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	<title>updcongo.com &#187; Congo</title>
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		<title>RDC. Les députés ont dit : « Trop c’est trop » ! Du théâtre, sans plus !</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Nov 2010 12:39:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Infos/Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
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		<description><![CDATA[De Kinshasa, à travers le journal Le Potentiel de ce lundi (29  novembre 2010), nous apprenons qu’à l’Assemblée nationale les députés ont tapé du poing sur la table et exigé la démission du gouvernement Muzito. Pour cause. Un contrôle de la commission Ecofin révèle que les 44 poches des membres de ce gouvernement auraient détourné [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>De Kinshasa, à travers le journal <em>Le Potentiel</em> de ce lundi (29  novembre 2010), nous apprenons qu’à l’Assemblée nationale les députés ont tapé du poing sur la table et exigé la démission du gouvernement Muzito. Pour cause. Un contrôle de la commission Ecofin révèle que les 44 poches des membres de ce gouvernement auraient détourné 60 milliards de FC au cours du  seul premier semestre de l’année 2009. Et pour une fois, les députés, toutes tendances confondues, majorité et opposition, ont crié : « Trop, c’est trop ; ces criminels économiques doivent démissionner. » L’Apostropheur du <em>Le Potentiel</em> qui donne cette information souligne le fait que ce contrôle parlementaire représente le 1/5 du travail pouvant être abattu depuis  le début de cette législature en 2007. A travers son Apostrophe, le manque de contrôle depuis 2007 n’est pas questionné.<span id="more-1805"></span></p>
<p>Soit dit en passant : « Qu’il y ait eu un contrôle en 2010 est une bonne nouvelle. » Cela serait à mettre à l’actif de « la jeune démocratie congolaise ». Même si nous nous ne saurons aller jusque-là !  En plus du fait que l’exclusion du contrôle du fonctionnement de <em>l’imposture démocratique </em>congolaise participe d’un système de prédation mis en place chez nous depuis l’assassinat de Lumumba et le coup d’Etat de Mobutu, les quelques commissions ayant travaillé dans ce sens depuis le début de la guerre d’agression menée contre notre pays ont vu les résultats de leurs enquêtes classées sans suite. Citons entre autres les Commissions Lutundula et Bakandeja. Ajoutons à ces deux commissions les différents rapports des experts de l’ONU à commencer par celui de Gersony (qui peut être lu aujourd’hui dans les annexes du dernier livre de Pierre Péan) et celui dénommé Kassem (de 2002).</p>
<p>Un coup d’œil jeté sur ces différents rapports révèle que le système de prédation mis sur pied se maintient par l’existence d’un réseau d’élite auquel appartiennent certains députés siégeant dans l’Assemblée nationale. Ce système se maintient aussi par l’entretien de la corruption et l’instrumentalisation des liens tribaux et ethniques dans le soutien des élites locales prédatrices.  Il joue sur l’amnésie, l’ignorance et le manque de patriotisme dans lesquels plusieurs  d’entre nous sont tombés. Le goût de l’enrichissement illicite et illégal a corrodé plusieurs cœurs et esprits congolais.</p>
<p>Pointer du doigt le gouvernement Muzito pour ses crimes économiques et réclamer sa démission, c’est jouer au théâtre, sans plus. Il ne serait pas exclu qu’en vue de probables élections de 2011 certains critiques acerbes de ce gouvernement fassent un appel de pied pour  « le ôtes-toi de là que je m’y mette ». Non. Tout le système est pourri. Il est fondé sur la prédation. Il est téléguidé de l’extérieur et fonctionne  avec le soutien des criminels de guerre et les criminels économiques ayant infiltré les institutions mises sur pied depuis « la libération de l’AFDL ».</p>
<p>La part de responsabilité congolaise se comprend mieux quand elle est située dans l’engrenage du travail en réseau et des principes qui le guident. Un exemple.</p>
<p>Pour  réaliser son projet d’accéder au pouvoir au Rwanda et d’annexer le Kivu, le FPR avait besoin d’argent et de beaucoup d’argent. Mais aussi d’un cheval de Troie pouvant l’aider dans cette entreprise. Un rappel. Le FPR reconduit un rêve ancien. Un rêve datant, pour certains auteurs des années 60. La réalisation de ce rêve obéit à certains principes dont celui-ci : « Nous devons lutter contre les Wanandes et les Hutus qui s’opposent à Jean Mirubo en nous servant des Hutu (bantou) <strong><em>naïfs</em></strong>. Profitons de <strong><em>cette cupidité</em></strong> des Hutu (bantou). <strong><em>Offrons-leur de l’alcool et de l’argent</em></strong>. Ne regardons pas ce que nous dépensons car nous avons suffisamment d’argent. »  C. ONANA, <strong><em><span style="text-decoration: underline;">Ces tueurs tutsi. Au cœur  de la tragédie congolaise</span></em></strong>, Paris, Duboiris, 2009) Où est-ce que le FPR (APR) est allé chercher l’argent ? Au Congo.</p>
<p>Au cours de la guerre d’agression, « les opérations du réseau d’élite dans l’est de la République démocratique du Congo sont gérées centralement par le Bureau Congo de l’APR, qui  assure la liaison entre les activités commerciales (vente des matières premières exploitées au Congo) et militaires de l’APR. (…) La contribution du Bureau Congo aux dépenses militaires du Rwanda aurait donc été de l’ordre de 320 millions de dollars. Les activités financées par les recettes provenant du Bureau Congo définissent dans une large mesure la politique étrangère du Rwanda et influent directement sur la prise des décisions nationales dans de nombreux. »  (Rapport Kassem cité par Pierre Péan, <strong><em><span style="text-decoration: underline;">Carnages. Les guerres secrètes des grandes puissances</span></em></strong>, Paris, Fayard, 2010, p. 460-461) Dans ce contexte, avoir des chevaux de Troie au Congo facilite la tâche : distribuer de l’alcool et de l’argent et/ou entretenir la corruption, l’enrichissement illicite et illégal. Le dysfonctionnement du système étatique congolais, son affaiblissement et/ou son inexistence servent la politique étrangère du Rwanda et les intérêts de ses « amis ». Cela depuis le début de la guerre d’agression jusqu’à ce jour.</p>
<p>Comprendre ce système appelle à sa rupture sans renoncer au rêve panafricain. Celui-ci ne peut pas être fondé sur l’exploitation éhontée des pays frères au profit des réseaux d’élite mafieux et des oligarques capitalistes.</p>
<p>Revenons à nos députés. Ils exigent la démission du gouvernement Muzito et non la rupture du système. Ils donnent un coup d’épée dans l’eau. Peut-être qu’ils le font à dessein. Plusieurs d’entre eux participent du dysfonctionnement du système et de l’affaiblissement de l’Etat manqué Congolais. Et puis, jusqu’où peuvent-ils étendre leur capacité de contrôle ? Peuvent-ils contrôle les dépenses de la Présidence ? La provenance des dons présidentiels et les prêts d’argent faits aux entreprises étatiques ?</p>
<p>Aussi, devraient-ils être cohérents ! Comment peuvent-ils à la fois voter des lois favorisant la privatisation des entre prises nationales, l’exploitation abusive des ressources naturelles du pays par les multinationales étrangères  (qui gagnent des milliards) et s’en prendre à un gouvernement de voleurs de poules ? Pourront-ils revenir sur le moratoire sur la double nationalité ? Laquelle double nationalité a permis l’infiltration des institutions par les laquais du FRP et des oligarques capitalistes ?</p>
<p>Soit dit en passant le FPR a reconduit un rêve farfelu et commis des crimes pour le réaliser. Mis entre parenthèse le côté fou de ce rêve et les crimes qu’il a engendré et engendre encore, la question du rêve, de l’idéal que nos députés veulent servir sur le court, moyen et long terme se pose. Quelle est leur vision commune du Congo de demain ? Quels sont les moyens dont ils disposent pour la réaliser ? Les moyens matériels, spirituels, culturels, sociaux, économiques, etc. Leur réveil nous paraît tardif et naïf. Il se focalise sur un épiphénomène ; sur une petite face visible de l’iceberg. C’est vraiment un coup d’épée dans l’eau. Un sursaut électoraliste, sans plus. Du théâtre de chez nous destiné aux naïfs en politiques.</p>
<p>Non. Messieurs les honorables ! Ce n’est pas au gouvernement Muzito que vous devriez vous en prendre. Mais plutôt au système que vous servez. C’est de la rupture d’avec votre système maffieux de prédation qu’il est dorénavant question et non d’une petite solution palliative.</p>
<p>J.-P. Mbelu</p>
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		<title>Les gouvernants actuels du Congo feraient quand même quelque chose !</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Oct 2010 19:09:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[crime of kagame]]></category>
		<category><![CDATA[crise humanitaire]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans nos débats sur Internet et dans certains cafés, il arrive que nous entendions des compatriotes dire : « Les gouvernants actuels font quand même quelque chose ». Mais quand vous leur posez la question d’expliquer « ce quelque chose », souvent les réponses restent évasives et vagues. La réfection des routes est le cas le plus cité. Les fontaines [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans nos débats sur Internet et dans certains cafés, il arrive que nous entendions des compatriotes dire : « Les gouvernants actuels font quand même quelque chose ». Mais quand vous leur posez la question d’expliquer « ce quelque chose », souvent les réponses restent évasives et vagues. La réfection des routes est le cas le plus cité. Les fontaines de Kinshasa aussi.<span id="more-1787"></span></p>
<p>Souvent, situer cette réfection des routes dans un programme de gouvernement est un exercice très difficile. Que signifie réparer les routes dans un pays où le gouvernement n’est soumis à aucun contrôle budgétaire  au niveau du Parlement ? Que signifie réparer les routes dans un Etat-manqué et sous tutelle, où les paisibles citoyens peuvent être abattus à leurs postes de travail ? Depuis qu’il y a cette réfection des routes, combien de nos provinces sont reliées les unes aux autres de façon à faciliter les échanges entre nous et le désenclavement de nos villages  par exemple ?</p>
<p>Souvent, une vue d’ensemble de ce qu’on appelle chez nous « les cinq chantiers » manquent. Bientôt cinq ans après la première législature, un bilan sur le nombre d’emplois et les hôpitaux créés, les écoles réhabilitées, les barrages hydro-électriques  mis sur pied, des tronçons de pistes de desserte agricole réparés est catastrophique. La sécurité des personnes et de leurs biens n’a été assurée que pour une infime minorité de compatriotes et autres étrangers appartenant au réseau transnational de prédation. La justice a été sacrifiée sur l’autel d’une paix des cimetières. L’année 2010 proclamée « année du social » va  bientôt toucher à sa fin sans que les questions sociales majeures liées au panier de la ménagère, au salaire décent, aux soins de santé convenables aient trouvé un début de réponse. Une étude menée récemment par les Universités de Kinshasa et de Gembloux a conclu que 44 millions de Congolais souffrent de malnutrition.</p>
<p>Face à tous ces  faits que signifie « les gouvernants actuels font quelque chose » ?</p>
<p>Revenons aux conclusions tirées par l’étude susmentionnée et communiquée au cours d’une conférence organisée par la faculté d’agronomie de Gembloux. « Selon la FAO (agence de l’<a title="http://www.lalibre.be/search/?query=Onu&amp;topic=Organisation+des+Nations+Unies&amp;type=ON" href="http://www.lalibre.be/search/?query=Onu&amp;topic=Organisation+des+Nations+Unies&amp;type=ON" target="_blank">Onu</a> pour l’alimentation et l’agriculture), jusqu’à 44 millions de Congolais (sur un total de 55 millions) souffrent de malnutrition ou sous-nutrition. Que le Congo est obligé d’importer pour 18 millions de dollars par jour, alors que son PIB/jour ne dépasse pas 14 millions de dollars et qu’il est donc dépendant de l’aide et de l’endettement. Que la part de l’agriculture dans le budget national 2010 est de 0,69 % (<em>&#8220;c’est bien moins que ce que font les autres pays africains&#8221;</em>, a souligné le professeur Eric Tollens, de la KULeuven. &#8220;<em>Si le Congo n’investit pas plus, cela n’ira jamais</em>&#8220;). Que l’administration congolaise est <em>&#8220;faible et prédatrice&#8221;</em> vis-à-vis du paysan, les routes généralement inexistantes, l’électricité rarement disponible, les rendements agricoles <em>&#8220;de niveau sahélien en raison de l’absence d’intrants </em>(engrais, insecticides, etc.), <em>de l’utilisation de variétés dégénérées </em>(faute d’apports extérieurs régénérants) <em>et de techniques de culture ancestrales&#8221; peu performantes, tels </em>la houe, la machette, les brûlis  Pourtant, le potentiel est  <em>&#8220;incomparable&#8221;, </em>la population <em>&#8220;dynamique et robuste&#8221;</em> et les<em> &#8220;ressources abondantes</em>&#8220;, a souligné Patrick Houben qui s’occupe du programme de sécurité alimentaire de l’Union européenne à Kinshasa. » (M.-F. CROS, <strong>Le Congo, le plus affamé du monde</strong>, dans <strong><em>La Libre</em></strong><strong><em> Belgique</em></strong> du 25 octobre 2010)</p>
<p>A quoi serait dû cet état des choses ? Relisons encore cet article. « Parmi les nombreuses interventions destinées à présenter le travail de Gembloux sur le Congo, souvent en association avec l’université de Kinshasa, écrit M.-F. Cros, plusieurs touchaient à l’alimentation. Il en ressort que <strong><em>la faim dans ce pays résulte essentiellement de la mauvaise gouvernance,</em></strong> et il y a eu plusieurs appels à un changement urgent de la politique de Kinshasa en la matière. » (Nous soulignons) Une administration faible et prédatrice, une mauvaise gouvernance sont, entre autres, les vers dans fruit de notre pays.</p>
<p>Et quand certains d’entre nous affirment que « les gouvernants actuels font quelque chose », à quoi  cela rime-t-il ?</p>
<p>A notre avis, les débats sur nos fora  et dans certains de nos cafés semblent être déconnectés de la recherche scientifique, des choses d’une intelligence avertie et du traitement sérieux des questions essentielles de notre pays.</p>
<p>Internet, bien qu’étant un bon instrument de communication, nous rendrait paresseux. Lire, s’instruire, se former, apprendre et désapprendre seraient devenus des exercices trop négligés.</p>
<p>Et pourtant, avec l’éclosion des blogs d’une certaine presse alternative, Internet pouvait être mis à profit pour rompre les chaînes de différentes formes d’obscurantisme, d’ignorance et de fanatisme ! Du moins au sein de la minorité ayant accès à cette machine moderne ! (Il est un fait que n’importe qui peut avoir accès à Internet sans une base suffisante de culture qui permette un débat d’idées fondé sur autre chose que la fanatisme et <em>le m’as-tuvisme</em>.)</p>
<p>Il est urgent que nos échanges soient fondés sur une base de culture générale suffisante et des essais suivis de déconstruction des discours et théories convenus.</p>
<p>Quand certains d’entre nous disent que « les gouvernants actuels font quelque chose », ils sont loin de s’imaginer que certains d’entre eux sont aux affaires depuis bientôt dix ans, l’équivalent de deux mandats électoraux.</p>
<p>Et pendant deux mandats, Lula le Brésilien a appliqué le programme <em>fome zero</em> (faim zéro) avec des résultats applaudis aux quatre coins du monde. L’un de ses secrets : un passé de syndicaliste et d’un résistant contre les forces de la mort. Dans son programme de gouvernement, il  avait compris que la faim est une arme de destruction massive. Et qu’il fallait travailler à l’apaisement de toutes faims habitant le cœur de l’homme : faim de nourriture, de savoir, de santé, de travail, de vie familiale, de liberté, de dignité, etc. « Destiné à briser l’une après l’autre les structures d’oppression, le <em>Programa fome zero</em> doit créer, pensait Lula, les conditions matérielles de la libération du corps et de l’esprit des hommes. L’homme libéré décidera librement de l’usage de sa liberté. La responsabilité individuelle (et communautaire) est au cœur  de ce programme. La victime devient acteur. Le pauvre est l’artisan de sa propre libération. » (J. ZIGLER, <strong><span style="text-decoration: underline;">L’empire de la honte</span></strong>, Paris, Fayard, 2005, p.215)</p>
<p>Perdre de vue ce qui se fait autour de nous et nous contenter de nous auto-féliciter en marge de toute approche critique (positive ou négative) de ce que produisent nos  gouvernants actuels nous semble être une voie qui ne mène nulle part. Ce que nous donnons l’impression d’oublier est « qu’une mystérieuse dialectique existe entre des personnes singulières et le peuple, entre certaines volontés subjectives et la conscience collective. Dans certaines situations conjoncturelles, cette dialectique peut infléchir le cours des évènements. » (<strong><span style="text-decoration: underline;">Ibidem</span></strong>, p.192)</p>
<p>Avec un peu d’humilité, nous devrions reconnaître que nous avons encore besoin que de véritables acteurs-créateurs d’un autre Congo, capables d’impulser des changements structurels porteurs de vie pour nos populations.  En avons-nous parmi les gouvernants actuels ? Peut-être l’un ou l’autre. Mais il participe d’un système  tellement vicieux et vicié qu’il faut briser. Dépendant de l’aide et de l’endettement extérieur, ce système est pris en otage par les IFI. Il génère beaucoup de misère anthropologique, l’enrichissement sans cause d’une minorité prédatrice et est nocif pour les générations présentes et futures. 44 millions de compatriotes souffrant de malnutrition et/ou de sous-nutrition, c’est combien de vies gâchées pour demain ? Malgré ces faits, on nous dit que « les gouvernants actuels font quand même quelque chose ». <em>Kozanga kayeba, ezali liwa ya solo</em> !</p>
<p>J.-P. Mbelu</p>
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		<title>Congo: des femmes victimes de viols collectifs</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Oct 2010 21:09:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Infos/Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[violence sexuelle]]></category>

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		<description><![CDATA[THE ASSOCIATED PRESS
Publié: 26 octobre 2010 13:09
KINSHASA, Congo &#8211; Une agence internationale affirme qu&#8217;au moins trente femmes ont été gardées captives et violées à répétition près de la frontière avec l&#8217;Angola, avant d&#8217;être abandonnées nues dans la brousse.
Le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a indiqué par voie de communiqué, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>THE ASSOCIATED PRESS</p>
<p>Publié: 26 octobre 2010 13:09</p>
<p>KINSHASA, Congo &#8211; Une agence internationale affirme qu&#8217;au moins trente femmes ont été gardées captives et violées à répétition près de la frontière avec l&#8217;Angola, avant d&#8217;être abandonnées nues dans la brousse.</p>
<p>Le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a indiqué par voie de communiqué, mardi, que plus de 150 Congolais sont arrivés dans la province de Bandundu après avoir été expulsés de l&#8217;Angola voisin.<span id="more-1779"></span><br />
Les Congolais se rendent fréquemment travailler en Angola dans les mines qui se trouvent le long de la frontière entre les deux pays.</p>
<p>Une porte-parole de l&#8217;OCHA, Stefania Trassari, a indiqué que les hommes du groupe ont été brutalisés et qu&#8217;au moins 30 des femmes ont été soumises à des viols répétés après avoir été expulsées d&#8217;Angola au début du mois d&#8217;octobre.<br />
<a href="http://www.journalmetro.com/monde/article/673304--congo-des-femmes-victimes-de-viols-collectifs">http://www.journalmetro.com/monde/article/673304&#8211;congo-des-femmes-victimes-de-viols-collectifs</a></p>
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		<title>RDC-rentrée scolaire 2010: certains parents continuent de garder leurs enfants à la maison, faute de moyens</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Sep 2010 09:01:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Infos/Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[education]]></category>
		<category><![CDATA[rentree scolaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Les chefs de certains établissements de la ville province de Kinshasa déplorent le fait que certains parents continuent de garder leurs enfants à la maison, faute de moyens.
De l’autre côté, les parents se plaignent du fait que des chefs d’établissement trouvent des astuces pour requérir des obligations : paiement de l’acompte aussi bien des frais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les chefs de certains établissements de la ville province de Kinshasa déplorent le fait que certains parents continuent de garder leurs enfants à la maison, faute de moyens.</strong></p>
<p><img title="Ecole" src="http://afriqueactu.net/images/2010/09/Ecole-300x168.jpg" alt="alt" width="300" height="168" /><strong></strong>De l’autre côté, les parents se plaignent du fait que des chefs d’établissement trouvent des astuces pour requérir des obligations : paiement de l’acompte aussi bien des frais scolaires que ceux de confirmation, pour les anciens élèves. L’opinion constate que le nombre de bleus et blancs est visible dans les rues et plusieurs écoles de la capitale ont ouvert les portes, depuis le lundi 13 septembre. L’augmentation importante du nombre d’élèves dans les salles des classes ne traduit pas le résultat d’une rentrée effective dans la mesure où certains frais imposés dès la rentrée risquent de compromettre bon déroulement de l’enseignement.<span id="more-1700"></span></p>
<p>Les parents d’élèves déplorent cette pratique consistant à payer les frais dès le premier jour de la rentrée des classes, une situation qui n’arrange pas la population kinoise. A la veille du 6 septembre courant, à travers les différents médias, les parents d’élèves s’attendaient à ce que le gouvernement prolonge la rentrée des classe faute des moyens, Les personnes interrogées à ce sujet, les parents pour la plupart, éprouvent des difficultés pour s’acheter les objets classiques, à quelques jours de la rentrée scolaire. Face à un pouvoir d’achat jugé faible, plusieurs d’entre eux ont affirmé qu’il devient pratiquement impossible de satisfaire tous les écoliers, avant la date prévue pour la rentrée scolaire. Curieusement, l’on a dû constater qu’au marché central, les vendeurs ont revu à la hausse les prix des objets classiques.</p>
<p>D’après certains vendeurs interrogés, cette situation s’explique par la forte demande que l’offre n’arrive à satisfaire. Force est de constater qu’à Kinshasa, pour la plupart des cas, les parents achètent les objets classiques à la veille, même dans les familles aisées. Une poignée seulement prenne des précautions pour éviter de tomber dans les pièges des vendeurs potentille. Cela est d’accoutumer à Kinshasa, tout le monde se presse d’envoyer les enfants à l’école à la rentrée, bon nombre ne tiennent pas jusqu’à la fin de l’année. Le comble pour certaines écoles, c’est que les effectifs baissent dès le premier trimestre. Cela s’explique par l’instabilité du niveau de vie des parents, les arriérés de salaires accumulées, etc.</p>
<p>Il faut noter par ailleurs, que depuis quelques années, la rentrée scolaire a toujours posé problème. D’une part, des parents incapables d’acheter toutes les fournitures scolaires de leurs enfants et, d’autre part, les enseignants qui ne cessent de réclamer les meilleures conditions sociales, notamment l’amélioration de la situation salariale. Des observateurs pensent que l’Etat a l’obligation de payer régulièrement des salaires, afin de permettre aux parents de s’assumer.</p>
<p><strong>Rébecca T.M.</strong></p>
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		<title>Un tribunal pénal international pour le Congo</title>
		<link>http://updcongo.com/2010/08/un-tribunal-penal-international-pour-le-congo/</link>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 12:27:00 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Source: Le Monde
A quand un tribunal pour le Congo ? Après plusieurs années de travail, le rapport du Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) des Nations unies dresse enfin la liste incontestable des crimes et massacres commis en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) pendant une décennie placée sous le signe du feu.
Les concepteurs de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Source: <strong>Le Monde</strong></p>
<p><a onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-5357" href="http://www.updcongo.com/?attachment_id=5357"><img title="Justice" src="http://www.lavdc.net/portail/wp-content/uploads/2010/08/Justice.jpg" alt="" width="275" height="183" /></a>A quand un tribunal pour le Congo ? Après plusieurs années de travail, le rapport du Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) des Nations unies dresse enfin la liste incontestable des crimes et massacres commis en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) pendant une décennie placée sous le signe du feu.<span id="more-1671"></span></p>
<p>Les concepteurs de ce texte ont décidé de se pencher sur la période 1993-2003. C’est celle où furent commis les crimes et massacres les plus graves. Depuis, l’impunité n’a pas cessé, et les Congolais sont encore martyrisés. Que faut-il pour que ce drame d’une ampleur exceptionnelle mobilise ce qu’il faut bien appeler la « communauté internationale » – l’ONU, ses agences spécialisées, les grandes puissances du Nord et du Sud émergent, ces pays qui, souvent, sont les premiers à exploiter les richesses minières de la RDC ?</p>
<p>Le rapport du HCDH ne révèle que peu de chose. La plupart des actes recensés étaient connus. La nouveauté (révélée dans notre édition du 27 août) est de réunir l’ensemble de ces faits, de préparer le terrain pour de futurs procès et d’envisager de qualifier certains actes de « génocide ».</p>
<p>S’il est un génocide reconnu dans la région, c’est celui des Tutsi dans le Rwanda voisin en1994. Il a fallu du temps pour que s’impose l’idée de l’ampleur de ce dernier crime. Il s’agissait là non de massacres aveugles, mais d’une tentative claire de faire disparaître un groupe humain. Les responsables de ce projet répondent aujourd’hui de leurs actes devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), installé à Arusha, en Tanzanie. Cette juridiction est pleine d’imperfections. Certains « génocidaires » continuent de lui échapper. Mais mieux vaut cette justice rendue tant bien que mal à Arusha que l’injustice permanente à laquelle demeurent condamnées les victimes congolaises.</p>
<p>L’expérience des fins de conflits récents montre qu’il n’y a pas de retour à la paix sans une manière de justice. La Sierra Leone, déchirée pendant une guerre marquée par des atrocités, a bénéficié, dans le cadre d’un processus de paix, d’un tribunal spécial. L’ex-Yougoslavie est à peu près dans le même cas. Au Cambodge, les procès des anciens Khmers rouges ont commencé.</p>
<p>Partout, des mécanismes judiciaires ou parajudiciaires tentent d’aider les survivants à faire le deuil de crimes inhumains. Pourquoi la RDC, ce pays grand comme l’Europe de l’Ouest qui sert de terrain de jeux meurtriers depuis deux décennies aux Etats de la région, Rwanda en tête, échapperait-il à cette règle ? La réponse, jusqu’ici, a été éludée, en partie en raison de l’ombre gigantesque du génocide commis à ses portes, au Rwanda.</p>
<p>Il est grand temps de prendre en compte les crimes d’une ampleur historique perpétrés en RDC. Le rapport de l’ONU offre la base pour que soit constitué un tribunal, avec un appui international, pour que soient jugés ceux qui en sont les auteurs. Il est grand temps de rendre un semblant de justice aux centaines de milliers de Congolais tombés sur le sol de ce pays martyr.</p>
<p>Edito du Monde</p>
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		<title>De « faits » de génocide des Hutu et des Congolais(es) au refus du débat sur la Congolité</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 12:23:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Congo]]></category>
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		<category><![CDATA[génocide]]></category>
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		<description><![CDATA[Le samedi 28 août 2010, le site canadien Le Devoir.com  a publié un article de l’AFP intitulé « Entrevue avec un enquêteur québécois du TPIR &#8211; Des crimes sur le «modèle» du génocide rwandais ». Cette petite entrevue présente l’avantage d’attirer notre attention sur quelques  points essentiels du volumineux rapport du HCDH et de revenir sur  la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le samedi 28 août 2010, le site canadien Le Devoir.com  a publié un article de l’AFP intitulé « Entrevue avec un enquêteur québécois du TPIR &#8211; Des crimes sur le «modèle» du génocide rwandais ». Cette petite entrevue présente l’avantage d’attirer notre attention sur quelques  points essentiels du volumineux rapport du HCDH et de revenir sur  la responsabilité de certains acteurs clé de la tragédie des Grands Lacs depuis les années 90 jusqu’à ce jour.  Cette entrevue pourrait aussi nous permettre d’identifier quelques enquêteurs ayant contribué à l’élaboration dudit rapport, d’échanger avec eux et d’approfondir avec eux l’idée de la mise sur pied d’un Tribunal Pénal International sur la RD Congo. <span id="more-1668"></span>Que dit Luc Côté dans cette entrevue ?</p>
<p>« «Je suis tombé des nues» au cours de cette enquête, a dit M. Côté. «Au Congo, j&#8217;ai observé des comportements que j&#8217;avais déjà vus au Rwanda» lors du génocide (avril à juillet 1994) durant lequel environ 800 000 Tutsis ainsi que des Hutus modérés avaient été assassinés. »</p>
<p>Il ajoute :  «Le fait qu&#8217;un groupe spécifique soit visé; le fait que dans des discours on appelle à &#8220;se débarrasser de tous ces Hutus&#8221;, que cela se soit passé de façon systématique, que des cadavres aient été incinérés, que tout ait été fait pour cacher les preuves et empêcher des étrangers d&#8217;y aller; tout ceci, soumis à un tribunal, peut constituer des preuves permettant de conclure qu&#8217;il y a eu tentative de décimer un groupe, ce qui est considéré comme un génocide».</p>
<p>L’article commentant le rapport souligne que « les bourreaux auraient ainsi utilisé des armes blanches, des haches et des baïonnettes pour massacrer les Hutus rwandais et congolais, souligne le texte, qui ajoute que l&#8217;immense majorité des victimes étaient des «femmes, des enfants, des personnes âgées, des malades, qui ne représentaient aucun danger pour les belligérants». » Luc Côté rejoint « les petits restes des sentinelles de la République en avouant ceci : « «Je croyais avoir vu le pire lors du génocide au Rwanda. Nous avons des témoignages du Congo qui montrent que ce qui s&#8217;est passé est tout aussi terrible que ce qui a eu lieu au Rwanda. » Le comble est qu’ « au Rwanda, cela a pris trois mois. Au Congo, cela ne s&#8217;est jamais arrêté», affirme Luc Côté. »</p>
<p>Comme plusieurs d’entre nous le savent dorénavant, « l&#8217;actuel président rwandais, Paul Kagame, aurait fourni des armes, des munitions et des camps d&#8217;entraînement à la rébellion congolaise. Le texte pourrait servir de base à l&#8217;éventuelle inculpation du colonel James Kabarebe, un acteur clé des conflits en RDC et actuel ministre de la Défense rwandais. »</p>
<p>Revenir sur James Kabarebe comme un acteur clé de la tragédie congolaise nous permet de comprendre, tant soit peu, pourquoi, « au Congo, cela ne s’est jamais arrêté ».  Il est le parrain de Joseph Kabila. Si le texte du rapport du HCDH peut servir à son inculpation, il le peut tout autant pour Joseph Kabila et ses nervis. Ceux qui, aujourd’hui encore, entretiennent la guerre d’agression chez nous. Par action ou par omission.</p>
<p>Quand, avant la mascarade électorale de 2006, la Haute Autorité des Médias a refusé le débat sur la congolité, elle a facilité l’infiltration dans les institutions congolaises des criminels de guerre et humanitaires ; elle a permis aux Rwandais et aux autres étrangers pouvant être inculpés de « faits de génocide » des Hutu et des Congolais(es) d’entrer dans des institutions républicaines où leurs crimes seraient couverts par l’immunité liée à leurs charges.</p>
<p>Relancer le débat sur la congolité aiderait à étudier les possibilités de lever cette immunité pour que ces criminels soient déférés devant les cours et tribunaux et les compatriotes ayant travaillé au sein de la HAM traduits en justice pour haute trahison. Il y a là une question que « les fanatiques » des élections de 2011 ne pourraient éluder.</p>
<p>Pourquoi cette question ne pourrait-elle pas les unir (par exemple) autour de l’un des premiers responsables de l’ASADHO, Guillaume Ngefa ; lui dont le traitement de la question « des faits de génocide » des Hutu a coûté l’exil ? En marge des compatriotes avouant qu’un pays occupé ne peut être libéré par un bulletin déposé dans une urne, les plus légalistes  d’entre nous et « les fanatiques » des élections pourraient, en étudiant le dernier rapport du HCDH, trouver  des questions les rassemblant et s’engager dans une  quête patiente de solutions juridiques y afférentes. Cela  participerait de la mise hors d’état  d’agir de tous les  criminels ayant infiltré nos institutions politiques. De toutes les façons, bâtir un Congo plus beau qu’avant ne pourra pas se passer d’une étude sérieuse de ce rapport et des conséquences qu’ensemble, en tant que collectivité, nous en tirerons.</p>
<p>Il est absurde qu’au cours de notre histoire récente, le traitement des questions relevant de la souveraineté de notre pays ait été soumis un filtrage « international » et collaborationniste ridicule. Avant les élections de 2006, les Congolais(es) posant la question de l’identité des seigneurs de guerre  et de leurs collaborateurs venus chez nous en 1996-1997 ont été traité de xénophobes et la question de la congolité exclue des débats inter-congolais au cours de la campagne électorale.  Mais personne, à travers les Grands Lacs Africains et à travers le monde n’a osé lever le petit doigt quand, le 25 août 2010, de 58 ex-combattants des FDLR et leurs dépendants, 32  ont été reconnus Rwandais et 26 autres déclarés Congolais de Masisi par les autorités Rwandaises. Pourquoi ce travail de vérification d’identités, de recensement, a-t-il été considéré chez nous comme une question taboue ? N’est-ce pas parce que l’identification des infiltrés oeuvrant au cœur de nos institutions  serait préjudiciable aux criminels de guerre, aux criminels humanitaires et aux autres coupables des « faits de génocide » ?</p>
<p>Pour avoir refusé de regarder la réalité en face en 2006, elle vient de nous rattraper à partir d’un rapport dont la fuite avant son <em>officielle </em>finalisation interpelle les empêcheurs de penser en rond, les veilleurs-protecteurs de la mémoire collective de nos populations et les autres minorités d’acteurs-créateurs Congolais. Ce rapport nous interpelle sur l’une des questions essentielles restée sans réponse depuis le début de la  guerre d’agression que les USA et la Grande-Bretagne (et leurs alliés occidentaux) nous font à travers le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda interposés : la question de l’institution d’une Commission Justice, Vérité et Réconciliation. Si le rapport du HCDH met en exergue la responsabilité des nègres de service Rwandais et Congolais, celle de leurs parrains occidentaux n’apparaît presque pas. Et pourtant, ne sont-ce pas ces derniers qui ont refusé que nous débattions de la congolité en 2005-2006 ? Une Commission Justice, Vérité et Réconciliation aurait l’avantage de permettre aux Congolais(es) d’aborder certaines questions restées sans réponses depuis 1996 et d’y esquisser quelques pistes de solutions.</p>
<p>A n’en pas douter, c’est déjà bien d’identifier les acteurs africains clé de la tragédie congolaise. Mais c’est insuffisant. Il faut aller plus loin. Tant que « les faiseurs des rois » feront et déferont notre histoire sans que puissions peser de tout notre poids dans la balance des rapports de force mondiaux, instaurer un Tribunal Pénal International sur le Congo et une Commission Justice, Vérité et Réconciliation sur notre histoire seront (déjà) de bonnes solutions ; mais insuffisantes. La guerre d’agression à laquelle nous résistons depuis 1996 est entretenue par « la tribu néolibérale sans frontières », par tous les disciples internationaux de Milton Friedman ; ceux et celles qui, mus par la cupidité, travaillent à ce qu’ils considèrent comme étant  « la destruction créatrice ». La guerre d’agression de basse intensité qu’ils soutiennent chez nous rentre dans cette idéologie vampiriste. Il y a encore du chemin à faire. Un long chemin de rupture dérangeante.</p>
<p>J.-P. Mbelu</p>
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		<title>L’acte d’accusation de dix ans de crimes au Congo RDC</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 12:04:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Source: Le Monde
Redoutée par les principaux acteurs régionaux de l’interminable drame humain dans la région des Grands Lacs, la radiographie sans précédent des crimes jalonnant dix ans de guerre en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) que vient d’établir le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) est accablante, principalement pour le Rwanda [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Source: <strong>Le Monde</strong></p>
<p><a onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-5296" href="http://www.updcongo.com/?attachment_id=5296"><img title="Doit de l'homme- ONU" src="http://www.lavdc.net/portail/wp-content/uploads/2010/08/Doit-de-lhomme-ONU.jpg" alt="" width="220" height="138" /></a>Redoutée par les principaux acteurs régionaux de l’interminable drame humain dans la région des Grands Lacs, la radiographie sans précédent des crimes jalonnant dix ans de guerre en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) que vient d’établir le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) est accablante, principalement pour le Rwanda voisin.<span id="more-1660"></span></p>
<p>Sur près de 600 pages, ce document, dont Le Monde a obtenu une version quasi définitive, décrit les « violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 en RDC ».</p>
<p>Derrière l’intitulé se cache une décennie de meurtres, viols, pillages auxquels prirent part plusieurs pays de la région. Des conflits qui firent un nombre indéterminé de morts, mais qui se chiffrent au bas mot en centaines de milliers.</p>
<p>La compilation des rapports existants et la collecte de nouveaux témoignages menée par le HCDH fournissent une base pour des poursuites judiciaires à venir contre les auteurs de ce que le HCDH qualifie de « crimes contre l’humanité, crimes de guerre, voire de génocide » après des années d’impunité.</p>
<p>« CRIMES DE GÉNOCIDE »</p>
<p>Depuis des semaines, le Rwanda déploie ses réseaux et son énergie pour tenter d’étouffer ce rapport qui risque d’atteindre le cœur du régime du président Paul Kagamé, l’homme fort du Rwanda depuis 1994.</p>
<p>Le document estime en effet que « les attaques systématiques et généralisées [contre des Hutu réfugiés en RDC] révèlent plusieurs éléments accablants qui, s’ils sont prouvés devant un tribunal compétent, pourraient être qualifiés de crimes de génocide ».</p>
<p>Il reste à savoir quel tribunal se chargera de cette œuvre de justice alors que la plupart des crimes sortent du champ de compétence de la Cour pénale internationale.</p>
<p>Face aux insuffisances de la justice congolaise, le HCDH insiste sur la nécessité d’imaginer de nouveaux mécanismes judiciaires pour mettre fin au cycle de l’impunité dans la région.</p>
<p>Christophe Châtelot</p>
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		<title>UN mapping report leaked: Crime of genocide against Hutu</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 11:58:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Infos/Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[crimes of kagame]]></category>
		<category><![CDATA[génocide]]></category>
		<category><![CDATA[Hutu genocide]]></category>

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		<description><![CDATA[http://congosiasa.blogspot.com/2010/08/un-mapping-report-leaked-crime-of.html
Over a year after its completion, the UN mapping report has finally been leaked to the press. The report was mandated by the UN to investigate war crimes and crimes against humanity in the Congo between 1993 and 2003 in the hope that there could be accountability for the violence. To date, almost nothing has [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a rel="nofollow" href="http://congosiasa.blogspot.com/2010/08/un-mapping-report-leaked-crime-of.html">http://congosiasa.blogspot.com/2010/08/un-mapping-report-leaked-crime-of.html</a></h3>
<p>Over a year after its completion, the UN mapping report has finally been leaked to the press. The report was mandated by the UN to investigate war crimes and crimes against humanity in the Congo between 1993 and 2003 in the hope that there could be accountability for the violence. To date, almost nothing has been done to bring those responsible to justice.<span id="more-1658"></span>The report is huge, spanning 545 pages, and deals with war crimes committed by the security forces of Angola, Mobutu&#8217;s Zaire, Uganda, Chad, Laurent Kabila&#8217;s government, Joseph Kabila&#8217;s government, Zimbabwe, the ex-FAR and Interahamwe (and later the FDLR), the Mai-Mai and the many other rebel groups. I will speak at length about the massacres carried out by these forces in later postings. Here, I will speak about the most controversial claim: the massacres carried out by the Rwandan army (RPA) together with the AFDL rebellion (led by Laurent Kabila) against the Hutu refugees in 1996-1997.</p>
<p>The striking conclusion is that the crimes committed by the RPA/AFDL against Hutu refugee and Congolese Hutu could constitute a crime of genocide. This will be a bombshell for Paul Kagame&#8217;s government, which prides itself of having brought an end to the 1994 genocide against the Tutsi and have built their reputation and their appeal to donors on their promotion of post-genocide reconciliation. This report will rock the internet for months and years to come, its political improtance is hard to overstate.</p>
<p>A few words of caution. The report was not based on the same high standards of a judicial investigation, it was intended to provide a broad mapping of he most serious human rights abuses between 1993 and 2003. Indeed, the report says that an international court will have to be the final arbiter whether the RPA/AFDL did commit acts of genocide. Verbatim: &#8220;The systematic and widespread attacks described in this report, which targeted very large numbers of Rwandan Hutu refugees and members of the Hutu civilian population, resulting in their death, reveal a number of damning elements that, if they were proven before a competent court, could be classified as crimes of genocide.&#8221;</p>
<p>Nonetheless, it was their mandate to documents crimes of genocide, and they were rigorous: In total, the team gathered evidence on 600 incidents of violence (not just on the genocide allegations). Their standard was two independent sources for each incident. They interviewed 1,280 witnesses and gathered 1,500 documents. Many of the reports of killings of Congolese and Rwandan Hutu civilians were corroborated by eyewitnesses. While we always knew that there had been large massacres of Hutu refugees in the Congo, this is the first rigorous investigation, and the first time an international body has thrown its weight behind charges of genocide.</p>
<p>Another word of caution: This is the preliminary draft. The report is due to be released on Monday, but it has been leaked, I gather because the Secretary General Ban Ki Moon has pressed for the charges of &#8220;acts of genocide by the RPA/AFDL&#8221; to be removed. The Rwandan government has reportedly threatened to withdraw its troops from the AU mission in Darfur and I have even heard that they will withdraw from the UN all together, becoming &#8220;associate&#8221; or &#8220;observer&#8221; states. I imagine that it is to prevent such editing that the report was finally leaked.</p>
<p>On to the conclusion of the report:</p>
<p>Paragraph 512. The systematic attacks [...] resulted in a very large number of victims, probably tens of thousands of members of the Hutu ethnic group, all nationalities combined. In the vast majority of cases reported, it was not a question of people killed unintentionally in the course of combat, but people targeted primarily by AFDL/APR/FAB [Burundian army] forces and executed in their hundreds, often with edged weapons. The majority of the victims were children, women, elderly people and the sick, who posed no threat to the attacking forces. Numerous serious attacks on the physical or pyschological integrity of members of the group were also committed, with a very high number of Hutus shot, raped, burnt or beaten. Very large numbers of victims were forced to flee and travel long distances to escape their pursuers, who were trying to kill them. The hunt lasted for months, resulting in the deaths of an unknown number of people subjected to cruel, inhuman and degrading living conditions, without access to food or medication. On several occasions, the humanitarian aid intended for them was deliberately blocked, in particular in Orientale Province, depriving them of assistance essential to their survival</p>
<p>Paragraph 513. At the time of the incidents covered by this report, the Hutu population in Zaire, including refugees from Rwanda, constituted an ethnic group as defined in the Convention on the Prevention and Punishment of the Crime of Genocide. Moreover, as shown previously, the intention to destroy a group in part is sufficient to be classified as a crime of genocide. Finally, the courts have also confirmed that the destruction of a group can be limited to a particular geographical area. It is therefore possible to assert that, even if only a part of the Hutu population in Zaire was targeted and destroyed, it could nonetheless constitute a crime of genocide, if this was the intention of the perpetrators. Finally, several incidents listed also seem to confirm that the numerous attacks were targeted at members of the Hutu ethnic group as such. Although, at certain times, the aggressors said they were looking for the criminals responsible for the genocide committed against the Tutsis in Rwanda in 1994, the majority of the incidents reported indicate that the Hutus were targeted as such, with no discrimination between them. The numerous attacks against the Hutus in Zaire, who were not part of the refugees, seem to confirm that it was all Hutus, as such, who were targeted. The crimes committed in particular in Rutshuru (30 October 1996) and Mugogo (18 November 1996), in North Kivu, highlight the specific targeting of the Hutus, since people who were able to persuade the aggressors that they belonged to another ethnic group were released just before the massacres. The systematic use of barriers by the AFDL/APR/FAB, particularly in South Kivu, enabled them to identify people of Hutu origin by their name or village of origin and thus to eliminate them. Hundreds of people of Hutu origin are thus thought to have been arrested at a barrier erected in November 1996 in Ngwenda, in the Rutshuru territory, and subsequently executed by being beaten with sticks in a place called Kabaraza. In South Kivu, AFDL/APR/FAB soldiers erected numerous barriers on the Ruzizi plain to stop Rwandan and Burundian refugees who had been dispersed after their camps had been dismantled.</p>
<p>514. Several incidents listed in this report point to circumstances and facts from which a court could infer the intention to destroy the Hutu ethnic group in the DRC in part, if these were established beyond all reasonable doubt. Firstly, the scale of the crimes and the large number of victims are illustrated by the numerous incidents described above. The extensive use of edged weapons (primarily hammers) and the systematic massacre of survivors, including women and children, after the camps had been taken show that the numerous deaths cannot be attributed to the hazards of war or seen as equating to collateral damage. The systematic nature of the attacks listed against the Hutus also emerges: these attacks took place in each location where refugees had been identified by the AFDL/APR, over a vast area of the country. Particularly in North Kivu and South Kivu but also in other provinces, the massacres often began with a trick by elements of the AFDL/APR, who summoned the victims to meetings on the pretext either of discussing their repatriation to Rwanda in the case of the refugees, or of introducing them to the new authorities in the case of Hutus settled in the region, or of distributing food. Afterwards, those present were systematically killed. Cases of this kind were confirmed in the province of North Kivu in Musekera, Rutshuru and Kiringa (October 1996), Mugogo and Kabaraza (November 1996), Hombo, Katoyi, Kausa, Kifuruka, Kinigi, Musenge, Mutiko and Nyakariba (December 1996), Kibumba and Kabizo (April 1997) and Mushangwe (around August 1997); in the province of South Kivu in Rushima and Luberizi (October 1996), Cotonco and Chimanga (November 1996) and Mpwe (February 1997) and on the Shabunda-Kigulube road (February-April 1997); in Orientale Province in Kisangani and Bengamisa (May and June 1997); in Maniema in Kalima (March 1997) and in Équateur in Boende (April 1997). Such acts certainly suggest premeditation and a precise methodology. In the region south of the town of Walikale, in North Kivu (January 1997), Rwandan Hutus were subjected to daily killings in areas already under the control of the AFDL/APR as part of a campaign that seemed to target any Hutus living in the area in question.</p>
<p>515. Several of the massacres listed were committed regardless of the age or gender of the victims. This is particularly true of the crimes committed in Kibumba (October 1996), Mugunga and Osso (November 1996), Hombo and Biriko (December 1996) in the province of North Kivu, Kashusha and Shanje (November 1996) in the province of South Kivu, Tingi-Tingi and Lubutu (March 1997) in Maniema Province, and Boende (April 1997) in Équateur Province, where the vast majority of victims were women and children. Furthermore, no effort was made to make a distinction between Hutus who were members of the ex-FAR/Interahamwe and Hutu civilians, whether or not they were refugees. This tendency to put all Hutus together and “tar them with the same brush” is also illustrated by the declarations made during the “awareness-raising speeches” made by the AFDL/APR in certain places, according to which any Hutu still present in Zaire must necessarily be a perpetrator of genocide, since the “real” refugees had already returned to Rwanda. These “awareness-raising speeches” made in North Kivu also incited the population to look for, kill or help to kill Rwandan Hutu refugees, whom they called “pigs”. This type of language would have been in widespread use during the operations in this region.</p>
<p>516. The massacres in Mbandaka and Wendji, committed on 13 May 1997 in Équateur Province, over 2,000 kilometres west of Rwanda, were the final stage in the hunt for Hutu refugees that had begun in eastern Zaire, in North and South Kivu, in October 1996. Among the refugees were elements of the ex-FAR/Interahamwe, who were disarmed by the local police force as soon as they arrived. In spite of everything, the AFDL/APR opened fire on hundreds of defenceless Hutu refugees, resulting in large numbers of victims.</p>
<p>517. The systematic and widespread attacks described in this report, which targeted very large numbers of Rwandan Hutu refugees and members of the Hutu civilian population, resulting in their death, reveal a number of damning elements that, if they were proven before a competent court, could be classified as crimes of genocide. The behaviour of certain elements of the AFDL/APR in respect of the Hutu refugees and Hutu populations settled in Zaire at this time seems to equate to “a manifest pattern of similar conduct directed against that group”, from which a court could even deduce the existence of a genocidal plan. “Whilst the existence of such a plan may contribute to establishing the required genocidal intention, it is nonetheless only an element of proof used to deduce such an intention and not a legal element of genocide.” It should be noted that certain elements could cause a court to hesitate to decide on the existence of a genocidal plan, such as the fact that as of 15 November 1996, several tens of thousands of Rwandan Hutu refugees, many of whom had survived previous attacks, were repatriated to Rwanda with the help of the AFDL/APR authorities and that hundreds of thousands of Rwandan Hutu refugees were able to return to Rwanda with the consent of the Rwandan authorities prior to the start of the first war. Whilst, in general, the killings did not spare women and children, it should be noted that in some places, at the beginning of the first war, Hutu women and children were in fact separated from the men, and only the men were subsequently killed.</p>
<p>518. Nonetheless, neither the fact that only men were targeted during the massacres, nor the fact that part of the group were allowed to leave the country or that there movement was facilitated for various reasons, are sufficient in themselves to entirely remove the intention of certain people to partially destroy an ethnic group as such. In this respect it seems possible to infer a specific intention on the part of certain AFDL/APR commanders to partially destroy the Hutus in the DRC, and therefore to commit a crime of genocide, based on their conduct, words and the damning circumstances of the acts of violence committed by the men under their command. It will be for a court with proper jurisdiction to rule on this question.</p>
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		<title>Génocide au Congo : l&#039;ONU accuse le Rwanda</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 11:52:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un rapport du Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, révélé jeudi par Le Monde, estime que des faits de  génocide  ont pu être commis en République démocratique du Congo en 1996-98 par des militaires rwandais ou soutenus par le Rwanda.  Dans ce document dont le quotidien dit s’être procuré une version quasi-définitive, les enquêteurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un rapport du Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, révélé jeudi par Le Monde, estime que des faits de  génocide  ont pu être commis en République démocratique du Congo en 1996-98 par des militaires rwandais ou soutenus par le Rwanda.  Dans ce document dont le quotidien dit s’être procuré une version quasi-définitive, les enquêteurs de l’ONU estiment que « <em>les attaques systématiques et généralisées</em> (contre des Hutu réfugiés en RDC) <em>révèlent plusieurs éléments accablants qui, s’ils sont prouvés devant un tribunal compétent, pourraient être qualifiés de crimes de génocide</em> ».<span id="more-1656"></span></p>
<p>Paul Kagamé aurait tenté d’empêcher la publication du rapport © AFP</p>
<p><span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000;"><img src="http://www.lesoir.be/zc/vignettes475x300/mediastore/_2010/aout/hermes/ID2325406_26-kagame-afp_125407_011AJA_0.JPG.jpg" alt="Génocide au Congo : l’ONU accuse le Rwanda" width="200" height="208" /></span></span></p>
<p>Ce rapport de 600 pages, qui porte sur la décennie 1993-2003, se réfère en l’espèce aux faits imputés à l’Armée patriotique rwandaise (APR) durant la première guerre en RDC, de 1996 à 1998. Il se réfère aussi à des faits imputés à l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), « <em>une coalition créée à Kigali</em> » en octobre 1996, selon le rapport.</p>
<p>C’est cette coalition qui avait permis à Laurent-Désiré Kabila de chasser du pouvoir à Kinshasa le maréchal Mobutu en mai 1997.</p>
<p>Le rapport décrit « <em>la nature systématique, méthodologique et préméditée des attaques contre les Hutu (qui) se sont déroulées dans chaque localité où des réfugiés ont été dépistés par l’AFDL/APR sur une très vaste étendue du territoire</em> ».</p>
<p>« <em>L’ampleur des crimes et le nombre important de victimes, probablement plusieurs dizaines de milliers, sont démontrés par les nombreux incidents répertoriés dans le rapport. L’usage extensif d’armes blanches</em> (principalement des marteaux) <em>et les massacres systématiques de survivants après la prise des camps démontrent que les nombreux décès ne sont pas imputables aux aléas de la guerre</em> », est-il aussi écrit, selon Le Monde.</p>
<p>Plus d’un million de Hutu du Rwanda s’étaient réfugiés dans l’ex-Zaïre (aujourd’hui RDCongo) après la prise du pouvoir à Kigali du Front patriotique rwandais (FPR) à majorité tutsi, après le génocide qui avait visé les membres de cette ethnie en 1994.</p>
<p>Le Monde affirme que le président rwandais Paul Kagamé a tenté d’empêcher la publication par l’ONU de ce rapport et que Kigali a menacé de retirer ses troupes des opérations de l’ONU en cas de fuites dans la presse.</p>
<p>Le journal précise que le rapport n’incrimine pas que le Rwanda.</p>
<p>Entre 1998 et 2003, au moins 8 armées nationales et 21 groupes armés irréguliers ont pris part à « la deuxième guerre » de RDC.</p>
<p><strong>(afp)</strong></p>
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		<title>Les derniers viols à l’est de la RD Congo sur le blog de Colette Braeckman et sur le site de Beni-Lubero</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Aug 2010 17:44:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Infos/Nouvelles]]></category>
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		<description><![CDATA[Traiter les informations en provenance de l’Est de notre pays peut être  facilité par plusieurs sources dont  les NTIC et/ou les investigations menées sur place.  Encore faudrait-il que les journalistes et analystes politiques traitant ces informations aient accès à ces NTIC et à cette partie de notre espace vital. Privilégier les témoignages du terrain nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Traiter les informations en provenance de l’Est de notre pays peut être  facilité par plusieurs sources dont  les NTIC et/ou les investigations menées sur place.  Encore faudrait-il que les journalistes et analystes politiques traitant ces informations aient accès à ces NTIC et à cette partie de notre espace vital. Privilégier les témoignages du terrain nous semble être le moyen le mieux indiqué pour s’approcher le plus possible de « la vérité ». Même là, il est difficile que les journalistes et les analystes politiques s’éloignent de leur orientation idéologique.<span id="more-1648"></span></p>
<p>Analysons le cas de derniers viols perpétrés à l’est de notre pays. Voici ce que nous lisons sur le blog de Colette Braeckman sous le titre « <a title="http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2010/08/24/terreur-au-kivu-plus-de-200-femmes-systematiquement-violees/" href="http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2010/08/24/terreur-au-kivu-plus-de-200-femmes-systematiquement-violees/" target="_blank">Terreur au Kivu: plus de 200 femmes systématiquement violées</a> » (ce 24 août 2010). Colette Braeckman écrit : « Malgré les opérations militaires en cours depuis un an et demi, l’horreur ne faiblit pas dans l’Est du Congo: plus de 200 femmes et plusieurs jeunes garçons ont été violés au Sud Kivu, dans une région difficile d’accès qui se situe entre la ville minière de Walikale et le territoire de Masisi. » Faisant allusion à ses sources, Colette note : « Un travailleur humanitaire, rentrant d’une tournée en brousse, nous détaille par téléphone, avec accablement, la désolation dont il a été témoin : j’ai vu plus de 30 villages vidés de leurs habitants, le cholera est revenu à Shabunda et dans les villages de Inyanturi, Kembe, Singe, Rubonga, Kasani et d’autres encore, les femmes sont terrorisées car elles ont été victimes de viols. C’est surtout à Luvungi, un centre agricole de 2200 habitants à 30 km de la ville minière de Walikale que la terreur a été la plus atroce, la plus systématique. Un habitant de la région, également joint par téléphone, nous assure que ces viols avaient presque un caractère sacrificiel, relevant d’une politique de terreur délibérée. »</p>
<p>Quand ces viols ont-ils eu lieu et qui les a orchestrés ? Pour Colette Braeckman, « c’est le 30 juillet et dans les premiers jours d’août qu’un groupe de plus de 400 combattants, des rebelles hutus rwandais auxquels s’étaient joint des combattants congolais Mai Mai, a attaqué la population civile de Luvungi. De sang froid, femmes ont été violées, sans qu’il y ait eu combats, échanges de coups de feu ou victimes parmi les hommes en armes. Un médecin américain, le DR Cragin, travaillant pour le Corps médical international, ainsi que le médecin congolais chef de district, le Dr. Kacha, ont recueilli des témoignages selon lesquels les assaillants ont procédé systématiquement, s’emparant des femmes à l’issue d’une réunion et se mettant parfois à cinq ou six pour les violer. »  Ces viols ont eu lieu à moins de trente kilomètres d’une des bases de Casques bleus de la Monusco. Ces derniers n’ont même pas pu divulguer cette information. Elle a été donnée par les sources privées et les humanitaires.</p>
<p>Sont-ce les sources privées et humanitaires qui ont identifié  les violeurs aux FDLR et aux Mai Mai ou Colette Braeckman ? En confrontant le blog de Colette au site de Benilubero, l’identification faite par la journaliste du Soir soulève des doutes. Elle relèverait des préjugés que les faits n’ont pas pu neutraliser. Sur le site Internet de Benilubero, un article (publié ce 24 août) intitulé  « <a title="http://www.benilubero.com/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=2087:beni-un-cacique-du-cndp-sorti-de-prison-et-promu-chef-du-cadastre&amp;catid=1:dches&amp;Itemid=98" href="http://www.benilubero.com/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=2087:beni-un-cacique-du-cndp-sorti-de-prison-et-promu-chef-du-cadastre&amp;catid=1:dches&amp;Itemid=98" target="_blank">Beni : Un cacique du CNDP sorti de prison promu Chef du Cadastre</a> »  et traitant du retour des « réfugiés » à l’Est de notre pays jette un peu de lumière sur l’identité « cachée »  des « assaillants » (re)venus au Congo pour occuper les carrés miniers. L’auteur écrit : « Pour cacher la vraie identité de ces réfugiés armés qui endeuillent les populations civiles congolaises, les discours des stratèges de cette occupation à peine voilée habillent ces refugiés armés de la fausse identité des FDLR, ADF-NALU, LRA, etc., des mouvements rebelles étrangers qui ont été jadis actifs dans la région et dont les actions étaient dirigées non contre les congolais mais contre leurs pays d’origine, à savoir le Rwanda et l’Ouganda. Notez aussi que les refugiés congolais retournant du Rwanda et de l’Ouganda sont les seuls refugiés au monde à porter des armes et à s’installer eux-mêmes où ils veulent au vu et au su des organismes de l’ONU. » (Nous soulignons) Cet article est suivi d’une lettre (du 23 août) de la société civile du Nord Kivu protestant contre la future nomination du cacique du CNDP susmentionné. Disons que pour le Bubolais qui rédige cet article, témoin de la guerre d’agression que  l’Est de notre pays connaît, le discours de Colette Braeckman serait à classer parmi ceux « des stratèges de cette occupation à peine voilée » de cette partie de notre espace vital.</p>
<p>Plusieurs indices aideraient à tirer cette  conclusion. Revenons à l’article de Colette. Le fait que les viols aient eu lieu à quelques kilomètres de la base de Casques bleus indiens et que ceux-ci ne soient pas intervenus a, à en croire Colette Braeckman, créé une polémique. Et « cette polémique pourrait nourrir les reproches du gouvernement congolais, qui aurait souhaité le retrait des forces de l’ONU, arguant qu’elles ont échoué dans leur mission de protéger les civils. »  Mais pourquoi le gouvernement de Kinshasa ne serait-il pas lui mis au ban des accusés pour avoir coopéré avec des criminels de guerre au nom d’une paix des cimetières ? D’appliquer une politique de « tolérance zéro » à géométrie variable ?</p>
<p>Colette ne traite pas de ces questions. Heureusement, certains  compatriotes à l’Est n’ont pas encore perdu leur capacité de se souvenir. L’auteur de l’article du site de Benilubero en est un. Il note ceci : « Le peuple congolais se rappelle l’amnistie et le refus de livrer à la justice nationale et internationale compétente des rebelles accusés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité et responsables de plus de 6 millions des morts congolais. La raison de cette amnistie disait-on était de favoriser la paix nationale. Cette paix n’est pas encore visible à l’Est du pays où les amnistiés d’hier continuent de tuer et de piller les ressources naturelles du pays. » Comment un gouvernement travaillant avec les criminels de guerre et humanitaires, c’est-à-dire entretenant la non-protection des civils peut-il jeter une pierre à quiconque ? Quelle est la part du Rwanda se Kagame dans tout ça ? Colette Braeckman reste muette sur cette question.</p>
<p>Subtilement, elle écrit : « En outre, si échec il y a, il est partagé: voici un an et demi, des opérations militaires de grande ampleur ont été lancées au Nord et au Sud Kivu par l’armée congolaise, afin de déloger les rebelles hutus de leurs bastions et de les inciter à rentrer au Rwanda. » Qui a mené ces opérations militaires d’envergure ? Pas seulement l’armée congolaise. L’armée rwandaise est venue chez nous au mois de janvier 2009 pour déloger les FDLR. Après l’opération conjointe dénommée Umoja Wetu, le gouvernement de Kinshasa et celui du Rwanda avaient fait croire au monde entier que la capacité de nuisance des FDLR était réduite à presque néant. Que Colette Braeckman fasse semblant d’oublier cela en voulant nous convaincre que «  dans les régions minières, près de Walikale ou de Luvungi, les Rwandais des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Congo), qui totaliseraient encore 4000 combattants, ont maintenu leur emprise, avec quelquefois le soutien de groupes armés congolais », il y a là un problème. Qui a menti à qui ? Qui ment à qui ?</p>
<p>Comment peut-elle à la fois affirmer que le Rwanda a pillé le Congo (lire son article du 15 août 2010 intitulé « <a title="http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2010/08/15/kagame-le-vrai-patron-du-rwanda/" href="http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2010/08/15/kagame-le-vrai-patron-du-rwanda/" target="_blank">Kagame, le vrai patron du Rwanda</a> »)  pour booster son économie et ne pas mentionner le Rwanda officiel dans l’actuel contrôle des zones minières à l’Est de notre pays? A qui obéissent « les nouveaux maîtres du CNDP » amnistiés ? N’est-ce pas à Kigali ? De quelles ressources le Rwanda dispose-t-il pour penser de Kigali le Singapour d’Afrique ?</p>
<p>Affirmer qu’il y a encore 4000 combattants FDLR à l’Est de notre pays, n’attribuer l’échec « des opérations militaires de grande ampleur » qu’à l’armée congolaise, ne voir que les groupes rebelles dans la mort qui est semée à l’Est de notre pays et faire fi de la main de Kigali et de ses parrains dans la guerre d’agression qui se poursuit à l’Est de notre pays, tout cela participerait, à notre humble avis, du discours des médias dominants, complices de l’occupation de notre pays. Il ne sera pas étonnant que le gagnant des élections au Rwanda          décide de revenir « officiellement » au Congo demain afin d’en découdre pour la énième fois avec les 4000 FDLR « ressuscités » après Umoja wetu, Kimia I et II, opération Rwenzori, etc. (Et c’est dans ce conteste de guerre d’agression entretenue que les plus légalistes d’entre nous disent vouloir aller aux élections ?)</p>
<p>Lire les médias dominants devrait toujours nous pousser à les confronter aux médias alternatifs et aux informations du terrain ; aux faits. Souvent, ils servent, subtilement, « les maîtres du monde et ceux qui leur obéissent ». Pour être concret, lire Colette Braeckman sur les questions liées à l’Est de notre pays sans consulter le site de Benilubero pourrait participer du viol de notre imaginaire. Depuis la guerre le début de la guerre du FPR jusqu’à ce jour, Colette Braeckman est restée égale à elle-même. Au service des dominants et de leurs hommes et femmes liges.</p>
<p>J.-P.Mbelu</p>
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