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	<title>updcongo.com &#187; RDCongo</title>
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		<title>RDC: L’Union pour la Nation déclare nul et de nul effet le calendrier électoral publié par l’abbé Malu malu</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Aug 2010 09:12:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Infos/Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Elections 2011 : Joseph Kabila doit partir]]></category>
		<category><![CDATA[fraude electorale]]></category>
		<category><![CDATA[malu malu]]></category>
		<category><![CDATA[RDCongo]]></category>

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		<description><![CDATA[La publication par la CEI du calendrier électoral suscite encore des réactions dans les milieux politiques congolais. Parmi les réactions enregistrées, figure celle de l’Union pour la nation (UN).
Dans un communiqué de presse signé par le Coordonnateur de cette plate-forme, le député Clément Kanku, parvenu à la rédaction du journal Le Potentiel, l’UN porte un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000;"><img src="http://www.africatime.com/data/nouvelles/197590.jpg" border="1" alt="" align="left" /></span>La publication par la CEI du calendrier électoral suscite encore des réactions dans les milieux politiques congolais. Parmi les réactions enregistrées, figure celle de l’Union pour la nation (UN).<br />
Dans un communiqué de presse signé par le Coordonnateur de cette plate-forme, le député Clément Kanku, parvenu à la rédaction du journal Le Potentiel, l’UN porte un certain nombre de griefs contre la Commission électorale indépendante (CEI). C’est le cas notamment de l’ancien président de cette institution citoyenne, de disposer pour l’avenir en lieu et place de la CENI, pendant que les dispositions de la loi ainsi promulguée lui confie exclusivement la mission de préparer le rapport général à présenter à l’Assemblée nationale et la remise et reprise avec les 7 membres de la CENI. <span id="more-1627"></span></p>
<p>Pour ce qui est du calendrier rendu public, le communiqué indique « qu’il se dégage une volonté une volonté de violer délibérément la Constitution en convoquant l’élection présidentielle, le 27 novembre 2011, soit 9 jours avant l’expiration du mandat de l’actuel chef de l’Etat, alors que l’article 73 de la Constitution enjoint la CENI à convoquer l’élection présidentielle 90 jours avant l’expiration du mandat du chef de l’Etat en exercice ; c’est-à-dire, au plus tard le 6 septembre 2011 ».</p>
<p>S’agissant de la révision du fichier électoral, « l’UN déplore la lenteur et le dysfonctionnement observés sur le déroulement de ces opérations dans le Bas-Congo ». A ce sujet, elle demande que cela soit corrigé, afin d’accorder les mêmes chances aux populations de toutes les provinces de s’enrôler massivement.</p>
<p>DES RECOMMANDATIONS</p>
<p>Concernant les kits électoraux, l’UN constate qu’il persiste encore un déficit criant des kits, en dépit de l’annonce faite, il y a peu par le ministre en charge de l’Intérieur. Par conséquent, elle s’interroge sur la destination des kits hérités des élections de 2006, dont une partie avait été cédée à la République du Togo.</p>
<p>Parlant des élections locales, l’Union pour la nation s’étonne du fait que la CEI et le gouvernement « s’obstinent à les renvoyer indéfiniment pour imposer aux Congolais des territoriaux militants acquis à leur cause ».</p>
<p>Eu égard à ce qui précède, l’UN déclare nul et de nul effet, le calendrier électoral publié par l’abbé Apollinaire Malumalu. Elle exige que ce dernier s’attèle à préparer le rapport général à présenter devant la Chambre basse, dès la prochaine rentrée parlementaire et la remise et reprise avec les 7 membres de la CENI.</p>
<p>Dans le même registre, l’UN demande à l’Assemblée nationale de faire diligence pour désigner, dès la rentrée parlementaire, les 7 membres de la CENI afin de la rendre opérationnelle.</p>
<p>Quant au gouvernement, elle lui demande de s’employer à mettre à la disposition de la CENI, les moyens conséquents pour la mise en place et pour le bon déroulement du processus électoral, révèle la source. Avant de noter que l’UN se réserve le droit d’utiliser tous les moyens légaux afin de faire respecter la Constitution et les lois de la République.</p>
<p>A.T.</p>
<p>© Copyright Le Potentiel</p>
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		<title>RDC: crimes en série, qu’est-ce qui est plus inquiétant ?</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Jul 2010 15:07:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[crimes of kagame]]></category>
		<category><![CDATA[RDCongo]]></category>

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		<description><![CDATA[
Jean-Pierre Mbelu. Photo A.M
 
Hier, mercredi 28 juillet 2010, le journal Le Potentiel a publié un article rendant compte des crimes en série commis au Nord-Kivu. Ce journal trouvait inquiétant le silence des gouvernants provinciaux et nationaux. Il disait exactement ceci :
«Mais, le plus révoltant dans la barbarie qui continue à endeuiller le Nord-Kivu est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.congoindependant.com/Mbelu1.JPG" alt="" width="172" height="129" /><br />
Jean-Pierre Mbelu. Photo A.M</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Hier, mercredi 28 juillet 2010, le journal Le Potentiel a publié un article rendant compte des crimes en série commis au Nord-Kivu. Ce journal trouvait inquiétant le silence des gouvernants provinciaux et nationaux. Il disait exactement ceci :<br />
«Mais, le plus révoltant dans la barbarie qui continue à endeuiller le Nord-Kivu est ce silence inquiétant non seulement du gouvernement central, basé à Kinshasa, mais aussi des autorités provinciales du Nord-Kivu. Plus près des lieux où se commettent ces crimes, notamment à Goma, aucune voix ne s’est jusque-là élevée pour condamner ou tenter de donner une quelconque explication à ces tueries. Comme si les priorités des autorités provinciales étaient ailleurs que la sécurité des biens et des personnes.» <span id="more-1575"></span>Il ajoutait ceci : «Et, plus loin, à Kinshasa, siège des institutions nationales, le calme s’est ancré au niveau de l’Exécutif. Si bien que même le très bouillant ministre de la Communication et des Médias, qui ne rate pas des occasions de s’exprimer, se montre aphone sur le sujet. Bien des raisons pour s’inquiéter. Il y a certainement un voile qui se cache derrière le drame qui sévit dans le Nord-Kivu. » (Soit dit en passant, que peut Mende, ce transfuge du RCD ?)</p>
<p>Oui le silence des gouvernants provinciaux et nationaux face à la barbarie endeuillant le Nord-Kivu inquiète et révolte. Néanmoins, les questions que ce journal ne pose pas sont entre autres celles-ci : «Comment en sommes-nous arrivés à cette phase très avancée de la banalisation de la mort ou plutôt de l’ensauvagement, chez nous ? Quel est le parcours de ces gouvernants provinciaux et nationaux ? Quels sont leurs soutiens ?»</p>
<p>Trouver par exemple d’une part ces crimes inquiétants et croire d’autre part que l’Africom, allié du Rwanda, va y mettre fin, c’est de la folie pure et simple. Et souvent, nos médias ne sont plus sensibles à ces contradictions !<br />
A notre humble avis, ce qui est plus inquiétant, c’est le silence de certains de nos médias sur le fonctionnement réel des institutions du pays et l’amnésie caractéristique de la plupart d’entre nous.</p>
<p>Dans sa dernière conférence à Montréal, le 24 juillet 2010, Kiakwama Kia Kiziki a essayé d’abordé la question du fonctionnement des structures et des institutions congolaises depuis 2006. Le tableau qu’il dresse et pour le gouvernement et pour l’opposition est simplement pitoyable. Il témoigne de l’intérieur de ces institutions en rejoignant les empêcheurs de penser en rond qui, depuis 2006, ont dit : «Le Congo actuel n’ira nulle part.» Voici ce que Kiakwama a dit à Montréal : «Au-delà de sa structuration et de son organisation, qui ne correspondent pas aux défis actuels posés par la démocratisation et surtout le développement de notre pays, notre gouvernement est affligé d’une tare congénitale et rédhibitoire ; il pense être de droit divin, et agit comme tel. Ceux qui nous gouvernent pensent tout savoir mieux que personne. Ils ont tout compris, font tout à la perfection et refuse donc toute critique, tout débat contradictoire public, tout contrôle, toute remise en question. Le Gouvernement et sa majorité au Parlement développent une mentalité de forteresse assiégée qui induit une crispation des rapports politiques, néfastes à la construction d’une démocratie apaisée. » (Nous soulignons). Quand ceux qui gouvernement le Congo (et plus particulièrement Joseph Kabila) ont été critiqués pour avoir accepté, après des accords secrets conclus par John Numbi avec «ces tueurs tutsis», que l’armée rwandaise revienne sur notre territoire en janvier 2009, «de droit divin», ils ont fait partir Vital Kamerhe de la tête de l’Assemblée nationale. «De droit divin», ils ont organisé «le mixage», ils ont octroyé des postés importants dans l’armée aux disciples de Kagame du CNDP et du RCD dans l’armée au nom de la paix retrouvée, sans justice !</p>
<p>Kamerhe déchu, ils ont créé une atmosphère de peur tétanisant cette «caisse de résonnance» de l’exécutif national. Les crimes en série sont à inscrire dans cet exercice de pouvoir politique d’occupation (ou plutôt de droit divin !), sans limite, sans contre-pouvoir, avec la complicité des bourreaux de nos populations. Quand un gouvernement fonctionne sans aucun respect des principes du débat contradictoire, de contrôle et de remise en question et qu’il croit être «de droit divin» et qu’il est appuyé dans cette façon de faire par des élites intellectuelles et autres médias coupagistes, il se légitime sur fond du vide éthique et politique. Il fait le lit de l’ensauvagement. (La politique se réduit à manger, à boire et à applaudir même quand on tue !)</p>
<p>Et quand ces médias et ces élites oublient notre passé immédiat et appellent nos populations à les suivre sur cette voie, ils condamnent ces dernières à une amnésie préjudiciable pour un autre futur. En effet, « il y aurait quelque logique à placer le futur qui est invisible, derrière nous, et à faire face au passé, parce qu’il est vu (…). Mais cet art n’est guère accessible à ceux qui ont perdu la capacité de se souvenir ». (T. DELPECH, L’ensauvagement. Le retour de la barbarie au XXIe siècle, Paris, Grasset, 2005, p. 179) Dans ce contexte, s’indigner du silence des gouvernants actuels sur les crimes en série commis au Nord-Kivu en perdant rapidement de vue histoire et leurs alliances avec les bourreaux de nos populations revient à vouloir échapper à ce face-à-face permanent avec notre passé de souffrance, de douleur et de la mort voulu par ces mêmes pyromanes. Mais aussi avec notre passé de résistance. Cette fuite en avant relèverait du manque criant de sagesse. Pourquoi ? «Le rapport de l’homme à la temporalité est ainsi assuré par un face-à-face permanent avec le passé, où se trouvent la lumière et la source de la sagesse. Pour l’homme dans sa plénitude, le passé est un livre ouvert et le lien avec les ancêtres le protège. » (Ibidem, p. 179-180) Ce lien le protège de la répétition des erreurs fatales et de liens qui oppriment.</p>
<p>La perte de la capacité de se souvenir partagée avec certaines sociétés thanatophiles &#8211; c’est-à-dire des sociétés aimant la mort et bâtissant leur prospérité matérielle sur le sang- condamne à l’immaturité. Pour cause. Certains « membres de ces sociétés (et souvent pas les moindres) ont des difficultés à devenir adultes : leur mémoire est courte, ils n’aiment pas entendre parler de leçons du passé, mais ne reconnaissent pas davantage leur responsabilité sur le présent et l’avenir. Ils préfèrent penser que les évènements se contentent d’arriver sans percevoir l’abdication que cette pensée recèle. » (Ibidem, p.181) Ces membres de ces sociétés avouent eux-mêmes qu’ils veulent travailler avec les gens tournés vers l’avenir et non ceux qui ressassent leur passé où les massacres programmés et les autres injustices déshumanisantes ont compromis leurs capacités collectives d’imagination, de créativité et d’inventivité.</p>
<p>Ayant perdu, dans notre immense majorité notre capacité de nous souvenir du caractère sacré de la vie, nous avons rejoint les gouvernants que nous critiquons dans l’indifférence à l’endroit de nos frères et sœurs sauvagement massacrés à l’est. Certains d’entre nous trouvent même une excuse à cette indifférence. Ils disent : « L’est a voté Joseph Kabila comme artisan de la paix, qu’il paie son choix dévoyé. » Comment si ce choix pouvait justifier, à lui seul, la barbarie dont nos populations sont l’objet !</p>
<p>Pourtant, il nous semble que ce qui se passe à l’est de notre pays participe de l’ensauvagement du monde ou plutôt des Africains et des Occidentaux ayant accepté de vouer un culte à Mammon au mépris de la vie. Sortir de « ce mal radical » est une question de justice. Mais aussi de mémoire. Surtout de mémoire.</p>
<p>«Ce mal radical » repose la question du surgissement de Staline et d’Hitler dans l’histoire notre monde et des soutiens dont ils ont bénéficié. Après plus de 5 millions de morts et au vu des complicités mondiales y ayant contribué, la RD Congo est aujourd’hui l’une des vitrines de la re-irruption du « mal radical » dans l’histoire collective du monde. Ou plutôt, la RD Congo nous rappelle que nous avions oublié « le mal radical » trahi par la gratuité avec laquelle des escadrons de la mort peuvent mettre fin à la vie et être applaudis… Ceux et celles « qui ont tué Dieu » ont rompu avec toute éthique en politique et n’hésitent pas à tuer l’homme. Consciences angoissées et thanatophiles, ils disent comme disait Staline : «La mort résout tous les problèmes. Pas d’hommes, pas de problèmes.»</p>
<p>Il nous semble qu’en dehors de petites solutions palliatives, de la façon dont la tragédie congolaise trouvera une issue plus ou moins heureuse dépendra, en grande partie, l’avenir du monde. Cela prendra du temps. Beaucoup de temps. Comme c’est inquiétant…Au Congo, la cupidité des vampires du monde entier a triomphé sans que le monde s’en émeuve outre-mesure ! Comme c’est inquiétant…</p>
<p><strong> J.-P. Mbelu </strong></p>
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		<title>FLORIBERT CHEBEYA, UN HEROS NATIONAL.VOICI POURQUOI, IL ETAIT ASSASSINE</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Jul 2010 14:20:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine/Revue de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[Floribert Chebeya]]></category>
		<category><![CDATA[Hero national]]></category>
		<category><![CDATA[RDCongo]]></category>

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		<description><![CDATA[Enquête  de  Hippo Kimbalanga 
 
Floribert CHEBEYA, un héros national.

Après le meurtre de Floribert Chebeya, les autorités de Kinshasa ont arrêté plusieurs responsables de la police, dont le colonel Daniel Mukalay, chef des services spéciaux, qui aurait avoué l’assassinat sans pour autant avoir eu l’intention de tuer. Et le général John Numbi, inspecteur général de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Enquête  de  <strong>Hippo Kimbalanga </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><span style="color: #000080;"><strong>Floribert CHEBEYA, un héros national.</strong></span></p>
<div id="attachment_1649"><a onclick="return hs.expand(this)" href="http://www.congotribune.com/wp-content/uploads/2010/07/Floribert-CHEBEYA.jpg"><img title="Floribert CHEBEYA" src="http://www.congotribune.com/wp-content/uploads/2010/07/Floribert-CHEBEYA-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></div>
<p>Après le meurtre de Floribert Chebeya, les autorités de Kinshasa ont arrêté plusieurs responsables de la police, dont le colonel Daniel Mukalay, chef des services spéciaux, qui aurait avoué l’assassinat sans pour autant avoir eu l’intention de tuer. Et le général John Numbi, inspecteur général de la police nationale, a été suspendu par le conseil supérieur de la Défense. Floribert Chebeya, qui enquêtait sur plusieurs dossiers sensibles, avait été à plusieurs reprises arrêté et harcelé par les autorités par le passé. <span id="more-1554"></span>Les mobiles de son assassinat n’ont pas encore été officiellement élucidées. Un groupe de 55 ONG, dont Amnesty International et Human Rights Watch, a réclamé l’ouverture d’une enquête indépendante pour s’assurer du caractère crédible du résultat des investigations. Les Nations unies ont proposé leur assistance, et les Etats-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne et la France ont fait part de leur préoccupation. Mais les autorités congolaises ont annoncé hier qu’elles n’accepteront aucune aide extérieure dans l’enquête sur la mort du militant des droits de l’homme. « Nous ne conduirons pas d’enquête conjointe – il s’agit d’une enquête souveraine », a déclaré à Reuters Flory Kabange Numbi, procureur général de la République démocratique du Congo. La dernière version officielle, nous indique que CHEBEYA, serait mort d’une crise cardiaque après avoir été torturé. 2 mois après sa mort, nous sommes aujourd’hui en mesure de vous affirmer que ce crime profite aussi au régime Kabila, qui souhaitait la mort de notre nouveau héros national.</p>
<p><strong><em>CHEBEYA EST MORT COMME LES AUTRES COMBATTANTS DE LA LIBERTE.</em></strong></p>
<p>L’assassinat ignoble de ce grand défenseur des droits de l’homme n’est malheureusement pas une surprise au regard des méthodes du régime en place à Kinshasa. Il n’est qu’une énième personne sur la longue liste d’opposants, journalistes et défenseurs des droits de l’homme assassinés ces dix dernières années. Bapwa Mwamba, Serge Maheshe, Didace Namujimbo, Pierre Nkoto, Franck Ngyke, entre autres, ont subis le même sort. Ces personnes avaient tous pour points communs, leur détermination à soutenir l’avènement d’un Etat de droit au Congo et leur indéfectible attachement à leur liberté d’expression malgré les risques encourus. Seuls les facteurs temporel et contextuel dans l’assassinat de Floribert Chebeya diffèrent de ceux commis précédemment.</p>
<p>Son assassinat  a été perpétré dans un contexte de coup d’Etat manqué qui devait avoir lieu à la fin du mois de mai 2010, à Kinshasa, et coïncider avec le voyage de Joseph Kabila, à Nice, pour participer au sommet France-Afrique.</p>
<p>John Numbi est soupçonné d’être un des éléments clés du dispositif qui projetait ce coup de force. Ce n’était pas la première fois que le nom de John Numbi était associé à un projet de coup d’Etat. Mais l’analyse des évènements concordants ont fini par convaincre Kabila de l’imminence du projet. Je vous donne un exemple : il y a deux mois, 17 millions de dollars sortis de la BCC (Banque centrale du Congo) et destinés à financer l’équipement technique destiné aux contrôles biométriques effectués par la Police nationale ont été logés sur le compte personnel de John Numbi à Rawbank. Cet argent prêté par la BIAC (Banque internationale pour l’Afrique au Congo) à l’Etat congolais avec un taux d’intérêt élevé est gagé sur l’exportation de cobalt. Seulement 110 ordinateurs (PC) auraient été commandés. C’est vous dire si John Numbi a de la trésorerie pour soutenir un coup de force. Quand Joseph Kabila annule au tout dernier moment son voyage à Nice, il ne lâche plus John Numbi qu’il demande à ses services de surveiller discrètement. Kabila avait pourtant confirmé sa présence aux autorités françaises et sa participation à une réunion sur les Grands-Lacs qui devait se tenir en marge du sommet avec différents protagonistes, dont le président rwandais, Paul Kagamé.</p>
<p>Floribert CHEBEYA,  est victime d’un enjeu de pouvoir entre Joseph Kabila et John Numbi. Son militantisme et sa défense acharnée du peuple congolais ont fourni à ses tueurs un prétexte mais ne constituent pas les seules causes de son effacement.</p>
<p><strong>JOHN NUMBI n’est pas le commanditaire</strong></p>
<p>En tant qu’Inspecteur général de la police nationale, John Numbi ne peut tuer d’opposants que dans l’intérêt du régime qu’il défend et si son chef lui en donne ordre. Il semble néanmoins qu’un fait médiatique majeur aurait pu être le facteur déclencheur du coup de force qui se préparait. Rien ne nous dit avec certitude que M. Numbi est l’ordonnateur final de l’assassinat car il avait plus à perdre à tuer Chebeya en lui donnant rendez-vous dans les locaux de la police nationale qu’à gagner. On n’assassine pas un défenseur des droits de l’homme « mondialement connu » en lui fixant au préalable un rendez-vous officiel. Les deux hommes se sont déjà disputés en 2009, une fois sur la place publique à MATETE, pour une histoire de garde en vue contre un syndicaliste de vendeur de voiture, LULENDO SERAPHIN arrêté arbitrairement que CHEBEYA tenait absolument à libérer. On ne tue pas pour ca.</p>
<p>N’importe quel apprenti tueur procéderait autrement. Dans d’autres assassinats politiques, le régime avait procédé autrement pour atteindre les cibles visées. On voit bien qu’un piège a été tendu et refermé sur John Numbi, considéré comme un pilier important du pouvoir kabiliste. Etait-il devenu encombrant et incontrôlable ?</p>
<p>Arrivé vers 17h00 dans le bureau du colonel Daniel Mukalay qui a remplacé le célèbre colonel Raus Chalwe à la tête de la Direction des services spéciaux de la police depuis 3 ans, M. Chebeya a été aussitôt étranglé. La consigne n’était apparemment pas de l’intimider. Si l’ordonnateur de cet assassinat avait voulu laisser suffisamment de traces compromettantes pour permettre la localisation des exécutants, il ne se serait pas pris autrement. La tentative de déguisement de l’assassinat en une aventure extraconjugale qui tourne mal est aussi grossièrement montée pour ne pas être crédible.</p>
<p>Il y a deux interprétations possibles. Face à la gravité de l’acte qui est ici en cause, soit le gouvernement congolais dispose de plus d’éléments à charge contre John Numbi et doit le déférer illico devant la justice et le placer en détention provisoire. Ça, c’est le travail du procureur général de la République. Mais encore faut-il qu’il ait les mains libres. Soit il n’y a pas de charges et cette mesure purement administrative n’a qu’une valeur symbolique et momentanée pour faire passer la tempête médiatique… La réalité dépasse ces deux cadres logiques parce que, jusqu’ici, ce sont exclusivement les services de sécurité qui diligentent les enquêtes sous la coordination directe de la présidence de la République. Cette attitude est à analyser au regard d’une part de la forte pression médiatico-politique tant au niveau national qu’international qui nécessitait des gages rapides de justice de la part du gouvernement congolais. D’autre part, la place que John Numbi a pu se construire au sein du régime kabiliste ces dernières années est très stratégique. Il est celui à qui Joseph Kabila confiait des missions délicates comme les accords avec le CNDP de Nkundabatware, la répression de Bundu Dia Kongo (BDK) et l’intervention de l’armée rwandaise dans l’Est du pays. M Numbi a pu ainsi mettre sous son commandement un important dispositif sécuritaire constitué d’un bataillon (SIMBA) d’hommes mieux dotés en armement et bien payés qui n’obéissaient qu’à lui seul. D’ailleurs, je remarque qu’une fois la décision de suspension de M Numbi a été rendue publique, sa ferme au Katanga a été perquisitionnée sur ordre de la présidence et la décision de regrouper les éléments du bataillon SIMBA éparpillé entre Goma, Kinshasa et Katanga a été ordonnée. Il est même question de les exfiltrer de la police nationale pour les réintégrer au sein des forces aériennes, leurs unités d’origine. Je souligne enfin que Numbi a tissé des liens solides avec plusieurs chancelleries africaines et occidentales. L’émotion forte suscitée par l’assassinat de Floribert Chebeya tant sur le plan national qu’international est un alibi rêvé pour Kabila pour se défaire d’un pareil allié devenu au fil de temps encombrant et dangereux pour le régime.</p>
<p>Toutes les exactions du régime kabiliste étaient dénoncées sans ménagement par Chebeya : répression sanglante de Bundu Dia Kongo, traque des opposants, corruption,…. Il n’y a pas une seule mais mille raisons pour le régime kabiliste d’assassiner Floribert Chebeya.</p>
<p><strong>Le Crime profite à  JOSEPH KABILA</strong></p>
<p>La vraie question est à mon avis : à qui profite le crime ? Pour le moment, le bénéficiaire s’appelle Joseph Kabila car l’assassinat lui permet de faire d’une pierre deux coups : se débarrasser d’une part d’un défenseur des droits de l’homme devenu redoutable pour son régime et très écouté tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, ça fait moins des dénonciateurs et décourage ceux qui veulent suivre le même chemin. De l’autre côté, l’alibi lui est fourni d’éloigner le danger que commençait à présenter John Numbi. Seulement, le régime ne pouvait mesurer à l’avance l’émotion internationale que ce crime allait susciter. C’est peut-être l’assassinat de trop pour ce régime qui s’en était toujours sorti impunément jusque-là. En tout cas, l’avènement d’un Etat démocratique où la vie des citoyens, leurs droits et libertés sont respectés n’est pas possible en RDC tant que les assassinats politiques seront systématiquement utilisés comme arme de dissuasion par le régime.</p>
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		<title>Drame en RDC: un camion-citerne explose et fait au moins 230 morts, dont 60 enfants</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Jul 2010 09:35:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Des casques bleus et du personnel médical devant des dizaines de corps de victimes de l&#8217;explosion d&#8217;un camion-citerne, le 3 juillet 2010 à Sange, dans la province du Sud-Kivu (est) © AFP Str
BUKAVU (AFP) – samedi 03 juillet 2010 – 22h57 – Au moins 230 personnes, dont une soixantaine d’enfants, réunies pour regarder le Mondial [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1439"><a onclick="return hs.expand(this)" href="http://www.congotribune.com/wp-content/uploads/2010/07/CPS.SLZ73.030710225700.photo00.quicklook.default-245x184.jpg"><img title="CPS.SLZ73.030710225700.photo00.quicklook.default-245x184" src="http://www.congotribune.com/wp-content/uploads/2010/07/CPS.SLZ73.030710225700.photo00.quicklook.default-245x184.jpg" alt="" width="245" height="184" /></a>Des casques bleus et du personnel médical devant des dizaines de corps de victimes de l&#8217;explosion d&#8217;un camion-citerne, le 3 juillet 2010 à Sange, dans la province du Sud-Kivu (est) © AFP Str</div>
<p>BUKAVU (AFP) – samedi 03 juillet 2010 – 22h57 – Au moins 230 personnes, dont une soixantaine d’enfants, réunies pour regarder le Mondial de football, ont péri brûlées et une centaine ont été blessées vendredi dans l’est de la RD Congo, en voulant récupérer l’essence d’un camion-citerne accidenté qui a explosé.</p>
<p>Le drame s’est noué vers 18H00 (16H00 GMT) quand un camion-citerne, qui roulait probablement trop vite, s’est renversé sur le bas-côté de la route traversant le centre du village de Sange, dans la province du Sud-Kivu (est).<span id="more-1495"></span></p>
<p>Blessé, le chauffeur du camion « a pu sortir de la cabine et a dit aux gens de s’éloigner parce qu’il y avait un risque d’explosion », a raconté samedi à l’AFP Tondo Sahizira, 28 ans, enseignant dans cette ville de quelque 50.000 habitants</p>
<p>« De l’essence commençait à sortir du camion, mais les gens, au lieu de fuir, sont venus récupérer le carburant. Quelques minutes après, il y a eu une explosion, du feu est sorti du camion et s’est propagé autour très rapidement. Des gens ont brûlé sur le champ. D’autres qui voulaient fuir ont été rattrapés par le feu et réduits en cendres », a-t-il témoigné.</p>
<p>Le feu s’est également propagé à une vingtaine d’habitations, construites en majorité en terre et recouvertes de paille ou de tôle, et qui ont brûlé.</p>
<p>« Nous sommes à plus de 230 morts et 105 blessés », a déclaré à l’AFP samedi en début d’après-midi le gouverneur de la province du Sud-Kivu, Marcellin Cishambo, qui s’est rendu sur les lieux du drame.</p>
<p>L’élu n’a pas donné de précisions sur l’identité des victimes, mais selon la Croix-Rouge Congolaise au Sud-Kivu, présente à Sange, une soixantaine d’enfants ont péri dans l’accident.</p>
<table border="0" cellspacing="2" cellpadding="5" width="245" align="right">
<tbody>
<tr>
<td>
<div id="attachment_1440"><a onclick="return hs.expand(this)" href="http://www.congotribune.com/wp-content/uploads/2010/07/CPS.SLZ73.030710225700.photo01.quicklook.default-245x184.jpg"><img title="CPS.SLZ73.030710225700.photo01.quicklook.default-245x184" src="http://www.congotribune.com/wp-content/uploads/2010/07/CPS.SLZ73.030710225700.photo01.quicklook.default-245x184.jpg" alt="" width="245" height="184" /></a>Le camion citerne qui a explosé à Sange, faisant au moins 230 morts, le 3 juillet 2010 © AFP Str</div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>« Les morts étaient en majorité des téléspectateurs qui suivaient le match de la coupe du Monde entre le Brésil et la Hollande dans une salle de cinéma. Personne n’est sorti vivant de cette salle », selon le gouverneur.</p>
<p>« Beaucoup ont été surpris et n’ont pu se sauver. Il y avait des enfants. C’est terrible ! », a témoigné à l’AFP Mbaka Munyerere, 54 ans, membre de la société civile d’une commune voisine.</p>
<p>Les blessés ont été acheminés vers les hôpitaux de Bukavu, le chef-lieu de la province, à 70 km au nord de Sange, et d’Uvira, à une trentaine de km au sud.</p>
<p>La Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco) a mis à la disposition des autorités « un hélicoptère et des ambulances pour évacuer les blessés » et « est prête à recevoir dans son hôpital chinois de Bukavu les blessés les plus graves », a-t-elle indiqué dans un communiqué.</p>
<p>Elle a également « déployé des équipes  et des équipements sur place ».</p>
<p>Les secours sont organisés par les services médicaux de Sange, de l’armée congolaise et du contingent pakistanais de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco), basé à Sange, a précisé le gouverneur Cishambo.</p>
<p>L’accident du camion-citerne serait dû « à un excès de vitesse », a indiqué à l’AFP un policier sous couvert d’anonymat. Selon une habitante, la route étroite est aussi très dangereuse, et souvent les camions fauchent des personnes ou du bétail.</p>
<p>Recouverts d’une bâche blanche, la plupart des corps des victimes étaient alignés près du camion-citerne couché sur un flanc, totalement calciné, et d’où sortait encore quelques flammes, constatait un correspondant de l’AFP samedi dans la matinée.</p>
<p>Autour des cadavres, une femme criait en pleurs: « Nous avons perdu nos hommes, nos enfants. Je suis morte, je n’ai plus de vie ! ».</p>
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		<title>Rappel : la dette du Congo pouvant être annulée à 90% est odieuse</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Jul 2010 09:30:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
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		<category><![CDATA[banque mondiale]]></category>
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		<description><![CDATA[Le 4 février 2010, Joseph Kabila a tenu un discours remerciant et félicitant nos compatriotes pour les sacrifices consentis par nos populations afin que notre pays réponde aux attentes du Fonds monétaire international et que notre dette extérieure soit annulée à 90%. « Je tiens (…), a-t-il dit,  à rendre un hommage mérité et à adresser [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 4 février 2010, Joseph Kabila a tenu un discours remerciant et félicitant nos compatriotes pour les sacrifices consentis par nos populations afin que notre pays réponde aux attentes du Fonds monétaire international et que notre dette extérieure soit annulée à 90%. « Je tiens (…), a-t-il dit,  à rendre un hommage mérité et à adresser toutes mes félicitations aux Congolaises et Congolais pour leur patience et pour leurs sacrifices consentis des années durant en vue de l’annulation d’une dette accumulée sans <strong><em>leur consentement et dont, à l’évidence, ils n’ont tiré  aucun bénéfice</em></strong>. » (Je souligne. Le texte de ce discours est distribué par le Ministère des Affaires Etrangères). Analysons cette phrase. <span id="more-1492"></span>Joseph Kabila avoue, en ses propres mots,  que la dette qui va être annulée est une dette odieuse. C’est-à-dire qu’elle a été contractée sans le consentement de nos populations ; ces dernières n’en ont tiré aucun bénéfice et (ce qu’il ne dit pas est que) les créanciers de nos gouvernants savaient que les choses allaient se passer ainsi.</p>
<p>Dans l’entretemps, ces derniers ont payé le service de cette dette et certains en ont touché les commissions des années durant. (Sans un audit de cette dette, comment saurons-nous qui a fait quoi ?) Les grandes perdantes ont été nos populations : nos fonctionnaires ont été licenciés massivement de certaines entreprises étatiques avec la complicité des IFI.  Entre 2003 et 2004, la Banque mondiale a contribué au licenciement illégal de plus de 10 655  travailleurs de la Gécamines. Sur la demande du gouvernement Congolais, elle « est intervenue en finançant ces licenciements (…) en prenant le soin d’imposer ses conditions illégales : la banque a plafonné le montant des indemnités selon une forme « <em>pour solde de  tout compte </em>» et un mode de calcul qui violent le droit de travail congolais et les normes de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Alors que l’enveloppe sollicitée par la direction de la Gécamines était de 120 millions de dollars contre 240 millions réclamés par les travailleurs, le consultant chargé par la Banque mondiale de calculer le montant de l’indemnisation, propose seulement un forfait « <em>pour  solde de tout compte</em> » de 43 millions de dollars. » (R. VIVIEN, <strong><em>R  D Congo : la Banque mondiale au cœur  des « affaires</em></strong> »,  sur <a rel="nofollow" href="http://www.cadtm.org/" target="_blank">www.cadtm.org</a>)  Au moment où Renaud Vivien publiait cet article, le 26 février 2010, les ex-employés de la Gécamines n’étaient pas encore rentrés dans leurs droits.</p>
<p>Pour Renaud Vivien, « les travailleurs congolais sont victimes de la même logique capitaliste que celle qui prévaut au Nord où les droits du et au travail sont bafoués. »</p>
<p>Quand Joseph Kabila félicite nos compatriotes pour les sacrifices consentis, il semble féliciter les travailleurs congolais ayant accepté de renoncer à leurs droits et consacre l’illégalité sur fond de laquelle fonctionne la Banque mondiale.  Est-ce normal de féliciter nos populations d’avoir accepté, qu’au nom des conditions illégales imposées par la Banque mondiale et le FMI, que nos enfants n’aillent pas à l’école, que nos fonctionnaires ne soient pas payés, que les emplois n’aient pas été créés, que les soins de santé n’aient pas été dispensés  selon les normes standards, que l’eau et l’électricité aient été pour elles des denrées rares ?</p>
<p>Quand, dans son discours, Joseph Kabila parle du « respect des engagements souscrits dans le cadre des différents programmes conclus avec le Fonds monétaire International, ainsi qu’avec les autres partenaires », c’est de ces conditions draconiennes de vie imposées à nos populations qu’il est question. Cela est traduit dans un langage technique, incompréhensible pour le commun des compatriotes.</p>
<p>Prenons un exemple. Joseph Kabila avoue que « plusieurs actions essentielles, considérées comme déclencheurs du Point d’achèvement, ont été exécutées avec succès. C’est notamment le cas de la finalisation et de la mise en œuvre réussie pendant une année d’un Document de Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté.  » Quel en est le contenu ?  Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que «  la RDC doit renoncer à sa souveraineté en s’engageant à suivre à la lettre les réformes structurelles  dictées par les IFI (…) Conformément à ce programme triennal, pâle copie des plans d’ajustements structurels (PAS) imposés par le FMI et la Banque mondiale à l’ensemble des pays du Sud au lendemain de la crise de la dette en 1982, le gouvernement congolais doit impérativement améliorer « le climat des affaires ». Autrement dit, le gouvernement doit œuvrer pour le bien-être des transnationales en accélérant le bradage de ses ressources naturelles et en privatisant ses secteurs stratégiques. Cette politique de privatisation a non seulement des conséquences importantes sur le plan économique puisqu’elle entraîne automatiquement moins de recettes pour l’Etat, mais également sur le plan humain avec des dizaines de milliers d’emplois supprimés. » (<strong><em>Ibidem)</em></strong>.</p>
<p>Le <em>Document Stratégique de la Croissance et de  Réduction de la pauvreté</em>, en plus du développement du secteur privé, prône la protection de l’investissement étranger et l’amélioration de la transparence dans la gestion des ressources naturelles. Qu’est-ce que cela signifie ? « La protection de l’investissement étranger signifie (…) une interdiction pour les autorités (congolaises) de revoir les contrats miniers conclus illégalement par les transnationales (sauf s’ils sont chinoises). » (R. VIVIEN, <em>La RDC</em><em> dans l’étau du FMI</em>,  sur  <a rel="nofollow" href="http://www.cadtm.org/" target="_blank">www.cadtm.org</a>) Les ressources naturelles doivent être gérées selon la politique dictée par le FMI. L’exemple le plus parlant est celui de la déforestation de notre espace vital. « Malgré les enjeux liés à la déforestation et au changement climatique, le FMI s’inscrit toujours à l’instar de la Banque mondiale dans cette logique de l’exploitation industrielle du bois en transformant un peu la RDC en véritable paradis pour les transnationales, comme si les bénéfices réalisés par ces dernières allaient  en bout de course profiter aux Congolais. Pourtant, c’est l’inverse qui se produit dans l’ensemble des pays en développement : les populations s’enfoncent dans la pauvreté tandis que <strong><em>les  bénéfices réalisés par les transnationales augmentent, culminant en  2008 à 298 milliards de dollars !</em></strong> » (<strong><em>Ibidem. </em></strong>Je  souligne)</p>
<p>Qu’est-ce que cela coûte que de laisser tomber 13 milliards  de dollars après avoir gagné 298 milliards, dans l’illégalité, avec la complicité des élites compradores ? Y a-t-il là un motif de fierté pour nous Congolais et Congolaises ? Une occasion pour être remerciés ? Joseph Kabila nous remercie pour notre naïveté et notre ignorance, pour notre passivité ou pour un tout autre exploit ?</p>
<p>C’est  vrai ; déchiffrer tout ce vocabulaire  de DSCRP  et ses en-dessous, c’est compliqué. (Si toutes ces choses se faisaient dans nos langues, peut-être que nos populations ne seraient pas prises pou des imbéciles !) Les petits restes et les minorités organisées d’acteurs-créateurs devraient s’adonner sans relâche à ce travail et aider nos populations à comprendre le rôle de la dette dans les relations entre les capitalistes sauvages et les pays du Sud, riches en ressources humaines, du sol et du sous-sol. Cela éviterait à nos populations d’être vite contentes des mesures qui ne profitent qu’aux élites compradores dont les discours mensongers cachent leur implication dans les réseaux mafieux de prédation.</p>
<p>En fait, à quoi servent la dette et son service ? Ils participent de la logique de la domination et de l’exploitation que les cosmocrates imposent au monde. « Le service de la dette est la geste visible de l’allégeance. L’esclave met le genou en terre chaque fois qu’il accepte une lettre d’intention du FMI ou un plan d’ajustement structurel. Or un esclave debout est déjà dangereux, quand bien même des chaînes lourdes rouillées entravent ses poignets, son cou et ses chevilles. » (J. ZIEGLER, <strong>L’empire de la honte</strong>, Paris, Fayard, 2005, p.105-106. Jean-Ziegler classifie la dette parmi les armes de destruction massives à ses conséquences néfastes sur les populations. ) Que faut-il alors ? « Il faut maintenir tout en bas ceux qui sont tout bas. Les cosmocrates  s’y emploient. La survie du système et des astronomiques profits réalisés par eux en dépend. » (<strong>Ibidem</strong>,  p. 106)</p>
<p>Les gouvernants Congolais applaudissant des mains et des pieds à la musique du FMI et de la Banque mondiale sont des « esclaves couchés », aux pieds des cosmocrates ou tout simplement ses nègres de service. Ils sont au service du capitalisme de la mort.</p>
<p>A ceux et celles d’entre nous qui les applaudissent  par ignorance, je leur dis : « <em>Kozanga koyebe, ezali liwa ya solo</em> » (ne pas savoir ressemble à la mort). Ceux et celles qui applaudissent parce qu’ils partagent la mangeoire créant nos misères, je dis : « C’est peut-être votre « droit ». Tout flatteur ne vit-il pas au dépend de celui qui l’écoute ?</p>
<p>Penser à un audit de notre dette odieuse et à l’organisation de la résistance contre « les petites mains du capital » paraît être la voie la plus longue, la plus dure et la plus sûre pour notre autodétermination économique. Le reste n’est que diversion. Et puis, la réalisation des promesses contenues dans tous ces discours mielleux  prononcés pour la consommation extérieure sera difficilement vérifiable dans un pays où les contre-pouvoirs n’ont de contrôle sur les gouvernants que  de manière folklorique ; dans un pays où toute remise en question est passible de prison ou de crime crapuleux ; dans un pays où rendre régulièrement les comptes  est d’office rejeté. Sans une rupture de ce système faisant allégeance aux « maîtres du monde », l’annulation de la dette extérieure ne servira à rien. « Les maîtres du monde » et leurs esclaves ont besoin des « armes de destruction massive » pour tenir. Quand ce n’est pas la kalachnikov, c’est la dette et la faim qui cassent toute résistance à leur logique.</p>
<p>J.-P. Mbelu</p>
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		<title>Comprendre la vassalisation du Rwanda dans le pillage du Congo (RD)</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jun 2010 14:12:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[crimes]]></category>
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		<description><![CDATA[Lignes maîtresses de ma conférence à Paris le 29 mai 2010
Il arrive que je ne comprenne pas la place que le Rwanda a réussi à gagner dans certains de nos cœurs et de nos esprits. Surtout quand, certains fils et certaines filles de notre peuple prennent « les bandits » qui gèrent ce pays comme modèles de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Lignes maîtresses de ma conférence à Paris le 29 mai 2010</strong></p>
<p>Il arrive que je ne comprenne pas la place que le Rwanda a réussi à gagner dans certains de nos cœurs et de nos esprits. Surtout quand, certains fils et certaines filles de notre peuple prennent « les bandits » qui gèrent ce pays comme modèles de discipline et de bonne gouvernance ! J’ai déjà entendu certains de mes compatriotes dire ceci : « Nous disons que les Rwandais volent chez nous. Mais eux volent et réussissent à construire leur pays. Et nous, que  faisons-nous de nos richesses éternellement potentielles. » Apparemment, cette question est sérieuse. A une condition : que voler soit devenue une valeur… Ils peuvent voler en tuant chez nous pourvu qu’ils construisent chez eux ! (Lire C.ONANA, <strong><em>Ces tueurs tutsi. Au cœur de la tragédie congolaise</em></strong>, Paris, Duboiris, 2009) !<span id="more-1447"></span></p>
<p>Cette question et la réflexion qui la porte, à mon avis, trahissent la confusion et l’inversion des valeurs dans lesquelles plusieurs d’entre nous se retrouvent.</p>
<p>Ce faisant, ils n’arrivent pas à bien situer le Rwanda dans l’aventure du vol et du crime entretenu par ceux qui s’en sont servi depuis plus de cinq siècles pour bâtir leur fortune !</p>
<p><strong><em>Vol et crime dans une histoire cachée (bayeba te !)</em></strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p>Dans un petit livre que plusieurs d’entre nous devraient lire, Michel Collon pose cette question : « Pourquoi le Sud est-il si pauvre, le Nord si riche ? »  La réponse à cette question constitue le « grand tabou des médias des pays riches ». Ils ont une mission : « Tout doit être fait pour cacher d’où vient leur richesse. » Et Michel Collon de poser cette question essentielle : « Pourquoi ? »  Il répond : « Parce que, comme le disait le grand écrivain français Balzac : « <em>Derrière chaque grande fortune se cache un crime</em>. » » (M. COLLON, <strong><em>Bush le cyclone</em></strong>, Bruxelles, Oser dire, 2005, p.15. Lire aussi, du même auteur, <strong><em>Les 7 péchés d’Hugo Chavez</em></strong>, Bruxelles, Investig’Action, 2009)</p>
<p>Pour illustrer sa pensée, notre auteur cite des cas précis. « Si l’Espagne et l’Europe ont commencé à devenir riches au 17<sup>e</sup> siècle, c’est parce qu’elles ont volés l’or et l’argent de l’Amérique latine. En massacrant les Indiens et sans rien payer. Si la France, l’Angleterre et les Etats-Unis sont devenus riches, c’est grâce à l’esclavage, c’est en volant des êtres humains à l’Afrique. Sans rien payer. Si les mêmes et la Belgique, et la Hollande sont devenus ri riches à partir du 19<sup>e</sup> siècle c’est en volant les matières premières de l’Afrique et de l’Asie. Sans rien payer. » (<strong><em>Ibidem</em></strong>,p.15-16)  Une relecture de l’histoire faite par Michel Collon conduit à ce constat amer : « Depuis cinq siècles, nos grandes sociétés occidentales ont pillé les richesses du tiers-monde, sans les payer (…). On pourrait faire l’histoire de chaque pays pauvre et montrer qui l’a pillé et comment. Bref, nous- ou plutôt : certains d’entre nous-sommes des voleurs, et c’est pour ça que nous sommes riches : voilà ce qu’on ne peut absolument pas dire dans les médias. » (<strong><em>Ibidem, </em></strong>p. 16) Cette situation de vol a-t-elle changé avec l’accession des pays du tiers-monde à leurs indépendances (nominales) ? Non. « Aujourd’hui, ça continue mais de préférence par le néocolonialisme : cacher le pillage derrière une façade « démocratique » de dirigeants locaux. Le néocolonialisme continue et perfectionne l’exploitation. »</p>
<p>Récapitulons. La richesse du Nord est le produit du vol et du crime ‘organisé’ depuis l’époque de l’esclavage jusqu’à ce jour. Le vol et le crime sont au cœur du capitalisme occidental. Voler en tuant ou en rendant esclave permet de réaliser les grands profits sans rien payer. Les médias financés par les entreprises criminelles font de ce vol et du crime qui l’accompagne des questions « tabou » dont on ne doit jamais parler. A la place, les exploités sont criminalisés : ce sont des barbares, des sauvages à civiliser ; des terroristes à exterminer au nom de « la liberté » et de « l’égalité ». La rhétorique démocratique cache le vol et le crime.  L’école et l’université et certains livres savants viennent au secours de cette idéologie « civilisatrice » et « criminalisante ».Ils élèvent les pays voleurs et criminels au niveau des « grandes puissances » (de vol ?) et «  des pays de tradition démocratique » ! Le pscittacisme aidant, nos élites intellectuelles et politiques font de la référence à ces pays notre planche de salut. Voyez-vous dans quel imbroglio nous nous retrouvons ?</p>
<p>A ce point de notre analyse, que pouvons-nous proposer comme voies de sortie de cette inversion de l’histoire ? Une lecture avertie des médias dominants et une création-recréation des médias alternatifs. Une création-recréation de l’école, de l’université  et d’autres lieux d’apprentissage en commun en tant que lieux de déformatage-reformatage de nos cœurs et de nos esprits. En tant que lieux de la réfection de notre confiance en nous-mêmes détruite par plus de cinq siècles d’esclavage, de colonialisme et de néocolonialisme. Ici, il s’agit d’un travail acharné et de longue haleine. Remettre les cœurs et les esprits à l’endroit (ils sont pour la plupart à l’envers). Il s’agit de recréer le bosquet initiatique, lieu du métissage des intelligences et des pratiques.</p>
<p><strong><em>Qu’est-ce que le Rwanda vient faire dans tout ceci ? </em></strong></p>
<p>Il vient participer au vol et au crime (Lire H. NGBANDA NZAMBO, <strong><em>Crimes organisés en Afrique centrale. Révélations  sur les réseaux rwandais et occidentaux</em></strong>, Duboiris, Paris, 2004) dans une guerre d’agression dénommée « guerre de basse intensité ». (La participation du Rwanda, du Burundi et de l’Ouganda à cette guerre et l’implication des collabos congolais permet de cacher à l’opinion publique occidentale et à la nôtre ses véritables acteurs, ses acteurs majeurs.) Les mêmes pays qui, depuis plus de cinq siècles, nous volent, nous tuent et nous pillent se servent des hommes et femmes liges africains. Ils constituent des réseaux au service du crime. Ils obéissent à certains principes. Diviser le plus possible pour ne pas permettre à leurs vassaux de se mettre ensemble et de constituer une force de résistance. Pousser ces vassaux à croire que leur sécurité dépend de la protection des « maîtres-voleurs », etc.</p>
<p>(Quand nous parlons de la communauté internationale, ne perdons pas de vue que c’est une communauté d’intérêts économiques et géostratégiques fondée sur la dépendance économique à l’endroit des pays dits du tiers-monde. Elle est oligarchique et prédatrice sous couvert de la rhétorique démocratique. A-t-elle réussi ou échoué chez nous ? Elle a réussi dans sa mission prédatrice en utilisant les élites locales et étrangères. Elle a réussi à nous tuer et à nous voler en nous berçant d’illusions. Le jour qu’elle saura que nous savons, avec nous alliés, rendre les coups, elle aura peur. Elle est fondamentalement lâche et peureuse. Contrairement aux apparences. En persévérant dans le vol et le crime, cette fameuse communauté dite internationale s’est disqualifiée moralement. Certains pays émergents ayant compris cela créent et recréent des alliances qui font déjà penser à l’avènement d’une communauté internationale post-occidentale. (Lire sur le site du Monde diplomatique l’article d’A. GRESH intitulé <em>Iran, vers « une communauté internationale » post-occidentale ?</em>))</p>
<p>Que faire ? Nous  souder les coudes, travailler longtemps à notre solidarité (entre nous et avec les autres exploités de l’Afrique et du monde). Une solidarité respectueuse de la diversité, ouverte au débat d’idées et au dialogue.</p>
<p>Accepter courageusement le sacrifice comme renoncement aux avantages et privilèges superflus. Résister et transformer notre résistance en pouvoir (en pouvoir politique, spirituel, intellectuel, culturel, militaire, social, etc.) pour tenter de renverser les rapports de force. Identifier les axes géostratégiques mondiaux qui comptent et nous y inscrire. Une tâche ardue ! De longue haleine. D’où il nous faut apprendre à passer le relais. Nous organiser. Nous organiser. Nous organiser. Lire. Lire. Lire ; avec un grand esprit de discernement. Résister. Résister. Résister.</p>
<p>J.-P. Mbelu</p>
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		<title>Je crois encore qu’un nouveau Congo est possible.</title>
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		<pubDate>Sun, 23 May 2010 13:49:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Mes sœurs et frères congolais sont dans la désespérance, ils sont désabusés car  tous ont cru à la fin d’une dictature, ils ont cru à la libération et même à la démocratie qui devaient sortir des urnes, mais  au quotidien les conditions de vie se détériorent !  La pauvreté et la démission de la classe politique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000;"><span style="color: #000099;"><span style="font-family: Calibri;"><span style="color: black; font-size: 14pt;" lang="FR"><img src="http://www.rnw.nl/data/files/imagecache/must_carry/images/lead/femme%20africaine.jpg" alt="" width="292" height="131" /></span></span></span></span><strong>Mes sœurs et frères congolais sont dans la désespérance, ils sont désabusés car  tous ont cru à la fin d’une dictature, ils ont cru à la libération et même à la démocratie qui devaient sortir des urnes, mais  au quotidien les conditions de vie se détériorent !  La pauvreté et la démission de la classe politique les ont mis en servitude !  J’ai fait le tour de toutes les provinces de la R.D.Congo et je pensais qu’après avoir visité mon pays je pourrais  parler d’espoir. Mais j’ai rencontré la souffrance , la désillusion, la résignetion et la pauvreté. J’ai rencontré des hommes et des femmes usés par le travail, la faim mais debout.<span id="more-1435"></span></strong></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000;"><span style="color: #000099;"><strong><span style="font-family: Calibri;"><span style="color: #ff0000;"><span style="font-size: xx-large;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: black; font-size: 14pt;" lang="FR"><span style="font-size: large;">Nabintu ou la</span> <span style="font-size: large;">fatalité en R.D.Congo</span></span></span></span></span></span></strong></span></span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000;"><span style="color: #000099;"><strong><span style="font-family: Calibri;"><span style="color: #ff0000;"><span style="font-size: xx-large;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: black; font-size: 14pt;" lang="FR"></span></span></span></span></span></strong></span></span>J’ai rencontré Nabintu jeune femme de 22ans à l’hôpital de Panzi et au delà de son histoire pleine de violence, de douleur ,de terreur ,j’ai rencontré  la souffrance et la résignation de toutes les femmes et des hommes  de mon peuple.</p>
<p>Nabintu a été enlevée par des rwandais le premier janvier 2004 alors qu’elle se préparait à la fête du nouvel an avec sa famille. Les combattants rwandais ont semé la terreur et la mort dans le village de M&#8230;&#8230; Le père de Nabintu qui a refusé de couché avec sa fille à eu les oreilles coupées, les yeux crevés avant d’être abattu ainsi que son fils qui avait voulu s’interposer.  Oui ils ont violé les femmes jeunes, vieilles et même les petites filles, ont tué ceux qui ont résisté et ont pillé le peu de bien qu’ils ont trouvé. Ils ont enlevé les jeunes filles dont Nabintu. Pour sécuriser leur butin ils lui ont attaché huit chèvres autour de la taille qu’elle a du tirer jusqu’à l’épuisement durant des heures à travers la forêt jusqu&#8217;à leur camp construit avec des bâches.</p>
<p>Deux femmes ont essayer de s’enfuir elles ont été rattrapées suspendues par les pieds à des arbres et coupées en deux publiquement pour l’exemple et leur chair fut mélangé à la nourriture ! En février 2010 il y a eu des combats violents entre les  interawhes qui les retenaient captives et les soldats de l’armée nationale congolaises. Beaucoup de femmes sont mortes mais Nabintu a pu s’enfuir et après des jours de marche retrouvé son village où tout le monde la croyait morte depuis longtemps !</p>
<p>Pendant 6 ans cette jeune femme a été violée, battue, asservie, humiliée et a donné naissance à une petite fille qui a aujourd’hui 5 ans pendant que nous avons cru la paix et la démocratie retrouvées sur tout le territoire.</p>
<p>Nabintu n’est qu’un exemple parmi les milliers d’hommes et de femmes qui chaque jour continuent à subir des violences ou être tuées par des hommes en armes.</p>
<p><strong>Où est la paix et la réconciliation nationale dont nous parle les journaux quand les droits élémentaires du peuple congolais sont sans cesse  violées?</strong></p>
<p><strong>Où sont les résultats des opérations Amani et  Kimia si nous continuons a être violées ou abattuds en toute impunité ?</strong></p>
<p><strong> Où vont  les millions de dollars investis pour la paix et la reconstruction si nous vivons sans eau courante et sans électricité ?</strong></p>
<p><strong> Où va le fruit de la manne financière que nous apporte les sociétés minières et les investisseurs étrangers et nationaux si nous ne pouvons pas payer les fonctionnaires et les militaires ?</strong></p>
<p><strong> Où est la démocratie pour laquelle nous avons fait tant de sacrifice si la justice sociale ne nous permet ni de mettre nos enfants à l’école ni d’avoir accès à des soins santé décents ?</strong></p>
<p>J’ai été à Kindu,  Mbandaka, Kisangani, Kananga, Mbuji Mayi, Kikwit, Matadi, Goma, Bukavu  à Kinshasa et même à Lubumbashi, j’ai vu beaucoup de misère et de chômage.  J’ai été dans toutes ces villes où l’électricité, l’eau courante  et la sécurité sont de lointains souvenirs.</p>
<p><strong>Comment dans de telles conditions impulser le développement au 21 siècles ?</strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;">Mes sœurs et frères congolais sont dans la désespérance, ils sont désabusés car  tous ont cru à la fin d’une dictature, ils ont cru à la libération et même à la démocratie qui devaient sortir des urnes, mais  au quotidien les conditions de vie se détériorent !  La pauvreté et la démission de la classe politique les ont mis en servitude !</span></strong></p>
<p><span style="color: #000080;"><strong>Je crois encore qu’un nouveau Congo est possible.</strong></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><strong>Arrêtons de nous laisser distraire par ce qui nous divisent (tribalisme, politique, etc.)  qui ne nous mènent nulle part !</strong></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><strong>Unissons nous autour des vrais problèmes et trouvons ensembles les vrais solutions qui seront profitables à tous.</strong></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><strong>Je crois et je sais que cela est encore possible, levons nous, faisons les bons choix et agissons !</strong></span></p>
<p><strong>Léonnie KANDOLO<br />
Protection Enfants Sida(P.E.S)</p>
<p>REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO </strong><strong></strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>La Monuc  partira ou partira pas : une fausse question ?</title>
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		<pubDate>Mon, 17 May 2010 18:33:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Infos/Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[monuc]]></category>
		<category><![CDATA[RDCongo]]></category>

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		<description><![CDATA[Si nous mettons l’ histoire que nous écrivons nous-mêmes entre parenthèse, nous risquons de répéter les mêmes erreurs de compréhension de ce qui se passe chez nous. Dès que nous perdons par exemple de vue que Lumumba fut assassiné le 17 janvier 1961 ; les forces de l’ONU ne lui ont pas sauvé la vie ; elles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Si nous mettons l’ histoire que nous écrivons nous-mêmes entre parenthèse, nous risquons de répéter les mêmes erreurs de compréhension de ce qui se passe chez nous. Dès que nous perdons par exemple de vue que Lumumba fut assassiné le 17 janvier 1961 ; les forces de l’ONU ne lui ont pas sauvé la vie ; elles étaient là, au Congo, nous nous engageons sur une voie qui ne mène nulle part. La mort atroce de notre héros national orchestrée par les USA et leurs alliés n’a jamais fait l’objet de quelque procès que ce soit. <span id="more-1426"></span>L’ONU ne dispose d’aucune force contraignante vis-à-vis des grandes puissances dont les cinq membres du Conseil de Sécurité. Elle semble fonctionner en avalisant le principe selon lequel « un puissant ne saurait errer ! » Et « loin (…) de restreindre l’hégémonie des grande puissances, l’organisation la consacre. » (T. TODOROV, <em><strong>Le nouveau désordre mondial. Réflexion d’un Européen</strong></em>, Paris, Robert Laffont, 2003, p.67) Dans cet ordre d’idées, il est impérieux de comprendre que contrairement aux discours mielleux sur un monde multipolaire, l’empire US tient à son expansion, à « sa puissance ». Il est en train de passer  de « l’impérialisme agressif » à « l’impérialisme intelligent ». La guerre de basse intensité qu’il nous mène avec ses alliés Britanniques participe de ce « nouvel impérialisme ». De quoi s’agit-il ?</p>
<p>Depuis plus d’une décennie, la République (dite) Démocratique du Congo est agressée par les USA et la Grande-Bretagne par le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi interposés. Ces pays y mènent une guerre de basse intensité dont l’un des stratèges est Zbigniew Brzezinski, conseiller de Barack Obama.</p>
<p>« Trompeur, le terme ‘basse intensité’ peut donner l’impression que les dégâts sont moindres. En réalité, ils ne sont moindres que pour les Etats-Unis. Ainsi, la guerre de basse intensité que Washington a déclenché contre le Congo (à travers les armées du Rwanda et de l’Ouganda voisins,  et à travers diverses milices), cette guerre a fait cinq millions de morts et elle a paralysé le développement du Congo. »(M. COLLON, <em><strong>Les 7 péchés d’Hugo Chavez</strong></em>, Bruxelles, Investif’Action, 2009, p. 393)</p>
<p>Quelle différence y a-t-il entre l’ère Obama et l’ère Bush ? « La différence avec l’ère Bush, c’est que Brzezinski entend privilégier- en tout cas, dans un premier temps- ces guerres de basse intensité. Sa stratégie n’est donc nullement morale, mais elle correspond à ce que certains à Washington appellent ‘un impérialisme intelligent’. » (<em><strong>Ibidem</strong></em>, p.393) Comme nous voudrions que les filles et les fils de notre peuple comprennent   qu’  « en recourant davantage à la CIA, des stratèges suivant la ligne Brzezinski s’efforceront de remplacer les guerres directes par des guerres indirectes. Faire se battre des pays entre eux en soutenant ‘le bon’ sous toutes sortes de prétextes. Telle fut la stratégie employée avec succès par Clinton contre la Yougoslavie et le Congo. » (<em><strong>Ibidem</strong></em>, p. 394).</p>
<p>Quels sont les avantages que présente cette méthode ? « Cette méthode peut présenter deux avantages pour les Etats-Unis. D’abord, leur rendre un aspect plus présentable, pour essayer de rétablir leur autorité morale. Ensuite (mais ce n’est pas sûr), dépenser moins pour les armements, ce qui permettra d’aider davantage l’économie US face à ses grands concurrents. » (<em><strong>Ibidem</strong></em>) Il y aurait là une sorte de repli tactique.</p>
<p>Qu’est-ce que l’ONU peut faire contre toutes ces stratégies ?</p>
<p>Pas grand-chose. Cela pour deux ou trois raisons simples à comprendre.  « Il faudrait d’abord, pour renoncer à cette illusion (d’une ONU capable d’imposer le droit à la place de la force), se rappeler qu’à la base de l’ONU se trouve un choix que ne fonde aucun droit, à savoir l’octroi du « droit de veto » aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité. »  (T. TODOROV, <em><strong>o.c</strong></em>.) Même quand ceux-ci ne brandissent pas ce « droit »,  l’ONU dépend matériellement et militairement des pays aux intérêts parfois divergents. Perdre de vue que le service rendu à ces intérêts divergents peut être fatal pour un pays tiers comme le nôtre peut pousser à poser la fausse question de savoir si la Monuc doit partir de chez nous ou pas.</p>
<p>Qui dirige la Monuc au Congo ?  Un Britannique, allié naturel de l’empire US. Qui fait la guerre au Congo par le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi interposé ? Ce sont les mêmes. La Monuc peut partir ou rester, le Rwanda et ses alliés poursuivront leur guerre.  Que Kabila demande à la Monuc de partir ou pas, il sait qu’il jouit de l’appui des « pays voisins ». Tous servent les mêmes intérêts impérialistes.</p>
<p>Comment, dès lors, renverser les rapports de force pour que les Congolais(es) deviennent les acteurs de premier plan de l’AN 1 de leur lutte pour une véritable indépendance ? Telle est, à mon avis, l’une des questions essentielles.</p>
<p>Réapprendre à chasser la peur de nos cœurs et de nos esprits, cultiver l’esprit solidaire dans la résistance contre les forces de la mort, « se spiritualiser au sens du renoncement à tous avantages et privilèges superflus » (J. PATOCKA, <em><strong>Liberté et sacrifice. Ecrits politiques</strong></em>, 1990, p.149), tel est le champ de la régénération morale sur lequel « les petits restes », « les minorités organisées » et les autres ascètes du provisoire devraient  davantage travailler. L’ingénierie technique des institutions politico-sociales  manquant ces fondations demeure fragile. Compter sur les organisations dites internationales pendant que les rapports de force nous sont défavorables, c’est oublier qu’elles sont majoritairement entre les mains de ceux chez qui la cupidité  a triomphé aux dépens du sens de l’humain.</p>
<p>J.-P. Mbelu</p>
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		<title>Sud-Kivu : les députés nationaux se disent frustrés. Muzito, un bouc émissaire ? (suite et fin)</title>
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		<pubDate>Mon, 17 May 2010 18:29:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[deputés nationaux]]></category>
		<category><![CDATA[Muzito]]></category>
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		<description><![CDATA[La première partie de cet article a été publiée avant que le député Jean Lucien Bussa ait conclu la question orale qu’il avait adressée au Premier Ministre Muzito. Cette conclusion a créé un débat sur ce qui serait considéré comme l’enrichissement illicite de Muzito si les faits soulevés venaient à être confirmés par une justice [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La première partie de cet article a été publiée avant que le député Jean Lucien Bussa ait conclu la question orale qu’il avait adressée au Premier Ministre Muzito. Cette conclusion a créé un débat sur ce qui serait considéré comme l’enrichissement illicite de Muzito si les faits soulevés venaient à être confirmés par une justice indépendante ( ?). Pour plus d’un compatriote ayant participé à ce débat, Muzito ne serait pas un bouc émissaire. Il ferait partie d’un réseau de criminels économiques et autres maffieux ayant décidé de mettre notre pays à genoux. Ces compatriotes reconduisent un lieu commun dans la mesure où les gouvernants actuels, à quelques exceptions près, sont une émanation du « conglomérat d’aventuriers » de l’AFDL ayant utilisé le processus (dit) démocratique pour se refaire une santé politique. Hélas ! Chasser le naturel, il revient au galop, dit-on.<span id="more-1424"></span></p>
<p>En 2006, un Institut Néerlandais (Niza) publiait un texte dont le titre résumait la situation que notre pays connaissait pendant la transition (et cela jusqu’à ce jour). Ce texte était intitulé <em><strong>L’Etat contre le peuple</strong></em>. Ce texte notait ceci : « A tous les niveaux de l’appareil de l’Etat, la fonction publique est considérée comme un moyen d’acquérir fortune personnelle et privilèges. Pour les fonctionnaires de rang inférieur, qui sont sous-payés ou ne sont pas payés, la petite corruption est une  stratégie pour survivre. Mais cette excuse ne vaut pas pour les pratiques corrompues des leaders du pays, qui portent une grave responsabilité dans la situation dont le prochain gouvernement héritera. »</p>
<p>Cette étude évaluant la période de la transition indiquait que « pendant toute la transition, les leaders de la RDC ont proclamé un  attachement de pure forme aux bailleurs de fonds internationaux sur la question de la mauvaise gouvernance et la corruption. Mais dans la pratique, les principes clés de la bonne gouvernance- la participation, la responsabilité , la transparence- ont constamment été ignorés. Dès lors, l’opinion publique congolaise considère plus les mesures contre la corruption comme un instrument pour éliminer les adversaires politiques que comme un effort authentique pour servir les intérêts de la population. <em>L’impunité, au lieu de la responsabilité , semble être la règle.</em> »</p>
<p>Quatre ans après cette étude évaluant prioritairement la période transitoire, un autre document très fouillé, inspiré par les enquêtes de terrain vient confirmer le fait que notre pays est loin de voir le bout du tunnel. Dans <em><strong>Congo : l’enlisement du projet démocratique</strong></em> (si projet démocratique il y a eu ?), les chercheurs de Crisis Group reviennent entre autres sur la question de la corruption et titrent un sous point de leur étude : <em><strong>lutte anti-corruption contre justice</strong></em>. Traitant de la question de « l’assainissement  de l’appareil judiciaire » après le renvoi de 80 magistrats le 31 juillet 2009 et de la mise en retraite de 1212 autres, Crisis Group note : « Alors que les magistrats sont ciblés et <em>qu’il est devenu courant de payer des parlementaires pour faire voter des lois, susciter ou rejeter des motions contre les membres du gouvernement ou des gouvernements provinciaux, aucun des grands acteurs politiques impliqués dans des affaires de corruption n’est jamais inquiété</em>. » Et il ajoute : « La lutte contre la corruption devient aussi une arme politique. A l’automne 2009, le seul gouverneur issu du MLC, José Makila, est renversé par une motion de censure de l’assemblée provinciale suscitée par la révélation d’une affaire de corruption tandis que le gouverneur du Nord Kivu fait l’objet d’une manœuvre identique qui échoue temporairement au début de l’année 2010. Dans les deux cas, l’accusation de corruption a surtout fait figure de prétexte pour évincer ou tenter d’évincer des gouverneurs gênants. »  Quatre ans après 2006, Crisis Group fait un constat identique à celui de Niza : la lutte anti-corruption est une arme utilisée par les grands acteurs de la politique actuelle de notre pays contre leurs adversaires en marge de toute justice équitable et aux antipodes d’une éthique politique de la responsabilité , de la participation citoyenne et de la transparence dans la gestion de la chose commune. Et Muzito ferait partie de ces grands acteurs même si les grandes décisions politiques du pays sont prises par le gouvernement parallèle.</p>
<p>L’avantage qu’il y a à relire ces deux textes (que nous recommandons vivement à nos compatriotes soucieux de comprendre ce qui se passent chez nous depuis 1996) et de rester à l’écoute de certains de nos concitoyens est que cela nous aide à relire à nouveaux frais le mémo des honorables députés du Sud Kivu et à reposer certaines questions. En écrivant leur mémo, nos députés ne cachent pas le fait qu’ils font partie de la majorité présidentielle. De toutes les façons, ils disent qu’ils ne sont pas de l’opposition et qu’ils ont contribué à l’élection de Joseph Kabila à 96% dans le Sud Kivu. Or, c’est un secret de polichinelle  que de soutenir que tout au long de son règne, Joseph Kabila a participé l’enlisement du projet démocratique dans le  paiement des parlementaires « pour faire voter des lois, susciter ou rejeter des motions contre les membres du gouvernement ou des gouvernements provinciaux ».  Serait-il honnête que la franchise avec laquelle les députés du Sud-Kivu ont décidé de s’adresser à Muzito le 26 avril 2010 ne les conduisent pas à battre leur coulpe pour avoir contribué –si pas tous mais certains d’entre eux- à cet enlisement ? Avouons que le mémo des honorables députés et la première partie de cet article ont  suscité un débat houleux dans les milieux des compatriotes qui essaient de lire et de rester attentifs à notre histoire.  Une petite illustration.</p>
<p>S’en prenant à un compatriote soulignant la responsabilité des députés du Sud- Kivu dans la situation actuelle de l’est (et du pays), Mwalimu Kadari Mwene-Kabyana juge cela « malheureux, irresponsable et démagogique (…) ». Pour lui, l’exécutif est le seul coupable. Il ne semble pas établir le lien de complicité entre l’exécutif et le législatif tel que l’histoire immédiate de notre pays nous l’enseigne. Un autre compatriote, Emmanuel M.A. Nashi, après la lecture de la première partie de cet article m’écrit ce qui suit : « Merci pour ton texte que j’ai lu il y a trois jours. Je suis d’accord avec toi que non seulement les « dépités » se sont trompés de destinataire, mais aussi qu’ils doivent assumer ce qui s’est fait jusqu’à présent avec leur accord. La véritable préoccupation de ces « élus dépités aigris », on l’a bien compris, c’est que le régime redonne des postes aux Kivutiens, non parce que ceux-ci sont animés d’une quelconque volonté de changer les choses qu’ils dénoncent (à juste titre), mais pour que simplement ré-accéder à la mangeoire (…). » Dans un autre e-mail, notre ami Emmanuel ajoute : « J’aimerais surtout que tu soulignes l’idée suivante : on ne représente pas le Kivu (ou tout autre province) simplement parce qu’on est originaire de là-bas. Les personnes pour lesquelles plaident les députés parce qu’ils ont perdu leurs postes (Kamerhe, Bahati, Cishambo, etc.) ne représentent aucunement le peuple du Kivu, c’est-à-dire son opinion. S’il en était ainsi, ils auraient dû faire amende honorable pour avoir induit le peuple en erreur en l’appelant à voter pour Kabila dont ils se réalisent aujourd’hui qu’il les a trahis. Ils doivent donc assumer l’échec de la politique qu’ils fustigent aujourd’hui car depuis les élections, en tant que députés, ils ont manqué de courage chaque fois que l’intérêt supérieur de la nation était en jeu ; ils ne se sont jamais levés pour contredire la moindre décision prise par le PPRD et l’AMP. Et ce serait seulement à Muzito d’assumer tout aujourd’hui ? Et Kamerhe qui fut président de l’Assemblée nationale ! Son origine kivutienne devrait-elle suffire donc pour l’absoudre de ses manquements ? Puisque cette leçon n’est pas apprise, Kabila reprendra tous ces gens au moment des hypothétiques élections, et une fois dans les rangs, ils recommenceront les mêmes égarements ! En voilà encore d’autres qui regardent le doigt, plutôt que la lune… »</p>
<p>Ces lectures du mémo des députés du Sud-Kivu, malgré leur divergence, évoquent la question de la responsabilité politique des gouvernants actuels du pays. Devant qui répondent-ils des actes qu’ils posent au quotidien ? Faut-il attendre les élections pour sanctionner les cas de vols flagrants, de crimes de guerre, de crimes économiques, de crimes contre l’humanité et d’enrichissement illicite ? Faut-il attendre les élections de 2011 pour permuter les généraux et les autres officiers du CDNP semant la mort et la désolation à l’est de notre pays ?</p>
<p>Quelles sont les autorités indépendantes pouvant se trouver au-dessus de toutes les institutions actuelles du pays pour en être les juges? Il n’y en a pas jusqu’à ce jour. Les gouvernants actuels peuvent-ils répondre de leurs actes devant une justice politisée, prise en otage par « leur autorité morale », Joseph Kabila (et son gouvernement parallèle) ? L’expérience montre que non. Nous ne le dirons jamais assez : le système politico-maffieux instauré chez nous depuis la guerre au cours de laquelle l’AFDL a servi de cheval de Troie doit être  défait de fond en comble. Comment ? Pas en recourant au bâton de la rupture de l’aide au développement comme semble le proposer l’étude de l’ICG. Cette orientation a marqué ses limites. Les Congolais et les Congolaises doivent réfléchir &#8211; les minorités organisées le font déjà &#8211; sur l’indispensable rupture. Les élections hypothétiques de 2011 la réussiront-elles ? Nous en doutons sérieusement. Comment ceux qui refusent de répondre de leurs actes aujourd’hui et qui ont accumulé les moyens matériels de leurs actions corruptrices  accepteront- ils de se soumettre du diktat de nos populations demain ? Peut-être faudra-t-il compter sur le long terme…Mais tous les compatriotes n’ont pas encore dit dernier mot…</p>
<p>J.-P. Mbelu</p>
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		<title>Les chercheurs canadiens crachent sur les 5 millions de morts en RDC. Pourquoi ?</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 17:08:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>updcongo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse et réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Infos/Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[crimes. economiques]]></category>
		<category><![CDATA[génocide]]></category>
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		<description><![CDATA[La lecture de l’article (publié par le journal Le Potentiel le mardi 09  février 2010) intitulé Les chercheurs canadiens crachent sur les 5 millions de morts en RDC trahit, tant soit peu, une indignation fondée sur une approche déphasée de la recherche. Ayant, pour la plupart perdu la confiance en nous-mêmes et en notre capacité [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La lecture de l’article (publié par le journal <strong><span style="text-decoration: underline;">Le Potentiel</span></strong> le mardi 09  février 2010) intitulé <strong><em>Les chercheurs canadiens crachent sur les 5 millions de morts en RDC </em></strong>trahit, tant soit peu, une indignation fondée sur une approche déphasée de la recherche. Ayant, pour la plupart perdu la confiance en nous-mêmes et en notre capacité de penser un autre Congo par nous-mêmes et entre nous, nous  croyons encore en des recherches objectives de nos « maîtres à penser occidentaux ». Telle est l’une de nos plus grandes misères. Certes, il ne faut pas du tout exagérer. Qu’il y ait encore parmi « nos maîtres  d’hier » des personnes d’une éthique scientifique recommandable, il n’y a pas à en douter. Mais, la naissance des Think Tanks a coïncidé avec  l’enchaînement (explicite) de la pensée. (Lire par exemple S. GEORGE, <strong><span style="text-decoration: underline;">La pensée enchaînée. Comment les droits laïques et religieuse se sont emparées de l’Amérique</span></strong>, Paris, Fayard, 2007). Dorénavant, rares sont les recherches et les pensées neutres.  <span id="more-1314"></span>Dans un article publié sur le site de Michel Collon et  intitulé, <strong><em>Bilberberg de tous les pays, unissez-vous</em></strong>, l’auteur décrivant le <em>modus operandi</em> du capitalisme du  désastre écrit ce qui suit : « Les liens de famille, d’éducation et d’affaires – avec l’État en tant que « médiateur » – ont créé ce qui est devenu aujourd’hui un réseau international mettant en rapport les classes dirigeantes des États capitalistes les plus puissants. Voilà pourquoi ils ont un Groupe Bilderberg, c’est l’endroit où les magnats des affaires, la classe politique, les médias sélectionnés et les universitaires peuvent se rencontrer et formuler les stratégies et les tactiques nécessaires dans un monde où les communications, aujourd’hui, se font pour ainsi dire de façon instantanée. »  Et l’auteur conclut son article en posant cette question : « Qui a besoin des « Illuminati », quand nous avons tout ce déploiement ligué contre nous ? »  Tel est le secret que nous sommes plusieurs à n’avoir pas encore déchiffré : plusieurs universitaires, plusieurs médias dominants et plusieurs Etats travaillent en réseau à la promotion du Groupe Bilderberg auquel appartient plusieurs membres des conseils d’administration des multi et transnationales occidentales cotées en bourse à Toronto et ayant choisi le Canada comme « paradis juridique ». A ce point nommé, la lecture du livre publié par Alain Deneault, Delphine Abadie et William Sacher est recommandée : <strong><span style="text-decoration: underline;">Noir Canada</span></strong> a pour sous-titre <strong><span style="text-decoration: underline;">Pillage, corruption et criminalité en Afrique</span></strong>. Pour dire les choses simplement, il y a un « noir Canada » qui participe au pillage, à la corruption et à la criminalité en Afrique : tel est le problème fondamental. Le décompte de nos morts est une question collatérale.  Comment voulez-vous que « les petites mains scientifiques » probablement financées par les criminels économiques vous fassent les comptes exacts des victimes immédiats et collatéraux  des guerres que « leurs maîtres » entretiennent ?</p>
<p>Et dans la logique du capitalisme sauvage, les guerres d’agression participent de la Stratégie pour la Réduction de la Population (SRP). Le livre de Susan George intitulé <strong><span style="text-decoration: underline;">Le rapport Lugano</span></strong> (Paris, Fayard, 2000) est suffisamment clair sur cette question. Le Congo a une population  s’élevant à plus ou moins 60.000.000 d’habitants et à majorité jeune. Laissé en paix et en liberté, il développe l’éducation, la santé, l’agriculture, la petite et la grande industrie et il entraîne toute l’Afrique centrale et le reste. Toute l’Afrique unie pèse plus lourd dans la balance de la population mondiale après les pays comme la Chine. Cela fait peur à ceux dont les populations sont vieillissantes et dont le mode de vie consumériste repose sur la logique  <em>rivalitaire</em> réduisant l’autre ou à un collabo ou à un ennemi à abattre.</p>
<p>Tout cela étant, ne serait-il pas plus que temps pour que notre pays dispose des registres contenant les noms de nos millions des morts ? Il est plus facile d’accuser les autres d’avoir fait là-dessus des calculs macabres que de disposer nous-mêmes des listes de nos morts, d’élever des monuments en leur nom et d’arrêter des dates au cours d’une année civile pour  célébrer leur mémoire. Comment se fait-il que jusqu’à ce jour, une cérémonie officielle ne soit organisée pour commémorer « les martyrs des guerres dites de libération » ? Pour  dire les choses autrement, les chercheurs canadiens et tant d’autres ne se moqueraient pas facilement de nos morts si, scientifiquement, nous avions organisé leur recensement et si nous luttions comme un seul homme pour que personne ne crache sur leur mémoire.</p>
<p>Quand les chercheurs d’ailleurs crachent sur nos morts, en dehors du fait que certains d’entre eux seraient payé pour cela, ils interpellent notre sens de responsabilité collective, individuelle et étatique à l’endroit de nos compatriotes et de notre terre-mère.</p>
<p>J.-P. Mbelu</p>
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