3RA-Retour Reconversion Retraite en Afrique

Lancement ce samedi 03 juillet 2010 à Paris du Projet de construction de la Cité de la Renaissance dans la commune de Mont-Ngafula à Kinshasa en République Démocratique du Congo (RDC)

L’association « Retour Reconversion Retraite en Afrique », 3RA en sigle, a procédé ce samedi 03 juillet 2010 à Paris au lancement de son Projet de construction de la « Cité de la Renaissance » dans la commune de Mont-Ngafula à Kinshasa en République Démocratique du Congo. Elle a, en outre, présenté son projet annexe de construction d’un « Centre d’Accueil et de Réinsertion des Migrants » (C.A.R.M.) au sein de cette cité. C’est dans une grande et belle salle d’AGECA à Paris 11ème, prise d’assaut par la diaspora africaine et plusieurs invités, que s’est tenue de 19h00 à 24h00 la soirée évènementielle ad hoc organisée par l’association 3RA.

La modération de la soirée évènementielle a été assurée par deux journalistes de talent, à savoir Madame Odile WANUKE de Fréquence Paris Plurielle (FPP) et de Monsieur Blaise KAPAMPI, Responsable propriétaire d’Afro News Magazine. Dans une magie communicationnelle qui leur est propre, ils ont animé la soirée à la satisfaction de tous les participants. Il convient de souligner la participation de plusieurs journalistes et autres professionnels de l’information et de la communication à la réussite de cette soirée. Il s’agit notamment de : Madame Eugénie DIECKY de la Radio Africa n°1, Messieurs Sébastien Morel MATONDO et Pierre KAMA de Radio Fréquence Paris Plurielle, James LULENGO qui est Cameraman de Congo Live TV d’Yves KAMBALA, Freddy MULONGO de la Radio Réveil FM, LILO MIANGO, Président du Mouvement Ngambo na Ngambo, Joseph PULULU de la Radio Mangembo et Guy NSIMBA MUKUNA, Informaticien ayant monté le site web de l’association 3RA.

Plusieurs associations ont participé à cette soirée évènementielle. Pour ne citer que quelques unes : Wake Up And Stand Up Africa (WUASUA International) animée par Madame Elisabeth ZANDUMBA, Association Culturelle pour l’Entraide et le Développement du Congo (ACEDCO) animée par Monsieur PHOBA TULU, Centre d’études et de promotion de la culture et de la communication en Afrique (CEPROCOM) animé par Monsieur Armand MAVINGA TSAFUNENGA, association Culture Sans Frontières animée par Monsieur FOPA. Il y a lieu de noter aussi la participation des artistes musiciens congolais comme le guitariste Beniko POPOLIPO et le chanteur WINAN MIGNON. Des sportifs congolais ont pris part à la soirée comme Maître John YABUSELE de TV « En direct de Paris ». Il faudrait noter aussi la contribution du Laboratoire d’Anthropologie de la Renaissance Africaine (LARA) animé par Monsieur MAWETE MAKISOSILA.

Plusieurs partenaires déterminés à soutenir et à accompagner l’association 3RA dans ses projets ont pris part à cette soirée d’information et d’échanges. Il s’agit en particulier de partenaires suivants : Banque Internationale d’Afrique Centrale (BIAC), H.Q.E. Consulting, Société SNS et Groupe Le Conservateur.

Après le mot d’accueil et de bienvenue de la modération, la soirée a été introduite par une animation artistique du Comédien congolais  très bien connu sous la dénomination de Mister SIATULA. Son animation comique a tourné autour de la problématique de l’immigration, de retour – reconversion – retraite en Afrique et notamment au Congo et du problème de logement y relatif. De façon originale, il a souligné l’importance des projets de la Cité de la Renaissance et du Centre d’Accueil et de Réinsertion des Migrants. Toujours dans un style qui lui est propre, il a bien chauffé et réchauffé les participants pour les préparer à bien participer à la soirée dans une ambiance des plus détendues.

L’animation artistique de Mister SIATULA a permis l’entrée en la matière avec le magnifique exposé de Monsieur Etienne LOPALO MBIWULA, Président de l’association 3RA. Ce dernier a introduit sa communication par un rappel historique d’importance. En effet, Mr Etienne LOPALO  a rappelé les paroles prophétiques de Mfumu Simon KIMBANGU, Grand Prophète africain d’origine congolaise, qui en 1921 avait déjà prédit la problématique actuelle de la diaspora africaine et de son besoin de retour un jour en Afrique pour construire et reconstruire le continent. Le Président de l’association 3RA, fort de son expérience personnelle, a présenté cette dernière comme un rêve, une vision, un parcours, une équipe, la diaspora et les partenaires. En sa qualité de Fondateur de l’association, Mr LOPALO a situé le cadre juridique de 3RA qui est une association Loi 1901 créée le 19 février 2005 et déclarée le 04 mars 2005 à la Préfecture de Paris en France. Il a souligné le contexte global de la création de cette association qui fait suite à un constat d’un véritable tsunami social qui se profile à l’horizon pour les résidents non communautaires en occident en général et en particulier en France. Ainsi, 3RA se veut une approche d’anticipation face au danger latent de voir beaucoup d’africains vivre comme de scandaleux clochards lors de leur vieillesse du fait de n’avoir pas suffisamment cotisé pour leur retraite. Cette association a mené des enquêtes et a constaté que la diaspora africaine subsaharienne est arrivée tardivement vers les années 80 en Europe et en particulier en France. Dès leur arrivée, plusieurs obstacles ont handicapé leur intégration sociale et professionnelle, notamment les difficultés d’obtention  du titre de séjour donnant droit ipso facto à l’autorisation du travail. Différentes difficultés n’ont pas permis à la diaspora africaine de cotiser suffisamment pour le bénéfice de pension de retraite convenable. D’où la seule alternative valable qui reste, c’est le retour bien préparé en Afrique. Et un des besoins essentiels de ce  retour, c’est le logement. Pour le Président de 3RA, il s’agit de bien se préparer pour un retour béni avec 3RA, car demain il sera trop tard. C’est ainsi qu’il a lancé le slogan : « C’est possible d’avoir un logement », « c’est possible d’être un propriétaire », parce que l’association 3RA a déjà un terrain de 21 hectares dans la Commune de Mont-Ngafula à Kinshasa. Il a appelé la meilleure attention de la diaspora congolaise sur la nécessité et l’urgence de retour au pays, car demain ça risque d’être trop tard, car elle se retrouvera devant toutes les terres de ses ancêtres achetées par des étrangers.

Mr LOPALO a procédé, par la suite, à une véritable explication de la trilogie « Retour Reconversion Retraite ». Il l’a introduite par une référence au Sermon de 1921 de Mfumu Simon KIMBANGU qui avait annoncé que les enfants africains et notamment noirs iront en occident et maîtriseront les valeurs et antivaleurs de l’occident. Ce qui leur permettra de retourner pour être de vrais acteurs de la libération et du développement de l’Afrique. Forts donc de leur double culture (africaine et occidentale), la diaspora africaine est appelée à jouer un rôle important pour le développement du continent. Dans ce contexte, le Président de 3RA a fait référence au projet pilote de la Cité de la Renaissance à Kinshasa. A la fin, il a remercié tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à la mobilisation et à la  réussite de la soirée, notamment tous les médias et partenaires comme la BIAC. Il y a lieu de remercier aussi certains membres de l’équipe de 3RA pour leur contribution et efficacité : Mr Patrice LUMUMBA ON OKOKO (Vice-Président), Mr José BELO ‘Secrétaire Général), Mr KISITA BATUMENI (Trésorier), Mr Armand MAVINGA TSAFUNENGA (Expert), Mr Paul KIADI (Chargé de relations publiques), Mr MAWETE MAKISOSILA (Chercheur), Mr Willy LUZALA MAMBUENE (Représentant de 3RA à Kinshasa en République Démocratique du Congo), Mr Benila de SUNDA (Consultant de 3RA), Mme NGUYEN, les architectes Alioune SOW et Roland LUMUMBA, Mr Norbert PHUL (Consultant) et Mr Patrice BLANDIN (Consultant). Toute la communauté africaine présente à la soirée a remercié sincèrement les autorités congolaises et notamment le Bourgmestre de la Commune de Mont-Ngafula, Mr Olivier SAYA MANDJIA, pour le terrain mis à la disposition de 3RA. Ce dernier était très attendu et le Président de 3RA  a dû présenter des excuses pour l’absence de ce dernier, car il n’a pas pu avoir à temps son visa d’entrée en territoire français au consulat de l’Ambassade de France à Kinshasa.

L’exposé du Président de 3RA a été suivi de l’exposé de Monsieur Armand MAVINGA TSAFUNENGA, Expert de 3RA, sur le Projet de construction de la « Cité de la Renaissance » et du « Centre d’Accueil et de Réinsertion des Migrants » (C.A.R.M.). D’emblée, ce dernier a précisé qu’il s’agissait d’un projet de la diaspora congolaise, pour et par la diaspora congolaise. Il ne s’agit pas d’un projet clé en main à imposer, mais d’un projet de toute la diaspora congolaise. Abordant, le Projet de la construction de la Cité de la Renaissance, l’expert Armand MAVINGA TSAFUNENGA a souligné qu’il s’agissait d’un projet global qui propose une nouvelle vision de l’habitat approprié, intégré et écologique qui met ensemble toutes les compétences nécessaires, à savoir : les architectes, ingénieurs, paysagistes, urbanistes, artistes, sociologues, anthropologues, économistes, botanistes, écologistes, décideurs, leaders sociaux et financiers. Il s’agit bien d’un projet pilote qui devrait être adapté par la suite sur l’ensemble du territoire de la République Démocratique du Congo et dans différents pays africains en tenant compte de tous les éléments de la biodiversité. La Cité de la Renaissance devra proposer un modèle d’habitat et une qualité de vie à l’image de l’Afrique qui est le berceau de l’humanité. Il s’agira d’utiliser tous les matériaux locaux de construction dans une conception nouvelle de l’habitat sain, pour ne pas être esclaves de bétons, de tôles, de ciment gris et de certains produits chimiques. Il faudra promouvoir l’utilisation de la terre, du bois traité, du bambou, de la paille traitée et des autres matériaux locaux. Toutes les solutions d’ingénieries innovantes et écologiques et de savoirs retrouvés devront être mises à contribution.

La Cité de la Renaissance est un modèle d’une cité globale où tous les besoins fondamentaux devront trouver leur solution dans ladite Cité. Les logements et les différents services seront repartis d’une manière harmonieuse pour éviter l’image de camp de concentration, la cité devra respirer et bien faire respirer en respectant la biodiversité et en veillant à une meilleure qualité de l’air, de l’eau et de la lumière. La Cité de la Renaissance sera construite sur une superficie de 21 hectares dans la Commune de Mont-Ngafula. Le site de la cité est proche du fleuve Congo à côté de site de Lutendele. Cette cité comprendra les éléments ci-après : 200 logements, 1 Centre d’Accueil et de Réinsertion des Migrants, 1 centre de vacances et de loisirs non loin du fleuve Congo pour accueillir la diaspora et les touristes en vacances, 1 jardin botanique qui devra refléter la biodiversité du site, 1 centre médical avec un laboratoire, 1 grande maison de la culture dotée d’une salle de spectacle et des infrastructures de production artistique, 1 école maternelle et primaire et par la suite secondaire et professionnelle, 1 centre commercial, 1 boulangerie, 1 grande salle de prière, 1 centre sportif (football, basket, volley, tennis, natation, arts martiaux, etc.), 1 grande pharmacie, locaux pour l’administration, 1 espace vert pour l’agriculture, 1 service possible de suivi de la sécurité. La Cité de la Renaissance devra être le reflet de la beauté et de la diversité de la nature congolaise et proposer une nouvelle vision de relations de l’homme avec sa nature. L’expert Armand MAVINGA a terminé son exposé en répondant au slogan de « C’est possible d’être propriétaire au Congo », parce que l’association 3RA a déjà un terrain et avoir un terrain sans problème est un parcours de combattant. D’où un véritable souci en moins pour les membres de 3RA. En ce qui concerne le coût de maisons, l’orateur a souligné que le prix définitif sera connu quand des options seront levées pour la viabilisation du terrain ( plan d’urbanisation, canalisation et traitement des eaux usées, eau, électricité, routes) avec les autorités. Si ces dernières ne sont pas en mesure de donner satisfaction à temps, il faudra négocier pour que le coût de viabilisation du terrain soit ajouté au prix de la maison et récupéré sur le paiement de taxes foncières. Les acquéreurs de maisons pourront être exonérés, selon le coût de la maison, d’un certain nombre d’années d’exonération des taxes foncières. C’est encore qu’une simple proposition.

Après la brève présentation du Projet de la Cité de la Renaissance, l’expert Armand MAVINGA TSAFUNENGA a présenté le Projet de construction du Centre d’Accueil et de Réinsertion des Migrants (C.A.R.M.) au sein même de cette Cité. Ce centre est un projet pilote de l’association 3RA pour la mise en œuvre de ses activités sur le terrain en Afrique et notamment en République Démocratique du Congo. Ce projet sera mené conjointement avec les partenaires de l’Union Européenne et en particulier avec la France. Ce centre devra servir d’interface pour les activités menées par les membres de 3RA dans le cadre de co-développement avec l’Union Européenne et notamment la France. Il s’agira d’appuyer le développement communautaire sur le terrain au Congo. Le centre accompagnera sur le terrain les membres dans leurs projets de retour, reconversion et retraite au Congo ; il accordera une assistance juridique et technique à ses membres qui veulent investir au Congo. Etant donné des difficultés de soins de santé dues à l’absence de sécurité sociale, le centre pourrait garantir les soins de santé de ses membres auprès des établissements hospitaliers ayant  signé un contrat avec lui au Congo. D’autre part, il y aura un petit centre médical au sein de ce centre d’accueil.  Le centre tiendra un service d’information et de documentation sur le Congo, l’Afrique, l’Europe,  l’Amérique et l’Asie à la disposition de ses membres et du public. Il diffusera des informations sur les possibilités d’investissement au Congo et sur les réalités de vie de la diaspora en Europe et en Amérique ; il sollicitera des facilités ou des mesures incitatives auprès des autorités congolaises pour ses membres qui rentrent et/ou veulent investir au Congo.

A côté de cet appui aux activités de retour, reconversion et retraite, l’expert Armand MAVINGA TSAFUNENGA a souligné un aspect important du C.A.R.M. qui vise l’humanisation de la politique de l’immigration de l’Union Européenne et notamment de la France. La politique de l’immigration de l’Union Européenne est mal vue en Afrique. Le centre a aussi la mission d’humaniser la politique de l’Union Européenne et notamment de la France. Il s’agira de coordonner et d’accueillir en toute dignité tous les Congolais expulsés en Europe et en Amérique, car les Congolais, fils de Simon KIMBANGU, ne devront plus rentrer comme de vulgaires bandits sur le sol de leurs ancêtres à cause seulement de problèmes de titre de séjour. Il s’agira de les accueillir à l’aéroport, de leur assurer l’assistance juridique et de leur offrir un logement d’urgence de courte durée dans le dessein de faciliter leur intégration  sociale.   En   outre, ils  bénéficieront  d’un  suivi   psychologique  et  d’un encadrement jugé nécessaire pour réussir leur vie sur place. Le centre d’accueil assurera une formation professionnelle des jeunes et des expulsés, selon des besoins bien étudiés ; il s’emploiera à lutter contre l’immigration périlleuse et illégale qui conduit à la déshumanisation de l’africain notamment du sud du Sahara. Il ne faudra pas laisser les africains, enfants de Papa Simon KIMBANGU, mourir en cours de route comme dans la mer Méditerranée à la recherche d’un hypothétique paradis européen. Le centre d’accueil devra appuyer la conscientisation et la formation des jeunes pour les aider à réussir leur rêve  de  bien gagner leur vie sur place au Congo. Le Centre entreprendra des activités d’autofinancement dans les domaines de l’agriculture, de la restauration, de la formation, du logement de vacances et de loisirs, et des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Après l’exposé de Mr Armand MAVINGA, la parole a été accordée à Monsieur Stanislas LONGO, Directeur de la BIAC à Paris. L’intéressé a fait un bref historique de la BIAC qui est une des plus anciennes banques en République Démocratique du Congo ; elle y est installée depuis 1970. Et d’ajouter que la BIAC est installée à Paris il y une année. Le Directeur a d’abord fait remarquer que la diaspora congolaise est le premier pourvoyeur des devises au Congo, mais malheureusement toutes ces devises vont dans la consommation et n’interviennent vraiment pas dans l’investissement. Il a présenté les différents produits que la BIAC met à la disposition de la diaspora pour le logement et les investissements au Congo. Il a insisté sur l’une des missions de la BIAC qui consiste à encourager les entrepreneurs à innover et à anticiper des dispositifs issus des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Il a présenté les facilités qu’offre la BIAC dans le cadre de la problématique de la retraite de la diaspora au Congo. Un débat a suivi l’exposé pertinent du Directeur de BIAC/Paris. Le débat a surtout tourné autour des garanties qu’offre la BIAC dans l’hypothèse de crise financière ou de faillite de la banque. Ce débat a été notamment animé par Mr Roger MASSELA qui est un spécialiste des finances et notamment des montages financiers de projets. Mr LONGO a donné des indications claires sur la nature et la qualité de projets que peut financer la BIAC.

Une projection d’un petit film de 15 minutes sur le site du projet de la Cité de la Renaissance a suivi l’exposé de Mr Stanislas LONGO de la BIAC. Les participants ont d’abord pu lire des extraits du Sermon de 1921 de Simon KIMBANGU avant d’apprécier la beauté du site et son emplacement très symbolique non loin du fleuve Congo. Il y a d’abord une brève présentation du problème de la retraite de la diaspora africaine suivie des orientations sur le parcours à suivre pour arriver au site où sera construite la Cité à partir de l’aéroport de N’djili. Le film montre les deux possibilités existantes pour accéder au site  via le boulevard du 30 juin à la Gombe ou via l’avenue By Pass à Mont-Ngafula. Ce site est juste à côté du site mythique de Lutendele qui est lié au nom de Simon KIMBANGU.

La projection du film sur le site de la Cité a été suivie de la présentation de Monsieur Norbert PHUL, Directeur d’H.Q.E. Consulting, qui a esquissé les activités de son cabinet de consulting qui réunit plus de trente cinq experts pour créer des habitats où le bien-être est présent au quotidien. S’appuyant sur des diaporamas, il a énuméré les principaux domaines d’intervention de son cabinet et développé le concept de LEA qui concerne la lumière, l’eau et l’air pour une meilleure qualité de vie. Il a souligné que les experts d’H.Q.E. Consulting interviennent dans les domaines les plus divers comme l’eau de consommation, la qualité de l’air intérieur, le confort d’éclairage et les économies d’énergies.

L’exposé de Mr Norbert PHUL  a été suivi par l’exposé de Monsieur Patrice BLANDIN de la société SNS. Ce dernier a présenté un exposé précis et technique sur les nouvelles techniques de construction des maisons écologiques et notamment en bois en Afrique. Il a développé les techniques alternatives qui permettent d’utiliser des matériaux locaux de construction comme la terre crue, le bambou, le bois et tant d’autres pour sortir de l’esclavage des bétons, du ciment gris, des produits chimiques, et des tôles. Il s’est appuyé sur la projection des diaporamas présentant les différents types de maisons en bois. La projection des diaporamas a été suivie d’un petit film sur les techniques de construction des maisons en bois (bois secondaire utilisé pour le coffrage).

Après l’exposé de Mr Patrice BLANDIN, Monsieur Stéphane LAMARQUE  a présenté le produit  du Groupe « Le CONSERVATEUR » créé depuis 1844 en France. Il s’agit de la tontine qui renvoie au « Likelemba » en République Démocratique du Congo. Il a indiqué le taux d’intérêt de 6% appliqué par ce groupe pour des placements d’argent. Il a signalé que celui qui placera son argent aura le double au bout de vingt ans pour s’en servir lors de sa retraite.

Un grand débat a suivi les différents exposés et a mis en lumière le caractère original du projet initié par 3RA. Les membres de 3RA ont été félicités pour avoir pu réunir un tel monde aussi varié d’hommes et de femmes un samedi au moment où se joue la coupe du monde de football. Les participants ont soulevé leurs différentes préoccupations. Les différentes techniques de mobilisation des jeunes en France par 3RA ont été appréciées et étayées. L’importance de la signature d’une convention entre la République Démocratique du Congo et l’Union Européenne pour la retraite de Congolais voulant retourner au Congo a été soulignée. En ce qui concerne la construction des maisons en bois, l’importance d’une approche créatrice d’emplois sur place au Congo a été mise en exergue par l’association 3RA et les participants.

A la fin du débat, Mr Jules MAMPOKO, un responsable de la BIAC/Paris, a souligné l’importance de projets de 3RA et la volonté de la BIAC de s’impliquer dans la mise en œuvre des différents projets. Le Président de l’association 3RA, Mr Etienne LOPALO, a insisté à la fin sur la nécessité pour la diaspora de se préparer maintenant au processus de retour au  pays  avant  qu’il  ne  soit  trop  tard.  Dans  le cadre du suivi de la manifestation de ce samedi 03 juillet 2010, il a aussi rappelé aux participants l’organisation d’une grande manifestation le vendredi 23 juillet 2010. En effet, pour mieux sensibiliser la population africaine et notamment congolaise à la problématique de la retraite qui appelle un retour en Afrique ainsi qu’aux différents projets de l’association 3RA, une soirée dansante, agrémentée par l’orchestre Makutanu et les grands noms de la Rumba Congolaise, est organisée le 23 juillet 2010 de 22h00 jusqu’à l’aube à l’espace Noisy-le-Sec  au 12-14, rue de la Pointe à Noisy-Le-Sec.  Il a été recommandé à tous les participants de suivre les activités de l’association 3RA sur son site (http://www.3ra.fr). Un cocktail a été servi aux participants à la fin.

Fait à Paris, le 04 juillet 2010

Armand MAVINGA TSAFUNENGA

Expert de l’association 3RA