colette. Le fait que les viols aient eu lieu à quelques kilomètres de la base de Casques bleus indiens et que ceux-ci ne soient pas intervenus a, à en croire Colette Braeckman, créé une polémique. Et « cette polémique pourrait nourrir les reproches du gouvernement congolais, qui aurait souhaité le retrait des forces de l’ONU, arguant qu’elles ont échoué dans leur mission de protéger les civils. »  Mais pourquoi le gouvernement de Kinshasa ne serait-il pas lui mis au ban des accusés pour avoir coopéré avec des criminels de guerre au nom d’une paix des cimetières ? D’appliquer une politique de « tolérance zéro » à géométrie variable ?</p>
<p>Colette ne traite pas de ces questions. Heureusement, certains  compatriotes à l’Est n’ont pas encore perdu leur capacité de se souvenir. L’auteur de l’article du site de Benilubero en est un. Il note ceci : « Le peuple congolais se rappelle l’amnistie et le refus de livrer à la justice nationale et internationale compétente des rebelles accusés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité et responsables de plus de 6 millions des morts congolais. La raison de cette amnistie disait-on était de favoriser la paix nationale. Cette paix n’est pas encore visible à l’Est du pays où les amnistiés d’hier continuent de tuer et de piller les ressources naturelles du pays. » Comment un gouvernement travaillant avec les criminels de guerre et humanitaires, c’est-à-dire entretenant la non-protection des civils peut-il jeter une pierre à quiconque ? Quelle est la part du Rwanda se Kagame dans tout ça ? Colette Braeckman reste muette sur cette question.</p>
<p>Subtilement, elle écrit : « En outre, si échec il y a, il est partagé: voici un an et demi, des opérations militaires de grande ampleur ont été lancées au Nord et au Sud Kivu par l’armée congolaise, afin de déloger les rebelles hutus de leurs bastions et de les inciter à rentrer au Rwanda. » Qui a mené ces opérations militaires d’envergure ? Pas seulement l’armée congolaise. L’armée rwandaise est venue chez nous au mois de janvier 2009 pour déloger les FDLR. Après l’opération conjointe dénommée Umoja Wetu, le gouvernement de Kinshasa et celui du Rwanda avaient fait croire au monde entier que la capacité de nuisance des FDLR était réduite à presque néant. Que Colette Braeckman fasse semblant d’oublier cela en voulant nous convaincre que «  dans les régions minières, près de Walikale ou de Luvungi, les Rwandais des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Congo), qui totaliseraient encore 4000 combattants, ont maintenu leur emprise, avec quelquefois le soutien de groupes armés congolais », il y a là un problème. Qui a menti à qui ? Qui ment à qui ?</p>
<p>Comment peut-elle à la fois affirmer que le Rwanda a pillé le Congo (lire son article du 15 août 2010 intitulé « <a title="http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2010/08/15/kagame-le-vrai-patron-du-rwanda/" href="http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2010/08/15/kagame-le-vrai-patron-du-rwanda/" target="_blank">Kagame, le vrai patron du Rwanda</a> »)  pour booster son économie et ne pas mentionner le Rwanda officiel dans l’actuel contrôle des zones minières à l’Est de notre pays? A qui obéissent « les nouveaux maîtres du CNDP » amnistiés ? N’est-ce pas à Kigali ? De quelles ressources le Rwanda dispose-t-il pour penser de Kigali le Singapour d’Afrique ?</p>
<p>Affirmer qu’il y a encore 4000 combattants FDLR à l’Est de notre pays, n’attribuer l’échec « des opérations militaires de grande ampleur » qu’à l’armée congolaise, ne voir que les groupes rebelles dans la mort qui est semée à l’Est de notre pays et faire fi de la main de Kigali et de ses parrains dans la guerre d’agression qui se poursuit à l’Est de notre pays, tout cela participerait, à notre humble avis, du discours des médias dominants, complices de l’occupation de notre pays. Il ne sera pas étonnant que le gagnant des élections au Rwanda          décide de revenir « officiellement » au Congo demain afin d’en découdre pour la énième fois avec les 4000 FDLR « ressuscités » après Umoja wetu, Kimia I et II, opération Rwenzori, etc. (Et c’est dans ce conteste de guerre d’agression entretenue que les plus légalistes d’entre nous disent vouloir aller aux élections ?)</p>
<p>Lire les médias dominants devrait toujours nous pousser à les confronter aux médias alternatifs et aux informations du terrain ; aux faits. Souvent, ils servent, subtilement, « les maîtres du monde et ceux qui leur obéissent ». Pour être concret, lire Colette Braeckman sur les questions liées à l’Est de notre pays sans consulter le site de Benilubero pourrait participer du viol de notre imaginaire. Depuis la guerre le début de la guerre du FPR jusqu’à ce jour, Colette Braeckman est restée égale à elle-même. Au service des dominants et de leurs hommes et femmes liges.</p>
<p>J.-P.Mbelu</p>
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		<title>RD Congo:Électricité à Pelende, un rêve qui devient réalité</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Aug 2010 09:08:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis plus de six mois déjà, la nouvelle a largement été diffusée dans plusieurs forums que la paroisse Jésuite de Pelende était déjà électrifiée. Depuis lors, rien n’a suivi. Et plusieurs se posent pas mal de questions à ce sujet. Certains se demandent à quoi le projet ressemble depuis plus de six mois déjà, la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis plus de six mois déjà, la nouvelle a largement été diffusée dans plusieurs forums que la paroisse Jésuite de Pelende était déjà électrifiée. Depuis lors, rien n’a suivi. Et plusieurs se posent pas mal de questions à ce sujet. Certains se demandent à quoi le projet ressemble depuis plus de six mois déjà, la nouvelle a largement été diffusée dans plusieurs forums que la paroisse Jésuite de Pelende était déjà électrifiée. Depuis lors, rien n’a suivi. Et plusieurs se posent pas mal de questions à ce sujet. Ce rêve qui a été nourri depuis belle lurette, et dont la réalisation n’a jamais été possible dans plusieurs centres du Kwango dans la province du Bandundu, semble à présent devenir une réalité.<span id="more-1607"></span></p>
<p>Je viens, dans les lignes suivantes, vous faire une description succincte du Projet qui a vu le jour a la Tsuku. La Tsuku est une des sources qui entourent la paroisse de Pelende. Elle se situe a l’entrée de la Paroisse (lorsqu’on vient par la route de la Zizi), à 3 km de la communauté des Pères de la Compagnie de Jésus. La source se situe dans cette vallée quasi encaissée, et c’est cette source qui abreuve les habitants de Kintanu, Lutondo. Actuellement, la paroisse s’élargit. A l’entrée de la paroisse se situe l’Institut Supérieur de Pelende, (avant Kintanu) et tout un quartier se développe entre l’Isp, Lutondo et l’école primaire Ntombuka, des Sœurs de Notre Dame de Namur. A partir de l’ISP, la source est à quelques 2,3km. Le sentier qui y donne accès est, au début, parallèle au raccourci qui relie Pelende et Madiadia et aussi Matamba-Solo.</p>
<p>De la route principale qui passe derrière le Lycée Kumeso, une piste a été aménagée pour cheminer le matériel de construction, en véhicule. Malheureusement, la piste n’arrive pas encore jusqu’à la source même, car les 500 derniers mètres sont sur une pente très raide. Le véhicule reste sur le plateau, et il faut des porteurs pour continuer le reste du trajet. Il a fallu donc un travail de titans pour frayer un chemin à travers la brousse, puis la forêt, sur cette forte pente dangereuse, pour enfin acheminer le matériel jusqu’ à la source.</p>
<p>La micro-centrale est une structure très simple. Tout commence à la source même de la Tsuku, ou un petit barrage en béton a été construit. De là, l’eau est dirigée vers une petite conduite forcée bétonnée. Celle-ci débouche dans un tuyau de 5 dm de diamètre et a peine 14m de long. A l’issue de cette canalisation, en aval de la source, se trouve une roue métallique de plus ou moins 7 mètres de diamètre. L’eau canalisée par le tuyau fait actionner la roue, qui à son tour transmet le mouvement à l’axe centrale sur laquelle la roue repose. Un transformateur est accouplé à l’axe. Et donc, avec ce transformateur on obtient du courant électrique.  Ce courant est acheminé vers la Paroisse par un câble échouant dans le tableau de distribution, dans la communauté jésuite. D’après les calculs, la grande roue peut produire seulement jusqu&#8217;à 50 KVA. Il reste cependant possible d’accoupler une ou deux autres roues afin de faire un total de 100 KVA ou plus, nécessaires pour alimenter tout Pelende. Le travail est réalisé par un jeune ingénieur Congolais. Celui-ci avait déjà réussi à installer deux micro-centrales semblables, une dans une paroisse du Bandundu et une autre dans la ferme de son oncle dans le Bas-Congo.</p>
<p>Tout cela est beau. Mais est-ce opérationnel ? Jusque début juillet 2009, Pelende n’était pas encore éclairé. En fait, le jeune ingénieur avait essayé de faire tourner la roue à la fin des travaux. Il y a eu quelques erreurs s’étaient glissées dans le calcul. D’abord, le jeune ingénieur Congolais avait surestimé le débit de la Tsuku. Ayant fait ses prélèvements en saison sèche, il s’imaginait et pouvait prédire qu’en saison pluvieuse ce débit serait plus élevé. Curieusement, le débit de la Tsuku est stable. En plus, quelques petites retouches s’avéraient obligatoires au niveau de l’axe, pour la rendre capable de supporter le poids de la grande roue. Ce matériel a pris un peu de temps pour arriver à Kinshasa. Enfin, c’est finalement au mois de mai 2010 que le matériel est arrivé dans les entrepôts du Servico, attendant d’être éventuellement achemine a Pelende.</p>
<p>En dépit de ces quelques défauts techniques, la commission paroissiale en charge de la microcentrale tient des réunions régulières afin d’évaluer l’avancement du projet, les questions sécuritaires ainsi que d’autres aspects. Ainsi, même si jusque début juillet 2010 Pelende n’était pas encore éclairé, il y a encore beaucoup d’espoir que le projet aura finalement une issue positive. La population reste optimiste et enthousiaste.</p>
<p>Quelle leçon tirer de ce projet de la Tsuku ? L’expérience de la Tsuku exprime d’une manière assez claire le besoin urgent d’électrification du Kwango. Et ce désir se fait sentir lorsque vous faites un tour dans les grands centres de cette partie du Congo. L’eau et l’électricité étant des facteurs du développement, l’électrification du Kwango contribuerait à mettre petit a petit fin a l’isolement de cette contrée. Elle serait pour ainsi dire un facteur déterminant dans le développement ainsi que la diversification du secteur commercial et finalement du niveau de vie de la population.</p>
<p>En plus, ceux qui ont osé penser « Tsuku » nous apprennent simplement que c’est possible, il suffit d’oser. Un dispositf semblable fait monter de l&#8217;eau depuis plusieurs années du bas fond de la &#8220;kiobo-kiobo&#8221; à la paroisse Kitenda située à 75km de Pelende. Un dispositif aussi capable de produire à la fois de l&#8217;électricité et faire monter de l&#8217;eau à la paroisse.</p>
<p>Le Kwango est doté de grandes structures naturelles qui peuvent encourager l’érection de centaines de microcentrales. Non loin de la Tsuku par exemple, à quelques 7 km seulement se trouve la chute de la Zizi (plus de 10 mde haut), avec une puissance capable d’éclairer tout le secteur de Kingunda et même plus, sans penser à la grande chute de Ngulu ngulu a Kimbala Twana, la Mbwandu à Kasongo-Lunda, la Yuku à Kingunda et beaucoup d’autres. La transformation des structures et du niveau de vie est possible si nous pouvons y participer comme population, conscients qu’une telle entreprise contribuera à améliorer nos conditions de vie et aussi à assurer un avenir digne a notre progéniture.</p>
<p>Par-dessus tout, ce sont des hommes inspirés qui créent les idées. Ainsi, le développement du Kwango nécessite des leaders dignes de confiance, charismatiques, capables de mobiliser les peuples, et surtout des hommes et des femmes soucieux du bien-être de leurs concitoyens. Le problème majeur reste encore celui de la transparence dans la gestion des deniers publics. Sans des hommes et de femmes dignes de confiance et transparents dans leur gestion de la chose publique, croyant au caractère sacré de toute vie humaine, la population kwangolaise restera toujours méfiante et chacun continuera à faire cavalier seul. Pourtant les défis sont très nombreux.</p>
<p>Partant de l’expérience de la Tsuku, c’est sur une note d’espérance que nous voudrions terminer ces quelques lignes. Tsuku nous apprend que c’est possible. Nous le pouvons si nous sommes déterminés à travailler ensemble. « Force-les de bâtir ensemble, et tu les changeras en frère… » et « du choc des idées jaillit la lumière ». Les esprits s’éveilleront certainement et peut-être Tsuku servira de stimulant pour d’autres projets qui piétinent, en l’occurrence celui de la Mbwandu, voire celui de l’unification du Kwango avec l’érection d’un pont sur la Wamba, pour relier Mawanga et Wamba-Lwadi. Conjuguons efforts. C’est le moment favorable.</p>
<p>Jean Nyembo,sj</p>
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		<title>Les élections de 2011 et les en-dessous de la circulaire de Mende</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Aug 2010 19:15:30 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[En observant attentivement ce qui se passe dans notre pays depuis la guerre de l’AFDL (dite guerre de libération), la perte de la capacité de se souvenir, l’amnésie, semble devenir de plus en plus un fléau. La lecture des signes de temps en référence à un passé immédiat fait cruellement défaut dans le chef de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En observant attentivement ce qui se passe dans notre pays depuis la guerre de l’AFDL (dite guerre de libération), la perte de la capacité de se souvenir, l’amnésie, semble devenir de plus en plus un fléau. La lecture des signes de temps en référence à un passé immédiat fait cruellement défaut dans le chef de certaines élites politiques et intellectuelles. Le choix de nos sujets de débat, le passage d’un sujet non-approfondi à l’autre témoigne du manque de suivi dans nos idées et dans la quête de réponses aux questions qui nous divisent et/ou  nous rassemblent.<span id="more-1595"></span> Quand nous perdons de vue, un seul instant, que la guerre de l’AFDL a été une guerre d’agression que les élections de 2006 n’ont pas réussi à arrêter ; et que nous entreprenons de débattre des élections de 2011, sous la houlette des acteurs mineurs de cette guerre d’agression à laquelle nous résistons jusqu’à ce jour, nous nous apprêtons à répéter les bêtises d’un passé récent par faiblesse d’esprit, par déficit de courage ; de ce courage pouvant nous aider à tenir au cours de luttes prolongées et acharnées.</p>
<p>De nos sources à Kinshasa, nous apprenons que « dans une circulaire datée du 29 juillet et adressée aux responsables     des  médias,  le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement interdit la diffusion des messages de propagande dans des médias audiovisuels et des organes de presse opérant en RDC, en dehors de la période légale de la campagne électorale. » Nos sources  ajoutent : « Lambert Mende part de ce constat: depuis quelques jours,  des  médias  diffusent   des  messages  de propagande  relatifs  au  scrutin de  2011. Le  ministre rappelle la loi n°06/006 du 9 mars 2006 qui stipule: « la  campagne  électorale  est  ouverte 30  jours au  maximum  avant  la  date  du  scrutin  et s’achève  24 heures  avant  cette  date&#8221;. » Cette circulaire intervient après la coupure du signal des télévisions et de la radio de Jean-Pierre Bemba, mais aussi après la publication d’un article dans <em>AfricaNews</em> numéro 482 du lundi 26-27 juillet 2010 sur la candidature de Guillaume Ngefa aux élections de 2011. Cet article aurait fait l’objet d’une analyse de l’Etat Major du renseignement militaire en ces termes : « M. Guillaume Ngefa, candidat indépendant, « un poids mouche » qu’on ne peut négliger, surtout s’il attire vers lui l’attention des étudiants à travers toute la République. En tant qu’activiste des droits de l’homme, ces étudiants pourront se cacher derrière des organisations internationales pour soutenir sa candidature à la présidentielle de 2011.  Pendant que la population a encore présent à l’esprit la mort de Floribert Chebeya, son discours aura de la place et passera. »</p>
<p>Le lieu où la candidature de Guillaume Ngefa aurait été analysée interpelle. Comment l’examen d’une candidature à la présidentielle d’un Congolais, membre de la société civile, peut-il être confié à l’Etat Major du renseignement militaire ? Une interprétation est possible : les acteurs mineurs de la guerre d’agression que les puissances occidentales nous livrent par le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi interposés seraient conscients que cette guerre n’a pas encore atteint complètement ses objectifs. C’est-à-dire que pendant que certains fils et certaines filles de notre peuple croient en la démocratie naissante, les acteurs majeurs et mineurs de la guerre d’agression chez nous savent, eux, que celle-ci se poursuit. Par tous les moyens. Pour eux, le passage par les urnes serait l’un des moyens et pas le seul. Nous ne serons pas étonnés, après les présidentielles,  d’entendre les nègres de service, candidats à ces élections s’adressant à Etienne Tshisekedi, Guillaume Ngefa, à Vital Barholere, à Oscar Kashala, etc. en ces termes : « On va vous écraser ». L’expérience de Jean-Pierre Bemba en dit long. Aussi, cette analyse prouve-t-elle que l’armée congolaise (ou ce qui en reste) n’est pas neutre. Elle n’est qu’au service du pouvoir en place. Néanmoins, le fait que cette  analyse nous ait été transmise  de l’intérieur de cet Etat Major du renseignement militaire est un signe positif : le travail en synergie se fait et nous pouvons être informé, en temps utile, de ce qui se trame contre certains d’entre nous. Que cette analyse reconnaisse la force d’un discours qui serait fondé sur la défense des libertés fondamentales , porté par nos étudiants et à même de mobiliser nos populations,  surtout après la mort de Floribert Chebeya, elle ouvre une brèche…</p>
<p>Dans ce contexte, le communiqué de Lambert Mende, « légalement correct » est une tentative de contrôler l’espace public en y interdisant la publicité autour des compatriotes capables de se substituer au candidat « porteur des œufs ». Seuls peuvent dorénavant prendre la parole dans cet espace public, « les rhinocéros de l’AMP »,  les journalistes et les députés capables de vanter les cinq chantiers de la République pour lesquels leur « Autorité Morale » ne ménagerait aucun sacrifice. Et pendant que les médias récalcitrants sont rappelés à l’ordre, nous apprenons de Kinshasa que « les images des meetings du PPRD sont diffusées chaque soir sur les chaînes de télévision proches du parti présidentiel. Il y a une semaine, le député Pius Muabilu avait, au cours d&#8217;un meeting filmé par <em>DigitalCongo,</em> la chaîne attribuée à la famille présidentielle, dit à haute voix que le PPRD se prépare pour faire élire Joseph Kabila à 99, 98% lors du premier tour. »  Ces images-là semblent  n’avoir pas été vues par Mende.</p>
<p>De toutes les façons, Mende n’invente pas la roue. Il s’insère dans une longue tradition de la propagande au profit des gouvernants en place. L’objectif de cette propagande est clair : aboutir au conformisme et à la subordination de nos élites et de nos populations. A ce point nommé, il est intéressant de relire Noam Chomsky. Dans <strong><span style="text-decoration: underline;">La doctrine des bonnes intentions</span></strong>, il écrit : « Le langage est notre moyen d’entrer en interaction et de communique ; il est donc naturel qu’on l’utilise pour tenter de modeler les états d’esprit et les opinions et d’induire le conformisme et la subordination. Il en a toujours été ainsi. Mais la propagande n’est devenue une industrie organisée et parfaitement consciente d’elle-même qu’au siècle dernier. » (p.27) Et il précise : « Cette industrie, notons-le, a été créée dans les sociétés (dites) les plus démocratiques. Le premier ministère coordonnant la propagande, nommé « ministère de l’Information », a été inauguré en Grande-Bretagne pendant dans la première Guerre mondiale. Sa tâche consistait –ce sont ses propres termes- à « diriger la pensée de la plus grande partie du monde ». » Pour atteindre cet objectif, il fallait formater l’esprit des intellectuels Américains.  Dans les écrits de certains de ces intellectuels, ils attestent « qu’il était possible contrôler l’ « esprit public », de contrôler les mentalités et les opinions, et, pour citer la formule de Lippmann, de « fabriquer le consentement ». » (p.29)  La démarche de Mende comme celle des médias dominants au Congo et en Occident participe de cette « fabrique du consentement ». Celle-ci participe de la falsification de notre histoire.</p>
<p>Consentir aux  acteurs mineurs de la guerre d’agression livrée à notre pays depuis 1996,  c’est renoncer à la lutte pour notre autodétermination, pour la récupération de notre terre-mère. Accepter de concourir avec eux aux élections de 2011 peut être assimilé à un acte de haute trahison de notre mémoire collective : celle de nos millions de mort et de notre résistance.</p>
<p>Tout en prenant au sérieux, « les légitimistes », « les légalistes » et « les républicains » qui, comme Ngefa, soutiennent que la légitimité politique passe par les urnes, nous les prenons à témoin, face à l’implication de l’armée ethniquement dominée par « les rwandophones » et leurs alliés dans le processus politique actuel au pays, et leur disons : « Nos agresseurs ne recourent pas qu’aux urnes. Ils ont aussi les armes, « le mixage et le brassage ».  Etes-vous prêts, dans votre pacifisme, de leur opposer, en plus des urnes,  « l’armée du peuple » ? Comment ? A quelles conditions ? » Car, aller aux élections à armes inégales avec les acteurs mineurs de la guerre d’agression de notre pays peut être un acte d’inconscience ou de capitulation.</p>
<p>Traitant de la guerre d’agression livrée à l’Irak, Chomsky note : « Il est psychologiquement plus facile de s’organiser pour protester contre une agression militaire que de s’opposer à un programme à long terme d’ambition impériale, dont cette agression ne constitue qu’une  phase, que d’autres vont suivre. Cela exige plus de réflexion, de  dévouement, d’engagement à long terme. C’est la différence entre se dire : « Demain je manifeste et je rentre chez moi » et : « Je suis dans cette affaire pour longtemps. » » Ce qui est dit pour l’Irak, peut, mutatis mutandis, être appliqué au Congo dit démocratique. Les  élections organisées comme une autre façon de poursuivre la guerre d’agression chez nous ne seront d’aucune utilité pour nos populations. Nous dire ensemble : « Nous résistons contre cette agression. Nous sommes dans cette affaire pour longtemps », telle est « la folie » à laquelle plusieurs d’entre nous voudraient renoncer en allant, comme en 2006, à la mascarade électorale de 2011 dont la légalité principielle n’a rien à voir avec les en-dessous d’une guerre d’agression (à long terme) savamment organisée. S’il est vrai que la candidature de Guillaume Ngefa a été examiné par l’Etat Major du renseignement militaire, ce qu’il ya là un signe qui ne trompe pas.</p>
<p>Dieu merci ! Les « petits restes »  veillent et résistent. Les acteurs-créateurs, responsables de notre terre-mère s’apprêtent, au quotidien, à en assurer la protection. A n’importe quel prix !</p>
<p>J.-P. Mbelu</p>
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		<title>Communiqué de presse N°036/RDC/VSV/CD/2010</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Jul 2010 15:16:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Infos/Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine/Revue de la presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Affaire Chebeya :
Ci-après le texte intégral du communiqué de La Voix des Sans Voix:
La famille de Floribert Chebeya en insécurité à Kinshasa, RDCongo
En effet, mercredi 28 juillet 2010, à 14h00, une jeep de marque Toyota RAV 4
avec vitres fumées conduite par une femme en tenue civile portant des lunettes
fumées a effectué une descente à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Affaire Chebeya :</p>
<p><strong>Ci-après le texte intégral du communiqué de La Voix des Sans Voix:</strong></p>
<p><strong>La famille de Floribert Chebeya en insécurité à Kinshasa, RDCongo</strong></p>
<p>En effet, mercredi 28 juillet 2010, à 14h00, une jeep de marque Toyota RAV 4<br />
avec vitres fumées conduite par une femme en tenue civile portant des lunettes<br />
fumées a effectué une descente à la résidence de feu Floribert Chebeya<br />
Bahizire, exécuté sommairement dans les locaux de l’Inspection Générale de la<br />
PNC, sise à Kinshasa/Lingwala, RDCongo.<span id="more-1580"></span>Le fameux véhicule, à bord duquel se trouvaient trois (3) hommes habillés en<br />
vestes noires et portant des lunettes fumées, s’est stationné devant le portail de<br />
la résidence du défenseur des droits humains assassiné où habitent encore ses<br />
membres de famille.</p>
<p>Les quatre (4) personnes suspectes, sans débarquer, ont observé pendant plus<br />
de 5 minutes l’emplacement de la maison sans dire mot avant de retourner le<br />
véhicule et répartir.</p>
<p>Vers 19h00, la même jeep, suivie d’une autre à bord de laquelle se trouvaient<br />
des hommes et femmes habillés de la même façon que la journée, est revenue<br />
sur le lieu et a fait le même mouvement.</p>
<p>Enfin, vers 20h00, les deux jeeps sont encore revenues sur le même lieu et ont<br />
continué à observer la résidence de feu Floribert Chebeya Bahizire avant de<br />
repartir.</p>
<p>Ces visites insolites coïncident avec le transfert à la Prison Centrale de Makala à Kinshasa, du colonel Daniel Mukalay, arrêté depuis début juin 2010, en rapport avec l’assassinat de monsieur Floribert Chebeya Bahizire et la disparition de monsieur Fidèle Bazana Edadi, membre effectif et chauffeur de la VSV.</p>
<p>Cet officier supérieur est proche collaborateur de l’Inspecteur divisionnaire en chef de la PNC, monsieur John Numbi Banza Tambo, premier suspect dans cette gravissime affaire pour avoir invité, à son bureau, mardi 01 juin 2010, M. Floribert Chebeya Bahizire, retrouvé sans vie le lendemain de ce rendez-vous macabre.</p>
<p>La crainte de la VSV est d’autant plus grande que le général John Numbi Banza<br />
Tambo qui disposerait d’un bataillon d’éléments armés n’obéissant qu’à lui seul<br />
ferait hésiter les pouvoirs publics RDCongolais quant à son arrestation<br />
immédiate.</p>
<p>Les agents constituant ce bataillon seraient très actifs à Kinshasa et dans<br />
certaines provinces de la RDCongo et n’attendraient que les consignes de leur<br />
Chef pour une éventuelle insécurisation de la population.</p>
<p>Eu égard à ce qui précède, la VSV réitère sa demande aux pouvoirs publics en<br />
vue de l’arrestation immédiate du Général John Numbi Banza Tambo en sa<br />
qualité du premier suspect dans l’ignoble assassinat de M. Floribert Chebeya<br />
BAHIZIRE et la disparition forcée de M. Fidèle Bazana Edadi.</p>
<p>Elle exige en outre :</p>
<p>- la sécurisation notamment des membres de familles de MM. Floribert<br />
Chebeya  Bahizire et Fidèle Bazana Edadi, des animateurs de la VSV,<br />
les autres défenseurs des droits humains ainsi que d’autres personnes<br />
susceptibles de concourir à l’éclosion de la vérité dans l’ignoble assassinat<br />
de directeur exécutif de la VSV et la disparition de M. Fidèle Bazana<br />
Edadi.</p>
<p>- une enquête internationale indépendante et crédible en vue de faire la<br />
lumière sur cet ignoble assassinat et la disparition du chauffeur et membre<br />
de la VSV, M. Fidèle Bazana Edadi.</p>
<p>Fait à Kinshasa, le 29 juillet 2010.</p>
<p><strong> LA VOIX DES SANS VOIX POUR LES DROITS DE L’HOMME (VSV) </strong></p>
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		<title>FLORIBERT CHEBEYA, UN HEROS NATIONAL.VOICI POURQUOI, IL ETAIT ASSASSINE</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Jul 2010 14:20:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine/Revue de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[Floribert Chebeya]]></category>
		<category><![CDATA[Hero national]]></category>
		<category><![CDATA[RDCongo]]></category>

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		<description><![CDATA[Enquête  de  Hippo Kimbalanga 
 
Floribert CHEBEYA, un héros national.

Après le meurtre de Floribert Chebeya, les autorités de Kinshasa ont arrêté plusieurs responsables de la police, dont le colonel Daniel Mukalay, chef des services spéciaux, qui aurait avoué l’assassinat sans pour autant avoir eu l’intention de tuer. Et le général John Numbi, inspecteur général de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Enquête  de  <strong>Hippo Kimbalanga </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><span style="color: #000080;"><strong>Floribert CHEBEYA, un héros national.</strong></span></p>
<div id="attachment_1649"><a onclick="return hs.expand(this)" href="http://www.congotribune.com/wp-content/uploads/2010/07/Floribert-CHEBEYA.jpg"><img title="Floribert CHEBEYA" src="http://www.congotribune.com/wp-content/uploads/2010/07/Floribert-CHEBEYA-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></div>
<p>Après le meurtre de Floribert Chebeya, les autorités de Kinshasa ont arrêté plusieurs responsables de la police, dont le colonel Daniel Mukalay, chef des services spéciaux, qui aurait avoué l’assassinat sans pour autant avoir eu l’intention de tuer. Et le général John Numbi, inspecteur général de la police nationale, a été suspendu par le conseil supérieur de la Défense. Floribert Chebeya, qui enquêtait sur plusieurs dossiers sensibles, avait été à plusieurs reprises arrêté et harcelé par les autorités par le passé. <span id="more-1554"></span>Les mobiles de son assassinat n’ont pas encore été officiellement élucidées. Un groupe de 55 ONG, dont Amnesty International et Human Rights Watch, a réclamé l’ouverture d’une enquête indépendante pour s’assurer du caractère crédible du résultat des investigations. Les Nations unies ont proposé leur assistance, et les Etats-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne et la France ont fait part de leur préoccupation. Mais les autorités congolaises ont annoncé hier qu’elles n’accepteront aucune aide extérieure dans l’enquête sur la mort du militant des droits de l’homme. « Nous ne conduirons pas d’enquête conjointe – il s’agit d’une enquête souveraine », a déclaré à Reuters Flory Kabange Numbi, procureur général de la République démocratique du Congo. La dernière version officielle, nous indique que CHEBEYA, serait mort d’une crise cardiaque après avoir été torturé. 2 mois après sa mort, nous sommes aujourd’hui en mesure de vous affirmer que ce crime profite aussi au régime Kabila, qui souhaitait la mort de notre nouveau héros national.</p>
<p><strong><em>CHEBEYA EST MORT COMME LES AUTRES COMBATTANTS DE LA LIBERTE.</em></strong></p>
<p>L’assassinat ignoble de ce grand défenseur des droits de l’homme n’est malheureusement pas une surprise au regard des méthodes du régime en place à Kinshasa. Il n’est qu’une énième personne sur la longue liste d’opposants, journalistes et défenseurs des droits de l’homme assassinés ces dix dernières années. Bapwa Mwamba, Serge Maheshe, Didace Namujimbo, Pierre Nkoto, Franck Ngyke, entre autres, ont subis le même sort. Ces personnes avaient tous pour points communs, leur détermination à soutenir l’avènement d’un Etat de droit au Congo et leur indéfectible attachement à leur liberté d’expression malgré les risques encourus. Seuls les facteurs temporel et contextuel dans l’assassinat de Floribert Chebeya diffèrent de ceux commis précédemment.</p>
<p>Son assassinat  a été perpétré dans un contexte de coup d’Etat manqué qui devait avoir lieu à la fin du mois de mai 2010, à Kinshasa, et coïncider avec le voyage de Joseph Kabila, à Nice, pour participer au sommet France-Afrique.</p>
<p>John Numbi est soupçonné d’être un des éléments clés du dispositif qui projetait ce coup de force. Ce n’était pas la première fois que le nom de John Numbi était associé à un projet de coup d’Etat. Mais l’analyse des évènements concordants ont fini par convaincre Kabila de l’imminence du projet. Je vous donne un exemple : il y a deux mois, 17 millions de dollars sortis de la BCC (Banque centrale du Congo) et destinés à financer l’équipement technique destiné aux contrôles biométriques effectués par la Police nationale ont été logés sur le compte personnel de John Numbi à Rawbank. Cet argent prêté par la BIAC (Banque internationale pour l’Afrique au Congo) à l’Etat congolais avec un taux d’intérêt élevé est gagé sur l’exportation de cobalt. Seulement 110 ordinateurs (PC) auraient été commandés. C’est vous dire si John Numbi a de la trésorerie pour soutenir un coup de force. Quand Joseph Kabila annule au tout dernier moment son voyage à Nice, il ne lâche plus John Numbi qu’il demande à ses services de surveiller discrètement. Kabila avait pourtant confirmé sa présence aux autorités françaises et sa participation à une réunion sur les Grands-Lacs qui devait se tenir en marge du sommet avec différents protagonistes, dont le président rwandais, Paul Kagamé.</p>
<p>Floribert CHEBEYA,  est victime d’un enjeu de pouvoir entre Joseph Kabila et John Numbi. Son militantisme et sa défense acharnée du peuple congolais ont fourni à ses tueurs un prétexte mais ne constituent pas les seules causes de son effacement.</p>
<p><strong>JOHN NUMBI n’est pas le commanditaire</strong></p>
<p>En tant qu’Inspecteur général de la police nationale, John Numbi ne peut tuer d’opposants que dans l’intérêt du régime qu’il défend et si son chef lui en donne ordre. Il semble néanmoins qu’un fait médiatique majeur aurait pu être le facteur déclencheur du coup de force qui se préparait. Rien ne nous dit avec certitude que M. Numbi est l’ordonnateur final de l’assassinat car il avait plus à perdre à tuer Chebeya en lui donnant rendez-vous dans les locaux de la police nationale qu’à gagner. On n’assassine pas un défenseur des droits de l’homme « mondialement connu » en lui fixant au préalable un rendez-vous officiel. Les deux hommes se sont déjà disputés en 2009, une fois sur la place publique à MATETE, pour une histoire de garde en vue contre un syndicaliste de vendeur de voiture, LULENDO SERAPHIN arrêté arbitrairement que CHEBEYA tenait absolument à libérer. On ne tue pas pour ca.</p>
<p>N’importe quel apprenti tueur procéderait autrement. Dans d’autres assassinats politiques, le régime avait procédé autrement pour atteindre les cibles visées. On voit bien qu’un piège a été tendu et refermé sur John Numbi, considéré comme un pilier important du pouvoir kabiliste. Etait-il devenu encombrant et incontrôlable ?</p>
<p>Arrivé vers 17h00 dans le bureau du colonel Daniel Mukalay qui a remplacé le célèbre colonel Raus Chalwe à la tête de la Direction des services spéciaux de la police depuis 3 ans, M. Chebeya a été aussitôt étranglé. La consigne n’était apparemment pas de l’intimider. Si l’ordonnateur de cet assassinat avait voulu laisser suffisamment de traces compromettantes pour permettre la localisation des exécutants, il ne se serait pas pris autrement. La tentative de déguisement de l’assassinat en une aventure extraconjugale qui tourne mal est aussi grossièrement montée pour ne pas être crédible.</p>
<p>Il y a deux interprétations possibles. Face à la gravité de l’acte qui est ici en cause, soit le gouvernement congolais dispose de plus d’éléments à charge contre John Numbi et doit le déférer illico devant la justice et le placer en détention provisoire. Ça, c’est le travail du procureur général de la République. Mais encore faut-il qu’il ait les mains libres. Soit il n’y a pas de charges et cette mesure purement administrative n’a qu’une valeur symbolique et momentanée pour faire passer la tempête médiatique… La réalité dépasse ces deux cadres logiques parce que, jusqu’ici, ce sont exclusivement les services de sécurité qui diligentent les enquêtes sous la coordination directe de la présidence de la République. Cette attitude est à analyser au regard d’une part de la forte pression médiatico-politique tant au niveau national qu’international qui nécessitait des gages rapides de justice de la part du gouvernement congolais. D’autre part, la place que John Numbi a pu se construire au sein du régime kabiliste ces dernières années est très stratégique. Il est celui à qui Joseph Kabila confiait des missions délicates comme les accords avec le CNDP de Nkundabatware, la répression de Bundu Dia Kongo (BDK) et l’intervention de l’armée rwandaise dans l’Est du pays. M Numbi a pu ainsi mettre sous son commandement un important dispositif sécuritaire constitué d’un bataillon (SIMBA) d’hommes mieux dotés en armement et bien payés qui n’obéissaient qu’à lui seul. D’ailleurs, je remarque qu’une fois la décision de suspension de M Numbi a été rendue publique, sa ferme au Katanga a été perquisitionnée sur ordre de la présidence et la décision de regrouper les éléments du bataillon SIMBA éparpillé entre Goma, Kinshasa et Katanga a été ordonnée. Il est même question de les exfiltrer de la police nationale pour les réintégrer au sein des forces aériennes, leurs unités d’origine. Je souligne enfin que Numbi a tissé des liens solides avec plusieurs chancelleries africaines et occidentales. L’émotion forte suscitée par l’assassinat de Floribert Chebeya tant sur le plan national qu’international est un alibi rêvé pour Kabila pour se défaire d’un pareil allié devenu au fil de temps encombrant et dangereux pour le régime.</p>
<p>Toutes les exactions du régime kabiliste étaient dénoncées sans ménagement par Chebeya : répression sanglante de Bundu Dia Kongo, traque des opposants, corruption,…. Il n’y a pas une seule mais mille raisons pour le régime kabiliste d’assassiner Floribert Chebeya.</p>
<p><strong>Le Crime profite à  JOSEPH KABILA</strong></p>
<p>La vraie question est à mon avis : à qui profite le crime ? Pour le moment, le bénéficiaire s’appelle Joseph Kabila car l’assassinat lui permet de faire d’une pierre deux coups : se débarrasser d’une part d’un défenseur des droits de l’homme devenu redoutable pour son régime et très écouté tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, ça fait moins des dénonciateurs et décourage ceux qui veulent suivre le même chemin. De l’autre côté, l’alibi lui est fourni d’éloigner le danger que commençait à présenter John Numbi. Seulement, le régime ne pouvait mesurer à l’avance l’émotion internationale que ce crime allait susciter. C’est peut-être l’assassinat de trop pour ce régime qui s’en était toujours sorti impunément jusque-là. En tout cas, l’avènement d’un Etat démocratique où la vie des citoyens, leurs droits et libertés sont respectés n’est pas possible en RDC tant que les assassinats politiques seront systématiquement utilisés comme arme de dissuasion par le régime.</p>
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		<title>Congo: GRAND  HOMMAGE Á FLORIBERT CHEBEYA, FILS DU CONGO ET GRAND DÉFENSEUR DE LA DIGNITÉ ET DES DROITS DE L’HUMANITÉ</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jun 2010 13:39:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Infos/Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine/Revue de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[Floribert Chebeya]]></category>
		<category><![CDATA[Héros congolais]]></category>
		<category><![CDATA[hommage]]></category>
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		<description><![CDATA[Chebeya, un HÉROS immortel

Floribert Chebeya, Directeur Exécutif de La Voix des Sans Voix, RDC
Congolaises et Congolais,
L’assassinat de notre cher frère et Grand Défenseur de nos droits fondamentaux, Floribert Chebeya le soir du 1er Juin 2010 vient de renforcer le deuil, la douleur et la Force inébranlable de tout un peuple, notamment la détermination des Congolais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000080;"><strong>Chebeya, un HÉROS immortel</strong></span></p>
<p><img src="http://radiookapi.net/files/Floribert-Tchebeya1.jpg" alt="http://radiookapi.net/files/Floribert-Tchebeya1.jpg" /></p>
<p>Floribert Chebeya, Directeur Exécutif de La Voix des Sans Voix, RDC</p>
<p>Congolaises et Congolais,</p>
<p>L’assassinat de notre cher frère et Grand Défenseur de nos droits fondamentaux, <strong>Floribert Chebeya</strong> le soir du 1er Juin 2010 vient de renforcer le deuil, la douleur et la Force inébranlable de tout un peuple, notamment la détermination des Congolais au sein de la Diaspora d’enclencher un changement profond pour l’instauration d’un État de droit au Cœur de l’Afrique, au Congo.</p>
<p>Cet assassinat supplémentaire du Porte-parole et de l’Avocat de notre Peuple Sans Voix, rendu quasi muet par la terreur et son extermination en cours avec au moins 7 millions des victimes, <strong>d</strong><strong>oit redonner La Voix et renforcer la prise de conscience aux Congolais partout où ils se trouvent</strong> pour interpeller davantage tous les peuples et nations du monde entier de soutenir nos efforts, briser le silence et l’inaction pour que prenne fin le règne de terreur au Congo.<span id="more-1439"></span></p>
<p>Nous condamnons ce crime horrible perpetré á l&#8217;endroit d&#8217;un Grand Défenseur de nos valeurs Universelles au 21 ème siècle; un crime odieux et révoltant qui dépeint toute la violence qu’endure si péniblement le peuple du Congo depuis trop longtemps et en toute impunité sous le regard du monde entier.</p>
<p>Le Congo est le Cœur de l’Afrique, le poumon d’une multitude. Le cri du peuple Congolais doit  être entendu. Si le monde et L’HUMANITÉ refusent la paix et la sécurité aux Congolais et au Congo, le monde s’enterre et se refuse á lui-même cette paix et cette sécurité, car le drame du peuple congolais est un scandale qui se répercute au monde et sur toute l’Humanité dans toutes ses dimensions, visibles et invisibles, car, ce drame concerne L&#8217;HUMANITÉ  toute entière.</p>
<p><strong>Chebeya</strong>, Muntu Kongo, Mbuta Muntu na Biso, to ko lela yo te, po okufi te, ba bomi bazongisi nde Nzoto na yo na bobangi okati ya Mabele ya Bokonzi, Mabele ya ba Nkoko ba yo, Mabele Ya Nzambe ya Kimbangu pe ya Lumumba: Kongo.</p>
<p><strong>Chebeya</strong>, Mbuta Muntu, Bozongi bwa yo na Mabele ya Kongo, eboti ba Chebeya ebele, okati ya moko na moko ya Mwana ya Kongo. Na Bokasi bwa yo, ozongiseli bana ya Kongo mongongo pe Liloba ya Lobiko, ya Bondeko pe ya Kimya na Kongo pe na Mokili Mobimba..</p>
<p><strong>Chebeya</strong>, Molimo mwa yo mo pemi nde na Kimya ya solo epayi ya Nzambe ya Kongo, pembeni ya ba Nkoko ba biso, pe Kimya ya Lola ekita na Kongo pe na Mitema mya biso banso.</p>
<p><strong>Chebeya</strong>, Bana Kongo ba pesi yo BOTONDI pe ba lingi yo mingi, suka te!</p>
<p><strong><span style="color: #000080;">Mama Jeanne-Marie Sindani</span></strong></p>
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		<title>La loi sur la décentralisation territoriale en RDC: un appât  évitable</title>
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		<pubDate>Mon, 17 May 2010 18:47:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine/Revue de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[DANGER]]></category>
		<category><![CDATA[decentralisation]]></category>

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		<description><![CDATA[La loi sur la décentralisation territoriale de la République Démocratique du Congo, promue au début de la législation en cours (il en fait trois années déjà) et qui a prévu la subdivision des provinces du pays en 26 Provinces devrait en principe entrer en vigueur à la date du 15 mai 2010.  Mais aucune prévision [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La loi sur la décentralisation territoriale de la République Démocratique du Congo, promue au début de la législation en cours (il en fait trois années déjà) et qui a prévu la subdivision des provinces du pays en 26 Provinces devrait en principe entrer en vigueur à la date du 15 mai 2010.  Mais aucune prévision en la matière n&#8217;ayant retenu l&#8217;attention des gouvernants, les bonnes têtes pensantes se posent à raison la question de l&#8217;irrégularité qu&#8217;entraine l&#8217;irresponsabilité ou la négligence des &#8220;autorités compétentes&#8221;.  Cela, disent-ils, engendre une crise constitutionnelle dommageable pour le pays.Est-ce vraiment le moment de s&#8217;engager dans l&#8217;émiettement du territoire national et de s&#8217;en réjouir vraiment?  La décentralisation n&#8217;est-il pas un processus qui exige des préalables solides avant réalisation?  Le projet de décentralisation devrait être soigneusement mis en œuvre après l&#8217;établissement d&#8217;un État de droit central Fort, avec une administration efficace, une armée et une police républicaines fortes et bien équipées.  Tout ceci n&#8217;est possible naturellement qu&#8217;après avoir mis fin au régime d&#8217;occupation.<span id="more-1431"></span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Nous faisons remarquer premièrement, quant à nous, au sein de la Conscience Congolaise pour la Démocratie (CCD/M), que cela dépend de la manière dont chacun de nous définisse la crise congolaise, ses débuts, ses causes, sa durée et ses agents.  Nous sommes persuadés que cette vision détermine les voies et moyens d&#8217;en remédier.  Pour notre part, nous ne considérons pas cette crise comme factorielle autant qu&#8217;il y a des crises nées d&#8217;entre les crises; nous estimons que les crises secondaires à la principale (celle-ci y comprise) les sont pour les mêmes causes mais trouveront leurs remèdes lorsque la crise mère sera  résolue. Il ne suffit pas de résoudre une crise interne liée à l&#8217;occupation pour prétendre revenir à la normale, croyons-nous.</p>
<p>Pour fixer les idées, nous considérons la crise constitutionnelle provoquée par la loi sur la décentralisation comme émanant de la crise d&#8217;autorité responsable et légitime au Congo.  Elle ne peut trouver solution que si nous écartons cette prétention de pouvoir à Kinshasa.  Cela autant, il suffit que la soi-disant troisième République tombe pour permettre que la normalité revienne sur les rails.  Et personne ne parlera d&#8217;autonomie unilatérale que le pouvoir d&#8217;occupation offre à la cupidité aveugle des assoiffés du pouvoir.  Cette crise créée à souhait est un appât dangereux auquel  les politiques congolais se refuseraient de mordre.  La sagesse impliquerait de la laisser pourrir en fonctionnant comme au demeurant, c&#8217;est-à-dire en y faisant abstraction.  L&#8217;accent devrait plutôt être mis sur la destitution du pouvoir d’occupation qu&#8217;à régler les petites crises téléguidées afin de pérenniser l&#8217;occupation.</p>
<p>En effet quand l&#8217;imposture à la tête du pays est une suite logique d&#8217;une profonde crise d&#8217;invasion du pays par une communauté d&#8217;autres pays voisins, toute autre crise qui y apparait n&#8217;est qu&#8217;une miniature de crise.  Elle est créée intentionnellement soit pour accentuer le schéma de leur agenda soit pour tenter de dissiper l&#8217;illégalité dans laquelle l&#8217;occupation elle même fonctionne.  Celle-ci croit, en le faisant, obtenir une légitimité qu’heureusement beaucoup des Congolais et Congolaises ne lui accorderont jamais.  Nous avons le devoir de bien ouvrir les yeux.</p>
<p>Une frange de nos compatriotes ignore cependant les raisons cachées pour lesquelles l&#8217;application de cette loi a été négligée à volonté, trois ans après la mise en place des « institutions » du pays.  Faut-il nous rappeler le désir insatiable des rwandais de procéder à la partition du Congo pour que nos esprits réfléchissent à quoi le Congo bénéficie en proclamant ici et là des autonomies fantoches?  Le Kivu visé depuis l&#8217;occupation rwandaise du Congo ne soulève pourtant pas le ton, laissant la farce aux indigents de Sankuru, Ituri, Kongo Central de faire ses affaires.  Ainsi, lorsque les provinces se brouilleront dans la réclamation d&#8217;une autonomie qui cache à peine l&#8217;indépendance, le Kivu, déjà dépeuplé des Congolais de manière programmée et surpeuplé en Rwandais par diverses infiltrations, viendra sortir ses dents de partition.  A quel jeu font partie les Sénateurs, les Députés provinciaux et autres acteurs politiques qui plaident en faveur de l&#8217;autonomie provinciale sous des conditions actuelles sans préalables acquis?</p>
<p><strong>Est-ce vraiment le moment de s&#8217;engager dans l&#8217;émiettement du territoire national et de s&#8217;en réjouir vraiment?  La décentralisation n&#8217;est-il pas un processus qui exige des préalables solides avant réalisation?  Le projet de décentralisation devrait être soigneusement mis en œuvre après l&#8217;établissement d&#8217;un État de droit central Fort, avec une administration efficace, une armée et une police républicaines fortes et bien équipées.  Tout ceci n&#8217;est possible naturellement qu&#8217;après avoir mis fin au régime d&#8217;occupation, bref, après la reconquête de notre souveraineté.  Sans ces préalables, il ne s&#8217;agit nullement d&#8217;une décentralisation mais d&#8217;une balkanisation du Congo en carrées miniers. Et les conséquences en sont l&#8217;épuration de sa population qui a par ailleurs survécue des affres de la guerre, tel que planifié par les consortiums et les entreprises multinationales et leurs financiers insatiables des ressources du Congo.</strong> Il est très dommage de constater que la frange de l&#8217;élite ne comprend pas encore très exactement les enjeux en cours.</p>
<p>L&#8217;avarice des certains de nos compatriotes Congolais, leur soif de gouverner pour gouverner aura permis de l&#8217;étincelle et la boucle de la balkanisation sera bouclée.  Que le reste de la population ne leur permette pas des telles ambitions suicidaires! Le pays n&#8217;a pas une armée qui veuille au bon déroulement de la séparation des pouvoirs entre les provinces et la capitale; nous avons du moult travail à déloger les intrus dans une seule province.  Qui peut, à ce jour, garantir une sécurité et l&#8217;unité territoriale si jamais le feu de séparation envisagé par l&#8217;alliance PPRD-CDNP-FPR-PALU-UDEMO-RCD Goma venait d&#8217;être allumé?  Que les Mbororo fassent la loi dans l&#8217;Équateur ou que Kanambe terrorise au Sud Kivu, Nord Kivu et dans la province Orientale, par ses milices interposées, qu&#8217;en accord avec Gizenga le Bandundu soit décapité de quelques villages au profit de l&#8217;Angola et le Bas Congo traqué à répétition, sans que protection de l&#8217;intégrité de la Nation ne soit assurée.  Pensons à qui incomberait la tache de la remise en état de droit toutes ces parties (Provinces) si le pouvoir central qui a gardé tous les moyens à lui seul en a montré ses incapacités de défendre nos intérêts?</p>
<p>Voilà pourquoi nous interpellons les peuples et les défenseurs acharnés de la décentralisation que le moment n&#8217;est pas propice.  Ceux qui la défendent à tout prix en ce moment doivent considérer aussi cet aspect des choses qui a mis aux tombes environ sept millions des victimes.  Il s&#8217;agit de la balkanisation du Congo, notamment la partition qui suscite la perte du Kivu de la RDC au profit du Rwanda.  Par amour du Ciel, nous ne pouvons pas nous présenter en bourreaux de nous mêmes ni en artisans de notre propre scission pour des envies égoïstes.  Que le &#8220;petit reste&#8221; tienne bon, notre peuple se relèvera de cette tragédie!  Et les Créateur Nzambi Ya Mpungu, Maweja, Mvidi Mukulu, Nzakomba qui nous a toujours préservés des tant des dangers ne nous abandonnera point devant cette malice de l&#8217;occupation sous Kanambe qui vient de lancer son joker pour la balkanisation de notre pays. Nous espérons que nous serons entendus.  Merci!</p>
<p>Alain Matiki.</p>
<p>Porte-Parole de CCD/M</p>
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		<title>RD Congo: retours compromis dans les zones instables</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Apr 2010 14:03:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Infos/Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine/Revue de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[refugees]]></category>

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		<description><![CDATA[RD Congo: retours compromis dans les zones instables.pdf
La signature récente d’un accord tripartite entre l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et les gouvernements de la République démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda va mener au retour officiel de milliers de réfugiés congolais. Cependant, l’escalade des tensions dans les zones contrôlées par le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a title="http://www.refugeesinternational.org/sites/default/files/041910%20french.pdf" href="http://www.refugeesinternational.org/sites/default/files/041910%20french.pdf" target="_blank">RD Congo: retours compromis dans les zones instables.pdf</a></p>
<p>La signature récente d’un accord tripartite entre l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et les gouvernements de la République démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda va mener au retour officiel de milliers de réfugiés congolais. Cependant, l’escalade des tensions dans les zones contrôlées par le groupe rebelle CNDP rend la réintégration de ces anciens réfugiés plus difficile. Les Etats-Unis doivent apporter un soutien plus important aux stratégies d&#8217;atténuation des conflits politiques qui existent autour des terres et des ethnicités. Les Etats-Unis et les membres du Conseil de sécurité des Nations unies doivent aussi presser les gouvernements de la RDC et du Rwanda de s’atteler à la question de la domination grandissante du CNDP dans les zones de retour.<span id="more-1413"></span></p>
<p><strong>Zones de retour instables au Nord Kivu</strong></p>
<p>Un accord tripartite entre le HCR et le gouvernement de la République démocratique du Congo et celui du Rwanda a été signé en février 2010.  Cet accord prépare le terrain pour le retour assisté de plus de 50.000 réfugiés congolais de camps officiels situés au Rwanda. Bien qu’importants pour la stabilité future de l’est de la RDC, ces retours auront lieu dans un paysage complexe de mouvements de population et de tensions ethniques grandissantes.</p>
<p>Début 2009, l’arrestation du général dissident Laurent Nkunda et l’intégration des forces de son mouvement, le Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP), à l’armée nationale congolaise (FARDC) a transformé la situation sécuritaire au Nord Kivu et a engendré le retour d’un nombre accru de personnes déplacées à l’intérieur du territoire vivant dans les camps situés autour de Goma, dans des zones qui se trouvaient auparavant sous le contrôle du CNDP. Même si de nombreuses zones de retour sont toujours instables, la rhétorique puissante du gouvernement congolais, à laquelle s’ajoute le début de l’année scolaire et celui de la saison de plantation, a encouragé de nombreuses personnes à rentrer chez elles.</p>
<p>Alors que le nombre de retours au Nord Kivu augmente, de nouveaux déplacements ont également lieu. <strong>L’ONU estime qu’environ 525.000 personnes sont retournées au Nord Kivu en 2009. Néanmoins, durant la même période, 600.000 personnes ont également été déplacées suite aux opérations militaires « Kimia II » contre les rebelles rwandais hutu FDLR.</strong> L’insécurité ambiante due à la phase actuelle des opérations militaires « Amani Leo » retient les gens de rentrer dans certaines zones. De nombreuses personnes qui retournent se voient forcées de vivre dans des sites de transit ou avec des familles d’accueil, leurs régions d&#8217;origine n’étant toujours pas en sécurité.</p>
<p>La plupart des zones de retour au Nord Kivu se trouvent toujours sous le contrôle du CNDP. Alors que des mécanismes visant à faciliter le retour officiel des réfugiés du Rwanda n’ont pas encore été mis sur pied dans le cadre du processus tripartite, des retours spontanés ont déjà eu lieu. Les origines des ces arrivées spontanées du Rwanda étant confuses, cela soulève des inquiétudes en ce qui concerne la viabilité de la réintégration des réfugiés lorsque les retours officiels commenceront.</p>
<p><strong>Elargissement du CNDP et vols de terres</strong></p>
<p>L’accord de paix entre le gouvernement de la RDC et le nouveau leadership du CNDP signé le 23 mars 2009, après l’arrestation de Nkunda, comprend toutes les demandes fondamentales qui avaient été précédemment faites par Nkunda. On s’inquiète cependant de promesses non révélées qu&#8217;aurait faites le gouvernement congolais au CNDP en échange de la remise de Nkunda.</p>
<p><strong>L’accord a conduit à l’intégration des unités du CNDP aux FARDC mais les anciens rebelles ont gardé les mêmes chaînes de commande. Au sein des FARDC, le CNDP a obtenu la majorité des postes de commande ainsi que des lignes de front lors des déploiements dans le cadre des opérations militaires contre les FDLR. Ces opérations ont permis au CNDP de tripler la taille du territoire sous leur contrôle, comprenant des zones minières lucratives dans les Territoires de Masisi, Walikale, Kalehe et Mwenga</strong>. <strong>Le CNDP a également renforcé sa domination dans des zones agricoles des Territoires de Rutshuru et de Masisi,  écartant les chefs traditionnels. </strong></p>
<p><strong>Dans le Territoire de Masisi sous contrôle du CNDP, la base du pouvoir administratif, qui fonctionne indépendamment de l’administration locale du gouvernement congolais, se trouve dans la ville de Mushake et a des antennes à Ngungu et Kitchanga.</strong> Dans ces zones, l’administration du CNDP tire profit de revenus fiscaux considérables et contrôle l’économie locale ainsi que la force de travail. Au sein du parc national des Virunga, dans le village de Bwiza qu&#8217;occupe de manière non-officielle le CNDP, un de ses représentants ayant des intérêts dans le commerce illégal de charbon produit à base d’arbres du parc a dit à Refugees International (RI) : <strong>« Ici, l’Etat, c’est nous »</strong> lorsqu’il lui a été demandé si le gouvernement provincial avait préalablement approuvé cette localité.</p>
<p>Depuis un an, la stratégie militaire du CNDP a également été guidée par un désir de s’emparer et de rassembler des pâturages dans le Territoire de Masisi. De nombreuses éruptions de violence ont eu lieu autour de grandes concessions de terrain dont les titres furent distribués lorsque les rebelles du RCD, soutenus par le Rwanda, contrôlaient les Kivus. Alors qu’historiquement, les chefs coutumiers jouent un rôle majeur dans l’allocation des terres aux familles vivant sur leurs territoires, le CNDP utilise désormais des lois civiles territoriales qui datent d’il y a plus de trente ans et qui n’ont jamais été harmonisées aux pratiques traditionnelles. Les propriétaires des titres dormants exigent maintenant que les « squatteurs » de longue date évacuent leurs terres, et construisent même de plus grands domaines agricoles en forçant dehors des propriétaires fonciers légitimes au moyen de menaces de violence et des taxes lourdes.</p>
<p>Des sources locales crédibles ont informé RI <strong>de bergers armés dans le Territoire de Masisi qui servent de milice au CNDP et protègent du bétail amené du Rwanda et dont les propriétaires font partie de l’élite militaire et politique à Kigali.</strong> Ils harcèlent également régulièrement la population locale, y compris des personnes qui sont revenues. On a rapporté à RI qu’en Masisi, on appelle ce bétail « vaches sans frontières ».</p>
<p>En plus de ces intérêts territoriaux, le CNDP cherche à garantir des caractéristiques démographiques avantageuses pour ses supporteurs hutu et tutsi, appelés « rwandophones » en politique. <strong>Grâce à des tactiques d’intimidation, le CNDP a réussi à forcer dehors la majorité des non-rwandophones de villes auparavant hétérogènes ethniquement, par exemple Rubaya et Mushake.<br />
</strong><br />
Le fait que plusieurs groupes ethniques aient tenté de prendre le contrôle de certaines zones de l’est de la RDC pour leurs propres intérêts constitue une question politique très sensible. Depuis l’ingérence de l’armée rwandaise à l’est de la RDC à la fin des années 1990, <strong>les Congolais non-rwandophones ont la crainte profonde d’un agenda caché qu’aurait le gouvernement rwandais pour occuper les Kivus.</strong> Le groupe d’auto-défense APCLS, désormais allié aux FDLR, affirme qu’il protège les terres appartenant aux Hunde de l’élargissement du CNDP vers le nord-ouest du Territoire de Masisi et recrute de manière active sur base de craintes populaires d’une « invasion rwandaise ».</p>
<p><strong>Des Rwandais se posent en Congolais qui rentrent chez eux</strong></p>
<p>Lors d’une mission récente au Nord Kivu, Refugees International a appris que des Rwandais essayaient de se faire passer pour des réfugiés congolais rentrant chez eux, dans des zones sous la protection du CNDP, ce qui augmente les frictions entre les rwandophones et les autres groupes ethniques.</p>
<p>A Bwiza, un représentant du CNDP a rapporté à RI qu’approximativement <strong>5.000 « réfugiés rentrés spontanément » étaient arrivés dans sa localité en provenance de camps du HCR au Rwanda. Cependant, des sources locales ont appris à RI que plus de la moitié de cette population est en fait constituée de Hutu rwandais, ce qui créé un doute sur le fait qu’il s’agisse bien de réfugiés rentrés chez eux étant donné que seuls des Tutsi congolais vivent dans les camps au Rwanda.</strong> De plus, ont leur a dit que les nouveaux arrivés ne savent pas où se trouvent les villes, les routes et les marchés qu’auraient normalement dû connaître d’anciens résidents.</p>
<p>Dans un groupement près de Kirolirwe, RI a interviewé des adultes prétendant être retournés là d’où ils sont originaires.  Ces derniers ont rapporté avoir été forcés de quitter la forêt de Gishwati au Rwanda, où le gouvernement a obligé des Congolais légitimes à quitter les terres qui leur avaient été données en tant que réfugiés. Néanmoins, <strong>ces individus n&#8217;avaient même pas de connaissance basique du swahili, ce qui est très peu probable pour un homme adulte congolais.</strong> Le chef local n’a pas pu non plus garantir qu’ils avaient vécu dans son village auparavant, alors qu’il a pu le faire pour d’autres personnes étant revenues du Rwanda spontanément.</p>
<p><strong>D&#8217;anciens membres du CNDP crédibles ont rapporté à RI que les personnes en provenance du Rwanda sont « briefées » en long et en large sur ce qu’elles doivent dire aux autorités congolaises et aux internationaux.</strong> Près de Kirolirwe, RI a observé que plusieurs personnes parmi celles qui avaient dit qu’elles étaient congolaises en provenance de camps de réfugiés ont ensuite été questionnées par les dirigeants autoproclamés des personnes rentrant chez elles. <strong>Une jeune fille a répondu en kinyarwanda, « Ne t’inquiète pas, ils n’ont rien appris de moi. Je n’ai balancé personne ».</strong> Le même dirigeant a montré à RI des listes de personnes rentrées chez elles auxquelles il ajoutait lui-même des noms de camp de réfugiés et des signatures. De nombreuses listes similaires ont fait surface un peu partout en Masisi, mais très peu de noms correspondent à ceux des personnes inscrites dans les camps du Rwanda par le HCR.</p>
<p>Ces mouvements de population depuis le Rwanda semblent renforcer le contrôle du CNDP à travers le Territoire de Masisi ainsi que leur place aux élections locales prochaines. La proposition de création de différents niveaux de conseils et autres institutions administratives donnerait davantage d’autonomie et d’influence au CNDP sur les chefs traditionnels et d’autres groupes ethniques.  Historiquement, on ne reconnaît pas de terre ancestrale aux Tutsi et Hutu dans l&#8217;est de la RDC.  Ils ont par conséquent du vivre en tant que « visiteurs», sous l&#8217;autorité des chefs coutumiers d’autres groupes ethniques. Cependant, grâce à sa stratégie pour le contrôle des terres et mouvements de population, le CNDP vise à créer des zones de facto indépendantes.</p>
<p>Le leadership du CNDP soutient les rumeurs selon lesquelles les Rwandais qui se déplacent vers les Kivus font partie d’une stratégie de terreur mise en œuvre par les chefs coutumiers non-rwandophones qui ne veulent pas restituer les terres qu’ils ont volées aux réfugiés tutsi. Cependant, <strong>en Masisi, RI a interviewé plusieurs chefs locaux crédibles qui ont avoué vivre dans la peur du pouvoir militaire et administratif du CNDP, et nombreux d’entre eux ont fui vers Goma sous le poids d’intimidations, ou ont été empêchés d’exercer leurs fonctions, même les plus minimales. </strong></p>
<p>Selon le HCR, <strong>le nombre de réfugiés dans les camps officiels au Rwanda n’a pas diminué. Le gouvernement rwandais tente d’expliquer ces mouvements de population en prétendant que plus de 150.000 réfugiés congolais sans papiers vivent en dehors des camps officiels.</strong> Néanmoins, même s’il est vrai que certains d’entre eux ont été chassés de leurs terres situées dans la forêt de Gishwati, <strong>pas même Nkunda, au plus fort de sa rébellion, n’a soutenu de tels chiffres</strong>.</p>
<p>Au bout du compte, <strong>c’est au gouvernement de la RDC qu&#8217;il incombe la responsabilité de vérifier l’identité de ceux qui prétendent être des citoyens congolais, mais de nombreux analystes ont fait remarquer que le gouvernement se préoccupe plutôt de ne pas compromettre les accords, publics et privés, qu’il a avec le CNDP.</strong> L’administration provinciale doit encore accepter la proposition faite par le HCR de fournir une aide financière et technique au gouvernement afin de faire une évaluation des mouvements de population. Cette proposition est avancée malgré la réalité des mouvements de population depuis le Rwanda, <strong>en plus du fait que la direction du  ministère provincial chargé de la réintégration des réfugiés au Nord Kivu a été accordée au CNDP, sont utilisés par d’autres groupes ethniques pour justifier que le processus de retour dans le cadre de l’accord tripartite ne sera en fait qu’un écran de fumée pour une prise de pouvoir rwandaise.<br />
</strong><br />
<strong>Faire en sorte que les retours soient durables </strong><br />
<strong>La domination grandissante du CNDP dans les Kivus fait augmenter les tensions ethniques, ce qui menace de faire dérailler le processus de retour des réfugiés congolais du Rwanda.</strong> Si l’on veut assurer que les stratégies visant à tempérer les tensions ethniques et à encourager le processus de retour et réintégration soient complètement mises en œuvre, il est nécessaire que toutes les parties concernées s&#8217;approprient ce processus et y apportent un soutien politique plus important.</p>
<p>Les Comités Locaux Permanents de Conciliation (CLPC), qui font partie de l’accord du 23 mars ainsi que de la stratégie de gestion des retours du gouvernement, représentent un élément fondamental du processus de facilitation des retours. Les CLPC seront établis dans les zones de retours et composés de représentants de l’autorité locale, de chefs coutumiers, d’acteurs de la société civile, de représentants des personnes déplacées et de différents groupes ethniques et religieux ainsi que des agences de l’ONU.</p>
<p>Les CLPC auront la tâche d’établir si les zones, situées au niveau des groupements, sont sans danger et peuvent accueillir des réfugiés. Après approbation au niveau provincial, les CLPC planifieront et établiront les priorités des projets de réintégration, serviront de médiateurs en cas de conflits autour des terres et ressources et assureront la participation de la communauté dans le processus de retour et réintégration dans son ensemble. On s’inquiète néanmoins du fait que les CLPC ne puissent pas fonctionner impartialement tant que le CNDP contrôlera les zones de retour clés et tant que des importuns tenteront de faire dérailler le processus de retour. Il est primordial de garantir l’aval de toutes les parties concernées avant l&#8217;établissement des CLPC à la fin du mois de mai.</p>
<p>Dans le cadre de l’accord tripartite, un groupe de travail technique composé de représentants du HCR et des gouvernements du Rwanda et de la RDC sera également mis sur pied. Une des tâches principales de ce groupe sera de garantir la vérification de la  nationalité des réfugiés congolais, et les gouvernements du Rwanda et de la RDC doivent prendre cette responsabilité très au sérieux. De plus, étant donné que la résolution des questions liées aux terres constitue un des éléments fondamentaux du succès du retour de tous les déplacés congolais, les membres du groupe de travail technique tripartite doivent s&#8217;assurer que leurs efforts viennent compléter ainsi que renforcer les stratégies actuelles visant à arbitrer les conflits autour des terres, telles que celles du Norwegian Refugee Council et de UN-HABITAT. Bien qu’importantes, ces initiatives de réconciliation sont très localisées, peu de ressources leur sont attribuées, et elles contiennent la difficulté de devoir traiter des cas qui impliquent des hommes d’affaires et propriétaires fonciers puissants ayant des liens avec le CNDP.</p>
<p>Afin de faciliter les retours et la réintégration à l’est de la RDC, il est nécessaire d’élargir au niveau national les efforts en matière de réforme foncière. Plus particulièrement, <strong>davantage d&#8217;influence politique au niveau de Kinshasa et un soutien international pour les initiatives en matière de médiation sont cruciales afin que les victimes de vols de terres par le CNDP puissent exprimer leurs griefs ainsi que  récupérer leurs terres ou être compensées avant que les tensions ne se transforment en une opposition violente. Les femmes ayant perdu leur mari dans le conflit sont particulièrement vulnérables car elles font souvent face à des difficultés pour accéder aux terres de famille.<br />
</strong><br />
Enfin, retour et réintégration constituent un des piliers de la stratégie de stabilisation de l’ONU, concomitamment avec le plan de stabilisation de l’est de la RDC du gouvernement congolais, STAREC. On espère que la stratégie de l’ONU, en accord avec les plans de facilitation de la réintégration de personnes qui retournent, joue le rôle de catalyseur pour établir une stabilité dans des zones tangentes, dont plusieurs comprennent des sites de retour actuels et futurs. On espère également que cette stratégie sur trois ans créera un pont entre les programmes d’urgence et de développement.</p>
<p>Cependant, vu les sensibilités ethniques et politiques au Nord Kivu, le soutien de bailleurs des fonds à la stratégie de stabilisation de l’ONU est remis en question. <strong>Faisant allusion à la domination du CNDP, un diplomate étranger a dit à RI : « Doit-on essayer de stabiliser l’occupation ? ».  Malgré ces doutes, il est clair que davantage d’assistance pour les programmes qui ciblent les personnes qui retournent est absolument indispensable. Le budget nécessaire à la stratégie de stabilisation de l’ONU s’élève à 850 millions de dollars, dont seulement 160 millions ont été attribués. </strong> Et alors que 2,5 millions de dollars sont destinés au programme que le HCR met en œuvre avec UN-HABITAT, cela représente une goutte d’eau dans l’océan étant donné le nombre grandissant de conflits autour des terres.</p>
<p>Il faut cependant soigneusement faire la part des choses entre l&#8217;augmentation des fonds destinés à assister les personnes qui retournent et les besoins humanitaires actuels. Il est important d’assurer une douce transition de l’aide d’urgence destinée aux déplacements actuels vers des projets de relèvement précoce, surtout depuis que le pilier du relèvement précoce est passé du Plan d’Action Humanitaire à la stratégie de stabilisation de l’ONU, qui est pour l’instant largement sous-financée.</p>
<p>Les bailleurs de fonds et les agences de l’ONU qui assistent les personnes qui retournent doivent également améliorer leur coordination. Ce sont les stratégies d’assistance au niveau des communautés, fondées sur des critères de vulnérabilité, qui seront les plus adaptées aux besoins grandissants des personnes qui retournent. Le HCR doit renforcer son rôle leadership afin d&#8217;assurer que l’on s’attèle aux questions liées à la protection des personnes qui rentrent chez elles et que les stratégies d’aide aux retours assistés et spontanés pour les personnes déplacées à l&#8217;intérieur du territoire et les réfugiés soient harmonisées.</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>Tant que le CNDP dominera le paysage politique et militaire à l’est de la RDC, on craint sérieusement que le soutien aux retours assistés des réfugiés congolais du Rwanda sera perçu à travers le pays comme une défense partisane des intérêts rwandais plutôt que comme une réelle tentative de réconciliation communautaire. Le processus tripartite et les comités locaux de pacification constituent des mécanismes importants pour s’attaquer à ces questions, mais un soutien international politique et financier accru est indispensable.</p>
<p>Les grands bailleurs de fonds, tels que les Etats-Unis, doivent reconnaître l&#8217;escalade des hostilités au Nord Kivu et doivent agir afin d&#8217;atténuer le potentiel de la violence, sinon leurs investissements pour la paix et la stabilité à l’est de la RDC n’auront qu’un très faible impact à long terme. Les Etats-Unis doivent encourager les stratégies de retour et réintégration proposées par le HCR et le gouvernement congolais. Vu les implications sécuritaires régionales, les Etats-Unis et d’autres membres du Conseil de sécurité des Nations unies doivent aussi presser la RDC et le Rwanda de s’atteler à la question des flux de personnes sans papiers qui traversent leurs frontières, ainsi qu’au contrôle grandissant exercé par le CNDP dans certaines zones de retour. Enfin, vu les ressources et intérêts fondamentaux des Etats-Unis en RDC, l’absence de politique étrangère précise des Etats-Unis au Congo est inquiétante. Les Etats-Unis doivent développer une stratégie inter-agences approfondie ayant pour objectif de s’attaquer non seulement aux besoins sécuritaires à l’est de la RDC, mais aussi aux origines du conflit.</p>
<p><strong>Recommandations</strong></p>
<ul>
<li>Les Etats-Unis et d’autres membres du Conseil      de sécurité des Nations unies doivent presser les gouvernements de la RDC      et du Rwanda de réguler les mouvements de population entre les deux pays      et de s’attaquer de manière adéquate à la question du contrôle militaire      et administratif du CNDP dans les zones de retour.</li>
<li>Les bailleurs de fonds, dont les Etats-Unis,      doivent apporter un soutien politique et financier aux stratégies de      retour proposées par le HCR et le gouvernement congolais.</li>
<li>Le HCR et les gouvernements de la RDC et du      Rwanda doivent assurer que le groupe de travail technique tripartite exige      une transparence totale en ce qui concerne la nationalité de tous les      individus qui se rendent actuellement, ou qui se rendront prochainement,      du Rwanda dans les Kivus.</li>
<li>Les Etats-Unis doivent développer une stratégie      de politique étrangère inter-agences approfondie en RDC afin d’assurer la      cohérence entre la programmation technique et les efforts diplomatiques      indispensables afin de s’atteler à la situation dans les Kivus.</li>
</ul>
<p><strong><em>Camilla Olson, Advocate, et Steve Hege, Consultant, ont évalué la situation humanitaire dans la province du Nord Kivu en février. </em></strong></p>
<p>Refugees International · 2001 S Street NW · Suite 700 · Washington, DC 20009  <strong>Phone:</strong> 202-828-0110  <strong>Fax:</strong> 202-828-0819</p>
<p><strong>Email:</strong> <a title="mailto:ri@refintl.org" href="mailto:ri@refintl.org" target="_blank">ri@refintl.org</a> <strong>www.refugeesinternational.org</strong></p>
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		<title>UNIVERSITÉ DE KINSHASA: LES ÉTUDIANTS FÂCHÉS, LES PROFESSEURS RADICALISENT LA GRÈVE !</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Mar 2010 13:39:07 +0000</pubDate>
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Quatre heures de discussions n’auraient pas permis aux professeurs de l’Université de Kinshasa, constellés autour de ce qu’ils appellent « APUKIN », de lever l’option en faveur d’une reprise des cours. Des appels de Muzito doublés des pleurs des étudiants et chuchotis des parents, n’auront été qu’un pur leurre. Les Professeurs, dans leur colère, exigent [...]]]></description>
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<tbody>
<tr>
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</tr>
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<p align="left"><span style="font-family: Comic Sans MS,cursive;"><span style="font-size: small;"><img src="http://www.udpsonline.com/eikones/ecole/unikin%201.jpg?0.955180057362218" border="0" alt="" hspace="0" width="300" height="225" align="left" /></span></span></p>
<p><span style="font-family: Comic Sans MS,cursive;"><span style="font-size: small;">Quatre heures de discussions n’auraient pas permis aux professeurs de l’Université de Kinshasa, constellés autour de ce qu’ils appellent « APUKIN », de lever l’option en faveur d’une reprise des cours. Des appels de Muzito doublés des pleurs des étudiants et chuchotis des parents, n’auront été qu’un pur leurre. Les Professeurs, dans leur colère, exigent des réponses idoines à leurs préoccupations. Ils les veulent, en tout cas, avant le point d’achèvement de l’Initiative PPTE, du FMI. </span></span></p>
<p align="left"><span style="font-family: Comic Sans MS,cursive;"><span style="font-size: small;">L’Assemblée Générale de ce samedi 20 mars dernier en a donné, apprend-on, des signes avant-coureurs d’un bras de fer qui prendra certainement des proportions inquiétantes, dès ce lundi. Surtout que les étudiants déjà médusés par des interminables années académiques, en veulent à mort aux professeurs qui, à leur avis, contribuent à l’affaissement de leur situation sociale, avec tout ce que cela comporte comme frais et charges. Dans cette affaire, les victimes les plus patentées, sont les parents qui, <span id="more-1382"></span>eux-mêmes, ne vivent pas au ciel où, grâce à l&#8217;Éternel des Armées, ils auraient pu être à l’abri des caprices des impaiements des salaires, de l’instabilité du taux de change et des prix sur le marché des biens et services. En trois blocs, Professeurs, étudiants et parents … vont bientôt s’entre bouffer, à la colline inspirée. Le corps académique est un quatrième bloc qui hausse, à son tour, le ton contre cette grève prolongée. Il se plaint du retard subi, dans le paiement de la prime. Pendant ce temps, l’épée de Damoclès de Léonard Mashako rase.</span></span></p>
<p align="left"><span style="font-family: Comic Sans MS,cursive;"><span style="font-size: small;">Huit professeurs suspendus, deux professeurs de la Polytechnique croupissent au CPRK, des menaces en l’air pèsent sur quiconque peut lever le petit doigt. C’est le sauve qui peut ! Où est Kabila ? C’est un samedi soir pas comme les autres. Il aura servi au durcissement du ton, à l’Université de Kinshasa. Que des espoirs fiévreusement montés et déçus, dans le chef des étudiants. La surprise était telle que les Professeurs, sous la férule de Kitombole, leur Président, ont choisi de croiser, pour longtemps, les bras tant que Muzito II n’aura pas accédé à leurs desiderata. Voilà ce qui était jusqu’ici qu’une aventure prend des allures d’un hold-up aux conséquences sociales multiples. Les étudiants finalistes devront raisonnablement procéder à des nouveaux réglages des aiguilles de leurs montres, avant de terminer les études. Dans les facultés les plus bondées comme en médecine, économie ou droit, la barbe sera davantage touffue sur le menton de certains étudiants dont l’âge est au-delà de la borne tracée. Cela se passe à l’Université de Kinshasa, en pleine capitale même si elle est située à Mont-Amba, loin du centre-ville. Des jours, voire des mois seront comptés, à l’allure où vont les choses. </span></span></p>
<p align="left"><span style="font-family: Comic Sans MS,cursive;"><span style="font-size: small;">Le ton, s’il est maintenu, en l’état, dévastera des générations entières de la jeunesse congolaise. Dans la foulée de ce qui s’est passé ce samedi, il faudra retenir, en effet, que les professeurs sont restés insensibles aux appels de Muzito. « Pas de promesse verbale. Il faut des écrits au sujet de l’amélioration des conditions de travail, avec 2000 USD à la fin du mois. Plus les avantages dus à leur statut social », exigent-ils, sans le moindre rire. En plus, ils veulent avoir des véhicules, pour chacun des professeurs. Ils espèrent des signaux clairs, sur tous ces points là. La grève se poursuit … Alors que les étudiants étaient venus nombreux suivre, le samedi 20 mars 2010, le verdict de l’évaluation de la situation de la grève par les professeurs réunis au sein de l’APUKIN, leur déception a été grande. C’est plutôt un communiqué à affaiblir les jambes qui a été fait, après quatre heures de discussion dans la salle B1de la Faculté de Sciences. Laconiquement, les professeurs ont déclaré que la grève se poursuit. Le Président de l’APUKIN, le Professeur Kitombole Tshovu, le Secrétaire Rapporteur, le Professeur Mbadu Kia-Manguedi ainsi que beaucoup d’autres professeurs ont longuement échangé, quatre heures durant, avant d’aboutir à la conclusion de poursuite de la grève. Pendant ce temps, à l’esplanade de la Faculté, les étudiants étaient venus s’attrouper. Dans leurs conversations, certains proféraient des menaces à l’endroit des enseignants. Pour les autres, leurs inquiétudes se situent au niveau de l’élasticité de l’année académique. </span></span></p>
<p align="left"><span style="font-family: Comic Sans MS,cursive;"><span style="font-size: small;">Pour le personnel ouvrier et scientifique, les cours doivent reprendre pour permettre à ce que les primes soient payées. La Pros. COMMUNIQUE DE PRESE DE L’ APUKIN Un mois après le déclenchement de la grève à l’UNIKIN, les professeurs se sont une fois réunis afin d’examiner leur mouvement de grève. Après débat et délibération, les professeurs saluent l’implication du Gouvernement à travers le Premier Ministre qui a accepté d’examiner leurs revendications. A cet effet, avant de se prononcer sur la fin ou non de la grève, l’Assemblée Générale charge le Comité Exécutif de poursuivre les négociations jusqu’à l’obtention du protocole avec le Gouvernement, matérialisant ainsi les promesses du Premier Ministre En attendant, LA GRÈVE SE POURSUIT.<br />
</span></span></p>
<p><span style="font-family: Comic Sans MS,cursive;"><span style="font-size: small;">Source : La Prospérité<br />
Kinshasa, le 22/03/2010 </span></span></p>
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