Toute personne avec un esprit conscient ne me dira pas qu’il a été surpris par la décision prise par le ministre Congolais de l’ESU (Enseignement Supérieur et Universitaire) le docteur Professeur Mashako Mamba de fermer 47 soit disant institution s « enseignement supérieur et universitaire» à Kinshasa.  Conditions dégradantes Cependant, je remarque avec chagrin qu’il a fallu que 12 ans s’écoulent depuis leur accession au pouvoir pour que le gouvernement Kabiliste puisse réaliser  les conditions si dégradantes dans lesquelles l’enseignement Congolais fonctionne. Quelqu’un  a dit « qu’une nation qui cesse de lire, c’est une nation qui est condamnée à sa chute » ! Quant au peuple Congolais, notre chute n’a pas commencé le 18 décembre 2009 avec la promulgation de la mesure du ministre  de L’ESU, mais elle a commencé il y a des années au moment où la classe dirigeante  congolaise avait perdu sa volonté politique  d’avoir une nation prospère pour tous,  pour embrasser  la politique du népotisme et  celle du clientélisme. Universités Au moment où les enfants des dirigeants Congolais sont entrain de se frotter les épaules avec les enfants des grands de ce monde dans des auditoires de grandes et prestigieuses universités Européennes, Américaines et Sud Africaines, l’enfant du Congolais pauvre quant à lui, continue à acquérir sa « connaissance » dans des bâtiments qui devront abriter des quincailleries dans des conditions macabre ! Faudrait – il que je souligne que les juristes et les médecins Congolais (pour ne citer que ceux là) qui ont eu la chance de fréquenter les universités « prestigieuses » Congolaises telles que : L’UNIKIN (Université de Kinshasa) et L’UNILU (Université de Lubumbashi) ont étaient « formés » ou devrais – je dire continue à être « formés » au sein des bâtiments qui   furent des restaurants estudiantins et salles de promo surpeuplées  avec 2000 à 2500 étudiants par classe !  Durant  toutes ses années écoulées  le gouvernement Kabiliste,  n’avait- il  jamais réalisé ce danger qui menace la nation Congolaise ? Pourquoi fermer  certaines institutions et épargner ces soit disant universités « prestigieuses » Congolaises  au moment où il n’y a rien de bon ? Est- ce M’sieur le ministre n’a – t- il pas toujours  réalisé les conditions si choquantes dans lesquelles les futures cadres Congolais sont entrain d’acquérir leur « connaissance » ?  N’a – t – il pas réalisé que tout est en débris et doit être refait ? Il n’a pas toujours réalisé qu’il est temps de se mettre au travail pour commencer la reconstruction comme promis au peuple Congolais dans les cinq chantiers de son gouvernement ? Conscience Toute personne consciente et normale dans toute société normale, saisie n’importe quelle opportunité  que sa nation lui donne pour  laisser un patrimoine à son peuple, elle est en mesure d’apercevoir le danger à venir et se décider d’agir avec des actions concrètes dans l’immédiat ; mais pourquoi les hauts cadres de la nation Congolaise attendent toujours la détérioration extrême des choses avant de sursauter à des décisions biaisées ? Pour ma part, lors de mon passage à l’Institut Supérieur de Commerce de Kinshasa – Gombe comme étudiant, j’avais eu l’honneur d’être élu président des CPP  (Comités du Pouvoir Populaire), conscient que j’étais vis – à – vis du problème de surpeuplement  et manque d’auditoires au sein de mon campus, j’avais ensemble avec mon équipe décidé de faire construire un auditoire d’une capacité de 500 places, ceci  avec le subside insignifiant que nous recevions du gouvernement central, mais pourquoi M’sieur  le professeur M.  Mamba devrait attendre jusqu’à ce que les têtes  Congolaise arrivent  jusqu’à être enseignées dans des bâtiments en lambeaux  pour sauter à la « solution » tout en voulant se faire passer pour un héro qui a le souci de l’enseignement Congolais ? Un passe temps Selon mon point de vue, la décision du M’sieur le ministre me semble être un passe temps qu’il faudra très bien contrôler pour mieux savoir son aboutissement, car selon l’expérience à ma disposition, le gouvernement Congolais a déjà pris ce genre des décisions dans le passé et ne les a jamais respectées. Mon exemple concret je le tire d’un reportage de l’émission « complément d’enquête » sur la chaine de télévision francophone TV5. En effet, en 2005 une équipe des reporteurs de cette émission avait menée une enquête sur l’état de l’aviation civile Congolaise et avait fini  par conclure avec des preuves à l’appui que le peuple Congolais était transporté jours et nuit s par des « cercueils volants » et « des avions poubelles ». Cette conclusion avait forcé le gouvernement Congolais par le biais du ministre de transport et communication de l’époque  M’sieur Heva Muakasa  à produire une liste noire de 33 compagnies d’aviation civile dont leurs licences ont étaient révoquées et par conséquent bannies de survoler sur l’espace aérien Congolais.   Mais à la grande surprise de ces reporteurs de TV5 qui se trouvaient  sur le tarmac de l’aéroport international de la N’djili au lendemain de la prise de la décision par le ministre de transport et communication, l’un des appareils « poubelles » qui se trouvaient  sur la liste noire, le Boeing 727 de la compagnie TRANS AIR GARGO   avait pris son décollage au vu et au su de tout le monde ! Faudrait – il dire que cette compagnie avait tout simplement défié la décision du gouvernement Congolais ou bien son dossier avait  été traité séparément à l’amiable pendant la nuit dans la résidence de « son excellence » comme il en est des normes avec des politiciens Congolais ? Problèmes réels Voici pourquoi nous ne devrons pas être surpris si certaines de ces institutions fermées  qui savent mieux jouer leurs cartes avec « son excellence » M’sieur le ministre ré-ouvrent  leurs portes dans un proche avenir dans les mêmes conditions dont elles étaient fermées. « Son excellence » M’sieur le ministre doit cesser de distraire le peuple Congolais et aborder les problèmes réels qui font face à l’enseignement supérieur et universitaire Congolais tels que  l’aménagement total de nos universités et  instituts supérieurs  y compris : –          L’élaboration de nouvelles bibliothèques ; –          Des ateliers mécaniques et électroniques ; –          Des laboratoires ; –          Des bâtiments décents ; –          La bonne rémunération du corps académique et administratif… pour ne citer que peux  des problèmes parmi tant d’autres  plutôt que de se livrer à des petites publicités politiques. Guillaume Cisuaka Guillaume Cisuaka est un activiste Congolais de la conscience. Il écrit dans sa propre capacité et peut être contacté sur e-mail : cisuaka@yahoo.fr