Les experts de quinze pays membres de la Communauté économique de l’Afrique australe (SADC) entament ce jeudi, à Kinshasa, la deuxième journée des travaux du 29 Sommet de cette organisation régionale. Aucune déclaration publique n’est tombée à l’issue de la première journée qui s’est déroulée à huis clos. Toutefois, un diplomatique congolais participant aux travaux, a laissé entendre que les experts pourront se pencher ce jeudi sur les finances de la SADC. Par ailleurs, des informations glanées au protocole rapportent que le conseil des ministres de l’organisation pourrait se tenir ce samedi avant le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement. D’après le même diplomate congolais, à la séance de mercredi, le temps fort de cette a été le transfert de la présidence de débats de la République sud-africaine, jusque là présidente de la SADC, à la République Démocratique du Congo. Ainsi, les travaux se déroulent sous la houlette de Jean Léon Ngandu, coordonnateur du comité des experts congolais. Vers des programmes intégrateurs L’organisation du 29è sommet de la SADC à Kinshasa suscite des réactions des acteurs politiques congolais. C’est le cas Thekys Mulaila, sénateur et cadre du PPRD, le parti présidentiel. D’après cet acteur politique, le sommet de Kinshasa permettra à la RDC de retrouver sa place sur l’échiquier africain et à tous les pays membres de s’engager dans des projets intégrateurs de développement. Il l’a souligné mercredi au cours de l’émission Dialogue entre Congolais de Radio Okapi. Il explique : Ce qui est vrai, dans toutes les organisations, les programmes intégrateurs concourent au développement complémentaire entre les différents pays membres, et aussi, contribue à la sécurité d’une manière réciproque. Avec cette union, tous ces pays se retrouveront dans des différents programmes intégrateurs et le problème de sécurité sera un problème communautaire, et ça favorisera le développement durable, l’utilisation réelle des ressources de la région… » La bonne gouvernance De son coté, le député MLC Thomas Luhaka salue aussi la tenue de ce sommet en RDC. Mais il pense plutôt que la RDC doit privilégier la bonne gouvernance pour retrouver sa place au sein des Etats africains. Thomas Luhaka l’a également dit à Radio Okapi : « Nous pensons que c’est une très bonne chose si le Congo réapparaît sur la scène politique internationale. Mais, notre préoccupation c’est que, dans quelles conditions le Congo se représente-t-il ? Cela fait 12 ans que le Congo est membre de la SADC. On a toujours l’impression que c’est un géant malade. Il d’abord commencer par guérir le Congo si on veut espérer que la voix du Congo porte au sein de la SADC. Nous ne pouvons pas espérer gagner quelque chose tant que nous serons en position de faiblesse. Nous sommes très affaiblis. Et nous sommes affaiblis pourquoi ? Parce que la manière dont le pays est gouverné n’est pas la bonne. » © Copyright Radio Okapi 03/09/2009