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	<title>updcongo.com &#187; génocide</title>
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		<title>Le Congo, le plus affamé du monde</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Oct 2010 19:13:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Infos/Nouvelles]]></category>
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		<description><![CDATA[Le Congo est le pays où l’indice de la faim est le plus haut au monde. Comment est-ce possible ? “La Libre Belgique” a trouvé les réponses à Gembloux.

Rackettés      et privés de routes 

Selon l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires, qui publie chaque année l’indice de la faim dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Congo est le pays où l’indice de la faim est le plus haut au monde. Comment est-ce possible ? “La Libre Belgique” a trouvé les réponses à Gembloux.</p>
<ul>
<li><a title="http://www.lalibre.be/actu/international/article/619145/rackettes-et-prives-de-routes.html" href="http://www.lalibre.be/actu/international/article/619145/rackettes-et-prives-de-routes.html" target="_blank">Rackettés      et privés de routes </a></li>
</ul>
<p>Selon l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires, qui publie chaque année l’indice de la faim dans le monde, celle-ci atteint des niveaux <em>&#8220;alarmants&#8221;</em> dans 25 pays, dont 4 sont <em>&#8220;extrêmement préoccupants&#8221;.</em> Or, en tête de ces derniers, vient le Congo-Kinshasa, dont l’indice dépasse 40, selon un collectif d’ONG belges et congolaises, suivi du <a title="http://www.lalibre.be/search/?query=Burundi&amp;topic=Burundi&amp;type=GL" href="http://www.lalibre.be/search/?query=Burundi&amp;topic=Burundi&amp;type=GL" target="_blank">Burundi</a>, du <a title="http://www.lalibre.be/search/?query=Tchad&amp;topic=Tchad&amp;type=GL" href="http://www.lalibre.be/search/?query=Tchad&amp;topic=Tchad&amp;type=GL" target="_blank">Tchad</a> et de l’Erythrée qui dépassent 30. L’indice est calculé sur base de la proportion de population sous-alimentée, l’insuffisance pondérale infantile et le taux de mortalité infantile. Le <a title="http://www.lalibre.be/search/?query=Congo&amp;topic=Congo-Brazzaville&amp;type=GL" href="http://www.lalibre.be/search/?query=Congo&amp;topic=Congo-Brazzaville&amp;type=GL" target="_blank">Congo</a> est le pays qui a subi cette année la plus forte détérioration de cet indice.<span id="more-1789"></span></p>
<p>Si le petit Burundi doit faire face à une raréfaction des champs en raison de l’accroissement de la population rurale, si le Tchad et l’Erythrée doivent se battre contre l’aridité, comment peut-on mourir de faim dans un pays vaste et normalement fertile comme le Congo, dont seules 10 % des terres arables sont cultivées ?</p>
<p>Pour tenter de trouver une réponse à cette question, nous nous sommes rendus à Gembloux, où la faculté d’agronomie organisait la semaine dernière une journée sur le Congo, dans le cadre des manifestations pour son 150e anniversaire.</p>
<p>Parmi les nombreuses interventions destinées à présenter le travail de Gembloux sur le Congo, souvent en association avec l’université de Kinshasa, plusieurs touchaient à l’alimentation. Il en ressort que la faim dans ce pays résulte essentiellement de la mauvaise gouvernance, et il y a eu plusieurs appels à un changement urgent de la politique de Kinshasa en la matière.</p>
<p>Les orateurs ont rappelé que, selon la FAO (agence de l’<a title="http://www.lalibre.be/search/?query=Onu&amp;topic=Organisation+des+Nations+Unies&amp;type=ON" href="http://www.lalibre.be/search/?query=Onu&amp;topic=Organisation+des+Nations+Unies&amp;type=ON" target="_blank">Onu</a> pour l’alimentation et l’agriculture), jusqu’à 44 millions de Congolais (sur un total de 55 millions) souffrent de malnutrition ou sous-nutrition. Que le Congo est obligé d’importer pour 18 millions de dollars par jour, alors que son PIB/jour ne dépasse pas 14 millions de dollars et qu’il est donc dépendant de l’aide et de l’endettement. Que la part de l’agriculture dans le budget national 2010 est de 0,69 % (<em>&#8220;c’est bien moins que ce que font les autres pays africains&#8221;</em>, a souligné le professeur Eric Tollens, de la KULeuven. &#8220;<em>Si le Congo n’investit pas plus, cela n’ira jamais</em>&#8220;). Que l’administration congolaise est <em>&#8220;faible et prédatrice&#8221;</em> vis-à-vis du paysan, les routes généralement inexistantes, l’électricité rarement disponible, les rendements agricoles <em>&#8220;de niveau sahélien en raison de l’absence d’intrants </em>(engrais, insecticides, etc.), <em>de l’utilisation de variétés dégénérées </em>(faute d’apports extérieurs régénérants) <em>et de techniques de culture ancestrales&#8221; peu performantes, tels </em>la houe, la machette, les brûlis</p>
<p>Pourtant, le potentiel est <em>&#8220;incomparable&#8221;, </em>la population <em>&#8220;dynamique et robuste&#8221;</em> et les<em> &#8220;ressources abondantes</em>&#8220;, a souligné Patrick Houben qui s’occupe du programme de sécurité alimentaire de l’Union européenne à Kinshasa.</p>
<p><em>&#8220;Il n’y a pas d’obstacles insurmontables à développer l’agriculture au Congo&#8221;</em>, a souligné le professeur Philippe Lebailly (Gembloux et université de Liège) qui a mis en avant l’exemple de l’<a title="http://www.lalibre.be/search/?query=Alg%C3%A9rie&amp;topic=Alg%C3%A9rie&amp;type=GL" href="http://www.lalibre.be/search/?query=Alg%C3%A9rie&amp;topic=Alg%C3%A9rie&amp;type=GL" target="_blank">Algérie</a>, passée en quelques années du statut d’un des plus gros importateurs de blé au monde à la quasi-indépendance, &#8220;<em>grâce à une politique intelligente</em>&#8220;.</p>
<p>Marie-France Cros</p>
<p>Mis en ligne le 25/10/2010</p>
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		<title>Les gouvernants actuels du Congo feraient quand même quelque chose !</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Oct 2010 19:09:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[crime of kagame]]></category>
		<category><![CDATA[crise humanitaire]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans nos débats sur Internet et dans certains cafés, il arrive que nous entendions des compatriotes dire : « Les gouvernants actuels font quand même quelque chose ». Mais quand vous leur posez la question d’expliquer « ce quelque chose », souvent les réponses restent évasives et vagues. La réfection des routes est le cas le plus cité. Les fontaines [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans nos débats sur Internet et dans certains cafés, il arrive que nous entendions des compatriotes dire : « Les gouvernants actuels font quand même quelque chose ». Mais quand vous leur posez la question d’expliquer « ce quelque chose », souvent les réponses restent évasives et vagues. La réfection des routes est le cas le plus cité. Les fontaines de Kinshasa aussi.<span id="more-1787"></span></p>
<p>Souvent, situer cette réfection des routes dans un programme de gouvernement est un exercice très difficile. Que signifie réparer les routes dans un pays où le gouvernement n’est soumis à aucun contrôle budgétaire  au niveau du Parlement ? Que signifie réparer les routes dans un Etat-manqué et sous tutelle, où les paisibles citoyens peuvent être abattus à leurs postes de travail ? Depuis qu’il y a cette réfection des routes, combien de nos provinces sont reliées les unes aux autres de façon à faciliter les échanges entre nous et le désenclavement de nos villages  par exemple ?</p>
<p>Souvent, une vue d’ensemble de ce qu’on appelle chez nous « les cinq chantiers » manquent. Bientôt cinq ans après la première législature, un bilan sur le nombre d’emplois et les hôpitaux créés, les écoles réhabilitées, les barrages hydro-électriques  mis sur pied, des tronçons de pistes de desserte agricole réparés est catastrophique. La sécurité des personnes et de leurs biens n’a été assurée que pour une infime minorité de compatriotes et autres étrangers appartenant au réseau transnational de prédation. La justice a été sacrifiée sur l’autel d’une paix des cimetières. L’année 2010 proclamée « année du social » va  bientôt toucher à sa fin sans que les questions sociales majeures liées au panier de la ménagère, au salaire décent, aux soins de santé convenables aient trouvé un début de réponse. Une étude menée récemment par les Universités de Kinshasa et de Gembloux a conclu que 44 millions de Congolais souffrent de malnutrition.</p>
<p>Face à tous ces  faits que signifie « les gouvernants actuels font quelque chose » ?</p>
<p>Revenons aux conclusions tirées par l’étude susmentionnée et communiquée au cours d’une conférence organisée par la faculté d’agronomie de Gembloux. « Selon la FAO (agence de l’<a title="http://www.lalibre.be/search/?query=Onu&amp;topic=Organisation+des+Nations+Unies&amp;type=ON" href="http://www.lalibre.be/search/?query=Onu&amp;topic=Organisation+des+Nations+Unies&amp;type=ON" target="_blank">Onu</a> pour l’alimentation et l’agriculture), jusqu’à 44 millions de Congolais (sur un total de 55 millions) souffrent de malnutrition ou sous-nutrition. Que le Congo est obligé d’importer pour 18 millions de dollars par jour, alors que son PIB/jour ne dépasse pas 14 millions de dollars et qu’il est donc dépendant de l’aide et de l’endettement. Que la part de l’agriculture dans le budget national 2010 est de 0,69 % (<em>&#8220;c’est bien moins que ce que font les autres pays africains&#8221;</em>, a souligné le professeur Eric Tollens, de la KULeuven. &#8220;<em>Si le Congo n’investit pas plus, cela n’ira jamais</em>&#8220;). Que l’administration congolaise est <em>&#8220;faible et prédatrice&#8221;</em> vis-à-vis du paysan, les routes généralement inexistantes, l’électricité rarement disponible, les rendements agricoles <em>&#8220;de niveau sahélien en raison de l’absence d’intrants </em>(engrais, insecticides, etc.), <em>de l’utilisation de variétés dégénérées </em>(faute d’apports extérieurs régénérants) <em>et de techniques de culture ancestrales&#8221; peu performantes, tels </em>la houe, la machette, les brûlis  Pourtant, le potentiel est  <em>&#8220;incomparable&#8221;, </em>la population <em>&#8220;dynamique et robuste&#8221;</em> et les<em> &#8220;ressources abondantes</em>&#8220;, a souligné Patrick Houben qui s’occupe du programme de sécurité alimentaire de l’Union européenne à Kinshasa. » (M.-F. CROS, <strong>Le Congo, le plus affamé du monde</strong>, dans <strong><em>La Libre</em></strong><strong><em> Belgique</em></strong> du 25 octobre 2010)</p>
<p>A quoi serait dû cet état des choses ? Relisons encore cet article. « Parmi les nombreuses interventions destinées à présenter le travail de Gembloux sur le Congo, souvent en association avec l’université de Kinshasa, écrit M.-F. Cros, plusieurs touchaient à l’alimentation. Il en ressort que <strong><em>la faim dans ce pays résulte essentiellement de la mauvaise gouvernance,</em></strong> et il y a eu plusieurs appels à un changement urgent de la politique de Kinshasa en la matière. » (Nous soulignons) Une administration faible et prédatrice, une mauvaise gouvernance sont, entre autres, les vers dans fruit de notre pays.</p>
<p>Et quand certains d’entre nous affirment que « les gouvernants actuels font quelque chose », à quoi  cela rime-t-il ?</p>
<p>A notre avis, les débats sur nos fora  et dans certains de nos cafés semblent être déconnectés de la recherche scientifique, des choses d’une intelligence avertie et du traitement sérieux des questions essentielles de notre pays.</p>
<p>Internet, bien qu’étant un bon instrument de communication, nous rendrait paresseux. Lire, s’instruire, se former, apprendre et désapprendre seraient devenus des exercices trop négligés.</p>
<p>Et pourtant, avec l’éclosion des blogs d’une certaine presse alternative, Internet pouvait être mis à profit pour rompre les chaînes de différentes formes d’obscurantisme, d’ignorance et de fanatisme ! Du moins au sein de la minorité ayant accès à cette machine moderne ! (Il est un fait que n’importe qui peut avoir accès à Internet sans une base suffisante de culture qui permette un débat d’idées fondé sur autre chose que la fanatisme et <em>le m’as-tuvisme</em>.)</p>
<p>Il est urgent que nos échanges soient fondés sur une base de culture générale suffisante et des essais suivis de déconstruction des discours et théories convenus.</p>
<p>Quand certains d’entre nous disent que « les gouvernants actuels font quelque chose », ils sont loin de s’imaginer que certains d’entre eux sont aux affaires depuis bientôt dix ans, l’équivalent de deux mandats électoraux.</p>
<p>Et pendant deux mandats, Lula le Brésilien a appliqué le programme <em>fome zero</em> (faim zéro) avec des résultats applaudis aux quatre coins du monde. L’un de ses secrets : un passé de syndicaliste et d’un résistant contre les forces de la mort. Dans son programme de gouvernement, il  avait compris que la faim est une arme de destruction massive. Et qu’il fallait travailler à l’apaisement de toutes faims habitant le cœur de l’homme : faim de nourriture, de savoir, de santé, de travail, de vie familiale, de liberté, de dignité, etc. « Destiné à briser l’une après l’autre les structures d’oppression, le <em>Programa fome zero</em> doit créer, pensait Lula, les conditions matérielles de la libération du corps et de l’esprit des hommes. L’homme libéré décidera librement de l’usage de sa liberté. La responsabilité individuelle (et communautaire) est au cœur  de ce programme. La victime devient acteur. Le pauvre est l’artisan de sa propre libération. » (J. ZIGLER, <strong><span style="text-decoration: underline;">L’empire de la honte</span></strong>, Paris, Fayard, 2005, p.215)</p>
<p>Perdre de vue ce qui se fait autour de nous et nous contenter de nous auto-féliciter en marge de toute approche critique (positive ou négative) de ce que produisent nos  gouvernants actuels nous semble être une voie qui ne mène nulle part. Ce que nous donnons l’impression d’oublier est « qu’une mystérieuse dialectique existe entre des personnes singulières et le peuple, entre certaines volontés subjectives et la conscience collective. Dans certaines situations conjoncturelles, cette dialectique peut infléchir le cours des évènements. » (<strong><span style="text-decoration: underline;">Ibidem</span></strong>, p.192)</p>
<p>Avec un peu d’humilité, nous devrions reconnaître que nous avons encore besoin que de véritables acteurs-créateurs d’un autre Congo, capables d’impulser des changements structurels porteurs de vie pour nos populations.  En avons-nous parmi les gouvernants actuels ? Peut-être l’un ou l’autre. Mais il participe d’un système  tellement vicieux et vicié qu’il faut briser. Dépendant de l’aide et de l’endettement extérieur, ce système est pris en otage par les IFI. Il génère beaucoup de misère anthropologique, l’enrichissement sans cause d’une minorité prédatrice et est nocif pour les générations présentes et futures. 44 millions de compatriotes souffrant de malnutrition et/ou de sous-nutrition, c’est combien de vies gâchées pour demain ? Malgré ces faits, on nous dit que « les gouvernants actuels font quand même quelque chose ». <em>Kozanga kayeba, ezali liwa ya solo</em> !</p>
<p>J.-P. Mbelu</p>
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		<title>Un tribunal pénal international pour le Congo</title>
		<link>http://updcongo.com/2010/08/un-tribunal-penal-international-pour-le-congo/</link>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 12:27:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Source: Le Monde
A quand un tribunal pour le Congo ? Après plusieurs années de travail, le rapport du Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) des Nations unies dresse enfin la liste incontestable des crimes et massacres commis en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) pendant une décennie placée sous le signe du feu.
Les concepteurs de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Source: <strong>Le Monde</strong></p>
<p><a onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-5357" href="http://www.updcongo.com/?attachment_id=5357"><img title="Justice" src="http://www.lavdc.net/portail/wp-content/uploads/2010/08/Justice.jpg" alt="" width="275" height="183" /></a>A quand un tribunal pour le Congo ? Après plusieurs années de travail, le rapport du Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) des Nations unies dresse enfin la liste incontestable des crimes et massacres commis en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) pendant une décennie placée sous le signe du feu.<span id="more-1671"></span></p>
<p>Les concepteurs de ce texte ont décidé de se pencher sur la période 1993-2003. C’est celle où furent commis les crimes et massacres les plus graves. Depuis, l’impunité n’a pas cessé, et les Congolais sont encore martyrisés. Que faut-il pour que ce drame d’une ampleur exceptionnelle mobilise ce qu’il faut bien appeler la « communauté internationale » – l’ONU, ses agences spécialisées, les grandes puissances du Nord et du Sud émergent, ces pays qui, souvent, sont les premiers à exploiter les richesses minières de la RDC ?</p>
<p>Le rapport du HCDH ne révèle que peu de chose. La plupart des actes recensés étaient connus. La nouveauté (révélée dans notre édition du 27 août) est de réunir l’ensemble de ces faits, de préparer le terrain pour de futurs procès et d’envisager de qualifier certains actes de « génocide ».</p>
<p>S’il est un génocide reconnu dans la région, c’est celui des Tutsi dans le Rwanda voisin en1994. Il a fallu du temps pour que s’impose l’idée de l’ampleur de ce dernier crime. Il s’agissait là non de massacres aveugles, mais d’une tentative claire de faire disparaître un groupe humain. Les responsables de ce projet répondent aujourd’hui de leurs actes devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), installé à Arusha, en Tanzanie. Cette juridiction est pleine d’imperfections. Certains « génocidaires » continuent de lui échapper. Mais mieux vaut cette justice rendue tant bien que mal à Arusha que l’injustice permanente à laquelle demeurent condamnées les victimes congolaises.</p>
<p>L’expérience des fins de conflits récents montre qu’il n’y a pas de retour à la paix sans une manière de justice. La Sierra Leone, déchirée pendant une guerre marquée par des atrocités, a bénéficié, dans le cadre d’un processus de paix, d’un tribunal spécial. L’ex-Yougoslavie est à peu près dans le même cas. Au Cambodge, les procès des anciens Khmers rouges ont commencé.</p>
<p>Partout, des mécanismes judiciaires ou parajudiciaires tentent d’aider les survivants à faire le deuil de crimes inhumains. Pourquoi la RDC, ce pays grand comme l’Europe de l’Ouest qui sert de terrain de jeux meurtriers depuis deux décennies aux Etats de la région, Rwanda en tête, échapperait-il à cette règle ? La réponse, jusqu’ici, a été éludée, en partie en raison de l’ombre gigantesque du génocide commis à ses portes, au Rwanda.</p>
<p>Il est grand temps de prendre en compte les crimes d’une ampleur historique perpétrés en RDC. Le rapport de l’ONU offre la base pour que soit constitué un tribunal, avec un appui international, pour que soient jugés ceux qui en sont les auteurs. Il est grand temps de rendre un semblant de justice aux centaines de milliers de Congolais tombés sur le sol de ce pays martyr.</p>
<p>Edito du Monde</p>
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		<title>De « faits » de génocide des Hutu et des Congolais(es) au refus du débat sur la Congolité</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 12:23:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le samedi 28 août 2010, le site canadien Le Devoir.com  a publié un article de l’AFP intitulé « Entrevue avec un enquêteur québécois du TPIR &#8211; Des crimes sur le «modèle» du génocide rwandais ». Cette petite entrevue présente l’avantage d’attirer notre attention sur quelques  points essentiels du volumineux rapport du HCDH et de revenir sur  la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le samedi 28 août 2010, le site canadien Le Devoir.com  a publié un article de l’AFP intitulé « Entrevue avec un enquêteur québécois du TPIR &#8211; Des crimes sur le «modèle» du génocide rwandais ». Cette petite entrevue présente l’avantage d’attirer notre attention sur quelques  points essentiels du volumineux rapport du HCDH et de revenir sur  la responsabilité de certains acteurs clé de la tragédie des Grands Lacs depuis les années 90 jusqu’à ce jour.  Cette entrevue pourrait aussi nous permettre d’identifier quelques enquêteurs ayant contribué à l’élaboration dudit rapport, d’échanger avec eux et d’approfondir avec eux l’idée de la mise sur pied d’un Tribunal Pénal International sur la RD Congo. <span id="more-1668"></span>Que dit Luc Côté dans cette entrevue ?</p>
<p>« «Je suis tombé des nues» au cours de cette enquête, a dit M. Côté. «Au Congo, j&#8217;ai observé des comportements que j&#8217;avais déjà vus au Rwanda» lors du génocide (avril à juillet 1994) durant lequel environ 800 000 Tutsis ainsi que des Hutus modérés avaient été assassinés. »</p>
<p>Il ajoute :  «Le fait qu&#8217;un groupe spécifique soit visé; le fait que dans des discours on appelle à &#8220;se débarrasser de tous ces Hutus&#8221;, que cela se soit passé de façon systématique, que des cadavres aient été incinérés, que tout ait été fait pour cacher les preuves et empêcher des étrangers d&#8217;y aller; tout ceci, soumis à un tribunal, peut constituer des preuves permettant de conclure qu&#8217;il y a eu tentative de décimer un groupe, ce qui est considéré comme un génocide».</p>
<p>L’article commentant le rapport souligne que « les bourreaux auraient ainsi utilisé des armes blanches, des haches et des baïonnettes pour massacrer les Hutus rwandais et congolais, souligne le texte, qui ajoute que l&#8217;immense majorité des victimes étaient des «femmes, des enfants, des personnes âgées, des malades, qui ne représentaient aucun danger pour les belligérants». » Luc Côté rejoint « les petits restes des sentinelles de la République en avouant ceci : « «Je croyais avoir vu le pire lors du génocide au Rwanda. Nous avons des témoignages du Congo qui montrent que ce qui s&#8217;est passé est tout aussi terrible que ce qui a eu lieu au Rwanda. » Le comble est qu’ « au Rwanda, cela a pris trois mois. Au Congo, cela ne s&#8217;est jamais arrêté», affirme Luc Côté. »</p>
<p>Comme plusieurs d’entre nous le savent dorénavant, « l&#8217;actuel président rwandais, Paul Kagame, aurait fourni des armes, des munitions et des camps d&#8217;entraînement à la rébellion congolaise. Le texte pourrait servir de base à l&#8217;éventuelle inculpation du colonel James Kabarebe, un acteur clé des conflits en RDC et actuel ministre de la Défense rwandais. »</p>
<p>Revenir sur James Kabarebe comme un acteur clé de la tragédie congolaise nous permet de comprendre, tant soit peu, pourquoi, « au Congo, cela ne s’est jamais arrêté ».  Il est le parrain de Joseph Kabila. Si le texte du rapport du HCDH peut servir à son inculpation, il le peut tout autant pour Joseph Kabila et ses nervis. Ceux qui, aujourd’hui encore, entretiennent la guerre d’agression chez nous. Par action ou par omission.</p>
<p>Quand, avant la mascarade électorale de 2006, la Haute Autorité des Médias a refusé le débat sur la congolité, elle a facilité l’infiltration dans les institutions congolaises des criminels de guerre et humanitaires ; elle a permis aux Rwandais et aux autres étrangers pouvant être inculpés de « faits de génocide » des Hutu et des Congolais(es) d’entrer dans des institutions républicaines où leurs crimes seraient couverts par l’immunité liée à leurs charges.</p>
<p>Relancer le débat sur la congolité aiderait à étudier les possibilités de lever cette immunité pour que ces criminels soient déférés devant les cours et tribunaux et les compatriotes ayant travaillé au sein de la HAM traduits en justice pour haute trahison. Il y a là une question que « les fanatiques » des élections de 2011 ne pourraient éluder.</p>
<p>Pourquoi cette question ne pourrait-elle pas les unir (par exemple) autour de l’un des premiers responsables de l’ASADHO, Guillaume Ngefa ; lui dont le traitement de la question « des faits de génocide » des Hutu a coûté l’exil ? En marge des compatriotes avouant qu’un pays occupé ne peut être libéré par un bulletin déposé dans une urne, les plus légalistes  d’entre nous et « les fanatiques » des élections pourraient, en étudiant le dernier rapport du HCDH, trouver  des questions les rassemblant et s’engager dans une  quête patiente de solutions juridiques y afférentes. Cela  participerait de la mise hors d’état  d’agir de tous les  criminels ayant infiltré nos institutions politiques. De toutes les façons, bâtir un Congo plus beau qu’avant ne pourra pas se passer d’une étude sérieuse de ce rapport et des conséquences qu’ensemble, en tant que collectivité, nous en tirerons.</p>
<p>Il est absurde qu’au cours de notre histoire récente, le traitement des questions relevant de la souveraineté de notre pays ait été soumis un filtrage « international » et collaborationniste ridicule. Avant les élections de 2006, les Congolais(es) posant la question de l’identité des seigneurs de guerre  et de leurs collaborateurs venus chez nous en 1996-1997 ont été traité de xénophobes et la question de la congolité exclue des débats inter-congolais au cours de la campagne électorale.  Mais personne, à travers les Grands Lacs Africains et à travers le monde n’a osé lever le petit doigt quand, le 25 août 2010, de 58 ex-combattants des FDLR et leurs dépendants, 32  ont été reconnus Rwandais et 26 autres déclarés Congolais de Masisi par les autorités Rwandaises. Pourquoi ce travail de vérification d’identités, de recensement, a-t-il été considéré chez nous comme une question taboue ? N’est-ce pas parce que l’identification des infiltrés oeuvrant au cœur de nos institutions  serait préjudiciable aux criminels de guerre, aux criminels humanitaires et aux autres coupables des « faits de génocide » ?</p>
<p>Pour avoir refusé de regarder la réalité en face en 2006, elle vient de nous rattraper à partir d’un rapport dont la fuite avant son <em>officielle </em>finalisation interpelle les empêcheurs de penser en rond, les veilleurs-protecteurs de la mémoire collective de nos populations et les autres minorités d’acteurs-créateurs Congolais. Ce rapport nous interpelle sur l’une des questions essentielles restée sans réponse depuis le début de la  guerre d’agression que les USA et la Grande-Bretagne (et leurs alliés occidentaux) nous font à travers le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda interposés : la question de l’institution d’une Commission Justice, Vérité et Réconciliation. Si le rapport du HCDH met en exergue la responsabilité des nègres de service Rwandais et Congolais, celle de leurs parrains occidentaux n’apparaît presque pas. Et pourtant, ne sont-ce pas ces derniers qui ont refusé que nous débattions de la congolité en 2005-2006 ? Une Commission Justice, Vérité et Réconciliation aurait l’avantage de permettre aux Congolais(es) d’aborder certaines questions restées sans réponses depuis 1996 et d’y esquisser quelques pistes de solutions.</p>
<p>A n’en pas douter, c’est déjà bien d’identifier les acteurs africains clé de la tragédie congolaise. Mais c’est insuffisant. Il faut aller plus loin. Tant que « les faiseurs des rois » feront et déferont notre histoire sans que puissions peser de tout notre poids dans la balance des rapports de force mondiaux, instaurer un Tribunal Pénal International sur le Congo et une Commission Justice, Vérité et Réconciliation sur notre histoire seront (déjà) de bonnes solutions ; mais insuffisantes. La guerre d’agression à laquelle nous résistons depuis 1996 est entretenue par « la tribu néolibérale sans frontières », par tous les disciples internationaux de Milton Friedman ; ceux et celles qui, mus par la cupidité, travaillent à ce qu’ils considèrent comme étant  « la destruction créatrice ». La guerre d’agression de basse intensité qu’ils soutiennent chez nous rentre dans cette idéologie vampiriste. Il y a encore du chemin à faire. Un long chemin de rupture dérangeante.</p>
<p>J.-P. Mbelu</p>
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		<title>La fin de seize ans d’impunité pour les vainqueurs au Rwanda</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 12:19:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevue et débats]]></category>
		<category><![CDATA[Infos/Nouvelles]]></category>
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		<description><![CDATA[Le Monde 28/08/2010 à 00h00
Interview André Guichaoua, sociologue, sur le rapport de l’ONU sur les exactions en RDC :
Par SABINE CESSOU
Dix ans de meurtres, de viols et d’exactions en république démocratique du Congo (RDC) et une accusation d’éventuel génocide à l’encontre du Rwanda d’aujourd’hui : c’est ce que contient la version provisoire d’un rapport de 545 pages que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h5>Le <a href="http://www.liberation.fr/monde,10">Monde</a> 28/08/2010 à 00h00</h5>
<h4>Interview André Guichaoua, sociologue, sur le rapport de l’ONU sur les exactions en RDC :</h4>
<p>Par SABINE CESSOU</p>
<p>Dix ans de meurtres, de viols et d’exactions en république démocratique du Congo (RDC) et une accusation d’éventuel génocide à l’encontre du Rwanda d’aujourd’hui : c’est ce que contient la version provisoire d’un rapport de 545 pages que n’a pas encore publié le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), mais dont les fuites sont parvenues jeudi à la presse. Le document revient sur ce qui s’est tramé dans l’ex-Zaïre entre mars 1993 et juin 2003. Une période qui couvre les deux guerres du Congo, qualifiées de «guerre mondiale africaine» en raison du nombre de pays impliqués &#8211; 9 selon le rapport &#8211; mais aussi de victimes, qui se comptent par millions. <span id="more-1666"></span>Rejeté jeudi comme <em>«balivernes»</em> par le gouvernement rwandais, le document met Kigali dans l’embarras. Il ouvre la voie à d’éventuelles poursuites pour «crimes contre l’humanité, crimes de guerre, voire de génocide». Si tous les regards se tournent de nouveau vers le Rwanda, il ne s’agit pas, cette fois, de se souvenir du génocide de 800 000 Tutsis par des milices hutues en 1994 mais du massacre systématique et prémédité par l’armée rwandaise, en territoire congolais, de dizaines de milliers de Hutus qui avaient fui le Rwanda par crainte de représailles tutsies. Le régime de Paul Kagame dément toute exaction en RDC, et affirme n’avoir fait que poursuivre dans l’ex-Zaïre les miliciens hutus génocidaires. Or, ce rapport du HCDH change un rapport de force et une écriture de l’Histoire, que décrypte pour <em>Libération</em> le sociologue français André Guichaoua, spécialiste de la région des Grands Lacs.</p>
<h5>Pourquoi des fuites de ce rapport parviennent-elles maintenant à la presse ?</h5>
<p>En fait, le rapport est congelé depuis plusieurs mois. Ces fuites sont habituelles, sur ce type de document, mais le plus surprenant aujourd’hui, c’est la réaction indignée des autorités rwandaises, alors qu’elles font pression depuis plusieurs semaines pour bloquer le rapport !</p>
<h5>Que pensez-vous de l’accusation de génocide formulée à demi-mots par le rapport, à l’encontre d’une armée rwandaise accusée d’avoir massacré des Hutus en RDC ?</h5>
<p>Des actes génocidaires ont été commis, c’est indéniable. Mais de tels actes ne font pas génocide. Si toutes les fois que des actes génocidaires étaient commis, on utilisait le terme de génocide, nous en aurions dix ou vingt par an. L’utilisation du terme est d’ailleurs laissée à l’appréciation des juristes par le rapport, qui n’a pas voulu franchir ce pas.</p>
<p>Quoi qu’il arrive, il me paraît très difficile de mettre sur le même plan la reconnaissance d’un éventuel génocide des Hutus au Congo avec celui des Tutsis au Rwanda. Il n’y avait pas les mêmes objectifs, la même finalité. Ce qui est plus ennuyeux encore, c’est le risque de globalisation de toutes les victimes des deux guerres du Congo. Entre 1998 et 2003, la grande guerre africaine a fait entre 3 et 4 millions de victimes, essentiellement civiles, dont on ne peut pas attribuer la responsabilité au seul Rwanda. Or, l’amalgame risque d’être fait dans les comptes rendus et l’utilisation politique du rapport.</p>
<h5>Paul Kagame va-t-il de devenir un paria sur la scène internationale ?</h5>
<p>Son affaiblissement est déjà réel. La dernière présidentielle au Rwanda, qu’il a remportée avec 93% des voix, n’a pas été une fête, en grande partie à cause de la manière dont la campagne a été menée. Les motifs d’énervement du candidat-président tenaient déjà à l’actualité qui se profilait, avec ce rapport. Il existe par ailleurs un désenchantement des bailleurs de fonds. Le département d’Etat américain a adressé des critiques au Rwanda. Or, ce pays ne tient que grâce à deux ressources : l’aide extérieure et les minerais du Kivu, région de la RDC située à la frontière du Rwanda. C’est le fait de le dire qui pose problème aujourd’hui.</p>
<h5>Pourquoi les autorités rwandaises se montrent-elles aussi nerveuses concernant ce rapport ?</h5>
<p>Parce qu’il met fin à seize ans d’impunité du camp des vainqueurs au Rwanda. Si le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) avait joué son rôle et lancé des procédures sur les massacres de Hutus, des actes connus et documentés, le sentiment profond d’une incroyable injustice n’existerait pas aujourd’hui. Parce que le Rwanda a bénéficié du laxisme de la communauté internationale, il se retrouve dans une situation très complexe aujourd’hui. Des Rwandais, mais aussi des pays comme l’Espagne ou le Canada, dont des ressortissants ont été tués, et qui n’ont jamais osé porter plainte, vont pouvoir le faire.</p>
<p>Le rapport de forces idéologique a changé, et risque de se solder par une multiplication des procédures. Même des observateurs des Nations unies ont été assassinés par le Front patriotique rwandais <em>[FPR, au pouvoir à Kigali, ndlr],</em> et les dossiers ont ensuite été enterrés. Tout cela peut ressurgir. On a mis sous le boisseau un nombre incalculable de procédures, alors que tout le monde savait que des crimes importants avaient été commis. On a construit une success story rwandaise, un noyau de croyances qui s’est consolidé avec la caution tacite des Nations Unies. Si le TPIR avait fait son travail, on n’en serait pas là.</p>
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		<title>L’acte d’accusation de dix ans de crimes au Congo RDC</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 12:04:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Infos/Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
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		<category><![CDATA[génocide]]></category>

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		<description><![CDATA[Source: Le Monde
Redoutée par les principaux acteurs régionaux de l’interminable drame humain dans la région des Grands Lacs, la radiographie sans précédent des crimes jalonnant dix ans de guerre en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) que vient d’établir le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) est accablante, principalement pour le Rwanda [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Source: <strong>Le Monde</strong></p>
<p><a onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-5296" href="http://www.updcongo.com/?attachment_id=5296"><img title="Doit de l'homme- ONU" src="http://www.lavdc.net/portail/wp-content/uploads/2010/08/Doit-de-lhomme-ONU.jpg" alt="" width="220" height="138" /></a>Redoutée par les principaux acteurs régionaux de l’interminable drame humain dans la région des Grands Lacs, la radiographie sans précédent des crimes jalonnant dix ans de guerre en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) que vient d’établir le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) est accablante, principalement pour le Rwanda voisin.<span id="more-1660"></span></p>
<p>Sur près de 600 pages, ce document, dont Le Monde a obtenu une version quasi définitive, décrit les « violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 en RDC ».</p>
<p>Derrière l’intitulé se cache une décennie de meurtres, viols, pillages auxquels prirent part plusieurs pays de la région. Des conflits qui firent un nombre indéterminé de morts, mais qui se chiffrent au bas mot en centaines de milliers.</p>
<p>La compilation des rapports existants et la collecte de nouveaux témoignages menée par le HCDH fournissent une base pour des poursuites judiciaires à venir contre les auteurs de ce que le HCDH qualifie de « crimes contre l’humanité, crimes de guerre, voire de génocide » après des années d’impunité.</p>
<p>« CRIMES DE GÉNOCIDE »</p>
<p>Depuis des semaines, le Rwanda déploie ses réseaux et son énergie pour tenter d’étouffer ce rapport qui risque d’atteindre le cœur du régime du président Paul Kagamé, l’homme fort du Rwanda depuis 1994.</p>
<p>Le document estime en effet que « les attaques systématiques et généralisées [contre des Hutu réfugiés en RDC] révèlent plusieurs éléments accablants qui, s’ils sont prouvés devant un tribunal compétent, pourraient être qualifiés de crimes de génocide ».</p>
<p>Il reste à savoir quel tribunal se chargera de cette œuvre de justice alors que la plupart des crimes sortent du champ de compétence de la Cour pénale internationale.</p>
<p>Face aux insuffisances de la justice congolaise, le HCDH insiste sur la nécessité d’imaginer de nouveaux mécanismes judiciaires pour mettre fin au cycle de l’impunité dans la région.</p>
<p>Christophe Châtelot</p>
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		<title>UN mapping report leaked: Crime of genocide against Hutu</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 11:58:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Infos/Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[crimes of kagame]]></category>
		<category><![CDATA[génocide]]></category>
		<category><![CDATA[Hutu genocide]]></category>

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		<description><![CDATA[http://congosiasa.blogspot.com/2010/08/un-mapping-report-leaked-crime-of.html
Over a year after its completion, the UN mapping report has finally been leaked to the press. The report was mandated by the UN to investigate war crimes and crimes against humanity in the Congo between 1993 and 2003 in the hope that there could be accountability for the violence. To date, almost nothing has [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a rel="nofollow" href="http://congosiasa.blogspot.com/2010/08/un-mapping-report-leaked-crime-of.html">http://congosiasa.blogspot.com/2010/08/un-mapping-report-leaked-crime-of.html</a></h3>
<p>Over a year after its completion, the UN mapping report has finally been leaked to the press. The report was mandated by the UN to investigate war crimes and crimes against humanity in the Congo between 1993 and 2003 in the hope that there could be accountability for the violence. To date, almost nothing has been done to bring those responsible to justice.<span id="more-1658"></span>The report is huge, spanning 545 pages, and deals with war crimes committed by the security forces of Angola, Mobutu&#8217;s Zaire, Uganda, Chad, Laurent Kabila&#8217;s government, Joseph Kabila&#8217;s government, Zimbabwe, the ex-FAR and Interahamwe (and later the FDLR), the Mai-Mai and the many other rebel groups. I will speak at length about the massacres carried out by these forces in later postings. Here, I will speak about the most controversial claim: the massacres carried out by the Rwandan army (RPA) together with the AFDL rebellion (led by Laurent Kabila) against the Hutu refugees in 1996-1997.</p>
<p>The striking conclusion is that the crimes committed by the RPA/AFDL against Hutu refugee and Congolese Hutu could constitute a crime of genocide. This will be a bombshell for Paul Kagame&#8217;s government, which prides itself of having brought an end to the 1994 genocide against the Tutsi and have built their reputation and their appeal to donors on their promotion of post-genocide reconciliation. This report will rock the internet for months and years to come, its political improtance is hard to overstate.</p>
<p>A few words of caution. The report was not based on the same high standards of a judicial investigation, it was intended to provide a broad mapping of he most serious human rights abuses between 1993 and 2003. Indeed, the report says that an international court will have to be the final arbiter whether the RPA/AFDL did commit acts of genocide. Verbatim: &#8220;The systematic and widespread attacks described in this report, which targeted very large numbers of Rwandan Hutu refugees and members of the Hutu civilian population, resulting in their death, reveal a number of damning elements that, if they were proven before a competent court, could be classified as crimes of genocide.&#8221;</p>
<p>Nonetheless, it was their mandate to documents crimes of genocide, and they were rigorous: In total, the team gathered evidence on 600 incidents of violence (not just on the genocide allegations). Their standard was two independent sources for each incident. They interviewed 1,280 witnesses and gathered 1,500 documents. Many of the reports of killings of Congolese and Rwandan Hutu civilians were corroborated by eyewitnesses. While we always knew that there had been large massacres of Hutu refugees in the Congo, this is the first rigorous investigation, and the first time an international body has thrown its weight behind charges of genocide.</p>
<p>Another word of caution: This is the preliminary draft. The report is due to be released on Monday, but it has been leaked, I gather because the Secretary General Ban Ki Moon has pressed for the charges of &#8220;acts of genocide by the RPA/AFDL&#8221; to be removed. The Rwandan government has reportedly threatened to withdraw its troops from the AU mission in Darfur and I have even heard that they will withdraw from the UN all together, becoming &#8220;associate&#8221; or &#8220;observer&#8221; states. I imagine that it is to prevent such editing that the report was finally leaked.</p>
<p>On to the conclusion of the report:</p>
<p>Paragraph 512. The systematic attacks [...] resulted in a very large number of victims, probably tens of thousands of members of the Hutu ethnic group, all nationalities combined. In the vast majority of cases reported, it was not a question of people killed unintentionally in the course of combat, but people targeted primarily by AFDL/APR/FAB [Burundian army] forces and executed in their hundreds, often with edged weapons. The majority of the victims were children, women, elderly people and the sick, who posed no threat to the attacking forces. Numerous serious attacks on the physical or pyschological integrity of members of the group were also committed, with a very high number of Hutus shot, raped, burnt or beaten. Very large numbers of victims were forced to flee and travel long distances to escape their pursuers, who were trying to kill them. The hunt lasted for months, resulting in the deaths of an unknown number of people subjected to cruel, inhuman and degrading living conditions, without access to food or medication. On several occasions, the humanitarian aid intended for them was deliberately blocked, in particular in Orientale Province, depriving them of assistance essential to their survival</p>
<p>Paragraph 513. At the time of the incidents covered by this report, the Hutu population in Zaire, including refugees from Rwanda, constituted an ethnic group as defined in the Convention on the Prevention and Punishment of the Crime of Genocide. Moreover, as shown previously, the intention to destroy a group in part is sufficient to be classified as a crime of genocide. Finally, the courts have also confirmed that the destruction of a group can be limited to a particular geographical area. It is therefore possible to assert that, even if only a part of the Hutu population in Zaire was targeted and destroyed, it could nonetheless constitute a crime of genocide, if this was the intention of the perpetrators. Finally, several incidents listed also seem to confirm that the numerous attacks were targeted at members of the Hutu ethnic group as such. Although, at certain times, the aggressors said they were looking for the criminals responsible for the genocide committed against the Tutsis in Rwanda in 1994, the majority of the incidents reported indicate that the Hutus were targeted as such, with no discrimination between them. The numerous attacks against the Hutus in Zaire, who were not part of the refugees, seem to confirm that it was all Hutus, as such, who were targeted. The crimes committed in particular in Rutshuru (30 October 1996) and Mugogo (18 November 1996), in North Kivu, highlight the specific targeting of the Hutus, since people who were able to persuade the aggressors that they belonged to another ethnic group were released just before the massacres. The systematic use of barriers by the AFDL/APR/FAB, particularly in South Kivu, enabled them to identify people of Hutu origin by their name or village of origin and thus to eliminate them. Hundreds of people of Hutu origin are thus thought to have been arrested at a barrier erected in November 1996 in Ngwenda, in the Rutshuru territory, and subsequently executed by being beaten with sticks in a place called Kabaraza. In South Kivu, AFDL/APR/FAB soldiers erected numerous barriers on the Ruzizi plain to stop Rwandan and Burundian refugees who had been dispersed after their camps had been dismantled.</p>
<p>514. Several incidents listed in this report point to circumstances and facts from which a court could infer the intention to destroy the Hutu ethnic group in the DRC in part, if these were established beyond all reasonable doubt. Firstly, the scale of the crimes and the large number of victims are illustrated by the numerous incidents described above. The extensive use of edged weapons (primarily hammers) and the systematic massacre of survivors, including women and children, after the camps had been taken show that the numerous deaths cannot be attributed to the hazards of war or seen as equating to collateral damage. The systematic nature of the attacks listed against the Hutus also emerges: these attacks took place in each location where refugees had been identified by the AFDL/APR, over a vast area of the country. Particularly in North Kivu and South Kivu but also in other provinces, the massacres often began with a trick by elements of the AFDL/APR, who summoned the victims to meetings on the pretext either of discussing their repatriation to Rwanda in the case of the refugees, or of introducing them to the new authorities in the case of Hutus settled in the region, or of distributing food. Afterwards, those present were systematically killed. Cases of this kind were confirmed in the province of North Kivu in Musekera, Rutshuru and Kiringa (October 1996), Mugogo and Kabaraza (November 1996), Hombo, Katoyi, Kausa, Kifuruka, Kinigi, Musenge, Mutiko and Nyakariba (December 1996), Kibumba and Kabizo (April 1997) and Mushangwe (around August 1997); in the province of South Kivu in Rushima and Luberizi (October 1996), Cotonco and Chimanga (November 1996) and Mpwe (February 1997) and on the Shabunda-Kigulube road (February-April 1997); in Orientale Province in Kisangani and Bengamisa (May and June 1997); in Maniema in Kalima (March 1997) and in Équateur in Boende (April 1997). Such acts certainly suggest premeditation and a precise methodology. In the region south of the town of Walikale, in North Kivu (January 1997), Rwandan Hutus were subjected to daily killings in areas already under the control of the AFDL/APR as part of a campaign that seemed to target any Hutus living in the area in question.</p>
<p>515. Several of the massacres listed were committed regardless of the age or gender of the victims. This is particularly true of the crimes committed in Kibumba (October 1996), Mugunga and Osso (November 1996), Hombo and Biriko (December 1996) in the province of North Kivu, Kashusha and Shanje (November 1996) in the province of South Kivu, Tingi-Tingi and Lubutu (March 1997) in Maniema Province, and Boende (April 1997) in Équateur Province, where the vast majority of victims were women and children. Furthermore, no effort was made to make a distinction between Hutus who were members of the ex-FAR/Interahamwe and Hutu civilians, whether or not they were refugees. This tendency to put all Hutus together and “tar them with the same brush” is also illustrated by the declarations made during the “awareness-raising speeches” made by the AFDL/APR in certain places, according to which any Hutu still present in Zaire must necessarily be a perpetrator of genocide, since the “real” refugees had already returned to Rwanda. These “awareness-raising speeches” made in North Kivu also incited the population to look for, kill or help to kill Rwandan Hutu refugees, whom they called “pigs”. This type of language would have been in widespread use during the operations in this region.</p>
<p>516. The massacres in Mbandaka and Wendji, committed on 13 May 1997 in Équateur Province, over 2,000 kilometres west of Rwanda, were the final stage in the hunt for Hutu refugees that had begun in eastern Zaire, in North and South Kivu, in October 1996. Among the refugees were elements of the ex-FAR/Interahamwe, who were disarmed by the local police force as soon as they arrived. In spite of everything, the AFDL/APR opened fire on hundreds of defenceless Hutu refugees, resulting in large numbers of victims.</p>
<p>517. The systematic and widespread attacks described in this report, which targeted very large numbers of Rwandan Hutu refugees and members of the Hutu civilian population, resulting in their death, reveal a number of damning elements that, if they were proven before a competent court, could be classified as crimes of genocide. The behaviour of certain elements of the AFDL/APR in respect of the Hutu refugees and Hutu populations settled in Zaire at this time seems to equate to “a manifest pattern of similar conduct directed against that group”, from which a court could even deduce the existence of a genocidal plan. “Whilst the existence of such a plan may contribute to establishing the required genocidal intention, it is nonetheless only an element of proof used to deduce such an intention and not a legal element of genocide.” It should be noted that certain elements could cause a court to hesitate to decide on the existence of a genocidal plan, such as the fact that as of 15 November 1996, several tens of thousands of Rwandan Hutu refugees, many of whom had survived previous attacks, were repatriated to Rwanda with the help of the AFDL/APR authorities and that hundreds of thousands of Rwandan Hutu refugees were able to return to Rwanda with the consent of the Rwandan authorities prior to the start of the first war. Whilst, in general, the killings did not spare women and children, it should be noted that in some places, at the beginning of the first war, Hutu women and children were in fact separated from the men, and only the men were subsequently killed.</p>
<p>518. Nonetheless, neither the fact that only men were targeted during the massacres, nor the fact that part of the group were allowed to leave the country or that there movement was facilitated for various reasons, are sufficient in themselves to entirely remove the intention of certain people to partially destroy an ethnic group as such. In this respect it seems possible to infer a specific intention on the part of certain AFDL/APR commanders to partially destroy the Hutus in the DRC, and therefore to commit a crime of genocide, based on their conduct, words and the damning circumstances of the acts of violence committed by the men under their command. It will be for a court with proper jurisdiction to rule on this question.</p>
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		<title>Génocide au Congo : l&#039;ONU accuse le Rwanda</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 11:52:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un rapport du Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, révélé jeudi par Le Monde, estime que des faits de  génocide  ont pu être commis en République démocratique du Congo en 1996-98 par des militaires rwandais ou soutenus par le Rwanda.  Dans ce document dont le quotidien dit s’être procuré une version quasi-définitive, les enquêteurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un rapport du Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, révélé jeudi par Le Monde, estime que des faits de  génocide  ont pu être commis en République démocratique du Congo en 1996-98 par des militaires rwandais ou soutenus par le Rwanda.  Dans ce document dont le quotidien dit s’être procuré une version quasi-définitive, les enquêteurs de l’ONU estiment que « <em>les attaques systématiques et généralisées</em> (contre des Hutu réfugiés en RDC) <em>révèlent plusieurs éléments accablants qui, s’ils sont prouvés devant un tribunal compétent, pourraient être qualifiés de crimes de génocide</em> ».<span id="more-1656"></span></p>
<p>Paul Kagamé aurait tenté d’empêcher la publication du rapport © AFP</p>
<p><span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000;"><img src="http://www.lesoir.be/zc/vignettes475x300/mediastore/_2010/aout/hermes/ID2325406_26-kagame-afp_125407_011AJA_0.JPG.jpg" alt="Génocide au Congo : l’ONU accuse le Rwanda" width="200" height="208" /></span></span></p>
<p>Ce rapport de 600 pages, qui porte sur la décennie 1993-2003, se réfère en l’espèce aux faits imputés à l’Armée patriotique rwandaise (APR) durant la première guerre en RDC, de 1996 à 1998. Il se réfère aussi à des faits imputés à l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), « <em>une coalition créée à Kigali</em> » en octobre 1996, selon le rapport.</p>
<p>C’est cette coalition qui avait permis à Laurent-Désiré Kabila de chasser du pouvoir à Kinshasa le maréchal Mobutu en mai 1997.</p>
<p>Le rapport décrit « <em>la nature systématique, méthodologique et préméditée des attaques contre les Hutu (qui) se sont déroulées dans chaque localité où des réfugiés ont été dépistés par l’AFDL/APR sur une très vaste étendue du territoire</em> ».</p>
<p>« <em>L’ampleur des crimes et le nombre important de victimes, probablement plusieurs dizaines de milliers, sont démontrés par les nombreux incidents répertoriés dans le rapport. L’usage extensif d’armes blanches</em> (principalement des marteaux) <em>et les massacres systématiques de survivants après la prise des camps démontrent que les nombreux décès ne sont pas imputables aux aléas de la guerre</em> », est-il aussi écrit, selon Le Monde.</p>
<p>Plus d’un million de Hutu du Rwanda s’étaient réfugiés dans l’ex-Zaïre (aujourd’hui RDCongo) après la prise du pouvoir à Kigali du Front patriotique rwandais (FPR) à majorité tutsi, après le génocide qui avait visé les membres de cette ethnie en 1994.</p>
<p>Le Monde affirme que le président rwandais Paul Kagamé a tenté d’empêcher la publication par l’ONU de ce rapport et que Kigali a menacé de retirer ses troupes des opérations de l’ONU en cas de fuites dans la presse.</p>
<p>Le journal précise que le rapport n’incrimine pas que le Rwanda.</p>
<p>Entre 1998 et 2003, au moins 8 armées nationales et 21 groupes armés irréguliers ont pris part à « la deuxième guerre » de RDC.</p>
<p><strong>(afp)</strong></p>
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		<title>Reconnaissance des faits de « génocide » au Congo et élections de 2011</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Aug 2010 17:40:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
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		<description><![CDATA[Une information circule depuis de matin sur Internet. « Un rapport du Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, révélé jeudi par Le Monde, estime que des faits de « génocide » ont pu être commis en République démocratique du Congo en 1996-98 par des militaires rwandais ou soutenus par le Rwanda. »  Pour plusieurs compatriotes, cette information n’en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une information circule depuis de matin sur Internet. « Un rapport du Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, révélé jeudi par Le Monde, estime que des faits de « génocide » ont pu être commis en République démocratique du Congo en 1996-98 par des militaires rwandais ou soutenus par le Rwanda. »  Pour plusieurs compatriotes, cette information n’en est pas une. Elle est un secret de polichinelle. <span id="more-1645"></span>Néanmoins, elle signe, ne fût-ce qu’officiellement, la victoire des « petits restes » têtus, convaincus que la vérité finit toujours par triompher. Encore faudrait-il que le génocide reconnu ne soit pas seulement celui des Hutu mais aussi celui des Congolais(es). Quelles seront les conséquences de la publication officielle de ce rapport ? L’avenir nous le dira. Plusieurs autres rapports citant nommément les criminels de guerre et humanitaires n’ont été suivis d’aucune sanction juridique jusqu’à ce jour. Cela étant, que Kagame n’ait pas réussi à empêcher la publication de ce rapport -même s’il doit avoir subi un certain toilettage- , cela marque les limites de l’homme de Kigali.</p>
<p>Si nous revenons sur ce rapport, c’est parce qu’il nous semble reposer la question de la légalité et de la légitimité du choix de certains membres de l’APR et de l’AFDL qui dirigent notre pays depuis la guerre de 1996 jusqu’à ce jour. Dans son livre (intitulé <strong><span style="text-decoration: underline;">Ces tueurs  Tutsi. Au cœur de la tragédie congolais</span></strong>, Paris, Duboiris, 2009), Charles Onana nous rappelle que « Joseph Kabila a été formé par l’Armée Patriotique Rwandaise et qu’il est entré avec elle au Congo lors de la prise du pouvoir de Laurent-Désiré Kabila en 1997. » (p.161) Et il poursuit : « D’après James Kabarebe, l’actuel chef d’état-major de l’armée rwandaise (en 2009) : « Joseph Kabila a eu les pires difficultés à s’adapter à la vie de soldat. Cela se voyait lors des  échanges de tirs. Il ne savait pas quoi faire. Je lui ai donc tout appris. Après la chute de Kisangani, je lui ai donné quelques tuyaux pour affronter la presse internationale. Nous  avons même dû répéter, et je jouais le rôle du journaliste. Découragé, il a failli laisser tomber, et j’ai dû crier : « c’est toi qui est censé avoir pris Kisangani, pas moi. » » (p. 162) (Ce texte que reproduit Charles Onana est tiré de l’interview que James Kabarebe a accordé <em>à Jeune Afrique  L’Intelligent </em> N° 2155-2156 du 29 avril 2002.)  En marchant vers Kisangani, James Kabarebe a dû apprendre à Joseph Kabila a joué « le rôle de conquérant » et cela a été consigné dans les livres et les journaux. Une brèche ! Savaient-ils, lui et son poulain, qu’un jour,  le Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme reviendrait sur leurs traces pour dénicher « le génocide » dont ils ont été les auteurs ? Les copains d’Hitler savaient-ils qu’il y aurait un jour un Nuremberg ?</p>
<p>Sans être juriste, mais recourant à notre unique bon sens, nous estimons qu’à partir du moment où le rapport sur « ce génocide » est rendu officiel, nos populations devraient remettre en question la légalité et la légitimité de Joseph Kabila. Les élections organisées pour le plébisciter « chef de l’Etat » en 2006 ont été une erreur politique et  doivent être effacées de notre histoire. Sa candidature pour les élections de 2011 doit être rejetée. Les démarches entreprises par Marie-Thérèse Nlandu et d’autres compatriotes pour le traduire en justice à la Cour Pénale Internationale devraient être soutenues  jusqu’au bout.</p>
<p>Nous partons tout simplement du bon sens. Comment pouvons-nous accepter comme « chef de l’Etat » un individu impliqué dans les crimes de génocide ? Comment et pourquoi les plus légalistes d’entre nous vont-ils concourir aux élections de 2011 avec   quelqu’un dont la place devrait être en prison et prétendre qu’ils luttent pour un Etat de droit ? Ce qui est dit pour Joseph Kabila peut s’appliquer à ces nervis.</p>
<p>Il se pourrait que nous soyons de millions de Congolais(es) à avoir perdu le bon sens. (Et pourtant, il serait la chose la mieux partagée !)A ce moment-là, il reviendra aux plus lucides d’entre nous de poursuivre cette lutte juste. Les minorités organisées d’acteurs-créateurs peuvent s’en emparer.</p>
<p>Nous ne sommes pas naïfs ! Nous savons que la guerre d’agression au cours de laquelle Joseph Kabila a été impliqué dans les crimes de génocide et autres crimes contre l’humanité participe de ces « guerres secrètes de la politique et de la justice internationale » comme le démontre si bien Florence Hartmann dans Paix et Châtiment (2007). Et que les nègres de service servent « les cosmocrates ».</p>
<p>L’inefficacité de la mise en pratique de certaines résolutions prises par l’ONU pour mettre fin à certains conflits à travers le monde nous contraint à la vigilance. Publier un rapport comme celui dont il est question, maintenant, peut-être une astuce : casser l’élan patriotique montant parmi nous, plonger les plus déterminés à arracher nos terres des mains des criminels susmentionnés et à assouvir notre soif d’autodétermination dans l’attentisme et l’obscurantisme. Nous ne sommes pas dupes !</p>
<p>Malgré cela, il nous appartient de ne pas perdre notre bon sens. Ne fût-ce que cela. Il nous appartient de ne pas perdre notre capacité de nous souvenir et de tenter tout ce que nous pouvons pour que les criminels de guerre et les criminels contre l’humanité ne nous gouvernent plus jamais. Epiloguer sur les élections de 2011 en passant outre cette question « qui va concourir avec qui, à quelles élections?»  nous semble être un manque de respect à l’endroit de nous-mêmes. Ce n’est qu’un point de vue.</p>
<p>J.-P. Mbelu</p>
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		<title>La guerre économique au Congo et les probables élections de 2011</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 10:41:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[génocide]]></category>
		<category><![CDATA[guerre économique mondiale]]></category>

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		<description><![CDATA[Il a fallu un temps fou pour que plusieurs de nos compatriotes comprennent que la guerre d’agression menée contre notre pays depuis 1996 est une guerre économique. Nous l’avons souligné à plusieurs reprises : les pays qui prétendent être « les grandes puissances » et leurs multinationales se font la guerre tiède, froide, chaude, etc. pour avoir accès [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il a fallu un temps fou pour que plusieurs de nos compatriotes comprennent que la guerre d’agression menée contre notre pays depuis 1996 est une guerre économique. Nous l’avons souligné à plusieurs reprises : les pays qui prétendent être « les grandes puissances » et leurs multinationales se font la guerre tiède, froide, chaude, etc. pour avoir accès aux matières premières stratégiques. Celui qui en a le plus passe pour la plus grande puissance du monde.<span id="more-1335"></span></p>
<p>La logique <em>rivalitaire</em> joue à fond dans cette guerre. Ecraser les rivaux, rendre ingouvernable notre pays en entretenant un climat de terreur et une violation systématique des traités juridiques internationaux et nationaux, tout cela contribue au pillage en règle de nos matières premières. L’affaiblissement de l’Etat ou sa non-existence, <em>le marionnettisme</em> et la mise sur pied du travail de prédation en réseau font partie des tactiques savamment orchestrées par « les maîtres du monde et ceux qui leur obéissent » pour faire de notre espace vital <em>un no man’s land, </em>une jungle.</p>
<p>Si l’éveil de conscience sur le rôle de la guerre chez nous semble être très avancé, nous n’arrivons pas encore, dans notre immense majorité, à en tirer toutes les conséquences.</p>
<p>Prenons quelques cas. Nous ne pouvons pas, d’une part, affirmer que nous faisons face à une guerre économique et supporter, d’autre part, qu’il y ait dans l’un des gouvernements de notre pays les marionnettes de Kigali, plaque tournante de notre appauvrissement au profit de ses parrains occidentaux ; ou revenir sur l’importance des accords de Goma comme si la guerre qui nous est imposée était une guerre ethnique.</p>
<p>Nous ne pouvons pas, d’une part, relever le rôle nocif des pays comme les USA et la Grande-Bretagne dans cette guerre de pillage et d’autre part, compter sur les négociations économiques entreprises avec les IFI et notre pays pour le sortir du pétrin ; ces dernières étant « les petites mains financières » du capitalisme du désastre.</p>
<p>Nous ne pouvons pas, d’une part, décrier cette guerre économique, et d’autre part, signer des « contrats léonins » avec « les garçons de course » de certaines entreprises multinationales comme AREVA.</p>
<p>Disons que décrier la guerre de prédation qui nous est menée depuis plus de dix ans devrait nous conduire à en approfondir les enjeux pour mieux entrevoir l’avenir. L’attrait de nos matières premières stratégiques et la fin du rôle de Mobutu pendant plus de trois décennies chez nous ont conduit quelques pays occidentaux, et pas les moindres, à blanchir un criminel de guerre, Paul Kagame, afin qu’il les aide à faire main basse sur nos richesses.</p>
<p>Il y a, dans cette démarche, une renonciation aux valeurs du droit et de la justice pour ce que <em>les faiseurs des mots</em> dénomment <em>le réalisme politique ;</em> c’est-à-dire une renonciation à l’éthique et à la morale pour les affaires. Et quand ceux qui ont consenti à cette renonciation osent se dire démocrates, il faut être fou pour les croire. Là où le bât blesse, c’est quand la justice semble être embrigadée dans ce marché des dupes aux dépens de simples citoyens.</p>
<p>Les voleurs en col blanc instrumentaliseraient les cours et tribunaux à leur profit pour opérer sans inquiétude !</p>
<p>Dans ce contexte, comment parler de probables élections de 2011 ? Est-ce un enjeu majeur pour nous ? A quoi pourrait servir, déjà aujourd’hui, tous ces débats autour du meilleur candidat aux élections présidentielles de 2011 ? N’y aurait-il pas des questions de géostratégie beaucoup plus importantes à traiter ? Même si l’accès aux affaires des meilleurs candidats pourrait être un préalable nécessaire à de meilleurs choix stratégiques ! Telle est là la question de la poule et de l’œuf !</p>
<p>A notre avis, l’éducation et la formation de nos masses populaires aux enjeux réels de la guerre qui sévit chez nous est prioritaire par rapport aux élections de 2011. Tant que nos masses ne comprendront pas par exemple le fonctionnement du <em>marionnettisme</em>, elles risquent de se faire flouer par les membres du réseau de prédation actuellement au pouvoir. Elles sont appauvries à dessein pour qu’elles servent de cobayes aux hommes et femmes liges du capitalisme du désastre. S’étant enrichis sans cause dans moins de 15 ans, ils risquent demain, d’acheter les voix, de bourrer les urnes ou de semer le chaos pour se rendre incontournables.</p>
<p>Education et formation des masses populaires à temps et à contretemps. Mais aussi, une grande ouverture à l’Afrique, aux forces de résistance africaines à l’entretien des guerres économiques sur notre continent. Car ce dont il est fondamentalement question, c’est du changement des rapports de force. La RD Congo, seule, face aux USA, à la Grande-Bretagne et à la France se battant sur son sol contre la Chine par des suppôts interposés, est fragile, faible. Il y a comme une nécessité de réinventer le panafricanisme en restant ouvert au métissage des pratiques et des intelligences avec les axes stratégiques qui pèsent dans la balance des Occidentaux prédateurs.</p>
<p>Dans cette approche, les débats opposant Kashala à Tshisekedi ou Kabeya à Mutombo, Serge Gontcho à Thierry Nlandu pour les élections présidentielles de 2011 font le jeu de l’ennemi. Ils nous paraissent biaisés dans la mesure où ils relèvent d’une analyse approximative des enjeux réels de la mort programmée de notre espace vital. Ils pourraient être qualifiés de débats <em>diaboliques </em>; ils divisent pour permettre au réseau de prédation de mieux piller.</p>
<p>A notre avis (discutable), nous devrions beaucoup partir du regroupement de toutes les forces  vives et procéder, peut-être, pour ceux et celles qui tiennent aux élections de 2011, à des élections primaires pour choisir un seul candidat pouvant affronter le candidat du pouvoir actuel. Cela constituerait un plan A qui n’exclurait pas les autres B, C et D raisonnables.</p>
<p>Saurons-nous rompre avec une tradition appauvrissante en politique : celle qui accorde un privilège exagéré aux débats (nécessaires) sur des individus sans tenir compte des enjeux majeurs et des projets de société en présence ; sans tenir compte de notre propre expérience historique d’un pays sous tutelle en permanence ? L’avenir nous le dira.</p>
<p>J.-P. Mbelu</p>
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