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	<title>updcongo.com &#187; Congo</title>
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		<title>Congo: des femmes victimes de viols collectifs</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Oct 2010 21:09:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[violence sexuelle]]></category>

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		<description><![CDATA[THE ASSOCIATED PRESS
Publié: 26 octobre 2010 13:09
KINSHASA, Congo &#8211; Une agence internationale affirme qu&#8217;au moins trente femmes ont été gardées captives et violées à répétition près de la frontière avec l&#8217;Angola, avant d&#8217;être abandonnées nues dans la brousse.
Le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a indiqué par voie de communiqué, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>THE ASSOCIATED PRESS</p>
<p>Publié: 26 octobre 2010 13:09</p>
<p>KINSHASA, Congo &#8211; Une agence internationale affirme qu&#8217;au moins trente femmes ont été gardées captives et violées à répétition près de la frontière avec l&#8217;Angola, avant d&#8217;être abandonnées nues dans la brousse.</p>
<p>Le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a indiqué par voie de communiqué, mardi, que plus de 150 Congolais sont arrivés dans la province de Bandundu après avoir été expulsés de l&#8217;Angola voisin.<span id="more-1779"></span><br />
Les Congolais se rendent fréquemment travailler en Angola dans les mines qui se trouvent le long de la frontière entre les deux pays.</p>
<p>Une porte-parole de l&#8217;OCHA, Stefania Trassari, a indiqué que les hommes du groupe ont été brutalisés et qu&#8217;au moins 30 des femmes ont été soumises à des viols répétés après avoir été expulsées d&#8217;Angola au début du mois d&#8217;octobre.<br />
<a href="http://www.journalmetro.com/monde/article/673304--congo-des-femmes-victimes-de-viols-collectifs">http://www.journalmetro.com/monde/article/673304&#8211;congo-des-femmes-victimes-de-viols-collectifs</a></p>
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		<title>L’acte d’accusation de dix ans de crimes au Congo RDC</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 12:04:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Infos/Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
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		<category><![CDATA[génocide]]></category>

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		<description><![CDATA[Source: Le Monde
Redoutée par les principaux acteurs régionaux de l’interminable drame humain dans la région des Grands Lacs, la radiographie sans précédent des crimes jalonnant dix ans de guerre en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) que vient d’établir le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) est accablante, principalement pour le Rwanda [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Source: <strong>Le Monde</strong></p>
<p><a onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-5296" href="http://www.updcongo.com/?attachment_id=5296"><img title="Doit de l'homme- ONU" src="http://www.lavdc.net/portail/wp-content/uploads/2010/08/Doit-de-lhomme-ONU.jpg" alt="" width="220" height="138" /></a>Redoutée par les principaux acteurs régionaux de l’interminable drame humain dans la région des Grands Lacs, la radiographie sans précédent des crimes jalonnant dix ans de guerre en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) que vient d’établir le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) est accablante, principalement pour le Rwanda voisin.<span id="more-1660"></span></p>
<p>Sur près de 600 pages, ce document, dont Le Monde a obtenu une version quasi définitive, décrit les « violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 en RDC ».</p>
<p>Derrière l’intitulé se cache une décennie de meurtres, viols, pillages auxquels prirent part plusieurs pays de la région. Des conflits qui firent un nombre indéterminé de morts, mais qui se chiffrent au bas mot en centaines de milliers.</p>
<p>La compilation des rapports existants et la collecte de nouveaux témoignages menée par le HCDH fournissent une base pour des poursuites judiciaires à venir contre les auteurs de ce que le HCDH qualifie de « crimes contre l’humanité, crimes de guerre, voire de génocide » après des années d’impunité.</p>
<p>« CRIMES DE GÉNOCIDE »</p>
<p>Depuis des semaines, le Rwanda déploie ses réseaux et son énergie pour tenter d’étouffer ce rapport qui risque d’atteindre le cœur du régime du président Paul Kagamé, l’homme fort du Rwanda depuis 1994.</p>
<p>Le document estime en effet que « les attaques systématiques et généralisées [contre des Hutu réfugiés en RDC] révèlent plusieurs éléments accablants qui, s’ils sont prouvés devant un tribunal compétent, pourraient être qualifiés de crimes de génocide ».</p>
<p>Il reste à savoir quel tribunal se chargera de cette œuvre de justice alors que la plupart des crimes sortent du champ de compétence de la Cour pénale internationale.</p>
<p>Face aux insuffisances de la justice congolaise, le HCDH insiste sur la nécessité d’imaginer de nouveaux mécanismes judiciaires pour mettre fin au cycle de l’impunité dans la région.</p>
<p>Christophe Châtelot</p>
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		<title>UN mapping report leaked: Crime of genocide against Hutu</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 11:58:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Infos/Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
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		<category><![CDATA[génocide]]></category>
		<category><![CDATA[Hutu genocide]]></category>

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		<description><![CDATA[http://congosiasa.blogspot.com/2010/08/un-mapping-report-leaked-crime-of.html
Over a year after its completion, the UN mapping report has finally been leaked to the press. The report was mandated by the UN to investigate war crimes and crimes against humanity in the Congo between 1993 and 2003 in the hope that there could be accountability for the violence. To date, almost nothing has [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a rel="nofollow" href="http://congosiasa.blogspot.com/2010/08/un-mapping-report-leaked-crime-of.html">http://congosiasa.blogspot.com/2010/08/un-mapping-report-leaked-crime-of.html</a></h3>
<p>Over a year after its completion, the UN mapping report has finally been leaked to the press. The report was mandated by the UN to investigate war crimes and crimes against humanity in the Congo between 1993 and 2003 in the hope that there could be accountability for the violence. To date, almost nothing has been done to bring those responsible to justice.<span id="more-1658"></span>The report is huge, spanning 545 pages, and deals with war crimes committed by the security forces of Angola, Mobutu&#8217;s Zaire, Uganda, Chad, Laurent Kabila&#8217;s government, Joseph Kabila&#8217;s government, Zimbabwe, the ex-FAR and Interahamwe (and later the FDLR), the Mai-Mai and the many other rebel groups. I will speak at length about the massacres carried out by these forces in later postings. Here, I will speak about the most controversial claim: the massacres carried out by the Rwandan army (RPA) together with the AFDL rebellion (led by Laurent Kabila) against the Hutu refugees in 1996-1997.</p>
<p>The striking conclusion is that the crimes committed by the RPA/AFDL against Hutu refugee and Congolese Hutu could constitute a crime of genocide. This will be a bombshell for Paul Kagame&#8217;s government, which prides itself of having brought an end to the 1994 genocide against the Tutsi and have built their reputation and their appeal to donors on their promotion of post-genocide reconciliation. This report will rock the internet for months and years to come, its political improtance is hard to overstate.</p>
<p>A few words of caution. The report was not based on the same high standards of a judicial investigation, it was intended to provide a broad mapping of he most serious human rights abuses between 1993 and 2003. Indeed, the report says that an international court will have to be the final arbiter whether the RPA/AFDL did commit acts of genocide. Verbatim: &#8220;The systematic and widespread attacks described in this report, which targeted very large numbers of Rwandan Hutu refugees and members of the Hutu civilian population, resulting in their death, reveal a number of damning elements that, if they were proven before a competent court, could be classified as crimes of genocide.&#8221;</p>
<p>Nonetheless, it was their mandate to documents crimes of genocide, and they were rigorous: In total, the team gathered evidence on 600 incidents of violence (not just on the genocide allegations). Their standard was two independent sources for each incident. They interviewed 1,280 witnesses and gathered 1,500 documents. Many of the reports of killings of Congolese and Rwandan Hutu civilians were corroborated by eyewitnesses. While we always knew that there had been large massacres of Hutu refugees in the Congo, this is the first rigorous investigation, and the first time an international body has thrown its weight behind charges of genocide.</p>
<p>Another word of caution: This is the preliminary draft. The report is due to be released on Monday, but it has been leaked, I gather because the Secretary General Ban Ki Moon has pressed for the charges of &#8220;acts of genocide by the RPA/AFDL&#8221; to be removed. The Rwandan government has reportedly threatened to withdraw its troops from the AU mission in Darfur and I have even heard that they will withdraw from the UN all together, becoming &#8220;associate&#8221; or &#8220;observer&#8221; states. I imagine that it is to prevent such editing that the report was finally leaked.</p>
<p>On to the conclusion of the report:</p>
<p>Paragraph 512. The systematic attacks [...] resulted in a very large number of victims, probably tens of thousands of members of the Hutu ethnic group, all nationalities combined. In the vast majority of cases reported, it was not a question of people killed unintentionally in the course of combat, but people targeted primarily by AFDL/APR/FAB [Burundian army] forces and executed in their hundreds, often with edged weapons. The majority of the victims were children, women, elderly people and the sick, who posed no threat to the attacking forces. Numerous serious attacks on the physical or pyschological integrity of members of the group were also committed, with a very high number of Hutus shot, raped, burnt or beaten. Very large numbers of victims were forced to flee and travel long distances to escape their pursuers, who were trying to kill them. The hunt lasted for months, resulting in the deaths of an unknown number of people subjected to cruel, inhuman and degrading living conditions, without access to food or medication. On several occasions, the humanitarian aid intended for them was deliberately blocked, in particular in Orientale Province, depriving them of assistance essential to their survival</p>
<p>Paragraph 513. At the time of the incidents covered by this report, the Hutu population in Zaire, including refugees from Rwanda, constituted an ethnic group as defined in the Convention on the Prevention and Punishment of the Crime of Genocide. Moreover, as shown previously, the intention to destroy a group in part is sufficient to be classified as a crime of genocide. Finally, the courts have also confirmed that the destruction of a group can be limited to a particular geographical area. It is therefore possible to assert that, even if only a part of the Hutu population in Zaire was targeted and destroyed, it could nonetheless constitute a crime of genocide, if this was the intention of the perpetrators. Finally, several incidents listed also seem to confirm that the numerous attacks were targeted at members of the Hutu ethnic group as such. Although, at certain times, the aggressors said they were looking for the criminals responsible for the genocide committed against the Tutsis in Rwanda in 1994, the majority of the incidents reported indicate that the Hutus were targeted as such, with no discrimination between them. The numerous attacks against the Hutus in Zaire, who were not part of the refugees, seem to confirm that it was all Hutus, as such, who were targeted. The crimes committed in particular in Rutshuru (30 October 1996) and Mugogo (18 November 1996), in North Kivu, highlight the specific targeting of the Hutus, since people who were able to persuade the aggressors that they belonged to another ethnic group were released just before the massacres. The systematic use of barriers by the AFDL/APR/FAB, particularly in South Kivu, enabled them to identify people of Hutu origin by their name or village of origin and thus to eliminate them. Hundreds of people of Hutu origin are thus thought to have been arrested at a barrier erected in November 1996 in Ngwenda, in the Rutshuru territory, and subsequently executed by being beaten with sticks in a place called Kabaraza. In South Kivu, AFDL/APR/FAB soldiers erected numerous barriers on the Ruzizi plain to stop Rwandan and Burundian refugees who had been dispersed after their camps had been dismantled.</p>
<p>514. Several incidents listed in this report point to circumstances and facts from which a court could infer the intention to destroy the Hutu ethnic group in the DRC in part, if these were established beyond all reasonable doubt. Firstly, the scale of the crimes and the large number of victims are illustrated by the numerous incidents described above. The extensive use of edged weapons (primarily hammers) and the systematic massacre of survivors, including women and children, after the camps had been taken show that the numerous deaths cannot be attributed to the hazards of war or seen as equating to collateral damage. The systematic nature of the attacks listed against the Hutus also emerges: these attacks took place in each location where refugees had been identified by the AFDL/APR, over a vast area of the country. Particularly in North Kivu and South Kivu but also in other provinces, the massacres often began with a trick by elements of the AFDL/APR, who summoned the victims to meetings on the pretext either of discussing their repatriation to Rwanda in the case of the refugees, or of introducing them to the new authorities in the case of Hutus settled in the region, or of distributing food. Afterwards, those present were systematically killed. Cases of this kind were confirmed in the province of North Kivu in Musekera, Rutshuru and Kiringa (October 1996), Mugogo and Kabaraza (November 1996), Hombo, Katoyi, Kausa, Kifuruka, Kinigi, Musenge, Mutiko and Nyakariba (December 1996), Kibumba and Kabizo (April 1997) and Mushangwe (around August 1997); in the province of South Kivu in Rushima and Luberizi (October 1996), Cotonco and Chimanga (November 1996) and Mpwe (February 1997) and on the Shabunda-Kigulube road (February-April 1997); in Orientale Province in Kisangani and Bengamisa (May and June 1997); in Maniema in Kalima (March 1997) and in Équateur in Boende (April 1997). Such acts certainly suggest premeditation and a precise methodology. In the region south of the town of Walikale, in North Kivu (January 1997), Rwandan Hutus were subjected to daily killings in areas already under the control of the AFDL/APR as part of a campaign that seemed to target any Hutus living in the area in question.</p>
<p>515. Several of the massacres listed were committed regardless of the age or gender of the victims. This is particularly true of the crimes committed in Kibumba (October 1996), Mugunga and Osso (November 1996), Hombo and Biriko (December 1996) in the province of North Kivu, Kashusha and Shanje (November 1996) in the province of South Kivu, Tingi-Tingi and Lubutu (March 1997) in Maniema Province, and Boende (April 1997) in Équateur Province, where the vast majority of victims were women and children. Furthermore, no effort was made to make a distinction between Hutus who were members of the ex-FAR/Interahamwe and Hutu civilians, whether or not they were refugees. This tendency to put all Hutus together and “tar them with the same brush” is also illustrated by the declarations made during the “awareness-raising speeches” made by the AFDL/APR in certain places, according to which any Hutu still present in Zaire must necessarily be a perpetrator of genocide, since the “real” refugees had already returned to Rwanda. These “awareness-raising speeches” made in North Kivu also incited the population to look for, kill or help to kill Rwandan Hutu refugees, whom they called “pigs”. This type of language would have been in widespread use during the operations in this region.</p>
<p>516. The massacres in Mbandaka and Wendji, committed on 13 May 1997 in Équateur Province, over 2,000 kilometres west of Rwanda, were the final stage in the hunt for Hutu refugees that had begun in eastern Zaire, in North and South Kivu, in October 1996. Among the refugees were elements of the ex-FAR/Interahamwe, who were disarmed by the local police force as soon as they arrived. In spite of everything, the AFDL/APR opened fire on hundreds of defenceless Hutu refugees, resulting in large numbers of victims.</p>
<p>517. The systematic and widespread attacks described in this report, which targeted very large numbers of Rwandan Hutu refugees and members of the Hutu civilian population, resulting in their death, reveal a number of damning elements that, if they were proven before a competent court, could be classified as crimes of genocide. The behaviour of certain elements of the AFDL/APR in respect of the Hutu refugees and Hutu populations settled in Zaire at this time seems to equate to “a manifest pattern of similar conduct directed against that group”, from which a court could even deduce the existence of a genocidal plan. “Whilst the existence of such a plan may contribute to establishing the required genocidal intention, it is nonetheless only an element of proof used to deduce such an intention and not a legal element of genocide.” It should be noted that certain elements could cause a court to hesitate to decide on the existence of a genocidal plan, such as the fact that as of 15 November 1996, several tens of thousands of Rwandan Hutu refugees, many of whom had survived previous attacks, were repatriated to Rwanda with the help of the AFDL/APR authorities and that hundreds of thousands of Rwandan Hutu refugees were able to return to Rwanda with the consent of the Rwandan authorities prior to the start of the first war. Whilst, in general, the killings did not spare women and children, it should be noted that in some places, at the beginning of the first war, Hutu women and children were in fact separated from the men, and only the men were subsequently killed.</p>
<p>518. Nonetheless, neither the fact that only men were targeted during the massacres, nor the fact that part of the group were allowed to leave the country or that there movement was facilitated for various reasons, are sufficient in themselves to entirely remove the intention of certain people to partially destroy an ethnic group as such. In this respect it seems possible to infer a specific intention on the part of certain AFDL/APR commanders to partially destroy the Hutus in the DRC, and therefore to commit a crime of genocide, based on their conduct, words and the damning circumstances of the acts of violence committed by the men under their command. It will be for a court with proper jurisdiction to rule on this question.</p>
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		<title>Génocide au Congo : l&#039;ONU accuse le Rwanda</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 11:52:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un rapport du Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, révélé jeudi par Le Monde, estime que des faits de  génocide  ont pu être commis en République démocratique du Congo en 1996-98 par des militaires rwandais ou soutenus par le Rwanda.  Dans ce document dont le quotidien dit s’être procuré une version quasi-définitive, les enquêteurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un rapport du Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, révélé jeudi par Le Monde, estime que des faits de  génocide  ont pu être commis en République démocratique du Congo en 1996-98 par des militaires rwandais ou soutenus par le Rwanda.  Dans ce document dont le quotidien dit s’être procuré une version quasi-définitive, les enquêteurs de l’ONU estiment que « <em>les attaques systématiques et généralisées</em> (contre des Hutu réfugiés en RDC) <em>révèlent plusieurs éléments accablants qui, s’ils sont prouvés devant un tribunal compétent, pourraient être qualifiés de crimes de génocide</em> ».<span id="more-1656"></span></p>
<p>Paul Kagamé aurait tenté d’empêcher la publication du rapport © AFP</p>
<p><span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000;"><img src="http://www.lesoir.be/zc/vignettes475x300/mediastore/_2010/aout/hermes/ID2325406_26-kagame-afp_125407_011AJA_0.JPG.jpg" alt="Génocide au Congo : l’ONU accuse le Rwanda" width="200" height="208" /></span></span></p>
<p>Ce rapport de 600 pages, qui porte sur la décennie 1993-2003, se réfère en l’espèce aux faits imputés à l’Armée patriotique rwandaise (APR) durant la première guerre en RDC, de 1996 à 1998. Il se réfère aussi à des faits imputés à l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), « <em>une coalition créée à Kigali</em> » en octobre 1996, selon le rapport.</p>
<p>C’est cette coalition qui avait permis à Laurent-Désiré Kabila de chasser du pouvoir à Kinshasa le maréchal Mobutu en mai 1997.</p>
<p>Le rapport décrit « <em>la nature systématique, méthodologique et préméditée des attaques contre les Hutu (qui) se sont déroulées dans chaque localité où des réfugiés ont été dépistés par l’AFDL/APR sur une très vaste étendue du territoire</em> ».</p>
<p>« <em>L’ampleur des crimes et le nombre important de victimes, probablement plusieurs dizaines de milliers, sont démontrés par les nombreux incidents répertoriés dans le rapport. L’usage extensif d’armes blanches</em> (principalement des marteaux) <em>et les massacres systématiques de survivants après la prise des camps démontrent que les nombreux décès ne sont pas imputables aux aléas de la guerre</em> », est-il aussi écrit, selon Le Monde.</p>
<p>Plus d’un million de Hutu du Rwanda s’étaient réfugiés dans l’ex-Zaïre (aujourd’hui RDCongo) après la prise du pouvoir à Kigali du Front patriotique rwandais (FPR) à majorité tutsi, après le génocide qui avait visé les membres de cette ethnie en 1994.</p>
<p>Le Monde affirme que le président rwandais Paul Kagamé a tenté d’empêcher la publication par l’ONU de ce rapport et que Kigali a menacé de retirer ses troupes des opérations de l’ONU en cas de fuites dans la presse.</p>
<p>Le journal précise que le rapport n’incrimine pas que le Rwanda.</p>
<p>Entre 1998 et 2003, au moins 8 armées nationales et 21 groupes armés irréguliers ont pris part à « la deuxième guerre » de RDC.</p>
<p><strong>(afp)</strong></p>
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		<title>Les derniers viols à l’est de la RD Congo sur le blog de Colette Braeckman et sur le site de Beni-Lubero</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Aug 2010 17:44:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Traiter les informations en provenance de l’Est de notre pays peut être  facilité par plusieurs sources dont  les NTIC et/ou les investigations menées sur place.  Encore faudrait-il que les journalistes et analystes politiques traitant ces informations aient accès à ces NTIC et à cette partie de notre espace vital. Privilégier les témoignages du terrain nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Traiter les informations en provenance de l’Est de notre pays peut être  facilité par plusieurs sources dont  les NTIC et/ou les investigations menées sur place.  Encore faudrait-il que les journalistes et analystes politiques traitant ces informations aient accès à ces NTIC et à cette partie de notre espace vital. Privilégier les témoignages du terrain nous semble être le moyen le mieux indiqué pour s’approcher le plus possible de « la vérité ». Même là, il est difficile que les journalistes et les analystes politiques s’éloignent de leur orientation idéologique.<span id="more-1648"></span></p>
<p>Analysons le cas de derniers viols perpétrés à l’est de notre pays. Voici ce que nous lisons sur le blog de Colette Braeckman sous le titre « <a title="http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2010/08/24/terreur-au-kivu-plus-de-200-femmes-systematiquement-violees/" href="http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2010/08/24/terreur-au-kivu-plus-de-200-femmes-systematiquement-violees/" target="_blank">Terreur au Kivu: plus de 200 femmes systématiquement violées</a> » (ce 24 août 2010). Colette Braeckman écrit : « Malgré les opérations militaires en cours depuis un an et demi, l’horreur ne faiblit pas dans l’Est du Congo: plus de 200 femmes et plusieurs jeunes garçons ont été violés au Sud Kivu, dans une région difficile d’accès qui se situe entre la ville minière de Walikale et le territoire de Masisi. » Faisant allusion à ses sources, Colette note : « Un travailleur humanitaire, rentrant d’une tournée en brousse, nous détaille par téléphone, avec accablement, la désolation dont il a été témoin : j’ai vu plus de 30 villages vidés de leurs habitants, le cholera est revenu à Shabunda et dans les villages de Inyanturi, Kembe, Singe, Rubonga, Kasani et d’autres encore, les femmes sont terrorisées car elles ont été victimes de viols. C’est surtout à Luvungi, un centre agricole de 2200 habitants à 30 km de la ville minière de Walikale que la terreur a été la plus atroce, la plus systématique. Un habitant de la région, également joint par téléphone, nous assure que ces viols avaient presque un caractère sacrificiel, relevant d’une politique de terreur délibérée. »</p>
<p>Quand ces viols ont-ils eu lieu et qui les a orchestrés ? Pour Colette Braeckman, « c’est le 30 juillet et dans les premiers jours d’août qu’un groupe de plus de 400 combattants, des rebelles hutus rwandais auxquels s’étaient joint des combattants congolais Mai Mai, a attaqué la population civile de Luvungi. De sang froid, femmes ont été violées, sans qu’il y ait eu combats, échanges de coups de feu ou victimes parmi les hommes en armes. Un médecin américain, le DR Cragin, travaillant pour le Corps médical international, ainsi que le médecin congolais chef de district, le Dr. Kacha, ont recueilli des témoignages selon lesquels les assaillants ont procédé systématiquement, s’emparant des femmes à l’issue d’une réunion et se mettant parfois à cinq ou six pour les violer. »  Ces viols ont eu lieu à moins de trente kilomètres d’une des bases de Casques bleus de la Monusco. Ces derniers n’ont même pas pu divulguer cette information. Elle a été donnée par les sources privées et les humanitaires.</p>
<p>Sont-ce les sources privées et humanitaires qui ont identifié  les violeurs aux FDLR et aux Mai Mai ou Colette Braeckman ? En confrontant le blog de Colette au site de Benilubero, l’identification faite par la journaliste du Soir soulève des doutes. Elle relèverait des préjugés que les faits n’ont pas pu neutraliser. Sur le site Internet de Benilubero, un article (publié ce 24 août) intitulé  « <a title="http://www.benilubero.com/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=2087:beni-un-cacique-du-cndp-sorti-de-prison-et-promu-chef-du-cadastre&amp;catid=1:dches&amp;Itemid=98" href="http://www.benilubero.com/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=2087:beni-un-cacique-du-cndp-sorti-de-prison-et-promu-chef-du-cadastre&amp;catid=1:dches&amp;Itemid=98" target="_blank">Beni : Un cacique du CNDP sorti de prison promu Chef du Cadastre</a> »  et traitant du retour des « réfugiés » à l’Est de notre pays jette un peu de lumière sur l’identité « cachée »  des « assaillants » (re)venus au Congo pour occuper les carrés miniers. L’auteur écrit : « Pour cacher la vraie identité de ces réfugiés armés qui endeuillent les populations civiles congolaises, les discours des stratèges de cette occupation à peine voilée habillent ces refugiés armés de la fausse identité des FDLR, ADF-NALU, LRA, etc., des mouvements rebelles étrangers qui ont été jadis actifs dans la région et dont les actions étaient dirigées non contre les congolais mais contre leurs pays d’origine, à savoir le Rwanda et l’Ouganda. Notez aussi que les refugiés congolais retournant du Rwanda et de l’Ouganda sont les seuls refugiés au monde à porter des armes et à s’installer eux-mêmes où ils veulent au vu et au su des organismes de l’ONU. » (Nous soulignons) Cet article est suivi d’une lettre (du 23 août) de la société civile du Nord Kivu protestant contre la future nomination du cacique du CNDP susmentionné. Disons que pour le Bubolais qui rédige cet article, témoin de la guerre d’agression que  l’Est de notre pays connaît, le discours de Colette Braeckman serait à classer parmi ceux « des stratèges de cette occupation à peine voilée » de cette partie de notre espace vital.</p>
<p>Plusieurs indices aideraient à tirer cette  conclusion. Revenons à l’article de Colette. Le fait que les viols aient eu lieu à quelques kilomètres de la base de Casques bleus indiens et que ceux-ci ne soient pas intervenus a, à en croire Colette Braeckman, créé une polémique. Et « cette polémique pourrait nourrir les reproches du gouvernement congolais, qui aurait souhaité le retrait des forces de l’ONU, arguant qu’elles ont échoué dans leur mission de protéger les civils. »  Mais pourquoi le gouvernement de Kinshasa ne serait-il pas lui mis au ban des accusés pour avoir coopéré avec des criminels de guerre au nom d’une paix des cimetières ? D’appliquer une politique de « tolérance zéro » à géométrie variable ?</p>
<p>Colette ne traite pas de ces questions. Heureusement, certains  compatriotes à l’Est n’ont pas encore perdu leur capacité de se souvenir. L’auteur de l’article du site de Benilubero en est un. Il note ceci : « Le peuple congolais se rappelle l’amnistie et le refus de livrer à la justice nationale et internationale compétente des rebelles accusés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité et responsables de plus de 6 millions des morts congolais. La raison de cette amnistie disait-on était de favoriser la paix nationale. Cette paix n’est pas encore visible à l’Est du pays où les amnistiés d’hier continuent de tuer et de piller les ressources naturelles du pays. » Comment un gouvernement travaillant avec les criminels de guerre et humanitaires, c’est-à-dire entretenant la non-protection des civils peut-il jeter une pierre à quiconque ? Quelle est la part du Rwanda se Kagame dans tout ça ? Colette Braeckman reste muette sur cette question.</p>
<p>Subtilement, elle écrit : « En outre, si échec il y a, il est partagé: voici un an et demi, des opérations militaires de grande ampleur ont été lancées au Nord et au Sud Kivu par l’armée congolaise, afin de déloger les rebelles hutus de leurs bastions et de les inciter à rentrer au Rwanda. » Qui a mené ces opérations militaires d’envergure ? Pas seulement l’armée congolaise. L’armée rwandaise est venue chez nous au mois de janvier 2009 pour déloger les FDLR. Après l’opération conjointe dénommée Umoja Wetu, le gouvernement de Kinshasa et celui du Rwanda avaient fait croire au monde entier que la capacité de nuisance des FDLR était réduite à presque néant. Que Colette Braeckman fasse semblant d’oublier cela en voulant nous convaincre que «  dans les régions minières, près de Walikale ou de Luvungi, les Rwandais des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Congo), qui totaliseraient encore 4000 combattants, ont maintenu leur emprise, avec quelquefois le soutien de groupes armés congolais », il y a là un problème. Qui a menti à qui ? Qui ment à qui ?</p>
<p>Comment peut-elle à la fois affirmer que le Rwanda a pillé le Congo (lire son article du 15 août 2010 intitulé « <a title="http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2010/08/15/kagame-le-vrai-patron-du-rwanda/" href="http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2010/08/15/kagame-le-vrai-patron-du-rwanda/" target="_blank">Kagame, le vrai patron du Rwanda</a> »)  pour booster son économie et ne pas mentionner le Rwanda officiel dans l’actuel contrôle des zones minières à l’Est de notre pays? A qui obéissent « les nouveaux maîtres du CNDP » amnistiés ? N’est-ce pas à Kigali ? De quelles ressources le Rwanda dispose-t-il pour penser de Kigali le Singapour d’Afrique ?</p>
<p>Affirmer qu’il y a encore 4000 combattants FDLR à l’Est de notre pays, n’attribuer l’échec « des opérations militaires de grande ampleur » qu’à l’armée congolaise, ne voir que les groupes rebelles dans la mort qui est semée à l’Est de notre pays et faire fi de la main de Kigali et de ses parrains dans la guerre d’agression qui se poursuit à l’Est de notre pays, tout cela participerait, à notre humble avis, du discours des médias dominants, complices de l’occupation de notre pays. Il ne sera pas étonnant que le gagnant des élections au Rwanda          décide de revenir « officiellement » au Congo demain afin d’en découdre pour la énième fois avec les 4000 FDLR « ressuscités » après Umoja wetu, Kimia I et II, opération Rwenzori, etc. (Et c’est dans ce conteste de guerre d’agression entretenue que les plus légalistes d’entre nous disent vouloir aller aux élections ?)</p>
<p>Lire les médias dominants devrait toujours nous pousser à les confronter aux médias alternatifs et aux informations du terrain ; aux faits. Souvent, ils servent, subtilement, « les maîtres du monde et ceux qui leur obéissent ». Pour être concret, lire Colette Braeckman sur les questions liées à l’Est de notre pays sans consulter le site de Benilubero pourrait participer du viol de notre imaginaire. Depuis la guerre le début de la guerre du FPR jusqu’à ce jour, Colette Braeckman est restée égale à elle-même. Au service des dominants et de leurs hommes et femmes liges.</p>
<p>J.-P.Mbelu</p>
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		<title>Reconnaissance des faits de « génocide » au Congo et élections de 2011</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Aug 2010 17:40:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
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		<category><![CDATA[Congo]]></category>
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		<description><![CDATA[Une information circule depuis de matin sur Internet. « Un rapport du Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, révélé jeudi par Le Monde, estime que des faits de « génocide » ont pu être commis en République démocratique du Congo en 1996-98 par des militaires rwandais ou soutenus par le Rwanda. »  Pour plusieurs compatriotes, cette information n’en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une information circule depuis de matin sur Internet. « Un rapport du Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, révélé jeudi par Le Monde, estime que des faits de « génocide » ont pu être commis en République démocratique du Congo en 1996-98 par des militaires rwandais ou soutenus par le Rwanda. »  Pour plusieurs compatriotes, cette information n’en est pas une. Elle est un secret de polichinelle. <span id="more-1645"></span>Néanmoins, elle signe, ne fût-ce qu’officiellement, la victoire des « petits restes » têtus, convaincus que la vérité finit toujours par triompher. Encore faudrait-il que le génocide reconnu ne soit pas seulement celui des Hutu mais aussi celui des Congolais(es). Quelles seront les conséquences de la publication officielle de ce rapport ? L’avenir nous le dira. Plusieurs autres rapports citant nommément les criminels de guerre et humanitaires n’ont été suivis d’aucune sanction juridique jusqu’à ce jour. Cela étant, que Kagame n’ait pas réussi à empêcher la publication de ce rapport -même s’il doit avoir subi un certain toilettage- , cela marque les limites de l’homme de Kigali.</p>
<p>Si nous revenons sur ce rapport, c’est parce qu’il nous semble reposer la question de la légalité et de la légitimité du choix de certains membres de l’APR et de l’AFDL qui dirigent notre pays depuis la guerre de 1996 jusqu’à ce jour. Dans son livre (intitulé <strong><span style="text-decoration: underline;">Ces tueurs  Tutsi. Au cœur de la tragédie congolais</span></strong>, Paris, Duboiris, 2009), Charles Onana nous rappelle que « Joseph Kabila a été formé par l’Armée Patriotique Rwandaise et qu’il est entré avec elle au Congo lors de la prise du pouvoir de Laurent-Désiré Kabila en 1997. » (p.161) Et il poursuit : « D’après James Kabarebe, l’actuel chef d’état-major de l’armée rwandaise (en 2009) : « Joseph Kabila a eu les pires difficultés à s’adapter à la vie de soldat. Cela se voyait lors des  échanges de tirs. Il ne savait pas quoi faire. Je lui ai donc tout appris. Après la chute de Kisangani, je lui ai donné quelques tuyaux pour affronter la presse internationale. Nous  avons même dû répéter, et je jouais le rôle du journaliste. Découragé, il a failli laisser tomber, et j’ai dû crier : « c’est toi qui est censé avoir pris Kisangani, pas moi. » » (p. 162) (Ce texte que reproduit Charles Onana est tiré de l’interview que James Kabarebe a accordé <em>à Jeune Afrique  L’Intelligent </em> N° 2155-2156 du 29 avril 2002.)  En marchant vers Kisangani, James Kabarebe a dû apprendre à Joseph Kabila a joué « le rôle de conquérant » et cela a été consigné dans les livres et les journaux. Une brèche ! Savaient-ils, lui et son poulain, qu’un jour,  le Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme reviendrait sur leurs traces pour dénicher « le génocide » dont ils ont été les auteurs ? Les copains d’Hitler savaient-ils qu’il y aurait un jour un Nuremberg ?</p>
<p>Sans être juriste, mais recourant à notre unique bon sens, nous estimons qu’à partir du moment où le rapport sur « ce génocide » est rendu officiel, nos populations devraient remettre en question la légalité et la légitimité de Joseph Kabila. Les élections organisées pour le plébisciter « chef de l’Etat » en 2006 ont été une erreur politique et  doivent être effacées de notre histoire. Sa candidature pour les élections de 2011 doit être rejetée. Les démarches entreprises par Marie-Thérèse Nlandu et d’autres compatriotes pour le traduire en justice à la Cour Pénale Internationale devraient être soutenues  jusqu’au bout.</p>
<p>Nous partons tout simplement du bon sens. Comment pouvons-nous accepter comme « chef de l’Etat » un individu impliqué dans les crimes de génocide ? Comment et pourquoi les plus légalistes d’entre nous vont-ils concourir aux élections de 2011 avec   quelqu’un dont la place devrait être en prison et prétendre qu’ils luttent pour un Etat de droit ? Ce qui est dit pour Joseph Kabila peut s’appliquer à ces nervis.</p>
<p>Il se pourrait que nous soyons de millions de Congolais(es) à avoir perdu le bon sens. (Et pourtant, il serait la chose la mieux partagée !)A ce moment-là, il reviendra aux plus lucides d’entre nous de poursuivre cette lutte juste. Les minorités organisées d’acteurs-créateurs peuvent s’en emparer.</p>
<p>Nous ne sommes pas naïfs ! Nous savons que la guerre d’agression au cours de laquelle Joseph Kabila a été impliqué dans les crimes de génocide et autres crimes contre l’humanité participe de ces « guerres secrètes de la politique et de la justice internationale » comme le démontre si bien Florence Hartmann dans Paix et Châtiment (2007). Et que les nègres de service servent « les cosmocrates ».</p>
<p>L’inefficacité de la mise en pratique de certaines résolutions prises par l’ONU pour mettre fin à certains conflits à travers le monde nous contraint à la vigilance. Publier un rapport comme celui dont il est question, maintenant, peut-être une astuce : casser l’élan patriotique montant parmi nous, plonger les plus déterminés à arracher nos terres des mains des criminels susmentionnés et à assouvir notre soif d’autodétermination dans l’attentisme et l’obscurantisme. Nous ne sommes pas dupes !</p>
<p>Malgré cela, il nous appartient de ne pas perdre notre bon sens. Ne fût-ce que cela. Il nous appartient de ne pas perdre notre capacité de nous souvenir et de tenter tout ce que nous pouvons pour que les criminels de guerre et les criminels contre l’humanité ne nous gouvernent plus jamais. Epiloguer sur les élections de 2011 en passant outre cette question « qui va concourir avec qui, à quelles élections?»  nous semble être un manque de respect à l’endroit de nous-mêmes. Ce n’est qu’un point de vue.</p>
<p>J.-P. Mbelu</p>
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		<title>Le calendrier électoral, les fanatiques des élections  en RD Congo et le déni de la réalité</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Aug 2010 09:09:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
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		<category><![CDATA[Congo]]></category>
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		<category><![CDATA[Elections 2011 : Joseph Kabila doit partir]]></category>

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		<description><![CDATA[D’où vient le calendrier électoral ? Pourquoi maintenant ? A quoi servent les élections ? Depuis que le calendrier électoral a été publié, nous pensons que la quête de réponses à ces trois questions peut nous aider à mieux appréhender ce qui est en train de se mijoter chez nous. C’est le lundi 09 août 2011 que le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>D’où vient le calendrier électoral ? Pourquoi maintenant ? A quoi servent les élections ? Depuis que le calendrier électoral a été publié, nous pensons que la quête de réponses à ces trois questions peut nous aider à mieux appréhender ce qui est en train de se mijoter chez nous. C’est le lundi 09 août 2011 que le Président de la CEI a publié le calendrier électoral de futures élections chez nous. <span id="more-1625"></span>Prévues pour 2011, elles pourraient aller jusqu’en 2013.</p>
<p>Plusieurs compatriotes contestent la publication de ce calendrier par une institution défunte constitutionnellement. D’aucuns estiment que la CEI expédiant les affaires courantes avant la mise effective sur pied de la CENI  est dans ses prérogatives constitutionnelles. D’autres,  tout en contestant cette initiative, exigent que le calendrier électoral soit revu et corrigé sous la supervision de la CENI. Que tout commence par les élections locales. D’autres encore soutiennent que les futures élections risquent d’être la réplique de celles de 2006 si le recensement n’est pas préalablement organisé ; surtout si ces élections ne sont pas financées par les Congolais et les Congolaises eux-mêmes.</p>
<p>Tout ce beau monde croit dans les vertus démocratiques des élections. Quand il interroge notre passé immédiat, c’est simplement pour constater que les élections de 2006 n’ont pas été achevées. Cette approche ne prend pas en compte l’alliance maffieuse du pouvoir économique, du pouvoir politique, du pouvoir technocratique et le pouvoir militaire telle qu’elle s’est faite chez nous depuis la guerre de l’AFDL de 1996.</p>
<p>Dans un élément audio intitulé « comment le Mlc  a perdu Mbandaka », le député national, Jean-Lucien Busa- que nous allons paraphraser- nous permet de comprendre l’efficacité de cette alliance et sa nocivité pour notre devenir commun.</p>
<p>La veille de l’élection de l’actuel gouverneur de l’Equateur, « qu’est-ce qui se passe entre 23H et 06h du matin ? ». Le député Busa répond : «  Kabila ou quelqu’un qui imite sa voix appelle individuellement les députés. Il dit ceci aux députés provinciaux : «  Vous votez pour M. Busa, il n’y a pas d’argent pour la province de l’équateur. Vous les députés, vous ne serez pas payés. » Et dans l’entretemps,  « on a débloqué un million de dollars. On a proposé 10. 000 dollars : 6000 la nuit et 4000 le matin, après le vote. » » Et Busa d’insister : « On ne raconte pas des histoires ; c’est du vécu. Certains d’entre nous sont allés prendre  pour prouver qu’on distribue de l’argent. » Qui est aux commandes de cette opération ? «  Qui va distribuer cet argent, demande Jean-Lucien Busa ? »  « Un commandant militaire général de la 3ème région militaire et le  responsable de l’ANR, répond-il. Il dépose les 6000 et vous laisse deux policiers. Monsieur, vous avez  voté, vous êtes sécurisé, vous n’avez pas voté, vous êtes insécurisé. » Et Jean-Lucien de commenter : « Avec le niveau de nos députés nationaux, beaucoup ont paniqué (<em>bakoboma ngai</em> (on va me tuer), <em>bakoboma ngai</em>). C’est le général et le responsable de l’ANR qui distribuent l’argent. Pas le gouverneur. 6000 balles, deux policiers, 6000 balles, deux policiers. (…) Vous avez toute la ville quadrillée. L’armée mobilisée. Nous sommes allés nous plaindre à la Monuc pour notre sécurité. »</p>
<p>Cette façon de procéder a marqué profondément tout le processus électoral de 2006. Il nous semble que c’est le déni de la réalité qui nous pousse à appeler cet achat militarisé des voix et des consciences « élections ». Nous dénions une réalité brutale : une armée venue d’ailleurs nous livre une guerre permanente jusques dans les urnes. Au vu et au su des représentants de la communauté dite internationale. Le cas de Mbandaka est révélateur de ce qui s’est passé dans d’autres provinces et à l’Assemblée nationale  certaines décisions ont été votées sous le coup de menaces et de l’argent. Ce terrorisme d’un Etat-manqué permet « l’amélioration du climat des affaires » des multi et transnationales à l’insu de nos masses populaires appauvries expressément pour les acheteurs des voix et des consciences.</p>
<p>La foi de certains de nos compatriotes dans le prochain processus téléguidé par la même communauté internationale au travers de ses nègres  de service s’apparente, à notre avis à du fidéisme. La confusion entre notre désir de voir notre pays géré selon des principes démocratiques et la réalité d’un système de gouvernement piloté par  des nègres de service terroristes au service de la prédation et de la mort trahit notre foi non-avertie en la démocratie.</p>
<p>A n’en pas douter, ce n’est pas le Président de la CEI seul qui a conçu le calendrier électoral actuel. Celui-ci est le produit des pressions internationales faites à l’endroit de Joseph Kabila et  du deal conclu entre ce dernier  et les acteurs majeurs de ce qui se passe chez nous.</p>
<p>Aux dires d’un lobbyiste Congolais, Joseph Kabila forcé de respecter « le processus démocratique » enclenché en 2006 aurait obtenu de ses parrains qu’il reconduise le schéma de 2006. D’abord pour une raison simple : il n’y a pas d’argent pour financer un long processus électoral incluant les élections locales. Ensuite, pour cette autre raison qu’un ministre du gouvernement Muzito a confiée aux experts de Crisis Group. Nous citons : « Le 5 octobre 2009, un ministre du gouvernement Muzito livrait déjà à Crisis Group sa conviction qu’il n’y aura pas d’élections locales. La présidence n’aurait rien à gagner d’un scrutin risquant de modifier les équilibres politiques des provinces si peu de temps avant le rendez-vous présidentiel. » (Lire le document de Crisis Group intitulé <strong><em>Le Congo : l’enlisement du projet démocratique</em></strong>, Bruxelles, 8 avril 2010, p. 18)</p>
<p>Enfin, depuis le début de la guerre d’agression à laquelle nous résistons jusqu’à ce jour, l’opposition dite institutionnelle n’a pas réussi à renverser les rapports de force en sa faveur. Elle subit le diktat des envahisseurs-terroristes. Elle est appauvrie à dessein et dépend des miettes que ceux-ci lui dispensent. Elle peut crier émotionnellement mais finit par rentrer dans les rangs. Prenons deux exemples. Quand John Numbi négocie secrètement l’entrée de l’armée rwandaise sur notre territoire en janvier 2009, l’opposition institutionnelle n’est au courant de rien. Elle crie à l’inacceptable. Kamerhe qui l’avait précédé sur cette voie est dégommé de la Présidence de l’Assemblée nationale. Boshab le remplace et « tout rentre dans l’ordre ».</p>
<p>Une motion est initiée contre Muzito. Jean-Lucien Busa, député du Mlc , sort un dossier compromettant sur Muzito. Le jour du débat sur la motion, Muzito ramène son électorat de Kingasani et de Masina à l’Assemblée nationale. Cet électorat menace quiconque s’en prendrait à son élu. Après, « tout rentre dans l’ordre ». Ces exemples peuvent être multipliés à l’infini. Tous les rapports des commissions X ou Y établissant la responsabilité de certains nègres de service dans la débâcle militaire ou politico-économique de notre pays sont restés sans suite judiciaire, depuis la guerre de l’AFDL jusqu’à ce jour. En face des envahisseurs-terroristes, nègres de service de la maffia internationale, il y a une opposition politique impuissante. De temps en temps, elle pose l’une ou l’autre action d’éclat, mais cela ne change rien aux rapports de force.</p>
<p>Notre peur pour le moment est que les cris d’indignation de cette opposition politique n’apportent rien de consistant au renversement des rapports de force. Peut-elle, avec les autres fanatiques des élections, obtenir que les élections locales aient lieu en premier après le recensement de tous les Congolais et de toutes les Congolaises ; que la carte de citoyen soit délivrée ; que diaspora congolaise soucieuse de participer à ces élections le fasse ; que les différentes étapes du processus électoral soient financièrement chiffrés et la provenance de l’argent indiquée ; que  les parties de notre pays occupées par les armées étrangères soient libérées ; que nos terres vendues comme carrés miniers soient récupérées ; que les militaires Congolais en vadrouille soient cantonnés ailleurs que là où ils tuent et pillent ; que les criminels de guerre et économiques opérant au sein des institutions actuelles soient mis hors d’état d’agir, etc.</p>
<p>Si le deux tiers de ce défi n’est pas relevé, aller aux  élections en suivant le calendrier publié par les nègres de service de la maffia internationale ne sera d’aucun secours pour nos populations. Il est possible que nous soyons à côté de la plaque… (A suivre)</p>
<p>J.-P. Mbelu</p>
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		<title>Les élections de 2011 et les en-dessous de la circulaire de Mende</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Aug 2010 19:15:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Infos/Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine/Revue de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[elections 2011]]></category>

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		<description><![CDATA[En observant attentivement ce qui se passe dans notre pays depuis la guerre de l’AFDL (dite guerre de libération), la perte de la capacité de se souvenir, l’amnésie, semble devenir de plus en plus un fléau. La lecture des signes de temps en référence à un passé immédiat fait cruellement défaut dans le chef de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En observant attentivement ce qui se passe dans notre pays depuis la guerre de l’AFDL (dite guerre de libération), la perte de la capacité de se souvenir, l’amnésie, semble devenir de plus en plus un fléau. La lecture des signes de temps en référence à un passé immédiat fait cruellement défaut dans le chef de certaines élites politiques et intellectuelles. Le choix de nos sujets de débat, le passage d’un sujet non-approfondi à l’autre témoigne du manque de suivi dans nos idées et dans la quête de réponses aux questions qui nous divisent et/ou  nous rassemblent.<span id="more-1595"></span> Quand nous perdons de vue, un seul instant, que la guerre de l’AFDL a été une guerre d’agression que les élections de 2006 n’ont pas réussi à arrêter ; et que nous entreprenons de débattre des élections de 2011, sous la houlette des acteurs mineurs de cette guerre d’agression à laquelle nous résistons jusqu’à ce jour, nous nous apprêtons à répéter les bêtises d’un passé récent par faiblesse d’esprit, par déficit de courage ; de ce courage pouvant nous aider à tenir au cours de luttes prolongées et acharnées.</p>
<p>De nos sources à Kinshasa, nous apprenons que « dans une circulaire datée du 29 juillet et adressée aux responsables     des  médias,  le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement interdit la diffusion des messages de propagande dans des médias audiovisuels et des organes de presse opérant en RDC, en dehors de la période légale de la campagne électorale. » Nos sources  ajoutent : « Lambert Mende part de ce constat: depuis quelques jours,  des  médias  diffusent   des  messages  de propagande  relatifs  au  scrutin de  2011. Le  ministre rappelle la loi n°06/006 du 9 mars 2006 qui stipule: « la  campagne  électorale  est  ouverte 30  jours au  maximum  avant  la  date  du  scrutin  et s’achève  24 heures  avant  cette  date&#8221;. » Cette circulaire intervient après la coupure du signal des télévisions et de la radio de Jean-Pierre Bemba, mais aussi après la publication d’un article dans <em>AfricaNews</em> numéro 482 du lundi 26-27 juillet 2010 sur la candidature de Guillaume Ngefa aux élections de 2011. Cet article aurait fait l’objet d’une analyse de l’Etat Major du renseignement militaire en ces termes : « M. Guillaume Ngefa, candidat indépendant, « un poids mouche » qu’on ne peut négliger, surtout s’il attire vers lui l’attention des étudiants à travers toute la République. En tant qu’activiste des droits de l’homme, ces étudiants pourront se cacher derrière des organisations internationales pour soutenir sa candidature à la présidentielle de 2011.  Pendant que la population a encore présent à l’esprit la mort de Floribert Chebeya, son discours aura de la place et passera. »</p>
<p>Le lieu où la candidature de Guillaume Ngefa aurait été analysée interpelle. Comment l’examen d’une candidature à la présidentielle d’un Congolais, membre de la société civile, peut-il être confié à l’Etat Major du renseignement militaire ? Une interprétation est possible : les acteurs mineurs de la guerre d’agression que les puissances occidentales nous livrent par le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi interposés seraient conscients que cette guerre n’a pas encore atteint complètement ses objectifs. C’est-à-dire que pendant que certains fils et certaines filles de notre peuple croient en la démocratie naissante, les acteurs majeurs et mineurs de la guerre d’agression chez nous savent, eux, que celle-ci se poursuit. Par tous les moyens. Pour eux, le passage par les urnes serait l’un des moyens et pas le seul. Nous ne serons pas étonnés, après les présidentielles,  d’entendre les nègres de service, candidats à ces élections s’adressant à Etienne Tshisekedi, Guillaume Ngefa, à Vital Barholere, à Oscar Kashala, etc. en ces termes : « On va vous écraser ». L’expérience de Jean-Pierre Bemba en dit long. Aussi, cette analyse prouve-t-elle que l’armée congolaise (ou ce qui en reste) n’est pas neutre. Elle n’est qu’au service du pouvoir en place. Néanmoins, le fait que cette  analyse nous ait été transmise  de l’intérieur de cet Etat Major du renseignement militaire est un signe positif : le travail en synergie se fait et nous pouvons être informé, en temps utile, de ce qui se trame contre certains d’entre nous. Que cette analyse reconnaisse la force d’un discours qui serait fondé sur la défense des libertés fondamentales , porté par nos étudiants et à même de mobiliser nos populations,  surtout après la mort de Floribert Chebeya, elle ouvre une brèche…</p>
<p>Dans ce contexte, le communiqué de Lambert Mende, « légalement correct » est une tentative de contrôler l’espace public en y interdisant la publicité autour des compatriotes capables de se substituer au candidat « porteur des œufs ». Seuls peuvent dorénavant prendre la parole dans cet espace public, « les rhinocéros de l’AMP »,  les journalistes et les députés capables de vanter les cinq chantiers de la République pour lesquels leur « Autorité Morale » ne ménagerait aucun sacrifice. Et pendant que les médias récalcitrants sont rappelés à l’ordre, nous apprenons de Kinshasa que « les images des meetings du PPRD sont diffusées chaque soir sur les chaînes de télévision proches du parti présidentiel. Il y a une semaine, le député Pius Muabilu avait, au cours d&#8217;un meeting filmé par <em>DigitalCongo,</em> la chaîne attribuée à la famille présidentielle, dit à haute voix que le PPRD se prépare pour faire élire Joseph Kabila à 99, 98% lors du premier tour. »  Ces images-là semblent  n’avoir pas été vues par Mende.</p>
<p>De toutes les façons, Mende n’invente pas la roue. Il s’insère dans une longue tradition de la propagande au profit des gouvernants en place. L’objectif de cette propagande est clair : aboutir au conformisme et à la subordination de nos élites et de nos populations. A ce point nommé, il est intéressant de relire Noam Chomsky. Dans <strong><span style="text-decoration: underline;">La doctrine des bonnes intentions</span></strong>, il écrit : « Le langage est notre moyen d’entrer en interaction et de communique ; il est donc naturel qu’on l’utilise pour tenter de modeler les états d’esprit et les opinions et d’induire le conformisme et la subordination. Il en a toujours été ainsi. Mais la propagande n’est devenue une industrie organisée et parfaitement consciente d’elle-même qu’au siècle dernier. » (p.27) Et il précise : « Cette industrie, notons-le, a été créée dans les sociétés (dites) les plus démocratiques. Le premier ministère coordonnant la propagande, nommé « ministère de l’Information », a été inauguré en Grande-Bretagne pendant dans la première Guerre mondiale. Sa tâche consistait –ce sont ses propres termes- à « diriger la pensée de la plus grande partie du monde ». » Pour atteindre cet objectif, il fallait formater l’esprit des intellectuels Américains.  Dans les écrits de certains de ces intellectuels, ils attestent « qu’il était possible contrôler l’ « esprit public », de contrôler les mentalités et les opinions, et, pour citer la formule de Lippmann, de « fabriquer le consentement ». » (p.29)  La démarche de Mende comme celle des médias dominants au Congo et en Occident participe de cette « fabrique du consentement ». Celle-ci participe de la falsification de notre histoire.</p>
<p>Consentir aux  acteurs mineurs de la guerre d’agression livrée à notre pays depuis 1996,  c’est renoncer à la lutte pour notre autodétermination, pour la récupération de notre terre-mère. Accepter de concourir avec eux aux élections de 2011 peut être assimilé à un acte de haute trahison de notre mémoire collective : celle de nos millions de mort et de notre résistance.</p>
<p>Tout en prenant au sérieux, « les légitimistes », « les légalistes » et « les républicains » qui, comme Ngefa, soutiennent que la légitimité politique passe par les urnes, nous les prenons à témoin, face à l’implication de l’armée ethniquement dominée par « les rwandophones » et leurs alliés dans le processus politique actuel au pays, et leur disons : « Nos agresseurs ne recourent pas qu’aux urnes. Ils ont aussi les armes, « le mixage et le brassage ».  Etes-vous prêts, dans votre pacifisme, de leur opposer, en plus des urnes,  « l’armée du peuple » ? Comment ? A quelles conditions ? » Car, aller aux élections à armes inégales avec les acteurs mineurs de la guerre d’agression de notre pays peut être un acte d’inconscience ou de capitulation.</p>
<p>Traitant de la guerre d’agression livrée à l’Irak, Chomsky note : « Il est psychologiquement plus facile de s’organiser pour protester contre une agression militaire que de s’opposer à un programme à long terme d’ambition impériale, dont cette agression ne constitue qu’une  phase, que d’autres vont suivre. Cela exige plus de réflexion, de  dévouement, d’engagement à long terme. C’est la différence entre se dire : « Demain je manifeste et je rentre chez moi » et : « Je suis dans cette affaire pour longtemps. » » Ce qui est dit pour l’Irak, peut, mutatis mutandis, être appliqué au Congo dit démocratique. Les  élections organisées comme une autre façon de poursuivre la guerre d’agression chez nous ne seront d’aucune utilité pour nos populations. Nous dire ensemble : « Nous résistons contre cette agression. Nous sommes dans cette affaire pour longtemps », telle est « la folie » à laquelle plusieurs d’entre nous voudraient renoncer en allant, comme en 2006, à la mascarade électorale de 2011 dont la légalité principielle n’a rien à voir avec les en-dessous d’une guerre d’agression (à long terme) savamment organisée. S’il est vrai que la candidature de Guillaume Ngefa a été examiné par l’Etat Major du renseignement militaire, ce qu’il ya là un signe qui ne trompe pas.</p>
<p>Dieu merci ! Les « petits restes »  veillent et résistent. Les acteurs-créateurs, responsables de notre terre-mère s’apprêtent, au quotidien, à en assurer la protection. A n’importe quel prix !</p>
<p>J.-P. Mbelu</p>
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		<title>Kinshasa, le 30 juin 2010 ressemble à Munich, le 30 septembre 1938 (3/3)</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Aug 2010 19:10:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[30 juin]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>

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		<description><![CDATA[Comparaison n&#8217;est pas raison. Dans l&#8217;histoire des hommes et des  nations, les parcours et les trajectoires diffèrent selon les  circonstances et le contexte historique auxquels ils sont liés.  Jamais, même avec des points de ressemblance, deux faits historiques  ne sauraient être superposables. Néanmoins, il est permis de dire  qu&#8217;il y a des rapprochements possibles entre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comparaison n&#8217;est pas raison. Dans l&#8217;histoire des hommes et des  nations, les parcours et les trajectoires diffèrent selon les  circonstances et le contexte historique auxquels ils sont liés.  Jamais, même avec des points de ressemblance, deux faits historiques  ne sauraient être superposables. <span id="more-1591"></span>Néanmoins, il est permis de dire  qu&#8217;il y a des rapprochements possibles entre deux réalités, certes  séparées dans l&#8217;espace et dans le temps, mais qui, sans forcer la  comparaison, nous susurrent des traits évidents de convergence voire  de gémellité. C&#8217;est le cas de la situation politique actuelle dans la région des Grands Lacs africains, entre la RD Congo et le climat  qui préludait à la Seconde Guerre mondiale.<br />
Adolf Hitler, arrivé au pouvoir en Allemagne en 1933, montait en  puissance et avait une armée forte, équipée, disciplinée et  conquérante. L&#8217;Allemagne était en face d&#8217;un ventre mou, la  Tchécoslovaquie. La crise des Sudètes, territoires tchécoslovaques  revendiqués par l&#8217;Allemagne, finit par mobiliser les grandes  puissances européennes. Chaque nation, ne voulant pas être envahie  par l&#8217;armée allemande, se croyait dans l&#8217;obligation de s&#8217;attirer les  bonnes grâces d&#8217;Hitler. Il fallait absolument rechercher la paix  avec cette puissante et menaçante nation. C&#8217;est ainsi que les  Accords de Munich vont être<br />
signés entre le Royaume-Uni, la France,  l&#8217;Italie et l&#8217;Allemagne représentés respectivement par Neville  Chamberlain, Edouard Daladier, Benito Mussolini et Adolf Hitler. Par  gain de paix, ce traité consacrera la mort de la Tchécoslovaquie en  tant<br />
qu&#8217;Etat indépendant, dont 85&#8217;000 km2 sont cédés à l&#8217;Allemagne.  Le gouvernement tchécoslovaque sera averti par les pays signataires  des Accords de Munich: s&#8217;il se révoltait contre l&#8217;Allemagne  hitlérienne, il ne bénéficiera d&#8217;aucun soutien de leur part.</p>
<p>Tout le monde exulte, mais un petit reste flaire le danger qui va  s&#8217;abattre sur toute l&#8217;Europe. En France, Henri de Montherlant écrira  dans L&#8217;Equinoxe de septembre 1938 : « La France est rendue à la  belote et à Tino Rossi (.) Sur le demi-cadavre d&#8217;une nation trahie,  sur les demi-cadavres de leur honneur, de leur dignité, de leur  sécurité, les hommes par millions dansent la danse de Saint-Guy de  la paix (.) Délirez à votre aise, pauvres manouvrés et dupés,  affaiblis, souffletés, et qui accueillez votre défaite et votre  humiliation avec les transports de joie de l&#8217;esclave ». Winston Churchill, qui a pris la tête d&#8217;une partie des  Conservateurs, dénonce ce traité en des termes restés célèbres pour  la postérité : « Vous aviez le choix entre le déshonneur et la  guerre. Vous avez choisi le déshonneur, et vous aurez la guerre ».</p>
<p>Un des barons du « kabilisme », soutenant le rapprochement du Congo  avec le Rwanda, affirmait il y a si peu : « on ne peut faire la paix  qu&#8217;avec ses adversaires ». Le problème est que entre ces deux pays,  on ne peut pas parler de paix mais de capitulation du premier  vis-à-vis du second. James Kabarebe, lors de sa dernière visite à  Kinshasa en été 2009, était venu quérir cette reddition auprès de «  Joseph Kabila », avant les opérations militaires conjointes contre  les FDLR dans l&#8217;Est du Congo.</p>
<p>Ceux qui aspirent à la paix à tout prix se demandent : « Qu&#8217;y a t-il  à gagner pour le Congo dans le fait de ne pas conclure de paix  immédiate avec le Rwanda de Paul Kagame ?<br />
La respectabilité. Avec le  Rwanda, il y a un lourd contentieux truffé de mensonges. Voisins, la  réconciliation est un chemin incontournable mais. Au vu du génocide  commis par le régime de Kagame en RD Congo, notre interrogation doit  nécessairement se formuler comme suit : Quelles sont les conditions  de la paix avec le Rwanda ? Après avoir massacré 6 millions des  nôtres, un gouvernement sensé et véritablement national se poserait  légitimement cette question.</p>
<p>Par quelle étourderie peut-on conclure la paix avec Kagame sans que  la vérité ait été établie sur les graves crimes commis chez nous  sous l&#8217;égide de l&#8217;homme fort de Kigali ? Par quelle folie peut-on  inviter Kagame à Goma sans que justice soit rendue  au Congo pour  les massacres et le viol de nos populations et un égorgeur comme  Nkundabatware caché par le gouvernement rwandais ? Par quelle  irresponsabilité politique et humaine peut-on recevoir Kagame en  grandes pompes aux festivités du 30 juin 2010, marquant le  cinquantenaire de la souveraineté de notre pays foulée aux pieds par  le Chef de guerre de Kigali ? Par quelle amnésie volontaire peut-on  parler de réconciliation et de marché commun avec le Rwanda sans que  le Congo n&#8217;ait été indemnisé suite à la spoliation de ses richesses  par ce voisin belliqueux ?</p>
<p>Vérité, justice, réparation et enfin réconciliation : voilà les  étapes d&#8217;une paix digne. Mais réconciliation avec le peuple rwandais  ne doit en aucun cas équivaloir à une réconciliation avec le régime  criminel de Kigali. Aussi longtemps que le Rwanda, quel que soit son  gouvernement, aura des visées d&#8217;extension géographique sur le  territoire congolais, nous n&#8217;accepterons aucun traité de paix avec  lui.<br />
En n&#8217;ayant pas posé ces préalables raisonnablement logiques, le  régime de « Kabila » a trahi le peuple congolais en couvrant les  crimes les plus horribles commis sur nos populations. Il s&#8217;est trahi  aux yeux de celui-ci en dévoilant sa vraie nature à savoir, un  pouvoir à la solde de l&#8217;étranger. En se rapprochant du Rwanda dans  des conditions de soumission, « Joseph Kabila » et ses acolytes ont  conclu une paix des lâches avec le bourreau du peuple qu&#8217;ils sont  sensés protéger. Le 30 juin de cette année aura été la réplique  tropicale des Accords de Munich version 21e siècle et la  consécration de l&#8217;esclavage sous lequel le pouvoir d&#8217;occupation de  Kinshasa voudrait maintenir l&#8217;ensemble du peuple congolais. Nous  avons énuméré les étapes pouvant nous conduire vers une  réconciliation possible avec le Rwanda. La seule paix qui vaille la  peine à nos yeux est une paix des braves. C&#8217;est le travail du petit  reste, pour parler comme l&#8217;abbé Mbelu. C&#8217;est la noble lutte de la  race des bâtisseurs, dixit Tshiyoyo Mufoncol, cette bataille que  livre la minorité agissante qui refuse l&#8217;ordre kagamiste et  l&#8217;aplatissement du grand peuple du Congo. A la libération, les  Congolais pourront ainsi reprendre à leur compte cette citation de  Winston Churchill disant : « Jamais dans l&#8217;histoire des conflits un  si grand nombre d&#8217;hommes ont dû autant à si petit nombre ». A toi,  Chebeya Bahizire.</p>
<p>Buangi Puati, théologien</p>
<p>Auteur de Christianisme et traite des Noirs, éditions  Saint-Augustin, 2007, 399<br />
pages.</p>
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		<title>RDCongo:Qui se ressemblent, s’assemblent (partie I)</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Jul 2010 15:48:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[cinquentenaire sous occupation]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[festin des vampirs]]></category>

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		<description><![CDATA[Le cinquantenaire de l’indépendance de notre pays pouvait-il, devait-il être fêté ? La question est revenue plus d’une fois dans le débat entre Congolais. Le roi des Belges devait-il participer à une telle manifestation dans le cas où, malgré les doutes des uns et l’opposition des autres, les festivités étaient tout de même organisées par le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le cinquantenaire de l’indépendance de notre pays pouvait-il, devait-il être fêté ? La question est revenue plus d’une fois dans le débat entre Congolais. Le roi des Belges devait-il participer à une telle manifestation dans le cas où, malgré les doutes des uns et l’opposition des autres, les festivités étaient tout de même organisées par le pouvoir d’occupation de « Joseph Kabila » ?<span id="more-1539"></span></p>
<p>Parmi les opposants à ces réjouissances, on peut noter deux camps. Le premier trouvant l’indépendance acquise en 1960 d’une vacuité sans nom et ne lui accordant aucune valeur. Le second, tout en reconnaissant cette indépendance comme l’acte juridique national et international par lequel le Congo a été reconnu officiellement comme un Etat souverain, ne trouvait aucun motif de jubiler alors que le bilan de ces cinquante dernières années est catastrophique. Mais surtout, qu’un pouvoir, venu de l’étranger, construit par l’étranger et exercé par des étrangers avec certes la complicité et la participation des courtisans filles et fils du Congo ayant préféré la mangeoire à la dignité, un pouvoir honni par le peuple congolais, commette le sacrilège d’organiser les festivités de notre indépendance sacrée qu’il a piétinée pour usurper un trône qui ne lui revient pas. C’est Hitler fêtant le 14 juillet à Paris.</p>
<p>Pour ce second groupe, le mien, l’indépendance est une réalité irrévocable en dépit de ses imperfections au cours ce demi-siècle. C’est sur cette indépendance qu’un autre Congo peut encore et doit se construire. Mais que « Joseph Kabila » organise une fête anniversaire de l’acte de notre souveraineté nationale, cela ressemble à une danse macabre. Cette danse des sorciers devient parfaite lorsqu’on y associe un personnage connu et reconnu comme le bourreau de notre peuple, j’ai nommé Paul Kagame, le Rwandais.</p>
<p>Les clients congolais et étrangers du régime siamois Kigali-Kinshasa louent la réussite et la liesse de ces manifestations. Quant aux Congolais vigilants, fiers et dignes, cette fête n’est rien d’autre qu’une véritable farce et une humiliation inqualifiable, une défiance qui doit nous pousser à nous battre jusqu’au bout pour redonner fierté, honneur et grandeur à notre pays et à notre peuple. Car un peuple sans fierté ni dignité ne mérite pas d’être respecté. Le comble du comble c’est l’acceptation de la souillure de quelques Pères de l’indépendance encore vivants de recevoir les honneurs du déshonneur de la main sanguinolente et traîtresse d’un homme sans facture intellectuelle, ni épaisseur politique. Ni Kasa-Vubu, ni Lumumba, ni Nzeza Nlandu, ni Kalonji, ni Kashamura, ni Bolya, ni Bolikango, ni Tshombe, ni Tshisekedi, ni même Mobutu n’aurait accepté le baiser infâme d’un Juda déguisé en président de la République du Congo à démocratiser.</p>
<p>L’histoire retiendra que l’AFDL grimée, en présence et sous le regard de l’exterminateur du peuple congolais, a posé son sceau baptismal et indélébile sur ceux qui, les premiers, auraient dû être les farouches défenseurs d’une indépendance pour laquelle ils s’étaient battus. « Joseph Kabila » a promis de les corrompre jusqu’à la fin de leurs jours. Amen. Non, attention&#8230; nous arrivons.</p>
<p>(À suivre : 2. La mémoire lunatique d’un gouvernement et 3. Kinshasa, le 30 juin 2010 ressemble à Munich, le 30 septembre 1938)</p>
<p>Buangi Puati, pasteur</p>
<p>Alternative Démocratique pour le Congo</p>
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