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	<title>updcongo.com &#187; génocide</title>
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		<title>Le Congo, le plus affamé du monde</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Oct 2010 19:13:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Congo RDC]]></category>
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		<description><![CDATA[Le Congo est le pays où l’indice de la faim est le plus haut au monde. Comment est-ce possible ? “La Libre Belgique” a trouvé les réponses à Gembloux.

Rackettés      et privés de routes 

Selon l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires, qui publie chaque année l’indice de la faim dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Congo est le pays où l’indice de la faim est le plus haut au monde. Comment est-ce possible ? “La Libre Belgique” a trouvé les réponses à Gembloux.</p>
<ul>
<li><a title="http://www.lalibre.be/actu/international/article/619145/rackettes-et-prives-de-routes.html" href="http://www.lalibre.be/actu/international/article/619145/rackettes-et-prives-de-routes.html" target="_blank">Rackettés      et privés de routes </a></li>
</ul>
<p>Selon l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires, qui publie chaque année l’indice de la faim dans le monde, celle-ci atteint des niveaux <em>&#8220;alarmants&#8221;</em> dans 25 pays, dont 4 sont <em>&#8220;extrêmement préoccupants&#8221;.</em> Or, en tête de ces derniers, vient le Congo-Kinshasa, dont l’indice dépasse 40, selon un collectif d’ONG belges et congolaises, suivi du <a title="http://www.lalibre.be/search/?query=Burundi&amp;topic=Burundi&amp;type=GL" href="http://www.lalibre.be/search/?query=Burundi&amp;topic=Burundi&amp;type=GL" target="_blank">Burundi</a>, du <a title="http://www.lalibre.be/search/?query=Tchad&amp;topic=Tchad&amp;type=GL" href="http://www.lalibre.be/search/?query=Tchad&amp;topic=Tchad&amp;type=GL" target="_blank">Tchad</a> et de l’Erythrée qui dépassent 30. L’indice est calculé sur base de la proportion de population sous-alimentée, l’insuffisance pondérale infantile et le taux de mortalité infantile. Le <a title="http://www.lalibre.be/search/?query=Congo&amp;topic=Congo-Brazzaville&amp;type=GL" href="http://www.lalibre.be/search/?query=Congo&amp;topic=Congo-Brazzaville&amp;type=GL" target="_blank">Congo</a> est le pays qui a subi cette année la plus forte détérioration de cet indice.<span id="more-1789"></span></p>
<p>Si le petit Burundi doit faire face à une raréfaction des champs en raison de l’accroissement de la population rurale, si le Tchad et l’Erythrée doivent se battre contre l’aridité, comment peut-on mourir de faim dans un pays vaste et normalement fertile comme le Congo, dont seules 10 % des terres arables sont cultivées ?</p>
<p>Pour tenter de trouver une réponse à cette question, nous nous sommes rendus à Gembloux, où la faculté d’agronomie organisait la semaine dernière une journée sur le Congo, dans le cadre des manifestations pour son 150e anniversaire.</p>
<p>Parmi les nombreuses interventions destinées à présenter le travail de Gembloux sur le Congo, souvent en association avec l’université de Kinshasa, plusieurs touchaient à l’alimentation. Il en ressort que la faim dans ce pays résulte essentiellement de la mauvaise gouvernance, et il y a eu plusieurs appels à un changement urgent de la politique de Kinshasa en la matière.</p>
<p>Les orateurs ont rappelé que, selon la FAO (agence de l’<a title="http://www.lalibre.be/search/?query=Onu&amp;topic=Organisation+des+Nations+Unies&amp;type=ON" href="http://www.lalibre.be/search/?query=Onu&amp;topic=Organisation+des+Nations+Unies&amp;type=ON" target="_blank">Onu</a> pour l’alimentation et l’agriculture), jusqu’à 44 millions de Congolais (sur un total de 55 millions) souffrent de malnutrition ou sous-nutrition. Que le Congo est obligé d’importer pour 18 millions de dollars par jour, alors que son PIB/jour ne dépasse pas 14 millions de dollars et qu’il est donc dépendant de l’aide et de l’endettement. Que la part de l’agriculture dans le budget national 2010 est de 0,69 % (<em>&#8220;c’est bien moins que ce que font les autres pays africains&#8221;</em>, a souligné le professeur Eric Tollens, de la KULeuven. &#8220;<em>Si le Congo n’investit pas plus, cela n’ira jamais</em>&#8220;). Que l’administration congolaise est <em>&#8220;faible et prédatrice&#8221;</em> vis-à-vis du paysan, les routes généralement inexistantes, l’électricité rarement disponible, les rendements agricoles <em>&#8220;de niveau sahélien en raison de l’absence d’intrants </em>(engrais, insecticides, etc.), <em>de l’utilisation de variétés dégénérées </em>(faute d’apports extérieurs régénérants) <em>et de techniques de culture ancestrales&#8221; peu performantes, tels </em>la houe, la machette, les brûlis</p>
<p>Pourtant, le potentiel est <em>&#8220;incomparable&#8221;, </em>la population <em>&#8220;dynamique et robuste&#8221;</em> et les<em> &#8220;ressources abondantes</em>&#8220;, a souligné Patrick Houben qui s’occupe du programme de sécurité alimentaire de l’Union européenne à Kinshasa.</p>
<p><em>&#8220;Il n’y a pas d’obstacles insurmontables à développer l’agriculture au Congo&#8221;</em>, a souligné le professeur Philippe Lebailly (Gembloux et université de Liège) qui a mis en avant l’exemple de l’<a title="http://www.lalibre.be/search/?query=Alg%C3%A9rie&amp;topic=Alg%C3%A9rie&amp;type=GL" href="http://www.lalibre.be/search/?query=Alg%C3%A9rie&amp;topic=Alg%C3%A9rie&amp;type=GL" target="_blank">Algérie</a>, passée en quelques années du statut d’un des plus gros importateurs de blé au monde à la quasi-indépendance, &#8220;<em>grâce à une politique intelligente</em>&#8220;.</p>
<p>Marie-France Cros</p>
<p>Mis en ligne le 25/10/2010</p>
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		<title>L’acte d’accusation de dix ans de crimes au Congo RDC</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 12:04:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Infos/Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
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		<description><![CDATA[Source: Le Monde
Redoutée par les principaux acteurs régionaux de l’interminable drame humain dans la région des Grands Lacs, la radiographie sans précédent des crimes jalonnant dix ans de guerre en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) que vient d’établir le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) est accablante, principalement pour le Rwanda [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Source: <strong>Le Monde</strong></p>
<p><a onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-5296" href="http://www.updcongo.com/?attachment_id=5296"><img title="Doit de l'homme- ONU" src="http://www.lavdc.net/portail/wp-content/uploads/2010/08/Doit-de-lhomme-ONU.jpg" alt="" width="220" height="138" /></a>Redoutée par les principaux acteurs régionaux de l’interminable drame humain dans la région des Grands Lacs, la radiographie sans précédent des crimes jalonnant dix ans de guerre en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) que vient d’établir le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) est accablante, principalement pour le Rwanda voisin.<span id="more-1660"></span></p>
<p>Sur près de 600 pages, ce document, dont Le Monde a obtenu une version quasi définitive, décrit les « violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 en RDC ».</p>
<p>Derrière l’intitulé se cache une décennie de meurtres, viols, pillages auxquels prirent part plusieurs pays de la région. Des conflits qui firent un nombre indéterminé de morts, mais qui se chiffrent au bas mot en centaines de milliers.</p>
<p>La compilation des rapports existants et la collecte de nouveaux témoignages menée par le HCDH fournissent une base pour des poursuites judiciaires à venir contre les auteurs de ce que le HCDH qualifie de « crimes contre l’humanité, crimes de guerre, voire de génocide » après des années d’impunité.</p>
<p>« CRIMES DE GÉNOCIDE »</p>
<p>Depuis des semaines, le Rwanda déploie ses réseaux et son énergie pour tenter d’étouffer ce rapport qui risque d’atteindre le cœur du régime du président Paul Kagamé, l’homme fort du Rwanda depuis 1994.</p>
<p>Le document estime en effet que « les attaques systématiques et généralisées [contre des Hutu réfugiés en RDC] révèlent plusieurs éléments accablants qui, s’ils sont prouvés devant un tribunal compétent, pourraient être qualifiés de crimes de génocide ».</p>
<p>Il reste à savoir quel tribunal se chargera de cette œuvre de justice alors que la plupart des crimes sortent du champ de compétence de la Cour pénale internationale.</p>
<p>Face aux insuffisances de la justice congolaise, le HCDH insiste sur la nécessité d’imaginer de nouveaux mécanismes judiciaires pour mettre fin au cycle de l’impunité dans la région.</p>
<p>Christophe Châtelot</p>
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		<title>UN mapping report leaked: Crime of genocide against Hutu</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 11:58:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Infos/Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
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		<category><![CDATA[Hutu genocide]]></category>

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		<description><![CDATA[http://congosiasa.blogspot.com/2010/08/un-mapping-report-leaked-crime-of.html
Over a year after its completion, the UN mapping report has finally been leaked to the press. The report was mandated by the UN to investigate war crimes and crimes against humanity in the Congo between 1993 and 2003 in the hope that there could be accountability for the violence. To date, almost nothing has [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a rel="nofollow" href="http://congosiasa.blogspot.com/2010/08/un-mapping-report-leaked-crime-of.html">http://congosiasa.blogspot.com/2010/08/un-mapping-report-leaked-crime-of.html</a></h3>
<p>Over a year after its completion, the UN mapping report has finally been leaked to the press. The report was mandated by the UN to investigate war crimes and crimes against humanity in the Congo between 1993 and 2003 in the hope that there could be accountability for the violence. To date, almost nothing has been done to bring those responsible to justice.<span id="more-1658"></span>The report is huge, spanning 545 pages, and deals with war crimes committed by the security forces of Angola, Mobutu&#8217;s Zaire, Uganda, Chad, Laurent Kabila&#8217;s government, Joseph Kabila&#8217;s government, Zimbabwe, the ex-FAR and Interahamwe (and later the FDLR), the Mai-Mai and the many other rebel groups. I will speak at length about the massacres carried out by these forces in later postings. Here, I will speak about the most controversial claim: the massacres carried out by the Rwandan army (RPA) together with the AFDL rebellion (led by Laurent Kabila) against the Hutu refugees in 1996-1997.</p>
<p>The striking conclusion is that the crimes committed by the RPA/AFDL against Hutu refugee and Congolese Hutu could constitute a crime of genocide. This will be a bombshell for Paul Kagame&#8217;s government, which prides itself of having brought an end to the 1994 genocide against the Tutsi and have built their reputation and their appeal to donors on their promotion of post-genocide reconciliation. This report will rock the internet for months and years to come, its political improtance is hard to overstate.</p>
<p>A few words of caution. The report was not based on the same high standards of a judicial investigation, it was intended to provide a broad mapping of he most serious human rights abuses between 1993 and 2003. Indeed, the report says that an international court will have to be the final arbiter whether the RPA/AFDL did commit acts of genocide. Verbatim: &#8220;The systematic and widespread attacks described in this report, which targeted very large numbers of Rwandan Hutu refugees and members of the Hutu civilian population, resulting in their death, reveal a number of damning elements that, if they were proven before a competent court, could be classified as crimes of genocide.&#8221;</p>
<p>Nonetheless, it was their mandate to documents crimes of genocide, and they were rigorous: In total, the team gathered evidence on 600 incidents of violence (not just on the genocide allegations). Their standard was two independent sources for each incident. They interviewed 1,280 witnesses and gathered 1,500 documents. Many of the reports of killings of Congolese and Rwandan Hutu civilians were corroborated by eyewitnesses. While we always knew that there had been large massacres of Hutu refugees in the Congo, this is the first rigorous investigation, and the first time an international body has thrown its weight behind charges of genocide.</p>
<p>Another word of caution: This is the preliminary draft. The report is due to be released on Monday, but it has been leaked, I gather because the Secretary General Ban Ki Moon has pressed for the charges of &#8220;acts of genocide by the RPA/AFDL&#8221; to be removed. The Rwandan government has reportedly threatened to withdraw its troops from the AU mission in Darfur and I have even heard that they will withdraw from the UN all together, becoming &#8220;associate&#8221; or &#8220;observer&#8221; states. I imagine that it is to prevent such editing that the report was finally leaked.</p>
<p>On to the conclusion of the report:</p>
<p>Paragraph 512. The systematic attacks [...] resulted in a very large number of victims, probably tens of thousands of members of the Hutu ethnic group, all nationalities combined. In the vast majority of cases reported, it was not a question of people killed unintentionally in the course of combat, but people targeted primarily by AFDL/APR/FAB [Burundian army] forces and executed in their hundreds, often with edged weapons. The majority of the victims were children, women, elderly people and the sick, who posed no threat to the attacking forces. Numerous serious attacks on the physical or pyschological integrity of members of the group were also committed, with a very high number of Hutus shot, raped, burnt or beaten. Very large numbers of victims were forced to flee and travel long distances to escape their pursuers, who were trying to kill them. The hunt lasted for months, resulting in the deaths of an unknown number of people subjected to cruel, inhuman and degrading living conditions, without access to food or medication. On several occasions, the humanitarian aid intended for them was deliberately blocked, in particular in Orientale Province, depriving them of assistance essential to their survival</p>
<p>Paragraph 513. At the time of the incidents covered by this report, the Hutu population in Zaire, including refugees from Rwanda, constituted an ethnic group as defined in the Convention on the Prevention and Punishment of the Crime of Genocide. Moreover, as shown previously, the intention to destroy a group in part is sufficient to be classified as a crime of genocide. Finally, the courts have also confirmed that the destruction of a group can be limited to a particular geographical area. It is therefore possible to assert that, even if only a part of the Hutu population in Zaire was targeted and destroyed, it could nonetheless constitute a crime of genocide, if this was the intention of the perpetrators. Finally, several incidents listed also seem to confirm that the numerous attacks were targeted at members of the Hutu ethnic group as such. Although, at certain times, the aggressors said they were looking for the criminals responsible for the genocide committed against the Tutsis in Rwanda in 1994, the majority of the incidents reported indicate that the Hutus were targeted as such, with no discrimination between them. The numerous attacks against the Hutus in Zaire, who were not part of the refugees, seem to confirm that it was all Hutus, as such, who were targeted. The crimes committed in particular in Rutshuru (30 October 1996) and Mugogo (18 November 1996), in North Kivu, highlight the specific targeting of the Hutus, since people who were able to persuade the aggressors that they belonged to another ethnic group were released just before the massacres. The systematic use of barriers by the AFDL/APR/FAB, particularly in South Kivu, enabled them to identify people of Hutu origin by their name or village of origin and thus to eliminate them. Hundreds of people of Hutu origin are thus thought to have been arrested at a barrier erected in November 1996 in Ngwenda, in the Rutshuru territory, and subsequently executed by being beaten with sticks in a place called Kabaraza. In South Kivu, AFDL/APR/FAB soldiers erected numerous barriers on the Ruzizi plain to stop Rwandan and Burundian refugees who had been dispersed after their camps had been dismantled.</p>
<p>514. Several incidents listed in this report point to circumstances and facts from which a court could infer the intention to destroy the Hutu ethnic group in the DRC in part, if these were established beyond all reasonable doubt. Firstly, the scale of the crimes and the large number of victims are illustrated by the numerous incidents described above. The extensive use of edged weapons (primarily hammers) and the systematic massacre of survivors, including women and children, after the camps had been taken show that the numerous deaths cannot be attributed to the hazards of war or seen as equating to collateral damage. The systematic nature of the attacks listed against the Hutus also emerges: these attacks took place in each location where refugees had been identified by the AFDL/APR, over a vast area of the country. Particularly in North Kivu and South Kivu but also in other provinces, the massacres often began with a trick by elements of the AFDL/APR, who summoned the victims to meetings on the pretext either of discussing their repatriation to Rwanda in the case of the refugees, or of introducing them to the new authorities in the case of Hutus settled in the region, or of distributing food. Afterwards, those present were systematically killed. Cases of this kind were confirmed in the province of North Kivu in Musekera, Rutshuru and Kiringa (October 1996), Mugogo and Kabaraza (November 1996), Hombo, Katoyi, Kausa, Kifuruka, Kinigi, Musenge, Mutiko and Nyakariba (December 1996), Kibumba and Kabizo (April 1997) and Mushangwe (around August 1997); in the province of South Kivu in Rushima and Luberizi (October 1996), Cotonco and Chimanga (November 1996) and Mpwe (February 1997) and on the Shabunda-Kigulube road (February-April 1997); in Orientale Province in Kisangani and Bengamisa (May and June 1997); in Maniema in Kalima (March 1997) and in Équateur in Boende (April 1997). Such acts certainly suggest premeditation and a precise methodology. In the region south of the town of Walikale, in North Kivu (January 1997), Rwandan Hutus were subjected to daily killings in areas already under the control of the AFDL/APR as part of a campaign that seemed to target any Hutus living in the area in question.</p>
<p>515. Several of the massacres listed were committed regardless of the age or gender of the victims. This is particularly true of the crimes committed in Kibumba (October 1996), Mugunga and Osso (November 1996), Hombo and Biriko (December 1996) in the province of North Kivu, Kashusha and Shanje (November 1996) in the province of South Kivu, Tingi-Tingi and Lubutu (March 1997) in Maniema Province, and Boende (April 1997) in Équateur Province, where the vast majority of victims were women and children. Furthermore, no effort was made to make a distinction between Hutus who were members of the ex-FAR/Interahamwe and Hutu civilians, whether or not they were refugees. This tendency to put all Hutus together and “tar them with the same brush” is also illustrated by the declarations made during the “awareness-raising speeches” made by the AFDL/APR in certain places, according to which any Hutu still present in Zaire must necessarily be a perpetrator of genocide, since the “real” refugees had already returned to Rwanda. These “awareness-raising speeches” made in North Kivu also incited the population to look for, kill or help to kill Rwandan Hutu refugees, whom they called “pigs”. This type of language would have been in widespread use during the operations in this region.</p>
<p>516. The massacres in Mbandaka and Wendji, committed on 13 May 1997 in Équateur Province, over 2,000 kilometres west of Rwanda, were the final stage in the hunt for Hutu refugees that had begun in eastern Zaire, in North and South Kivu, in October 1996. Among the refugees were elements of the ex-FAR/Interahamwe, who were disarmed by the local police force as soon as they arrived. In spite of everything, the AFDL/APR opened fire on hundreds of defenceless Hutu refugees, resulting in large numbers of victims.</p>
<p>517. The systematic and widespread attacks described in this report, which targeted very large numbers of Rwandan Hutu refugees and members of the Hutu civilian population, resulting in their death, reveal a number of damning elements that, if they were proven before a competent court, could be classified as crimes of genocide. The behaviour of certain elements of the AFDL/APR in respect of the Hutu refugees and Hutu populations settled in Zaire at this time seems to equate to “a manifest pattern of similar conduct directed against that group”, from which a court could even deduce the existence of a genocidal plan. “Whilst the existence of such a plan may contribute to establishing the required genocidal intention, it is nonetheless only an element of proof used to deduce such an intention and not a legal element of genocide.” It should be noted that certain elements could cause a court to hesitate to decide on the existence of a genocidal plan, such as the fact that as of 15 November 1996, several tens of thousands of Rwandan Hutu refugees, many of whom had survived previous attacks, were repatriated to Rwanda with the help of the AFDL/APR authorities and that hundreds of thousands of Rwandan Hutu refugees were able to return to Rwanda with the consent of the Rwandan authorities prior to the start of the first war. Whilst, in general, the killings did not spare women and children, it should be noted that in some places, at the beginning of the first war, Hutu women and children were in fact separated from the men, and only the men were subsequently killed.</p>
<p>518. Nonetheless, neither the fact that only men were targeted during the massacres, nor the fact that part of the group were allowed to leave the country or that there movement was facilitated for various reasons, are sufficient in themselves to entirely remove the intention of certain people to partially destroy an ethnic group as such. In this respect it seems possible to infer a specific intention on the part of certain AFDL/APR commanders to partially destroy the Hutus in the DRC, and therefore to commit a crime of genocide, based on their conduct, words and the damning circumstances of the acts of violence committed by the men under their command. It will be for a court with proper jurisdiction to rule on this question.</p>
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		<title>Génocide au Congo : l&#039;ONU accuse le Rwanda</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 11:52:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Infos/Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine/Revue de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[crimes of kagame]]></category>
		<category><![CDATA[génocide]]></category>

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		<description><![CDATA[Un rapport du Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, révélé jeudi par Le Monde, estime que des faits de  génocide  ont pu être commis en République démocratique du Congo en 1996-98 par des militaires rwandais ou soutenus par le Rwanda.  Dans ce document dont le quotidien dit s’être procuré une version quasi-définitive, les enquêteurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un rapport du Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, révélé jeudi par Le Monde, estime que des faits de  génocide  ont pu être commis en République démocratique du Congo en 1996-98 par des militaires rwandais ou soutenus par le Rwanda.  Dans ce document dont le quotidien dit s’être procuré une version quasi-définitive, les enquêteurs de l’ONU estiment que « <em>les attaques systématiques et généralisées</em> (contre des Hutu réfugiés en RDC) <em>révèlent plusieurs éléments accablants qui, s’ils sont prouvés devant un tribunal compétent, pourraient être qualifiés de crimes de génocide</em> ».<span id="more-1656"></span></p>
<p>Paul Kagamé aurait tenté d’empêcher la publication du rapport © AFP</p>
<p><span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000;"><img src="http://www.lesoir.be/zc/vignettes475x300/mediastore/_2010/aout/hermes/ID2325406_26-kagame-afp_125407_011AJA_0.JPG.jpg" alt="Génocide au Congo : l’ONU accuse le Rwanda" width="200" height="208" /></span></span></p>
<p>Ce rapport de 600 pages, qui porte sur la décennie 1993-2003, se réfère en l’espèce aux faits imputés à l’Armée patriotique rwandaise (APR) durant la première guerre en RDC, de 1996 à 1998. Il se réfère aussi à des faits imputés à l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), « <em>une coalition créée à Kigali</em> » en octobre 1996, selon le rapport.</p>
<p>C’est cette coalition qui avait permis à Laurent-Désiré Kabila de chasser du pouvoir à Kinshasa le maréchal Mobutu en mai 1997.</p>
<p>Le rapport décrit « <em>la nature systématique, méthodologique et préméditée des attaques contre les Hutu (qui) se sont déroulées dans chaque localité où des réfugiés ont été dépistés par l’AFDL/APR sur une très vaste étendue du territoire</em> ».</p>
<p>« <em>L’ampleur des crimes et le nombre important de victimes, probablement plusieurs dizaines de milliers, sont démontrés par les nombreux incidents répertoriés dans le rapport. L’usage extensif d’armes blanches</em> (principalement des marteaux) <em>et les massacres systématiques de survivants après la prise des camps démontrent que les nombreux décès ne sont pas imputables aux aléas de la guerre</em> », est-il aussi écrit, selon Le Monde.</p>
<p>Plus d’un million de Hutu du Rwanda s’étaient réfugiés dans l’ex-Zaïre (aujourd’hui RDCongo) après la prise du pouvoir à Kigali du Front patriotique rwandais (FPR) à majorité tutsi, après le génocide qui avait visé les membres de cette ethnie en 1994.</p>
<p>Le Monde affirme que le président rwandais Paul Kagamé a tenté d’empêcher la publication par l’ONU de ce rapport et que Kigali a menacé de retirer ses troupes des opérations de l’ONU en cas de fuites dans la presse.</p>
<p>Le journal précise que le rapport n’incrimine pas que le Rwanda.</p>
<p>Entre 1998 et 2003, au moins 8 armées nationales et 21 groupes armés irréguliers ont pris part à « la deuxième guerre » de RDC.</p>
<p><strong>(afp)</strong></p>
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		<title>Reconnaissance des faits de « génocide » au Congo et élections de 2011</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Aug 2010 17:40:55 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Une information circule depuis de matin sur Internet. « Un rapport du Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, révélé jeudi par Le Monde, estime que des faits de « génocide » ont pu être commis en République démocratique du Congo en 1996-98 par des militaires rwandais ou soutenus par le Rwanda. »  Pour plusieurs compatriotes, cette information n’en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une information circule depuis de matin sur Internet. « Un rapport du Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, révélé jeudi par Le Monde, estime que des faits de « génocide » ont pu être commis en République démocratique du Congo en 1996-98 par des militaires rwandais ou soutenus par le Rwanda. »  Pour plusieurs compatriotes, cette information n’en est pas une. Elle est un secret de polichinelle. <span id="more-1645"></span>Néanmoins, elle signe, ne fût-ce qu’officiellement, la victoire des « petits restes » têtus, convaincus que la vérité finit toujours par triompher. Encore faudrait-il que le génocide reconnu ne soit pas seulement celui des Hutu mais aussi celui des Congolais(es). Quelles seront les conséquences de la publication officielle de ce rapport ? L’avenir nous le dira. Plusieurs autres rapports citant nommément les criminels de guerre et humanitaires n’ont été suivis d’aucune sanction juridique jusqu’à ce jour. Cela étant, que Kagame n’ait pas réussi à empêcher la publication de ce rapport -même s’il doit avoir subi un certain toilettage- , cela marque les limites de l’homme de Kigali.</p>
<p>Si nous revenons sur ce rapport, c’est parce qu’il nous semble reposer la question de la légalité et de la légitimité du choix de certains membres de l’APR et de l’AFDL qui dirigent notre pays depuis la guerre de 1996 jusqu’à ce jour. Dans son livre (intitulé <strong><span style="text-decoration: underline;">Ces tueurs  Tutsi. Au cœur de la tragédie congolais</span></strong>, Paris, Duboiris, 2009), Charles Onana nous rappelle que « Joseph Kabila a été formé par l’Armée Patriotique Rwandaise et qu’il est entré avec elle au Congo lors de la prise du pouvoir de Laurent-Désiré Kabila en 1997. » (p.161) Et il poursuit : « D’après James Kabarebe, l’actuel chef d’état-major de l’armée rwandaise (en 2009) : « Joseph Kabila a eu les pires difficultés à s’adapter à la vie de soldat. Cela se voyait lors des  échanges de tirs. Il ne savait pas quoi faire. Je lui ai donc tout appris. Après la chute de Kisangani, je lui ai donné quelques tuyaux pour affronter la presse internationale. Nous  avons même dû répéter, et je jouais le rôle du journaliste. Découragé, il a failli laisser tomber, et j’ai dû crier : « c’est toi qui est censé avoir pris Kisangani, pas moi. » » (p. 162) (Ce texte que reproduit Charles Onana est tiré de l’interview que James Kabarebe a accordé <em>à Jeune Afrique  L’Intelligent </em> N° 2155-2156 du 29 avril 2002.)  En marchant vers Kisangani, James Kabarebe a dû apprendre à Joseph Kabila a joué « le rôle de conquérant » et cela a été consigné dans les livres et les journaux. Une brèche ! Savaient-ils, lui et son poulain, qu’un jour,  le Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme reviendrait sur leurs traces pour dénicher « le génocide » dont ils ont été les auteurs ? Les copains d’Hitler savaient-ils qu’il y aurait un jour un Nuremberg ?</p>
<p>Sans être juriste, mais recourant à notre unique bon sens, nous estimons qu’à partir du moment où le rapport sur « ce génocide » est rendu officiel, nos populations devraient remettre en question la légalité et la légitimité de Joseph Kabila. Les élections organisées pour le plébisciter « chef de l’Etat » en 2006 ont été une erreur politique et  doivent être effacées de notre histoire. Sa candidature pour les élections de 2011 doit être rejetée. Les démarches entreprises par Marie-Thérèse Nlandu et d’autres compatriotes pour le traduire en justice à la Cour Pénale Internationale devraient être soutenues  jusqu’au bout.</p>
<p>Nous partons tout simplement du bon sens. Comment pouvons-nous accepter comme « chef de l’Etat » un individu impliqué dans les crimes de génocide ? Comment et pourquoi les plus légalistes d’entre nous vont-ils concourir aux élections de 2011 avec   quelqu’un dont la place devrait être en prison et prétendre qu’ils luttent pour un Etat de droit ? Ce qui est dit pour Joseph Kabila peut s’appliquer à ces nervis.</p>
<p>Il se pourrait que nous soyons de millions de Congolais(es) à avoir perdu le bon sens. (Et pourtant, il serait la chose la mieux partagée !)A ce moment-là, il reviendra aux plus lucides d’entre nous de poursuivre cette lutte juste. Les minorités organisées d’acteurs-créateurs peuvent s’en emparer.</p>
<p>Nous ne sommes pas naïfs ! Nous savons que la guerre d’agression au cours de laquelle Joseph Kabila a été impliqué dans les crimes de génocide et autres crimes contre l’humanité participe de ces « guerres secrètes de la politique et de la justice internationale » comme le démontre si bien Florence Hartmann dans Paix et Châtiment (2007). Et que les nègres de service servent « les cosmocrates ».</p>
<p>L’inefficacité de la mise en pratique de certaines résolutions prises par l’ONU pour mettre fin à certains conflits à travers le monde nous contraint à la vigilance. Publier un rapport comme celui dont il est question, maintenant, peut-être une astuce : casser l’élan patriotique montant parmi nous, plonger les plus déterminés à arracher nos terres des mains des criminels susmentionnés et à assouvir notre soif d’autodétermination dans l’attentisme et l’obscurantisme. Nous ne sommes pas dupes !</p>
<p>Malgré cela, il nous appartient de ne pas perdre notre bon sens. Ne fût-ce que cela. Il nous appartient de ne pas perdre notre capacité de nous souvenir et de tenter tout ce que nous pouvons pour que les criminels de guerre et les criminels contre l’humanité ne nous gouvernent plus jamais. Epiloguer sur les élections de 2011 en passant outre cette question « qui va concourir avec qui, à quelles élections?»  nous semble être un manque de respect à l’endroit de nous-mêmes. Ce n’est qu’un point de vue.</p>
<p>J.-P. Mbelu</p>
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		<title>La guerre économique au Congo et les probables élections de 2011</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 10:41:08 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Il a fallu un temps fou pour que plusieurs de nos compatriotes comprennent que la guerre d’agression menée contre notre pays depuis 1996 est une guerre économique. Nous l’avons souligné à plusieurs reprises : les pays qui prétendent être « les grandes puissances » et leurs multinationales se font la guerre tiède, froide, chaude, etc. pour avoir accès [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il a fallu un temps fou pour que plusieurs de nos compatriotes comprennent que la guerre d’agression menée contre notre pays depuis 1996 est une guerre économique. Nous l’avons souligné à plusieurs reprises : les pays qui prétendent être « les grandes puissances » et leurs multinationales se font la guerre tiède, froide, chaude, etc. pour avoir accès aux matières premières stratégiques. Celui qui en a le plus passe pour la plus grande puissance du monde.<span id="more-1335"></span></p>
<p>La logique <em>rivalitaire</em> joue à fond dans cette guerre. Ecraser les rivaux, rendre ingouvernable notre pays en entretenant un climat de terreur et une violation systématique des traités juridiques internationaux et nationaux, tout cela contribue au pillage en règle de nos matières premières. L’affaiblissement de l’Etat ou sa non-existence, <em>le marionnettisme</em> et la mise sur pied du travail de prédation en réseau font partie des tactiques savamment orchestrées par « les maîtres du monde et ceux qui leur obéissent » pour faire de notre espace vital <em>un no man’s land, </em>une jungle.</p>
<p>Si l’éveil de conscience sur le rôle de la guerre chez nous semble être très avancé, nous n’arrivons pas encore, dans notre immense majorité, à en tirer toutes les conséquences.</p>
<p>Prenons quelques cas. Nous ne pouvons pas, d’une part, affirmer que nous faisons face à une guerre économique et supporter, d’autre part, qu’il y ait dans l’un des gouvernements de notre pays les marionnettes de Kigali, plaque tournante de notre appauvrissement au profit de ses parrains occidentaux ; ou revenir sur l’importance des accords de Goma comme si la guerre qui nous est imposée était une guerre ethnique.</p>
<p>Nous ne pouvons pas, d’une part, relever le rôle nocif des pays comme les USA et la Grande-Bretagne dans cette guerre de pillage et d’autre part, compter sur les négociations économiques entreprises avec les IFI et notre pays pour le sortir du pétrin ; ces dernières étant « les petites mains financières » du capitalisme du désastre.</p>
<p>Nous ne pouvons pas, d’une part, décrier cette guerre économique, et d’autre part, signer des « contrats léonins » avec « les garçons de course » de certaines entreprises multinationales comme AREVA.</p>
<p>Disons que décrier la guerre de prédation qui nous est menée depuis plus de dix ans devrait nous conduire à en approfondir les enjeux pour mieux entrevoir l’avenir. L’attrait de nos matières premières stratégiques et la fin du rôle de Mobutu pendant plus de trois décennies chez nous ont conduit quelques pays occidentaux, et pas les moindres, à blanchir un criminel de guerre, Paul Kagame, afin qu’il les aide à faire main basse sur nos richesses.</p>
<p>Il y a, dans cette démarche, une renonciation aux valeurs du droit et de la justice pour ce que <em>les faiseurs des mots</em> dénomment <em>le réalisme politique ;</em> c’est-à-dire une renonciation à l’éthique et à la morale pour les affaires. Et quand ceux qui ont consenti à cette renonciation osent se dire démocrates, il faut être fou pour les croire. Là où le bât blesse, c’est quand la justice semble être embrigadée dans ce marché des dupes aux dépens de simples citoyens.</p>
<p>Les voleurs en col blanc instrumentaliseraient les cours et tribunaux à leur profit pour opérer sans inquiétude !</p>
<p>Dans ce contexte, comment parler de probables élections de 2011 ? Est-ce un enjeu majeur pour nous ? A quoi pourrait servir, déjà aujourd’hui, tous ces débats autour du meilleur candidat aux élections présidentielles de 2011 ? N’y aurait-il pas des questions de géostratégie beaucoup plus importantes à traiter ? Même si l’accès aux affaires des meilleurs candidats pourrait être un préalable nécessaire à de meilleurs choix stratégiques ! Telle est là la question de la poule et de l’œuf !</p>
<p>A notre avis, l’éducation et la formation de nos masses populaires aux enjeux réels de la guerre qui sévit chez nous est prioritaire par rapport aux élections de 2011. Tant que nos masses ne comprendront pas par exemple le fonctionnement du <em>marionnettisme</em>, elles risquent de se faire flouer par les membres du réseau de prédation actuellement au pouvoir. Elles sont appauvries à dessein pour qu’elles servent de cobayes aux hommes et femmes liges du capitalisme du désastre. S’étant enrichis sans cause dans moins de 15 ans, ils risquent demain, d’acheter les voix, de bourrer les urnes ou de semer le chaos pour se rendre incontournables.</p>
<p>Education et formation des masses populaires à temps et à contretemps. Mais aussi, une grande ouverture à l’Afrique, aux forces de résistance africaines à l’entretien des guerres économiques sur notre continent. Car ce dont il est fondamentalement question, c’est du changement des rapports de force. La RD Congo, seule, face aux USA, à la Grande-Bretagne et à la France se battant sur son sol contre la Chine par des suppôts interposés, est fragile, faible. Il y a comme une nécessité de réinventer le panafricanisme en restant ouvert au métissage des pratiques et des intelligences avec les axes stratégiques qui pèsent dans la balance des Occidentaux prédateurs.</p>
<p>Dans cette approche, les débats opposant Kashala à Tshisekedi ou Kabeya à Mutombo, Serge Gontcho à Thierry Nlandu pour les élections présidentielles de 2011 font le jeu de l’ennemi. Ils nous paraissent biaisés dans la mesure où ils relèvent d’une analyse approximative des enjeux réels de la mort programmée de notre espace vital. Ils pourraient être qualifiés de débats <em>diaboliques </em>; ils divisent pour permettre au réseau de prédation de mieux piller.</p>
<p>A notre avis (discutable), nous devrions beaucoup partir du regroupement de toutes les forces  vives et procéder, peut-être, pour ceux et celles qui tiennent aux élections de 2011, à des élections primaires pour choisir un seul candidat pouvant affronter le candidat du pouvoir actuel. Cela constituerait un plan A qui n’exclurait pas les autres B, C et D raisonnables.</p>
<p>Saurons-nous rompre avec une tradition appauvrissante en politique : celle qui accorde un privilège exagéré aux débats (nécessaires) sur des individus sans tenir compte des enjeux majeurs et des projets de société en présence ; sans tenir compte de notre propre expérience historique d’un pays sous tutelle en permanence ? L’avenir nous le dira.</p>
<p>J.-P. Mbelu</p>
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		<title>Les chercheurs canadiens crachent sur les 5 millions de morts en RDC. Pourquoi ?</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 17:08:15 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La lecture de l’article (publié par le journal Le Potentiel le mardi 09  février 2010) intitulé Les chercheurs canadiens crachent sur les 5 millions de morts en RDC trahit, tant soit peu, une indignation fondée sur une approche déphasée de la recherche. Ayant, pour la plupart perdu la confiance en nous-mêmes et en notre capacité [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La lecture de l’article (publié par le journal <strong><span style="text-decoration: underline;">Le Potentiel</span></strong> le mardi 09  février 2010) intitulé <strong><em>Les chercheurs canadiens crachent sur les 5 millions de morts en RDC </em></strong>trahit, tant soit peu, une indignation fondée sur une approche déphasée de la recherche. Ayant, pour la plupart perdu la confiance en nous-mêmes et en notre capacité de penser un autre Congo par nous-mêmes et entre nous, nous  croyons encore en des recherches objectives de nos « maîtres à penser occidentaux ». Telle est l’une de nos plus grandes misères. Certes, il ne faut pas du tout exagérer. Qu’il y ait encore parmi « nos maîtres  d’hier » des personnes d’une éthique scientifique recommandable, il n’y a pas à en douter. Mais, la naissance des Think Tanks a coïncidé avec  l’enchaînement (explicite) de la pensée. (Lire par exemple S. GEORGE, <strong><span style="text-decoration: underline;">La pensée enchaînée. Comment les droits laïques et religieuse se sont emparées de l’Amérique</span></strong>, Paris, Fayard, 2007). Dorénavant, rares sont les recherches et les pensées neutres.  <span id="more-1314"></span>Dans un article publié sur le site de Michel Collon et  intitulé, <strong><em>Bilberberg de tous les pays, unissez-vous</em></strong>, l’auteur décrivant le <em>modus operandi</em> du capitalisme du  désastre écrit ce qui suit : « Les liens de famille, d’éducation et d’affaires – avec l’État en tant que « médiateur » – ont créé ce qui est devenu aujourd’hui un réseau international mettant en rapport les classes dirigeantes des États capitalistes les plus puissants. Voilà pourquoi ils ont un Groupe Bilderberg, c’est l’endroit où les magnats des affaires, la classe politique, les médias sélectionnés et les universitaires peuvent se rencontrer et formuler les stratégies et les tactiques nécessaires dans un monde où les communications, aujourd’hui, se font pour ainsi dire de façon instantanée. »  Et l’auteur conclut son article en posant cette question : « Qui a besoin des « Illuminati », quand nous avons tout ce déploiement ligué contre nous ? »  Tel est le secret que nous sommes plusieurs à n’avoir pas encore déchiffré : plusieurs universitaires, plusieurs médias dominants et plusieurs Etats travaillent en réseau à la promotion du Groupe Bilderberg auquel appartient plusieurs membres des conseils d’administration des multi et transnationales occidentales cotées en bourse à Toronto et ayant choisi le Canada comme « paradis juridique ». A ce point nommé, la lecture du livre publié par Alain Deneault, Delphine Abadie et William Sacher est recommandée : <strong><span style="text-decoration: underline;">Noir Canada</span></strong> a pour sous-titre <strong><span style="text-decoration: underline;">Pillage, corruption et criminalité en Afrique</span></strong>. Pour dire les choses simplement, il y a un « noir Canada » qui participe au pillage, à la corruption et à la criminalité en Afrique : tel est le problème fondamental. Le décompte de nos morts est une question collatérale.  Comment voulez-vous que « les petites mains scientifiques » probablement financées par les criminels économiques vous fassent les comptes exacts des victimes immédiats et collatéraux  des guerres que « leurs maîtres » entretiennent ?</p>
<p>Et dans la logique du capitalisme sauvage, les guerres d’agression participent de la Stratégie pour la Réduction de la Population (SRP). Le livre de Susan George intitulé <strong><span style="text-decoration: underline;">Le rapport Lugano</span></strong> (Paris, Fayard, 2000) est suffisamment clair sur cette question. Le Congo a une population  s’élevant à plus ou moins 60.000.000 d’habitants et à majorité jeune. Laissé en paix et en liberté, il développe l’éducation, la santé, l’agriculture, la petite et la grande industrie et il entraîne toute l’Afrique centrale et le reste. Toute l’Afrique unie pèse plus lourd dans la balance de la population mondiale après les pays comme la Chine. Cela fait peur à ceux dont les populations sont vieillissantes et dont le mode de vie consumériste repose sur la logique  <em>rivalitaire</em> réduisant l’autre ou à un collabo ou à un ennemi à abattre.</p>
<p>Tout cela étant, ne serait-il pas plus que temps pour que notre pays dispose des registres contenant les noms de nos millions des morts ? Il est plus facile d’accuser les autres d’avoir fait là-dessus des calculs macabres que de disposer nous-mêmes des listes de nos morts, d’élever des monuments en leur nom et d’arrêter des dates au cours d’une année civile pour  célébrer leur mémoire. Comment se fait-il que jusqu’à ce jour, une cérémonie officielle ne soit organisée pour commémorer « les martyrs des guerres dites de libération » ? Pour  dire les choses autrement, les chercheurs canadiens et tant d’autres ne se moqueraient pas facilement de nos morts si, scientifiquement, nous avions organisé leur recensement et si nous luttions comme un seul homme pour que personne ne crache sur leur mémoire.</p>
<p>Quand les chercheurs d’ailleurs crachent sur nos morts, en dehors du fait que certains d’entre eux seraient payé pour cela, ils interpellent notre sens de responsabilité collective, individuelle et étatique à l’endroit de nos compatriotes et de notre terre-mère.</p>
<p>J.-P. Mbelu</p>
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		<title>Mwinyi Hamza Badjoko : « Il n’est pas acceptable que le CNDP entre au gouvernement de la République»</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 19:27:12 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ Le Potentiel s’est, une fois de plus, entretenu avec Mwinyi Hamza Badjoko, homme politique congolais, membre de l’opposition non institutionnelle. Il s’inscrit en faux contre l’entrée des membres du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) dans le gouvernement central. Il donne, ci-dessous, les raisons de sa position. Pour lui, intégrer le CNDP [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong></strong><a href="http://www.rfi.fr/contenu/20100114-report-proces-laurent-nkunda" target="Centre"> <img src="http://www.africatime.com/data/nouvelles/t_178774.JPG" border="0" alt="" align="left" /></a>Le Potentiel s’est, une fois de plus, entretenu avec Mwinyi Hamza Badjoko, homme politique congolais, membre de l’opposition non institutionnelle. Il s’inscrit en faux contre l’entrée des membres du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) dans le gouvernement central. Il donne, ci-dessous, les raisons de sa position. Pour lui, intégrer le CNDP dans l’équipe gouvernementale, c’est cracher sur la Constitution. En outre, il fustige notamment le rôle que joue la communauté internationale sur la scène politique congolaise. <span id="more-1258"></span><span style="color: #ff0000;"><strong>Les négociations sur l’entrée du CNDP au gouvernement ont repris. C’est l’aspect politique. Il est également question de revoir les grades et d’amnistier certains rebelles. Que vous inspirent ces négociations ?</strong></span></p>
<p>Je pense que la difficulté qu’il y a dans cette approche est que nous sommes dans un processus ordinaire. La période ordinaire signifie que nous sommes régis par une Constitution qui règle les institutions et les modalités d’accession au pouvoir en tant que député national, provincial, sénateur et président de la République… ainsi que la période de leur mandat. La Constitution ne prévoit à aucun moment qu’il y aura un groupe de gens qui prendra les armes et puis, serait entré dans un gouvernement. C’est déjà anti-constitutionnel. Cette démarche peut fonctionner dans une période de transition, une période de compromis politique entre la classe politique au détriment du peuple. C’est cela le principe de la transition : une période de compromis entre les forces politiques en présence pour sortir de cette période où le peuple, détenteur du pouvoir, est relégué au silence. Je crois que vous avez vu ce qui s’est passé en 2006. C’était la période où il y a eu des élections auxquelles nous n’avons pas pris part, mais sans pour autant que nous n’ayons pris les armes. Durant cette période, le peuple a désigné ses mandataires. Aujourd’hui, ces mandataires ne peuvent à aucun moment faire accepter des gens qui ont remis en cause cette Constitution par la prise des armes pour accéder au pouvoir. Ce qui fait qu’il y a violation de la Constitution pour la énième fois. Il n’est pas acceptable que le CNDP entre au gouvernement de la République.</p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;">Il n’y a pas seulement au gouvernement mais aussi dans l’armée…Peut-on dire, aujourd’hui, que les bandits peuvent prendre les armes comme à Dongo et qu’on peut ensuite les intégrer facilement au gouvernement ? Cette intégration est-elle imposée par la communauté internationale? </span><br />
</strong><br />
Non. Vous venez de soulever une exception intéressante. Celle de Dongo à l’Equateur. Est-ce qu’on a demandé aux gens qui ont pris les armes à Dongo d’entrer au gouvernement ? Non. A ma connaissance, on a arrêté un certain Firmin Yangambi avec Eric Kikunda à Kisangani. Ils ont été transférés devant la Haute Cour militaire. Ils sont à Makala parce qu’on a trouvé sur eux, semble-t-il, des armes de guerre et qu’ils seraient en préparation d’une rébellion tandis que le CNDP fait l’objet d’une négociation. Cela n’est pas compréhensible. C’est là, la difficulté de ces deux poids, deux mesures. Quelle est cette partie de la communauté internationale qui n’aime pas le Congo et impose cette démarche. Cela fait 20 ans que je fais la politique, et nous essayons de nous battre dans ce pays pour mettre en place un Etat de droit. C’est la même communauté internationale qui avait assassiné Patrice Emery Lumumba, en même temps assassiné la démocratie en 1960 et mis en place Mobutu. Et c’est la même communauté internationale qui s’est organisée pour faire partir Mobutu en armant des rébellions. La même communauté internationale a fait aussi la guerre au successeur de Mobutu, L.D Kabila. Et toujours, c’est la même communauté internationale qui demande de faire la paix, et est en train d’exiger aujourd’hui des négociations entre la rébellion et le gouvernement. C’est fini, les Congolais doivent prendre leurs responsabilités.</p>
<p>Par ailleurs, dans cette équipe du CNDP, vous aviez Nkundabatware qui était dans le même groupe. Celui-là s’est réfugié au Rwanda et ce pays ne veut même pas le transférer en RDC. il semblerait qu’il a dû retrouver sa nationalité rwandaise. Donc, nous n’avons pas une double nationalité, on a qu’une seule nationalité. Ce qui signifie que cela pose déjà des problèmes. Au sein du CNDP, parmi eux, il y a des gens qui sont recherchés par cette même communauté internationale pour qu’ils se présente devant la CPI. Comment donc cette même communauté internationale va-t-elle demander au gouvernement congolais d’intégrer des gens qui font l’objet des poursuites judiciaires. Le gouvernement congolais doit prendre ses responsabilités vis-à-vis de cette situation.</p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;">Hier, c’était le RCD. On avait dit que, pour mettre fin à la guerre, il faut intégrer le RCD dans le gouvernement. Le RCD est entré mais il y a eu encore une rébellion avec le CNDP. Est-ce que ce n’est pas une façon pour le Rwanda de pousser ses pions au sein du gouvernement congolais pour mieux contrôler ce qui se passe en RDC ? </span><br />
</strong><br />
C’est ce que je suis en train de dire, le gouvernement congolais doit employer son pouvoir régalien. Quand il y a eu des manifestations de résistance dans le Bas-Congo avec Bundu dia Kongo, qu’est-ce qu’il y a eu ? Ils ont réprimé et il y a eu des morts.</p>
<p>Et puis, on n’a plus parlé de rébellion et c’était terminé. Et comme on l’a indiqué ci-haut, concernant Dongo à l’Equateur, le gouvernement a envoyé ses troupes pour mettre fin à cette insurrection sans pour autant intégrer ces gens là dans le gouvernement. Mais pourquoi quand il s’agit du RCD, du CNDP, ou toute autre rébellion venant de l’Est et soutenue par le Rwanda, le gouvernement de la République doit négocier avec ?</p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;">Peut-on dire qu’on prend les Congolais pour des idiots ? </span><br />
</strong><br />
Non, cela veut dire que le pouvoir en place n’arrive pas à faire face à ce qui vient du Rwanda. Il y a un problème sérieux entre le pouvoir de Kinshasa et la République rwandaise.</p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;">Ce n’est pas le pouvoir en place, c’est la communauté internationale qui nous impose cela&#8230;</span><br />
</strong><br />
Comment la communauté internationale va-t-elle continuer toujours à imposer à un gouvernement élu du peuple ? C’est cela le vrai problème. Ou alors, il faut s’assumer par rapport aux élections. Le jeu électoral n’est pas simple. C’est la légitimité. C’est pour cette raison que la communauté internationale veut toujours manipulée des élections pour que les dirigeants issus de ces élections n’aient pas la légitimité du peuple. Afin de rendre des comptes à ces puissances qui les ont soutenues. Les Congolais ne vont plus accepter cela. Il n’est acceptable que le CNDP entre dans un gouvernement. Pour être membre du gouvernement congolais, il faut être issu des élections. Nous n’avons pas participé aux élections et nous ne pouvons demander d’intégrer le gouvernement. Cela ne veut dire que nous sommes incapables de faire une rébellion. C’est parce que nous avons toujours dit dans ce pays, il faut accéder au pouvoir par des voies électorales. Il ne faut plus considérer cela comme de la faiblesse. N’oubliez surtout pas que, dans ce pays, nos aïeux se sont battus pour mettre en place ce pays depuis des siècles. Et si nous nous mettons effectivement à réclamer cette légitimité par la voie des urnes parce que nous voulons l’équilibre, la stabilité et l’organisation de ce pays. Par contre, cette communauté internationale doit comprendre que l’histoire du Congo est très têtue. Depuis des années, lorsque les Congolais en ont marre, on ne s’en rend même pas compte. Et quand cela prend des allures où l’on s’attend le moins, c’est à ce moment là que les Congolais expriment leur mécontentement.</p>
<p>C’est pour dire qu’il ne faut pas que le gouvernement accepte le diktat de la communauté internationale selon lequel les bandits du CNDP, qui ont tué 4 ou 5 millions de personnes, accèdent au pouvoir&#8230;</p>
<p>Le gouvernement ne doit non seulement accepter ce diktat mais il doit transférer ces bandits devant les cours et tribunaux afin de les juger. Comme il l’a fait avec Firmin Yangambi et consorts, il doit faire de même avec les gens du CNDP qui doivent être jugés.</p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;">Mais le CNDP a le soutien de la communauté internationale et les Anglo-saxons sont derrière…</span><br />
</strong><br />
Il y a des tribunaux au Congo. Si le gouvernement décide aujourd’hui de les juger, les Anglo-saxons ne viendront pas au Congo pour empêcher ce jugement.</p>
<p>Une fois jugés, vous entendrez des gens comme des Nkunda et Mutebusi reprendre les armes…</p>
<p>C’est encore plus grave. Cela veut dire que Nkunda, Mutebusi, Ntanganda et consorts sont au service des pays tiers contre leur propre pays qui est le Congo. Ainsi, nous saurons exactement qui se cache derrière cette guerre imposée au peuple congolais. C’est tellement grave car les valeurs défendues par cette communauté internationale dans leurs propres pays sont piétinées ailleurs. Est-ce que cette communauté internationale prône les valeurs libérales et démocratiques peuvent-elles être prises comme modèles par nos pays ? Et enseignées dans nos écoles ? Car aux Etats-Unis, eu Royaume-uni, en France, en Allemagne…, un citoyen ou un groupe des citoyens qui prendraient des armes contre les institutions établies de leurs est considéré comme un terroriste et est transférable devant les cours et tribunaux.</p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;">C’est-à-dire que nous nous trahissons nous-mêmes ? </span><br />
</strong><br />
Regardes ce qui se passe à Guantanamo, ils ne sont mêmes pas des américains mais parce qu’ils ont participé dans les attentats du 11 septembre 2001, ils sont jugés parce qu’ils porté atteinte à la sécurité des Etats-Unis. Cette fois-ci les gens du CNDP, ils ont porté atteinte à la souveraineté du Congo, ils ont massacré des congolaises et des Congolais et d’autant plus que le gouvernement américain a reconnu qu’il y avait génocide et crimes de guerre au Congo, de 5.400.000 morts, et a apporté son soutien à la mise en place d’un tribunal spécial pour le Congo pour juger tous les crimes de génocide, et de crimes de guerres, violations des femmes et des enfants soldats. ces gens là, c’est-à-dire le CNDP, leur place n’est pas dans un gouvernement de la République mais devant les cours et tribunaux de la RDC et de la communauté internationale. Et maintenant, nous attendons du gouvernement congolais, l’ouverture de ce procès, nous saurons qui sont derrière toutes ces rébellions. Nous demandons au gouvernement congolais de prendre ses responsabilités devant le peuple congolais. On ne peut plus continuer comme ça et vous avez vu les images d’atrocités, d’horreur montrées dans plusieurs chaînes de télévisions internationales ?</p>
<p>Par exemple, les massacres de Kiwandja…</p>
<p>Et, ce sont ces hommes là qui veulent nous gouverner ?</p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;">Mais l’on vous demande d’oublier…</span><br />
</strong><br />
On ne peut pas oublier. Pourquoi les juifs n’ont jamais oublié leur extermination par les Allemands ? De même avec le génocide tutsi, on le commémore. Pourquoi le Rwanda n’oublie pas ses 800 mille morts Tutsi ? Donc, les Congolais n’ont pas de mémoire? C’est-à-dire tous ceux qui ne se rappellent pas de leur histoire, sont appelés à disparaître. Savez-vous la différence entre l’être humain et l’animal ? L’ animal reproduit tous les exercices et mouvements que fait l’être humain. Et la seule chose que l’animal n’arrive pas encore à faire, c’est d’avoir une histoire. Alors, tout homme qui n’a pas d’histoire et qui n’écrit pas son histoire est un animal. Alors, si on nous demande d’oublier, c’est que ces puissances étrangères nous assimilent aux animaux. Ce qui n’est pas acceptable. Le CNDP doit être jugé. Et il est déjà dit qu’un tribunal spécial doit être créé pour le Congo au sujet des crimes contre l’humanité et crimes de guerres commis dans ce pays. Si le gouvernement actuel n’est pas à mesure de le faire, nos enfants et petits-enfants le feront un jour. C’est pour vous dire qu’on ne joue pas comme cela avec l’histoire de l’humanité parce qu’un peuple a une mémoire collective.</p>
<p>Ne trouvez-vous pas une contradiction ou un certain lien entre les 12 mille soi-disant réfugiés congolais rentrés par force sans l’accord de l’Etat congolais et le HCR. Aujourd’hui, le CNDP se présente …</p>
<p>Le gouvernement congolais avait dit, par la bouche de son porte-parole, qu’il allait les recenser, les désarmer. Et nous attendons jusqu’à présent. Vous vous rappelez que c’est pour cette raison qu’on demandait le recensement, l’identification, les cartes d’identités des Congolais. Mais on traîne les pieds parce ce qu’il y a un groupe de néo-colonialistes-néo-libéraux qui continuent à penser que nous sommes le centre des ressources naturelles, des matières premières, que nous sommes considérés comme une réserve de l’Humanité et que c’est au Congo qu’on doit venir tout retirer. Pour cela, on n’a pas droit à l’histoire, à la vie. Nos enfants et petits enfants n’ont pas droit à l’existence. Cela doit s’arrêter. Nous sommes tous entrés dans la mondialisation. Aussi nous-devons intégrer toutes les valeurs de cette globalisation par rapport aux enjeux de l’Humanité.</p>
<p>Par ailleurs, pour ces réfugiés, il semble qu’ils sont entrés armés. Ce n’est pas acceptable. On a arrêté Yangambi Firmin et compagnie pour détention illégale d’armes. Mais pourquoi le gouvernement ne réagit-il pas par rapport à ces 12 mille réfugiés armés ?</p>
<p>Certains acteurs politiques relèvent que, depuis l’entrée du RCD au gouvernement, l’armement de cet ex-mouvement rebelle n’a jamais été remis à l’armée nationale. Est-ce que toutes les armes du CNDP ont-elles été récupérées ? Mais pourquoi ces rebellions ne veulent pas remettre leurs armes à l’Etat congolais ?</p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;">Où se trouvent ces armes ? </span><br />
</strong><br />
Elles se trouvent toujours à l’Est.</p>
<p>Où exactement ? Mais l’Etat congolais qui a la responsabilité de la gestion de la République doit nous dire où se trouvent entreposées ces armes. Le RCD et le CNDP doivent le déclarer. Je pense qu’il y a un parlement dans ce pays qui a d’ailleurs deux chambres. L’assemblée nationale et le sénat doivent interpeller le gouvernement par rapport à cette question.</p>
<p>On doit savoir où se trouvent ces armes et les récupérer. Nous ne devons plus être l’objet d’expérimentation de modification de l’Afrique pour des intérêts inavoués des puissances obscures. Non. Nous ne devons plus accepter vivre sous la botte des gens qui sont dans les salons climatisés et dont les enfants étudient dans de bonnes écoles, grandissent normalement en comparaison aux nôtres qui sont dans des situations pitoyables, lamentables et dramatiques.</p>
<p>Regardez ce qui se passe dans le domaine des transports, aujourd’hui à Kinshasa, c’est la calamité et la morosité totales. Tandis qu’à Paris, Londres et Washington ou ailleurs, c’est l’euphorie totale, surtout pendant les fêtes de fin d’année. C’est pour dire que les Congolais ont aussi le droit de vivre normalement comme tout le monde. Et c’est au gouvernement congolais de prendre ses responsabilités et sinon au peuple congolais de prendre acte que le gouvernement n’est pas capable d’assurer son bonheur.</p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;">Connaissez-vous Mutebusi ? </span><br />
</strong><br />
J’en avais entendu parler.</p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;">Où est-il ? </span><br />
</strong><br />
Je crois qu’il est au Rwanda.<br />
<span style="color: #ff0000;"><br />
</span> <strong><span style="color: #ff0000;">N’êtes-vous pas sûr ? Pourquoi Mutebusi et Nkundabatware ne sont pas poursuivis, eux qui ont fait un assaut sur Bukavu et Goma ? </span><br />
</strong><br />
C’est tout simplement à cause de la fragilité du gouvernement congolais. Est-ce possible qu’à chaque fois qu’on attaque le Congo à l’Est par une rébellion soutenue, armée et financée par le Rwanda, le gouvernement congolais ne réagit pas de la même façon qu’il l’a fait au Bas-congo concernant Bundu dia Kongo, et à l’Equateur, récemment, pour les insurgés de Dongo ! C’est une responsabilité qui incombe au gouvernement de la République. Je crois plus à la capacité de l’armée congolaise car je connais bien l’histoire de cette armée depuis sa création. Mise dans des conditions optimales, cette armée est capable de hauts faits d’armes.</p>
<p>Ne trouvez-vous pas contradictoire le fait que la communauté internationale veuille que le Rwanda ait une armée forte et qu’au même moment elle ne veut pas que le Congo se dote d’une armée forte ? On nous demande le mixage, le brassage pour nous infiltrer. Faut-il encore faire confiance à tout ce qui vient de l’extérieur ?</p>
<p>L’histoire de notre pays nous démontre que quand les Congolais veulent vraiment résoudre leurs problèmes, ils arrivent à le faire. Si la communauté internationale apprend qu’au Congo les choses se règlent d’une façon spontanée, elle intervient toujours pour créer un nouveau conflit. La communauté internationale s’inscrit dans une démarche fausse depuis l’indépendance du Congo car cette démarche a été toujours rejetée par le peuple congolais. La communauté internationale à tout faux.</p>
<p>Un exemple : Mobutu était très fort. Mais quand la population s’est décidée en 1990 de se mettre debout contre lui, il s’est retrouvé à Gbadolité. Il a fui Kinshasa. C‘est ça qui a ouvert la voie de la victoire de la rébellion d’octobre 1996. Mais le peuple congolais ne pensait pas que, derrière cette rébellion, il y avait des agendas cachés pour la fragilisation de l’armée, la balkanisation du pays et la dissolution de l’Etat congolais. Le peuple congolais croit à la démocratie, à l’unité nationale, à l’intégrité territoriale, à la souveraineté nationale, héritage légué par les pères de l’indépendance. Jouer avec ces valeurs, c’est la haute trahison envers la République et les pionniers de l’indépendance.</p>
<p>Par <strong><span style="color: #000080;">Freddy mulumba kabuayi</span></strong><br />
(<strong>Le Potentiel</strong> 15/01/2010)</p>
<p>© Copyright Le Potentiel</p>
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		<title>De Gucht émet sur une même longueur d’ondes que Kinshasa</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 11:09:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[carel de gucht]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[génocide]]></category>
		<category><![CDATA[union europeenne]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
Il aurait été souhaitable que les gouvernants Congolais accusant Karel De Gucht de croire qu’il est « un donateur divin » ou d’avoir tenu « des propos malveillants » partent  de la Déclaration sur la violence en République Démocratique du Congo, texte lu par le Commissaire européen au développement au Parlement Européen.  Une certaine lecture de ce texte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p>Il aurait été souhaitable que les gouvernants Congolais accusant Karel De Gucht de croire qu’il est « un donateur divin » ou d’avoir tenu « des propos malveillants » partent  de la <strong><span style="text-decoration: underline;">Déclaration sur la violence en République Démocratique du Congo</span></strong>, texte lu par le Commissaire européen au développement au Parlement Européen.  <span id="more-1248"></span>Une certaine lecture de ce texte permet de conclure que  sur certains points essentiels, Karel De Gucht émet sur une même longueur d’ondes que Kinshasa. Quand Karel De Gucht dénonce le manque « d’interlocuteurs sérieux » au Congo, il rejoint Joseph Kabila constamment à la recherche de 15 oiseaux rares. Ses confidences faites à New York Time au mois de mars 2009 sont très claires sur cette question. Quand De Gucht décrie « le gâchis qu’est devenu la RDC », il dit la même chose que  les millions des Congolais(es) dont les droits économiques, sociaux et culturels sont en permanence foulés au pied. (Une parenthèse. Il nous semble important de cultiver, chez un certain nombre de gouvernants Congolais, l’attachement aux textes. La culture des textes garde de certains  dérapages et d’un sentimentalisme de mauvais aloi. Ecrire des textes, lire des textes (sources) à critiquer et les citer, respecter les textes fondamentaux, s’apprend. Ceci permet d’habiter les concepts, d’en peser le poids et d’en respecter, tant soit peu la signification.)</p>
<p>Revenons à son texte. Karel De Gucht apprécie le rapprochement entre le Rwanda et la RDC. Il note : « Nul doute que le rapprochement politique et diplomatique entre le Rwanda et la RDC puisse être bénéfique pour la stabilité de la région et permettre, si la bonne volonté existe, de deux côtés, de conduire à une coexistence pacifique et une coopération profitable aux deux pays au sein d’une CEPGL redynamisée. » La bonne volonté est, dans cet extrait, une condition sine qua non pour une coexistence pacifique et une coopération profitable aux deux pays. Elle remplace la justice que des millions des Congolais(es) appellent de tous leurs vœux pour honorer la mémoire de plus de leurs 5 millions de morts reconnus (aujourd’hui) par l’Union Européenne. Dans cet extrait, la coopération profitable aux deux pays au sein d’une CEPGL redynamisée semble être une réponse à la question de la surpopulation rwandaise assimilée dans le texte lu par Karel De Gucht « au manque de protection des minorités », au « manque de réponse face aux revendications des minorités rwandophones ».</p>
<p>Mettre une croix sur les crimes de Paul Kagame et de ses escadrons de la mort au Congo, permettre au Rwanda de déverser sur le territoire Congolais les milliers de ses populations qu’il n’arrive plus à nourrir, telles sont certaines  thèses contenues dans sa déclaration.</p>
<p>Dans cette  déclaration, il apparaît que l’impunité doit être combattue au niveau des institutions Congolaises et non entre le Rwanda et le Congo. Sur ces points précis, Kinshasa est à pied d’œuvre. Elle a encouragé le CNDP à intégrer le gouvernement du Nord-Kivu. Il n’est pas exclu qu’un éventuel remaniement à Kinshasa intègre ses membres dans « un gouvernement d’union nationale ». Malgré les preuves de l’implication de Kigali dans les crimes de guerre et autres massacres contre nos populations(en violation du droit humanitaire et  international), Kinshasa n’a jamais traduit ce pays en justice.</p>
<p>Pour rappel, en décembre 2004, voici ce que disait Joseph Kabila aux Congolais(es) : « Depuis quelques jours, les forces armées du Rwanda ont violé  notre territoire en traversant la frontière commune par plusieurs entrées, dans la province du Nord-Kivu<strong><em>. Pour justifier leur aventure criminelle</em></strong> les responsables rwandais avancent le prétexte de la chasse aux groupes armées rwandais sur le territoire de la République Démocratique du Congo. Chers compatriotes, je voudrais vous rappeler que ce problème des groupes armés, qui n’a pas été créé par le peuple congolais, a servi de prétexte à la guerre que le Rwanda a menée contre notre pays depuis  1998 et  qui a contribué à déstabiliser dangereusement la région des Grands Lacs ». (C. ONANA, <strong><span style="text-decoration: underline;">Ces tueurs tusi. Au cœur de la tragédie congolaise</span></strong>, p.162) Aucune action en justice n’a jamais été initiée contre cette « aventure criminelle ». A la place de la justice, Joseph Kabila et son entourage ont initié l’opération « <em>umoja wetu</em> » (leur unité avec les responsables des aventures criminelles) et le reste.</p>
<p>Dans une certaine mesure, Kinshasa et Karel De Gucht travaillent au blanchiment de Paul Kagame et de ses escadrons de la mort. Pour quelle raison ? Ils sont tous « les petites mains » du capitalisme du désastre. A des niveaux différents. Si Karel De Gucht se réfère, dans sa déclaration, à la justice internationale, c’est quand il parle de Bosco Ntanganda. Mais que vaut Bosco Ntanganda et ses autres amis du crime sans le soutien du Rwanda de Paul Kagame ?</p>
<p>A notre avis, « la bonne volonté » et « la CEPGL  redynamisée »  ne suffiront pas à la promotion d’une coexistence pacifique durable entre le Rwanda et le Congo. Il est souhaitable que la réconciliation se fasse dans la justice (nationale et internationale). Et qu’en plus du Rwanda, les Acteurs majeurs de la guerre d’agression de notre pays répondent de leurs forfaits. C’est utopique ? Apparemment !</p>
<p>Dans <strong><span style="text-decoration: underline;">La traque, les criminels de guerre et moi</span></strong>, Carla Del Ponte note : « Dans toutes les zones  de conflit (…) d’aucuns trouveront toujours des arguments pragmatiques afin de rationaliser l’attitude d’un pays ou de ses dirigeants qui vont se montrer incapables, ou refuser tout bonnement d’aider la justice à mettre fin à l’impunité. Ou prétendre toujours que les pressions en faveur d’une coopération avec un tribunal ou une cour pénale internationale constitue une menace pour, par exemple, un programme de reconstruction, une échéance électorale, un débat sur une nouvelle constitution, quelque décision vitale sur le plan économique ou dans le domaine de la politique étrangère. <strong><em>Mais jamais les efforts visant à imposer la paix ou à édifier des nations n’aboutiront s’ils ne s’accompagnent pas, dès le début, d’une composante judiciaire qui aura pour but de poursuivre les auteurs des pires violations du droit international, de briser la logique de l’impunité et de rappeler sans détours à tous que nul n’est au dessus des lois.</em></strong> <strong><em>Une paix sans justice est presque sûre d’accoucher de nouveaux conflits à l’avenir</em></strong>. » (p.607-608. Nous soulignons) Pour n’avoir pas inscrit la quête de la paix au Congo dans cette perspective, Karel De Gucht (dans une certaine mesure) et les gouvernants de Kinshasa ne nous rassurent pas sur notre devenir commun.</p>
<p>J.-P. Mbelu</p>
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		<title>Diocèse catholique de Kasongo: Mgr Melchisédech Sikuli dénonce les exactions contre la population</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Jan 2010 16:48:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Infos/Nouvelles]]></category>
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CeS IMAGES montrent des dizaines d’attaques sur des villes et des villages de la partie nord de la Province Orientale. Il fait aussi état de 1000 personnes blessées par balles et par armes blanches et de 1 400 personnes enlevées, dont certaines ont été exécutées et d’autres disparus.



Le diocèse catholique de Kasongo, à cheval entre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td valign="top"></td>
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<tr>
<td valign="top"><span style="color: #ff0000;"><strong>CeS IMAGES montrent des dizaines d’attaques sur des villes et des villages de la partie nord de la Province Orientale. Il fait aussi état de 1000 personnes blessées par balles et par armes blanches et de 1 400 personnes enlevées, dont certaines ont été exécutées et d’autres disparus.</strong></span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong><img style="width: 337px; height: 186px;" src="http://www.udpsonline.com/eikones/Equateur/prov%20orientale.jpg?0.24132304106969243" border="0" alt="" hspace="0" width="460" height="301" align="right" /></strong>Le diocèse catholique de Kasongo, à cheval entre la province du Sud-Kivu (territoire de Shabunda) et le Maniema (territoires de Pangi, Kabambare et Kasongo) est totalement enclavé. Cependant sa situation est aggravée des poches d’insécurité résiduelle depuis la guerre du RCD où des affrontements d’une rare violence opposaient les militaires rwandais aux Maï Maï du général Padiri appuyé par le général Kawis.Ils sont des déplacés continuels dans une situation de guerre qui n’en finit pas avec des maisons brûlées et des écoles détruites telle l’école primaire Lwanga na Kaoze. Les chrétiens du diocèse catholique de Kasongo n’ont pas fini leur chemin de la croix.  Tel est aussi le cas de l’E.P. Nzovu attaquée le 18 octobre 2009. L’insécurité ravage l’étendue de deux paroisses considérées comme champ d’expérimentation des  militaires rwandais du CNDP. <span id="more-1236"></span>Les militaires Du CNDP et les FDLR n’hésitent pas à faire transporter des corvées, butins de guerre même aux personnes qui sont en plein culte ou en plein cours dans des écoles. Enseignants et agents pastoraux sont leur cible privilégiée. Malheureusement, parmi les gens réquisitionnés de force, tous parmi les transporteurs ne retournent pas. Papa Mayango Bubala, agent pastoral doublé d’enseignant à l’E.P. Mzovu I, amené de force par les FARDC avec 70 kgs sur la tête avait été abandonné mort sur la route.</p>
<p>Mgr Melchisédech Paluku Sikuli, évêque du diocèse de Butembo – Beni et nommé Administrateur apostolique du diocèse de Kasongo dénonce l’attitude méchante des hommes en uniformes et en arme qui font porter même aux femmes enceintes des poids sur de longs parcours de 3 à 4 jours. Sans pitié. Certains déplacés sont accueillis dans des familles et il arrive qu’une famille puisse accueillir 10 familles de déplacés.</p>
<p>Le diocèse catholique de Kasongo, à cheval entre la province du Sud-Kivu (territoire de Shabunda) et le Maniema (territoires de Pangi, Kabambare et Kasongo) est totalement enclavé. Cependant sa situation est aggravée des poches d’insécurité résiduelle depuis la guerre du RCD où des affrontements d’une rare violence opposaient les militaires rwandais aux Maï Maï du général Padiri appuyé par le général Kawis.</p>
<p>A ce jour, rapporte Mgr Melchisédech Sikuli, c’est dans la partie nord (paroisse de Lulingu), ancienne carrière des mines, qu’on signale la présence des prêtres depuis 2007. Ils s’occupent aussi d’une autre paroisse après Walungu. Par contre, au-delà de Kingilabe, c’est le no man land avec une présence signalée massive et nocive  des militaires du CNDP.</p>
<p>Le diocèse catholique de Kasongo, couvrant une étendue de 75.365 km², ne compte que près de 280 mille chrétiens pour une population évaluée à plus d’un million d’habitants. Les autres étant des musulmans et des pentecôtistes. Pour rappel, c’est à Kasongo que le chef Ngongo Lutete a été converti à l’Islam.</p>
<p>Cette partie du territoire est délaissée car considérée comme ne faisant pas partie de la province du Maniema.</p>
<p><strong>Beni- Les Coulisses n°211</strong></p>
<p><strong>Beni-Lubero Online</strong></p>
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