CAMPAGNE POPULAIRE POUR LA LIBERATION ET LA PURIFICATION DU KONGO DE KIMBANGU DIANTUNGUNUA, TELLE QU’ EXIGER PAR LA VOLONTE SUPREME DU GRAND ESPRIT KONGO, LE TRES HAUT ET LE TOUT PUISSANT  NZAMBI YA MPUNGU /NZAKOMBA KUMU/ MVIDI MUKULU/ MUNGU , LE SAINT QUI REGNE AU-DESSUS DES SAINTS, LE GRAND ROI DU KONGO ET DES BANTU KONGO DEPUIS NOS ANCETRES ET POUR L’ETERNITE. NKEMBO NA NZAMBI YA MPUNGU ! 

CAMPAGNE POPULAIRE POUR LA DEMOCRATIE EN RDC (CPD-RDC)

RDC: TOUTE LA POPULATION MOBILISEE CONTRE LA DÉRIVE TERRORISTE ET TOUTE TENTATIVE D’UN COUP DE FORCE DU RÉGIME  ILLÉGITIME  DE « JOSEPH KABILA »

Les organisations de la Société Civile Congolaise de toutes les provinces disent non à la révision et au changement de constitution en RDC avant les élections de 2016

650 (six cents cinquante) organisations de toute la République Démocratique du Congo, signataires et adhérents, se font le devoir de vous transmettre le résumé de leurs recommandations, en rapport avec le projet du gouvernement de réviser la Constitution.
En effet, ces recommandations ont sanctionné leur rencontre du mercredi 03 septembre 2014. Celle-ci avait eu lieu dans la salle de conférence du Centre d’études pour l’action sociale (CEPAS), de Kinshasa, et elle faisait suite au débat amorcé par les partis politiques membres de la Majorité Présidentielle, sur la révision de la Constitution de la RDC.
Pour ces ONG, l’expérience de la révision expresse de la Constitution intervenue en 2011 a laissé des séquelles que le peuple congolais gère jusqu’à présent. Aussi, émettent-elles leurs réserves quant à sa réédition. Elles s’inscrivent plutôt dans la logique du renforcement, mieux de la consolidation, en RDC, de la démocratie et d’un Etat de droit, gage de la paix et du développement économique et social. Ladite révision de 2011 avait supprimé (i) l’élection du Président de la République en deux tours (Article 71) et (ii) les Parquets du pouvoir judiciaire en RDC (article 149). Contre toute attente, elle avait donné au Président de la République des pouvoirs additionnels, notamment de dissoudre une Assemblée provinciale et de relever un Gouverneur de Province de ses fonctions. (Articles 197 et 198).
Les ONG vous invitent à répercuter, à l’Assemblée Nationale et au Senat, le bien-fondé de déconsidérer et décourager toute nouvelle initiative de révision ou de changement de la Constitution. Elles se sont mobilisées et continueront à le faire dans toutes les provinces de la République contre ce nouveau projet.
Avec toutes les considérations citoyennes.
Les signataires sont sur la liste ci-dessous.

NOTE DE TRANSMISSION DU VENDREDI 12 SEPTEMBRE 2014

ATELIER DE LA SOCIETE CIVILE
EN RAPPORT AVEC LE DEBAT SUR LA REVISION DE LA CONSTITUTION.
RECOMMENDATIONS A LA SESSION PARLEMENTATIRE DE SEPTEMBRE 2014.
KINSHASA, CEPAS, 03 SEPTEMBRE 2014

I.RESOLUTIONS EN RAPPORT AVEC DES ARGUMENTS EN FAVEUR DE LA REVISION DE LA CONSTITUTION
I.1.Les ONG ont relevé que le débat sur la révision de la Constitution ne devrait pas être réservé aux seuls parlementaires mais requiert l’implication de l’ensemble de la population congolaise.
I.2. Elles ont noté qu’au-delà des arguments avancés en faveur de la révision constitutionnelle, les motivations profondes de celle-ci sont à chercher dans l’instinct de survie des animateurs des institutions publiques ; sacrifiant ainsi les valeurs démocratiques et de l’Etat de droit auxquelles le peuple congolais est fermement attaché et pour lesquelles il a consenti énormément de sacrifices.
I.3. Les ONG ont décidé de :
a)attirer l’attention des organisations de base sur les risques de « dérive autoritaire » et d’atteinte aux Droits de l’Homme qui pèsent sur la nation ;
b)mobiliser la population contre toute tentative de révision de la Constitution de nature à remettre en cause les acquis obtenus sur la voie de la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit, gage du développement économique et social.

II.EN RAPPORT AVEC L’OPPORTUNITE D’UN REFERENDUM POPULAIRE.
II.1.Les ONG se sont approprié la position de la doctrine constitutionnelle congolaise dominante selon laquelle :
« Le référendum pose […] des difficultés quant à la capacité du peuple à se prononcer en connaissance de cause, notamment au vu des éléments qui lui sont fournis à cette fin. D’abord, fort souvent, la manière dont la question est élaborée, en matière de référendum, est entourée d’une certaine ambiguïté. Elle ne permet pas à ceux appelés à se prononcer de saisir les vrais enjeux.
Tout se réduit, en définitive, à une sorte de plébiscite : on s’accorde plus sur la personnalité qui pose la question que sur la question elle-même. […] Si la participation du citoyen au suffrage est sans conteste, le doute plane sur le caractère démocratique, car, dès lors que se profilent plusieurs non-dits à travers des questions apparemment anodines, le plus grand perdant reste le peuple ». E. BOSHAB, Entre la révision de la Constitution et l’inanition de la nation, Bruxelles, Larcier, 2013, pp. 320-321.

II.2.Au regard des enjeux entourant la révision de la Constitution et des difficultés de garantir la transparence des opérations référendaires, les ONG ont décidé :
c.d’entreprendre des actions susceptibles de préserver la paix et contrer toute initiative de révision de la Constitution portant atteinte aux valeurs démocratiques ;
d.de prendre des dispositions nécessaires à une surveillance renforcée du processus électoral de manière à prévenir tous les cas de fraude.

Les organisations signataires

A. PROVINCE / VILLE DE KINSHASA
1. Action Contre l’Impunité pour les Droits Humains (ACIDH)
2. Agir Ensemble (AGIRENS)
3. Agir pour des Elections Transparentes et Apaisées (AETA)
4. Amis de Nelson Mandela pour les Droits Humains (ANMDH)
5. Anges du Ciel (AC)
6. Association Africaine de défense des Droits de l’Homme (ASADHO)
7. Association congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ)
8. Association des Journalistes pour les Droits Humains (AJPDH)
9. Campagne pour les Droits de l’Homme au Congo (CDHC)
10. Cause Commune (CC)
11. Coalition des femmes pour la paix et le développement, (CFPD)
12. Collectif des Organisations des Jeunes Solidaires du Congo-Kinshasa, (COJESKI)
13. Comité des journalistes congolais contre la peine de mort (CJCCPM)
14. Comité des Observateurs des Droits de l’Homme, (CODHO)
15. Conseil de l’Apostolat des Laïcs Catholiques du Congo (CALCC)
16. Fondation Bill Clinton pour la défense des droits de l’Homme (FBC)
17. Forum de la Femme Ménagère (FORFEM)
18. Groupe Amos
19. Human Rescue DRC
20. Journaliste pour la promotion & la défense des droits de l’homme (JPDH)
21. Journalistes en Danger (JED)
22. Ligue des Electeurs (LE)
23. Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC)
24. Observatoire Congolais pour les Droits Humains (OCDH)
25. Œuvre Social pour le Développement (OSD)
26. Réseau des journalistes pour la justice transitionnelle (RJJT)
27. Réseau Genre et Droits de la Femme (GEDROFE)
28. Solidarité avec les Victimes et pour la Paix (SOVIP)
29. Synergie Congo Culture et Développement Humain (SCCDH)
30. Toges Noirs (TN)
31. Voix des Sans Voix (VSV)
B. PROVINCE DU KATANGA
32. Action pour la Promotion d’Initiatives et Développement de la famille (APIDEF)
33. AGAPE
34. Association Africaine de défense des droits de l’homme, (ASADHO/Katanga)
35. Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ/Katanga)
36. Association d’Encadrement des hommes et femmes, jeunes paysans et pygmées pour le Développement Communautaire (AEPYDEC)
37. Association des Agriculteurs et Eleveurs Tout est Grace (AAETG)
38. Association des Faiseurs de Paix (AFP)
39. Association des femmes Encadrant les femmes, les enfants vulnérables et orphelins du SIDA ( AFEVOS)
40. Association des Femmes pour le Développement (AFD)
41. Association des Mouvements Associatifs pour le Développement (AMADE)
42. Association pour l’Animation et l’Education au Développement (AED)
43. Association pour le Développement Communautaire (ADEC)
44. Association pour le Développement Intégral de la femme (ADIF)
45. Association pour le Développement de Lwembe (ADEL)
46. Cadre de concertation zonal Mungazi
47. Centre de Développement des Villages (CEDEVI)
48. Centre d’Encadrement et d’Apprentissage Agricole (CENAGRI)
49. Centre des Droits de l’Homme et du Droit Humanitaire (CDH)
50. Centre pour le développement de la femme, (CDF)
51. Comité de Suivi pour la Contribution des Communautés et Eglises à la Transformation Humaine, (COSCCET)
52. Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP Kalemie)
53. Cri de Secours aux Enfants Marginalisés (CRISEM)
54. Docta Human Ritgh
55. Forces vives de Fungurume (FF)
56. Forum pour le Développement de la Femme (FDF)
57. Groupe d’Actions Non-violence Evangélique (GANVE)
58. Human Dignity in the World (HDW)
59. Humanisme de Droits Humains (HDH)
60. Jaribu Solidarité Promotion Production (JASPP)
61. LINAPEDHO
62. Mouvement pour les Droits de l’homme et Réconciliation (MDR)
63. Nouvelle Dynamique Syndicale (NDS)
64. Plateforme des Organisations des Droits de l’Homme de Likasi (PADHOLIK)
65. Protection des Ecorégions de Miombo – Congo (PREMI-CONGO)
66. RECONFORT
67. SHALAMO
68. SISTER TO SISTER
69. Société civile du Tanganyika (SOCITANG)
70. Synergie pour le développement Intégré de Kalemie (SDI/Kalemie)
71. UMOJA
C. PROVINCE DU KASAÏ-ORIENTAL
72. 33ème CERES SAADECO
73. Action pour le Développement Intégré (ADI)
74. Action Chrétienne pour la Défense des Droits Humains (ACREDH)
75. Action Contre l’Impunité pour les Droits Humains (ACIDH) / Kasaï Oriental
76. Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture au Congo (ACAT)
77. Action Intégré pour le Développement de NGADAJIKA (AIDN)
78. Action pour la Protection et la Défense des Droits des Enfants et des Femmes, (APDDEF)
79. Action pour le Développement Communautaire de Lusambo (ADCL)
80. Action pour le Développement Durable et Intégré de Mwene-Ditu, (ADDIM)
81. Action pour le Développement Durable et l’Auto-Promotion Paysanne (ADEDAP)
82. Action pour le Développement et l’Encadrement de la Masse Rurale (ADEMAR)
83. Action pour le Développement intégré Durable (ADID)
84. Action pour le Développement par le Crédit (ADC)
85. Action Rurale Contre la Faim, (ARCF)
86. Action Tudimukila (ATUD)
87. Actions Paysannes Contre la Faim (APCF)
88. Alphabétisation et Formation des Adultes (ALFA)
89. Amicale des Anciens du Séminaire pour le Développement (AMAS)
90. Amicale des Anciens du Séminaire pour le Développement (AMAS-D)
91. Association Congolaise des Ingénieurs Civiles (ACIC)
92. Association de Formation à l’Alphabétisation (ALFA)
93. Association des Personnes Handicapées du Kasaï Oriental (ASSOPHAKOR)
94. Association des Volontaires pour le Développement Intégré du Kasaï (AVODIK)
95. Association Régionale de Développement Rural Intégré (ARDERI)
96. Avocats des Droits de l’Homme (ADH)
97. Bureau de Développement Communautaire (BDC)
98. Bureau Diocésain de Développement (BDD)
99. Bureau et Conseil en Gestion pour le Développement (BUCOGET)
100. Centre Betu Bana
101. Centre d’Appui et de Réhabilitation des Infrastructures pour le Développement (CARID)
102. Centre d’Encadrement et de Formation des Femmes pour le Développement (CEFFD)
103. Centre d’Encadrement pour le Développement Intégral (CEDI)
104. Centre d’Etude et de Formation Populaire pour les Droits de l’Homme (CEFOP/DH)
105. Centre des Techniques et d’Actions Féminin (CETAF)
106. Centre Féminin d’Information et de Développement (CEFIDE)
107. Collectif des ONGs des Droits de l’Homme pour les Elections (CODHELEC)
108. Collectif Pour le Développement Economique Social et Culturel Intégré (CODESCI)
109. Comité Local de Promotion de l’Enfant, (CLPE)
110. Commission Diocésaine Justice & Paix Catholique (CDJ & P Catholique)
111. Communicateurs pour la Promotion, la Protection et la Défense des Droits de l’Homme, (COPPRODDHO)
112. Compagnons des amis pour le Développement Communautaire (COADECO)
113. Compassion Divine Plus (CD+)
114. Confédération pour le Développement Intégral de la Femme (CODIF)
115. Conseil des Agriculteurs, des Pécheurs et des Eleveurs (CAPE)
116. Conseil Régional des ONG de Développement (CRONGD)
117. COODEC-DH
118. Coordination des Organisations de Refoulés et Vulnérables du Site Cibombo, (CORSC)
119. Département Femme et Famille (DFF)
120. Diaconie et Développement Communautaire Intégral (DIDECOM)
121. Ditekemena Espérance (DIES)
122. Domaine de Domestication et de l’Agriculture Intégré pour le Développement (DDAIDEV)
123. Dynamique pour l’Education et la Protection de l’Environnement (DEPEKO)
124. Education et Promotion de la Femme et de l’enfant (EPROFEN)
125. Eglise Vrai Apostolique du Christ au Congo (EVACC)
126. Entente pour le Développement Intégré de Ngandajika (EDIGA)
127. Environnement-infrastructure-Santé (EIS)
128. Fédération des Organisations de lutte contre le SIDA (FOSI)
129. Fondation Chrétienne pour l’Assistance Humanitaire (FCAH)
130. Fondation Manzonzo pour la Protection et la promotion de l’Enfant (FOMAPE)
131. Fondation pour le Développement Communautaire (FODEC)
132. Foyer de Développement Agricole et Rural Intégré (FODAGRI)
133. Grenier du Grand-mère (GGM)
134. Groupe d’Appui aux Exploitants des Ressources Naturelles (GAERN)
135. Groupe Lotus / Kasaï Oriental
136. Initiative pour le Développement Communautaire Intégré (IDECOMI)
137. Initiatives des Femmes pour la participation (IFEM)
138. La congolaise des Mines et d’environnement (LACOME)
139. La Kasaïenne de l’Industrie (LKI)
140. Ligue Congolaise contre la Corruption et la Fraude(LICOF)
141. Midimu ya Ba Mamu (MIBAM)
142. Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC / Kasaï Oriental)
143. Œuvre Communautaires pour l’Encadrement de Masse Déshéritée (OCEMAD)
144. Organisation Congolaise de Défense des Droits Humains (OCDH)
145. Organisation pour le Développement Rural du Lac Munkamba (ODERLAM)
146. Organisations des Activistes pour la Défenses des Droits Humains (OADDH)
147. Programme d’Appui au Développement Intégré et Durable (PADID)
148. Programme d’Appui aux Femmes et Filles en Situation Difficile (PAFSID)
149. Programme d’Intégration des Jeunes au Développement (PIJED)
150. Programme Intégré de Développement Durable (PIDED)
151. Projet Agro-Elevage pour le Développement du Kasaï (PAGREDEK)
152. Projet de Développement Agricole et d’Appui aux Initiatives à la Base (PRODAIB)
153. Projet de Développement Est Kasaï (PRODEK)
154. Projet DITUNGA Ngadajika (PRODI)
155. Projet Libre de Développement Intégré (PROLIDI)
156. Projet Traction Bovine (BTB)
157. Réseau Femme et Développement (REFED)
158. Réseau Provincial des ONGs des Droits de l’Homme du Kasaï Oriental (REPRODHOC/Kasaï Oriental)
159. Réveil du Paysan (RDP)
160. Solidarité pour le Développement du Congo (SODEC)
161. Solidarité pour le Développement Rural (SDR)
162. Solidarité pour les Refoulés au Kasaï (SRK)
163. Syndicat d’Initiative pour le Développement Rural de Kamiji et Miabi (SIDERKAM)
164. Syndicat Inter villageois pour le Développement de Kabinda (SIDKA)
165. Synergie de lutte contre les Violences Sexuelles (SLCVS)
166. Union Congolaise des Exploitants du Diamant Artisanal du Kasaï Oriental (UCDAK)
167. Union Congolaise des Femmes des Médias (UCOFEM/Kasaï Oriental)
168. Union des Consommateurs du Kasaï Oriental (UNION)
169. Union des Femmes Congolaises des Médias (UFEMCO)
170. Union des Femmes pour la Dignité Humaine (UFDH)
171. Union des refoulés du Shaba (URS)
172. Union pour le Développement Fraternel (UDF)
173. Vivre avec Handicap au Congo (VIHANDICO)
D. PROVINCE DU KASAÏ-OCCIDENTAL
174. Action communautaire pour le développement (ACODE)
175. Action Dikolelayi
176. Action d’initiative pour le développement communautaire (AIDC)
177. Action Féminine pour la Paix et le Développement Communautaire, (AFPDC)
178. Action pour la Défense des Droits de l’Homme (ADDH)
179. Action Sociale pour la Promotion et l’Encadrement de Défavorisés (ASPED)
180. Action Tudibambe
181. Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ), Kasaï-Occidental
182. Association de Femme pour le Développement Rural (AFEDER)
183. Association de Lutte contre la pauvreté à Dekese (ALPADEK)
184. Association de Maman Paysannes de Dekese (AMAP)
185. Association de promotion et d’appui aux initiatives locales de développement (APAILD)
186. Association des Bamamu Bantu Biabo (ABABA)
187. Association des chauffeurs du Congo/Kananga
188. Association pour la Promotion Rural/ZADI (APROR)
189. Association pour le Développement Intégral de Kazumba (ADIKA)
190. Balunda Tuibake Ditunga (BATUDI)
191. Bureau Diocésain pour le Développement de Luebo (BDD)
192. Bureau Régional pour la Réinsertion des Enfant (BRISE)
193. CEDAFKA
194. Centre de Kabengedi pour la Promotion Sociale (CKPS)
195. Centre Bamamu Tabulukayi
196. Centre d’Etude et de Recherche pour le Développement Social (CERDES)
197. Centre d’études et d’entraide pour la promotion sanitaire et le développement intégral (CEPRODI)
198. Centre de Vulgarisation et d’Animation pour la promotion Intégrale (CEVAPI)
199. CENTRE NKATA
200. Centre Œcuménique Pour le Développement du Monde Rural (COPROMOR)
201. Centre pour la Promotion Sanitaire, Civique et Agropastorale, (CEPROSCAP)
202. Comité de Développement Intégral de Bushimaie (CODIB)
203. Conseil des Organisations Agro-pastorales et Professionnelles et de l’Eveille de Conscience (COAPEC)
204. Développement intégral de Dimbelenge (DIDI)
205. Economie de Communion des Biens (ECOCOB)
206. Groupe Kele katua
207. GROUPE NKUMA
208. Kunde ya Bangi (KB)
209. Ligue des Personnes Vivants avec Handicapes (LIPVHA)
210. MA-DODJI
211. Organisation Non Gouvernementale de développement Rural Intégré (ONGDRI)
212. Organisation pour la Défense des Droits Des Communautés Locales et Peuples Autochtones/Nationale, (ODECOLA/N)
213. Promotion de Bena Leka
214. Promotion de la Femme (PROFA)
215. PROSAP NGIMBI
216. Réseau pour la Protection des Droits des Femmes et des Enfants, (REFEDEF)
217. SAMUAGRI
218. TALANGA NE MESU
219. Union Paysanne pour le Développement (UPD)
220. Union pour le Développement de la Communauté Organisée de Moyo (UDECOM)
221. Women’s MUAKAJI
E. PROVINCE DU NORD-KIVU
222. Action Contre la Torture, (ACAT)
223. Action Mixte pour le Développement, (AMIDE)
224. Action Sociale pour la Paix et le Développement, (ASPD)
225. Africa Justice Peace and Development, (A.J.P.P )
226. Association Coopérative des Pêcheurs et Vendeurs de Sambaza, (ACOPEVESA)
227. Association des Jeunes Sans Frontière, (AJS)
228. Association des Mamans Unies pour le Développement, (AMUD)
229. Association pour le Développement des Initiatives Paysannes ‘’ Ong de promotion de la justice et le développement’’, (ASSODIP)
230. Centre d’Initiatives Pour le Développement Intégral au Nord-Kivu, (CIDI)
231. Encadrement Socio-Educatif pour Enfants Indigents, (E.S.E.I)
232. Centre de Recherche sur l’Environnement, la Démocratie et les Droits de l’Homme, (CREDDHO)
233. Centre pour la Paix et les Droits de l’Homme, (C.P.D.H)
234. Collectif des Associations Féminines pour le Développement, (CAFED)
235. Collectif des Organisations des Jeunes Solidaires du Congo-Kinshasa, (COJESKI/NK)
236. Fondation Point de vue des Jeunes Africains pour le Développement, (FPJAD)
237. Groupe d’Action pour le Défense des Droits Humain/Butembo, (GADHOP)
238. Organisation Pour la Paix et la Renonciation, (OPR)
239. Programme d’Intégration et de Développement du peuple pygmée au Nord-Kivu- Shirika la Bambuti , (PIDP)/NK
240. Programme pour le Bien Etre des Congolais, (PBC)
241. Promotion et Appui aux Initiatives Féminines, (PAIF)
242. Réseau des Associations pour la Défense des Droits des Enfants, (ROADE)
243. Réseau Provincial des ONGDH au Nord-Kivu, (REPRODHOC/NK )
244. Solidarité des Jeunes pour l’Abolition de la Torture, (SOJATO)
245. Solidarité pour la Promotion Sociale et la Paix, (SOPROP)
246. Synergie des Femmes contre les Violences sexuelles, (SFVS)
247. Synergie des ONGs de Défense des Droits de l’Homme et la Réconciliation en Territoire de Rutshuru, (SODDHOR )
248. Synergie pour l’Assistance judiciaire, (S A.J)
249. Union d’Actions pour les Initiatives de Développement, (UAID)
250. Union des Comités pour le Développement, (UCODE)
251. Vision Globale Commune pour le Développement, (VGCD)/Rutshuru
F. PROVINCE DU SUD-KIVU
252. Action des Chrétiens Activistes des Droits de l’Homme, (ACADHOSHA) Shabunda
253. Action des Chrétiens Activistes pour l’abolition de la Torture, (ACAT/ Sud Kivu)
254. Action pour l’Education aux Droits, (AED)
255. Action pour la Paix, l’Education et le Développement, (APED)
256. Action pour la Promotion et la Défense des droits des personnes défavorisées, (APRODEPED
257. Arche d’Alliance, (ARAL)
258. Association d’appui juridique aux victimes de violence, (AJV)
259. Association des Femmes Juristes du Congo, (AFEJUCO)
260. Bureau pour le Volontariat aux Services de l’Enfance et de la Santé, (BVES)
261. Centre Africain pour la paix, la Démocratie et les Droits de l’homme, (ACPD)
262. Centre d’Etude, de Documentation et d’Animation Civique, (CEDAC)
263. Centre National d’Appui au Développement et à la Participation populaire, (CENADEP)
264. Centre Olame
265. Centre d’Accompagnement des Autochtones pygmées et Minoritaires Vulnérables, (CAMV), Sud-Kivu
266. Coalition Congolaise pour la Justice Congolaise,(CCJT)
267. Comité d’Action pour le Développement Intégral, (CADI)
268. Commission Justice Et Paix, (CDJP), Bukavu
269. Etude et formation pour la Paix et les droits Humains, (EFPDH)
270. Groupe Hirondelles- Bukavu, (GHB)
271. Groupe Jérémie
272. Héritiers de la Justice, (HJ), Bukavu
273. Initiative congolaise pour la Justice et la paix, (ICJP), Bukavu
274. Ligue Nationale d’Appui aux Initiatives des jeunes, (LINAJEUN- RDC)
275. Observatoire Gouvernance et Paix, (OGP)
276. Œuvre Communautaire pour l’Education pour Tous, (OCET)
277. Perspective Monde Juste, (PMJ)
278. Réseau des Associations des Droits de l’Homme du Sud Kivu, (RADHOSKI)
279. Réseau des Femmes pour la Défense des droits et la Paix, (RFDP)
280. Tshikudu Cooperative pro Pauvre
281. Umoja Wa Vikundi Vya Wanawake Wa Kulima Wa Kivu Ya Kaskazini, (UNAPADEC), Bukavu
G. PROVINCE DU MANIEMA
282. Action chrétienne contre la torture (ACAT)
283. Alliance des femmes pour le développement (ALFED)
284. Alliance Paysanne du Maniema (ALIPAM)
285. Association de développement pour la reconstruction de Punia-Lubutu (ADERPUL)
286. Association de réflexion pour l’unité de Kibombo (ARUKI)
287. Association des jeunes femmes du Maniema, (AJFMA)
288. Association pour la défense des femmes et des enfants du Maniema (ADEFEM)
289. Association pour les Victimes de la Répression en Afrique, (AVRA)
290. Ba mama tuyale (BMT)
291. Bureau islamique des droits humains (BIDH)
292. Centre de traitement des maladies non curables par la médicine moderne (CRTM)
293. Coordination de la société civile/Punia (SOCIMA/PUNIA)
294. FORCAP, Kindu
295. Grand peuple pour le développement communautaire (GRAPEDECO)
296. Gunda FM
297. Haki Za Binadamu-Maniema, (HBM)
298. Idia mote (IM)
299. Kabilo Pangi
300. Kasongo Ndanda
301. Kindu Maendelo, (KM)
302. Ligue des femmes de Maniema (LFM)
303. Maniema Libertés (MALI)
304. Mushauri wa Kindu
305. MWANGA MWANGA
306. Ngoma ya Kwetu Kasongo (NKK)
307. Nyota ya Asubui
308. Radio Télé Communautaire Maniema Libertés (RTC-MALI)
309. Regroupement des populations actives pour le développement intégrât (REPADI)
310. Réseau des Associations de défense des Droits de l’Homme dans le Sud du Maniema (RADHOSMA)
311. RHBM Kindu
312. SAFI MANIEMA
313. Sauti ya Baemba
314. Sauti ya Mukaaji (SM)
315. Sauti ya Punia
316. Sauti ya WAMAZA
317. Solidarités des femmes pour le développement (SOFEDI)
318. Soutien et défense des droits de Maniema (SDDM)
319. Tujenge Kabambare
320. Ujama wa Maniema (UMANIEMA)
321. Volontaire pour les écosystèmes recyclés toujours VERT
322. Wa mama simameni (WMS)
H. PROVINCE-ORIENTALE
323. Action de Solidarité pour les Droits à la Vie (ASDV)
324. Action des Chretiens pour les Droits de l’Homme (ACDHO)
325. Action Humanitaire au Congo (AHC)
326. Action pour la Protection et l’Encadrement de l’Enfant (APEE)
327. Actions et Réalisations pour le Développement (ARD)
328. Actions Féminines (ACFEM)
329. Actions Humanitaires Justice pour les Victimes (AHJV)
330. Actions pour la Paix et la Démocratie (APD)
331. AFOMOKIS, Kisangani
332. Amis des Opprimés (ADO)
333. Asile de Miséricorde Centre de Relèvement Communautaire (AMS/CERECOM)
334. Asile de Miséricorde Gender (AMS/GENDER)
335. Association au Service de Développement Rural (ASDR)
336. Association de la Solidarité des Mamans Islams (ASSOMI)
337. Association de Lutte contre la Faim pour le Développement (ALFD)
338. Association des Agriculteurs et des Eleveurs/Association des Agriculteurs des Uélés (ASSAGEL/ASSAU)
339. Association des Agronomes et Agriculteurs pour le Développement des Uélés (ASSADU)
340. Association des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture / P.O. (ACAT)
341. Association des Coopératives des Eleveurs de l’Ituri (ACOOPELI)
342. Association des Couples pour les Actions de Développement et la Lutte contre le VIH/SIDA (ACLAD/SIDA)
343. Association des Exploitants Forestiers du Haut-Uélé (AEFHU)
344. Association des femmes des médias (AFM)
345. Association des Femmes Paysannes pour le Développement (AFEPAD)
346. Association des Femmes Rurales Actives pour la Paix et le Développement (AFRAPD)
347. Association des Filles et Fils habitant le Bassin de l’Uélé (AFFHBU)
348. Association des Groupements Agricoles des War-palara et des Panduru (AGAWAP)
349. Association des Jeunes Congolais pour le Développement Intégral (AJCDI)
350. Association des Jeunes d’Aketi pour le Développement (AJAD)
351. Association des Mamans Anti-Buaki (AMAB)
352. Association des Mamans pour le Développement (AMADA)
353. Association des Planteurs et Cultivateurs Intégrés (APCI)
354. Association des Riziculteurs et Pisciculteurs pour le Développement (ARPDA)
355. Association des Sourds de la Province Orientale (ASPO)
356. Association Kimia Aketi (AKIMA)
357. Association Locale pour le Développement Intégral (ALDI/BUNIA)
358. Association Mama Tusimame (AMATU)
359. Association pour la promotion de Gungu, (AMAPOGU)
360. Association pour la Promotion des Droits des Victimes (APRODIVI)
361. Association pour la Promotion des Initiatives Locales en Afrique Forestière (APILAF)
362. Association pour la Promotion des Paysans (ASPROPA)
363. Association pour la Protection et le Développement de la Femme et de l’Enfant (APRODEFE)
364. Association pour la Régénération du Couvert Végétal et Animal (ARCOVA)
365. Avocats pour les Droits des Femmes et des Enfants défavorisés, (ADEF)
366. Barza Juridique pour la Promotion et la Défense des Droits de l’Homme (BHB)
367. Bureau d’Etude et Appui au Développement (BEAD)
368. Carrefour Juridique Culturel (CAJUC)
369. Centre d’éducation et de recherche pour les droits des femmes, (CERDF)
370. Centre de Développement Rural de Yahuma (CEDERU)
371. Centre de Formation pour le Développement Communautaire (CEFODECO)
372. Centre de Protection Ekikya
373. Centre de Recherche pour le Développement de la Femme (CRPF)
374. Centre de Récuperation des Enfants Non Accompagnés (CRENA)
375. Centre d’Études, de Documentation et d’Action pour la Femme (CEDAF)
376. Centre National d’Appui au Développement à la Participation populaire (CENADEP)
377. Centre pour Accompagnement des Femmes et Enfants Vulnérables (CAFEV)
378. Cercle de réflexion et d’action pour le changement, (CERAC)
379. Cercle pour la Défense de l’Environnement (CEDEN/ORIENTALE)
380. Child Right
381. Collectif des ONG pour la Promotion de la Justice (COPJ)
382. Commission Africaine pour la Supervision des Elections (CASE)
383. Complexe Social pour le Développement de la Femme Congolaise (CSDFC)
384. Congo en Images (CIM)
385. Congo en Saut pour l’Autopromotion et le Développement de la Masse (CESADEMA)
386. Coordination d’Assistance Judiciaire aux Définies (CAJD)
387. Coordination des Organisations Villageoises de Développement (COVIDE)
388. Département d’Economie et de Développement Kimbanguiste (DECODEKI)
389. Dignité pour les Victimes (DIVI)
390. Droits pour Tous Obligatoire (DTO)
391. Dynamique des Femmes Juristes (DYFEJ)
392. Dynamique pour la promotion de la Femme et de l’Enfant en Milieu Rural (DYFEMIR)
393. Education aux Droits de la Femme (EDF)
394. Equipe de Soutien au Développement Intégral Humanitaire et de la Biodiversité (ESDIHB)
395. Essaim
396. Fédération Provinciale des Femmes Protestantes (FPFP)
397. Femmes Chrétiennes pour le Développement de la Personne Humaine (FCDPH)
398. FERME ECOLE
399. Fleuves d’Eau Vive qui Coule aux Autres (FLEVIVA)
400. Fondation Congolaise pour la Promotion des Droits humains et la Paix (FOCDP)
401. Fondation Ipakala Abeiye Mobiko (FIAM)
402. Forum des Femmes pour l’Appropriation de la Résolution 1325 (FOFAP-1325)
403. Forum des Mamans de l’Ituri (FOMI)
404. Forum des Masses Silencieuses (FOMASI)
405. Front de Lutte contre la Pauvreté en RDC (FROLUPAC)
406. Groupe d’Action pour le Droit (GAD)
407. Groupe de Travail sur la Décentralisation et les Élections (GTDE)
408. Groupe Justice et Libération (GJL)
409. Groupe Lotus
410. Groupe Lufalanga pour la Justice et la paix (GLFP)
411. Halte à la Violence des Droits de l’Enfant (HVDE)
412. Initiative pour le Développement Agricole du Haut-Uélé (IDA/HU)
413. Intégration de la Femme et du Pygmée à la dynamique du Développement (IFPD)
414. Justice et Solidarité (JS)
415. Justice Plus (JP)
416. Ligue pour la Promotion et le Développement Intégral de la Femme et de l’Enfant (LIPRODIFE)
417. Lutte Contre la Drogue (LCD)
418. Militants pour la Protection des Droits de la Femme et de l’Enfant (MPDFE)
419. Monde pour Tous (MPT)
420. Observatoire des Droits de l’Homme et d’Assistance Sociale (ODHAS)
421. Opération Sanitaire et Projet Agropastoral (OSPA)
422. Organisation Chrétienne pour le Développement de Bambili (OCDBA)
423. Organisation Congolaise des Ecologistes et Amis de la Nature (OCEAN)
424. Organisation pour la Conservation de la nature, la Lutte contre la Malnutrition et les Maladies (LACOMM)
425. Paix et Droits de l’Homme Aujourd’hui (PDHA)
426. Parlons Sida
427. Programme de Construction et de l’Amélioration de la Santé (PROCAS)
428. Programme Intégré de Développement Rural (PIDR/CBFC-HF)
429. Programme Nourriture d’Abord (PNA)
430. Projet de Développement Elisa Pisciculture Bomea (PEPIBO)
431. Projet de Développement Rural de Yahuma (PDR/YAHUMA)
432. Projet Elisa Bomeya (PETIBO)
433. Projet Revenons à la Terre
434. Réhabilitation des Femmes sans Voix (REFESAVO)
435. Réseau des Femmes Ingénieurs Agronomes du Congo (REFIACO)
436. Réseau des Initiatives Mobilisées pour l’Autopromotion (RIMA)
437. Sécurité Alimentaire dans les Ménages (SAM)
438. Solidarité avec les Victimes et pour la Paix (SOVIP)
439. Solidarité et Assistance Intégrale aux Personnes Démunies (SAIPED)
440. Solidarité Féminine pour la Paix et le Développement Intégral (SOFEPADI)
441. Solidarité pour la Défense des Droits Humains, (SDDH)
442. Synergie des Jeunes Juristes contre l’Impunité (SYJI)
443. Synergie Locale de Lutte Contre les Violences sexuelles (SLLCVS)
444. Synergie pour le Développement Intégral et Evangélisation des Pygmées au Congo, (SYDIEPYC)
445. Union des Agri-multiplicateurs d’Aketi (UAGRIMA)
446. Union pour la Promotion du Bien-être Intégral (UPBI)
447. Univers d’Espoir
448. Voix des Opprimés (VO)
449. Voix Sans Bouche (VSB)
450. Young Men and Young Women’s Christian Association (YMCA-YWCA)

I. PROVINCE DU BAS-CONGO
451. Action pour la protection des enfants et des femmes (APEF)
452. Action pour le développement a vision intégrale (ADEVI)
453. Action pour le Développement et la Vie, (ADEV)
454. Agir pour le développement
455. Ambassade Chrétienne pour la Paix (ACP)
456. Amis de Christ rédempteur (ACR)
457. ASBL/ONGD NUTRITION MEILLEURE (NUTRI/ MATADI)
458. Assistance aux personnes handicapées du Bas-Congo (APH/Bas-Congo)
459. Association de jeunes pour la lutte contre les IST-VIH/SIDA (ASEPSI)
460. Association d’entraide médico-sociale (AEMS)
461. Association des agriculteurs d’Inkisi (AAI)
462. Association des chauffeurs du Congo (ACCO)
463. Association des femmes maraichères (AFM)
464. Association des femmes veuves (AFV)
465. Association des Handicapés Physiques, (GRADERHA)
466. Association des jeunes délaissés (AJD)
467. Association des jeunes pour la lutte contre le chômage (AJELIC)
468. Association des parents d’élèves catholiques du Congo (APEC)
469. Association des parents d’élèves et étudiants protestants de Kimpese (APIP)
470. Association des parents pour le développement intégral des familles (APDF)
471. Association des Ressortissants de dix secteurs de Luozi, (AREL)
472. Association des volontaires indépendants pour la protection sociale (AVIS)
473. Association internationale pour la défense des droits humains (AIDDH)
474. Association pour l’Encadrement et la Promotion de la Jeunesse Délaissée, (ASSEPROJED)
475. Association pour la bonne espérance (ABE)
476. Association pour la Promotion de la Femme de Lukula, (APROFEL)
477. Association pour la promotion du monde rurale (APROMOR)
478. Association pour le développement rural (ADR)
479. Association pour l’encadrement et promotion des femmes délaissées (AEPFD)
480. Bureau d’appui à la gestion des projets (AGEPROC)
481. Bureau d’étude pour la réalisation des projets (BERETP)
482. Bureau diocésain des œuvres médicales (BDOM)
483. Cadre de concertation des jeunes pour des élections apaisées (CCJ)
484. Centre d’Action pour le développement Intégral de Muanda (CADIM)
485. Centre de Développement Rural, (CEDER)
486. Centre de Recherche Appliquée et d’Encadrement Humain BOMA (CRAPEHU)
487. Centre de récupération et d’alphabétisation (CRA)
488. Centre de rééducation pour l’enfance délinquante et défavorisée (CRDD)
489. Centre de surveillance nutritionnelle (CSN)
490. Centre d’encadrement des enfants en difficultés (CEED)
491. Centre pour la Promotion et l’Education des Communautés de Base (CEPECO)
492. Centre Régional de Formation et de Développement (CRAFOD)
493. Coalition nationale de l’éducation pour tous à MATADI (CNET)
494. Collectif des femmes rurales pour le développement, (COFERD), Kikwit
495. Comité d’Enfant de la Rue de Kikwit, (CERK)
496. Confédération démocratique du travail (CDT)
497. Confrérie des héritiers (CH)
498. Conseil Agricole Rural de Gestion / Boma et Bas Fleuve, (CARG)
499. Conseil national de la jeunesse chrétienne (CNJC/BAS-CONGO)
500. Conseil régional pour les médicaments essentiels (CREME)
501. Eglise des noirs en Afrique (ENAF)
502. Eglise Prophétique et Apostolique du Christ, (EPAC)
503. Encadrement des jeunes désœuvrés (EJD)
504. Fédération des Femmes Protestantes, (FFP)
505. Femmes pour le développement économique et social (FDES)
506. Fille du Roi (FRI)
507. Fraternité de prison (FIP)
508. Groupe d’encadrement des filles mères (GFM)
509. Groupe d’action pour la lutte contre le SIDA (GALS)
510. Groupe des humanitaires unis pour l’encadrement des communautés (GEHRO)
511. Groupe pour l’économie rural de Kisantu (GEREKI)
512. Interaction, Bas-Congo
513. Jeunes Volontaires de Matadi (JVM)
514. Jeunesse Active pour le Développement Intégré et lutte contre le VIH/SIDA (JADISIDA)
515. Jeunesse en action pour lutter contre le Sida (JADISIDA)
516. Juristes en Action (JURAC)
517. Mouvement des femmes catholiques (MFC/MATADI)
518. Organisation non gouvernement des droits humains (ONGDH de MUANDA)
519. Organisation pour la lutte contre l’ignorance et la malnutrition (OLCIM)
520. Organisation pour la protection des droits humains (OPDH)
521. Organisation pour le développement intégral de l’enfant et soutient de l’enseignement au Congo (ODIEC)
522. Programme D’appui au développement de la Femme (PADF)
523. Programme d’encadrement et d’appui pour le développement intégré de la femme et famille (PREDIF)
524. Réseau des journalistes de la presse confessionnelle de lutte contre les violences sexuelles (REJOPREC)
525. Réseau national pour l’observation et la surveillance des élections au Congo (RENOSEC/MATADI)
526. Santé globale pour le développement intégré et VIH/SIDA (SDI/VIH-SIDA)
527. Santé rurale congolaise (SRC)
528. Service for peace (SFP)
529. Service for Peace, Matadi,
530. Solidarité de la rue (SOLERU)
531. Solidarité Santé Mentale (SOSAM)
532. Structure de culture de l’information populaire de droit de l’homme, (SCIPDHO)
533. Syndicat des enseignants du Congo (SYECO/ KASANGULU)
534. Syndicat des enseignants libres aux Congo (SELCO)
535. Syndicat national des enseignants des écoles conventionnées catholiques (SYNECAT)
536. Syndicat national des travailleurs agents et fonctionnaires de l’Etat (Syntraf)
537. Synergie des Ong des droits humains du Bas-Congo (SONDH/Bas-Congo)
538. Synergie des syndicats des enseignants du bas Congo (SYSYEBAC)
539. Union des donneurs bénévoles du sang (UDOBES)
540. Unité des Association pour le Développement du Congo (UADC)
J. PROVINCE DU BANDUNDU
541. Amis des Personnes en Détresse, (APEDE)
542. Assistance pour la consommation des bois et des écosystèmes, (ACBE)
543. Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ/ Bandundu)
544. Cause Rurale, Bandundu
545. Centre d’accueil pour le développement Intégral, (CADI)
546. Centre pour la Promotion Sociale et Communautaire, (CEPROSOC)
547. Centre d’autopromotion de la femme et enfant, (CAFEN)
548. Collectif des Femmes Rural pour le Développement, (COFERD)
549. Commission Justice et Paix Kimbanguiste, (CJPK)
550. Communauté des amis de la nature, (CANACU)
551. Fédération des Consommateurs du Congo, (FECECO)
552. Femme en Action pour le Développement intégral du Congo, (FADIC)
553. Institut Saint Joseph, (ISJ)
554. Ligue Africaine pour les Droits des Elèves et Enfants, (LIZADHEEL)
555. Nouvelle Dynamique de la Jeunesse Féminine, (NDJF)
556. Promotion de la Santé, des Droits de la Femme et Enfant, (PROSADEF)
557. Rassemblement des Yeux sans Yeux, (RYSY)
558. Synergie Provinciale de Lutte contre les Violences Sexuelles et Violations des droits Humains, (SPLVSDH)
559. Union des femmes pour le développement de Masimanimba, (UFDM)
K. PROVINCE DE L’EQUATEUR
560. K. PROVINCE DE L’EQUATEUR
561. Action Chrétienne pour le Développement (ACD)
562. Action d’aide sanitaire et développement (AASD)
563. Action de lutte contre les sources et puits d’eaux pollues (ALSEP)
564. Action pour l’Assainissement et l’eau (AAEP)
565. Action pour la Solidarité et le Développement (ASODEV)
566. Action pour le Développement intègre des FEMMES RURALES (ADIFR)
567. Action pour le Développement Communautaire /Equateur (ADECO)
568. Action pour le Développement Durable et intégrale (ADDI/BONDABA)
569. Action pour le Développement Social (ADS)
570. Actions le Développement Durable Intègre (ADDI/BODABA)
571. ACTIONS Pour la protection et l’encadrement de l’enfant (APEE)
572. Agence Rural de Développement Communautaire (ADECOM-Rural/a .s . b. l)
573. Amis du Paysans
574. Association de Développement intégrale de BEFALE (ADIB)
575. Association de volontaire pour le Développement de BASANKUSU (AVDB)
576. Association des apiculteurs de BASANKUSU
577. Bureau de Développement Communautaire de la 17 é Communauté Evangélique du christ en UBANGI (BDC/CECU)
578. Bureau de Développement Communautaire de la Communauté Assemblée des Evangéliques de LULONGA (BDC/DADELU)
579. Bureau de Développement Communautaire de la Communauté Baptiste du Fleuve Congo-sud (BDC/CBFC-SUD)
580. Bureau de Développement Communautaire de la Communauté batiste Libre (BDC/CBL)
581. Bureau Diocésain de Développement Mbandaka-BIKORO (BDD/MBANDAKA-BIKORO)
582. Centre Agro-Frostier Pilote KABA (CAFPIK)
583. Centre BETHSAIDA (CB)
584. Centre d’animation et d’éducation du Paysans (CANEP)
585. Centre de Développement Agricole IKAU-MPELENGE (CDA/IKAU)
586. Centre de Développement Intégrale/BWAMANDA
587. Centre de Développement RURAL MACPELA (CDRM)
588. Centre de Développement RURAL /LOKO (CDR/LOKO)
589. Chaine d’entraide et de solidarité (Chaines)
590. Club des experts Associe (CLEXAS)
591. Collectif des Femmes de Bumba, (COSEBU), Bumba
592. Collectif des femmes de l’Equateur (COLFEQ)
593. Collectif des organisations des jeunes solidaires du Congo (COJESKI) Mbandaka
594. Combattants pour l’autosuffisance Alimentaire (CASA)
595. Comité de Développement de la Riziculture (CODERBO)
596. Comite locale de Développent Communautaire (CLDC) Comité locale de pilotage
597. Communauté de Réveil et D’accompagnement de Force Paysannes (CRAFOP)
598. Communauté Rurale D’Action pour la promotion de l’habitat et de l’agriculture (CORAPHAR)
599. Congo Aliment Sauvegarde de l’environnement pour la Promotion intégrale de la population (CASEDIP)
600. Conseil National des droits de l’homme en Islam (CONADHI /Mbandaka)
601. Coordination de la Société civile de Gemena (CSCG)
602. Département Femme et Faille Provincial (DFFP)
603. Division sociale pour le Développement kimbanguiste (DSDK)
604. Echos de Boende (EBO)
605. Elan du Progrès de Bikoro (ELPROB)
606. Equipe D’Appui au Développement Endogène (EADE)
607. Equipe de Soutien au Développement Intégral Humanitaire et de la Biodiversité (ESDIHB)
608. Equipe MIKA
609. Fédération Nationale des Comités de Lutte Anti-Tracasserie (FNCLAT)
610. Fondation BOKENGA
611. Fondation des Frères SIGA (FSI)
612. Force vive des Femmes pour le Développement (FFDM)
613. Forum d’appui pour le développement de la Femme (FAFEDE)
614. Forum pour les masses silencieuses, (FOMASI)
615. Groupe D’Action pour sauver l’homme et son Environnement (GASHE)
616. Groupe la BRUME
617. Habitat pour l’Humanité
618. Intégration de la Femme et du Pygmée à la dynamique du Développement (IFPD)
619. Les AIGLONS
620. LIBOTA BOMOI
621. Ligue pour la Promotion et le Développement Intégral de la Femme et de l’Enfant (LIPRODIFE)
622. MALEMBE
623. MBAIDEVE
624. Militants pour la Paix et les Droits de l’Homme (MPDH), Gemena
625. Militants pour la Protection des Droits de la Femme et de l’Enfant (MPDFE)
626. Œuvre pour le Développement culturel et social (ODCS)
627. Organisation D’Appui aux coopératives (OAC)
628. Organisation de Développement Intégrale des peuples riverais et habitant des périphéries du parc SALONGA Trois Rivières (TR)
629. Organisation pour la relance Economiques de BOKUNGU (OREBO)
630. Organisation pour le Sante, Promotion Agricole et la Réduction de l’Injustice Sociale (SPARIS)
631. Programme nourriture et Sante (PNS)
632. Projet des pygmées habitant entre les rivières RUKI et IKELA (PROPYIRI)
633. Protégeons la Vie Humaine (PVH)
634. Réseau communautaire de Protection de l’Enfant (RCPE/Mbandaka)
635. Réseau d’encadrement des Pygmées (REP)
636. Réseau des Femmes pour le développement (RFD)
637. Saver OUR SOUL/Children s. O .s. BANA
638. Service Régional d’appui pour le Développement intègre (SERADI)
639. Société civile de Bumba (SOCIBU)
640. Solidarité avec les Victimes et pour la Paix (SOVIP)
641. Solidarité Paysanne a Large Initiative (SOPALI), Bumba
642. Solidarité pour la Défense des Droits Humains, (SDDH)
643. Solidarité pour le Développement communautaire (SODEC)
644. Synergie des ONGDH de Bumba (SONGDHO), Bumba
645. Synergie pour le Développement Communautaire (SYDEC)
646. TOTOMBOLA- MBOKA
647. Union Des Femmes Travailleuses (UFTD)
648. Union des Producteurs du RIZ (UPR)
649. Univers d’Espoir
650. VOIX Sans Bouche.

 

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ANALYSE DE MAMAN JEANNE-MARIE SINDANI SUR LE  » BOOM

ECONOMIQUE » EN AFRIQUE: LE CAS DE LA RDC

J’ai lu avec beaucoup d’ intérêt l’intervention de notre compatriote Edouard Nsimba sous le titre : « My assessments on Africa’s Booming Billion, Perspectives on Growth » sur le panel du 9 Mai 2013 a new York University aux USA, sur Africa’s Booming Billion: Perspectives on Growth from African Economists”.

Voici mon analyse et mon commentaire comme modeste contribution et complément à tes remarques très pertinentes adressées  aux panélistes du colloque. Ce « boom africain »  généralisant  dont parlent les experts économistes internationaux ce dernier temps suscite un vif questionnement,  d’après nos observations, car  aucune précision  réelle n’est fournie en ce qui concerne les vrais bénéficiaires de ce fameux « boom économique africain » dans tous les secteurs, notamment ceux liés auxs richesses naturelles de l’Afrique.  Je m’explique en me basant notamment sur le cas de la RDC dont l’ économie nationale basée sur le secteur minier, à lui seul, fait évacuer des milliards de dollars américains par an dans les tunnels obscurs de la mafia internationale  au profit de ses prédateurs régionaux, car ces milliards, comme dans d’autres pays africains, ne profitent en rien aux Africains, mais plutôt à d’autres pays qui bénéficient de ce « boom africain généreux et généralisant » dont on parle, à leur dépens.  L’indice du développement humain et tous les indicateurs socio-économiques fiables en RDC en disent long!

Pour ne pas aller trop loin dans mes analyses que vous aurez sans doute une autre fois l’occasion de lire dans un bouquin, et sans entrer trop dans des détails sur le marché actuel et sur le capitalisme chinois en Afrique par manque de temps,  Je prendrai seulement quelques exemples pour illustrer mes propos en ce qui concerne notre pays, la RDC. Dans les lignes qui suivent (je vous prie de prendre qlqs minutes de votre temps précieux   pour lire ma modeste analyse et me donner votre avis), Je vais m’appuyer sur l’évolution (qui est en réalité la décadence ou la descente aux enfers)  de l’économie congolaise et ses rapports avec tous les acteurs économiques internationaux durant plus  ou moins cette dernière décennie.

Avant de penser  ou avant  de parler  de la croissance économique d’un continent, ou d’un pays, à mon avis, il faut au minimum l’existence des préalables incontournables tels que l’existence d’un état digne de ce nom avec ses structures de base fonctionnelles ; la stabilité politique et la sécurité nationale, la présence des infrastructures de base  et des dirigeants responsables auxquels la population se reconnait, capables de répondre adéquatement  aux attentes et aux besoins fondamentaux de la population. Cependant, la plupart des pays africains ne satisfont pas encore le minimum de ces préalables comme condition sine qua none pour une véritable croissance économique au bénéfice de leurs populations respectives. Ça c’est de un. De deux, je vous invite à explorer calmement et brièvement la situation de la RDC, notre pays avant d’approuver, voire de porter de précisions ou clarification, ou soit  de réfuter objectivement cette thèse de « boom économique africain » sans en préciser les bénéficiaires, dont les experts économiques internationaux parlent ce dernier temps. Il en est question dans cet échange que je juge très important, et c’est- ce qui justifie mon intervention pour appuyer vos analyses et remarques pertinentes que vous,  mon cher frère Edouard Nsimba, avez portées  à la connaissance des experts qui ont organisé ce panel du jeudi 9 Mai 2013 a New York University,  dont je loue l’initiative qui nous permet de nous exprimer.

De l’absence de l’état, de l’insécurité permanente et de la descente aux enfers de l’économie nationale congolaise qui  s’intensifie sous le régime d’occupation de  celui qui se fait appeler « Joseph Kabila »

Il importe de rappeler que depuis la prise du pouvoir par  l’actuel «Joseph Kabila »  en Janvier 2001, l’insécurité nationale est permanente, le Congo RDC n’a pas toujours d’armée nationale républicaine- (et il n’y en aura pas tant que celui qu’on appelle actuellement « Joseph kabila » sera au pouvoir par défi)- capable de protéger le peuple et l’intégrité territoriale. En revanche, l’on constate la démolition de ce qui reste de l`Armée nationale, la mise en place des forces étrangères et l’émergence des crimes des masses ; des crimes économiques et financiers ont atteint leurs paroxysmes. C’est ainsi qu’a eu lieu une vaste opération de conversion d’une dette odieuse en de nouvelles dettes criblées des contrats léonins!

 Par ailleurs,  ceux et celles d’entre nous qui savent encore prendre le temps de lire peuvent parcourir le programme de l’actuel « gouvernement » de « Joseph kabila », ils se rendront compte que dès son entrée en exercice en février 2007, ce « gouvernement élu par la fraude»  issu de la guerre d’invasion suivie d’un coup d’état, a pris la ferme option de s’endetter lourdement en comptant sur nos richesses du sol et du sous-sol pour rembourser ses dettes aux institutions de Breton Woods.

Mais déjà bien avant, dès son avènement très controversé au pouvoir après l’assassinat de son père adoptif, le feu président Laurent-Désiré Kabila en Janvier 2001, un crime d’état qui attend toujours un vrais procès et justice, par l’accord dit de Naples qui est intervenu en septembre 2002, la Belgique, la France, la Suède et l’Afrique du Sud ont enfoncé le clou et ont délibérément décidé d’endetter la RD Congo pour rembourser le FMI et déclencher ainsi un bal de nouveaux prêts qui ne serviront nullement au peuple congolais, mais destinés à prendre le Congo en otage :

-  Le gouvernement belge prêta ainsi un total 60 932 474.31 euros

-  L’agence belge de crédit à l’exportation, le Ducroire prêta au total plus d’un milliard d’euros exactement 1 022 401 403 euros.

-  La Banque de France est le second créancier le plus important de cette opération avec un total de prêts de 736 277 829,2 euros.

-  L’agence française de crédit à l’exportation la Coface prête un total 143 799 128,1 euros

-  Quant à l’agence EKN (Agence suédoise de crédit à l’exportation) 47 701 997, 49 dollars + 305 958 640,34 couronnes suédoises. (www.cadtm.org)

C’est ainsi que selon le rapport de l’Office de gestion de la dette externe publique (OGEDEP) du 30 septembre 2003 le total de tous les prêts concoctés par « Joseph Kabila »  se montait  à plus de 7 milliards de dollars exactement 7.413 429 384 dollars selon la conversion des principales devises en dollars au taux du 30 septembre 2003, à cela s’ajoutaient  685 400 000 de DTS (qui s’évaluent aux droits de tirages spéciaux) de l’Agence internationale du développement, une des filiales de la Banque mondiale.

Après l’accord de restructuration de la dette dont le principal effet aura été la conversion d’une dette cruelle en une nouvelle dette odieuse ne possédant apparemment pas les mêmes caractéristiques, le total de la dette de la RDCongo se montait encore à près de 10 milliards de dollars, c’est-à-dire 9 970 millions de dollars + 685 400 000 de DTS (Droit de Tirage Spécial, système de taux d’échange international en dollars américain), le total de tous les nouveaux prêts concoctés par « Joseph Kabila »  en 2002 jusqu’au 30 septembre 2003. Précisons que l’immense majorité de ces contrats signés par «Joseph Kabila » sont des contrats léonins c’est-à-dire qu’ils en bénéficient en rien à la population Congolaise !

En outre, les contrats miniers léonins signes par lèx-commandant Hyppo, appelé actuellement « Joseph Kabila » avec plusieurs compagnies multinationales dès son avènement au pouvoir et ses accords financiers avec les groupes chinois rentraient dans ce cadre d’un troc flou et déséquilibre pour son maintien au pouvoir dans un contexte d’imposture et d’usurpation, constituant par conséquent, avec le poids des dettes précédentes, des hypothèques que  «Joseph Kabila »  voudrait délibérément faire peser durablement sur l’économie congolaise et le secteur des ressources naturelles en particulier, avec des conséquences incommensurables sur tous les plans tant pour la générations actuelles que pour celles des années à venir!

S’il est vrai que toute initiative visant le développement de la RDC doit être encouragée, l’on peut s’interroger si la signature de ses nouveaux contrats léonins avec plusieurs multinationales et celle de ses nouveaux accords de trocs des minerais avec les  groupes chinois – dont la faisabilité est liée à la seule compensation minière de la partie congolaise – était-elle urgente avant la conclusion des travaux de la Commission de ré-visitation des contrats léonins précédents qui étaient jadis en cours ? Monsieur Pierre Lumbi Okongo, alors Ministre d’Etat aux Infrastructures, travaux publics et reconstruction avait, après signature de ses accords avec les groupes chinois en 2007, précisé à la presse congolaise que :

« Les milliards chinois ne représentent nullement un prêt ni un endettement supplémentaire pour la RDCongo. Il s’agit par contre d’un préfinancement de grands travaux d’infrastructures et d’exploitation des ressources naturelles de concert avec la partie congolaise.» En bref, ces « milliards » ou prêts chinois n’en seraient pas uns, mais plutôt des préfinancements, selon les déclarations de Monsieur Lumbi Okongo, des projets communs gagés sur l’exploitation des ressources naturelles de la RDC ! Ces propos aussi simples paraissent-ils, sont pourtant, à mon humble avis,  très graves de signification au regard des conséquences de l’expérience des préfinancements dans d’autres pays africains, d’une part, et des crimes économiques et financiers à travers des guerres d’occupation étrangère, des pillages systématiques de toutes nos ressources dont notre peuple est lourdement victime depuis plusieurs années, d’autre part. Le mode de financement dit « préfinancement » est une technique criminelle et mafieuse largement utilisée par les dirigeants de certains Etats africains producteurs de pétrole en connivence avec certaines banques internationales pour s’assurer de manière occulte et opaque le détournement des recettes découlant des exportations des produits pétroliers.

Comme le décrit Xavier Harel dans son livre : « Afrique, pillage à huis clos », le système consiste à concéder ou à garantir des prêts à un Etat producteur des ressources naturelles dans les besoins avec des taux d’intérêt exorbitants atteignant parfois les 40 % en s’assurant illicitement des droits sur les productions futures à très long terme et les gisements encore enfouis.

Les fonds prêtés transitent par une kyrielle de banques et sociétés intermédiaires qui sont souvent domiciliées dans des paradis fiscaux comme la Suisse, les Bahamas, les îles Vierges Britanniques, les Bermudes, etc. Ces derniers se rémunèrent à chaque opération et versent des commissions mirobolantes sur les comptes off-shore des dirigeants qui leur octroient ce marché lucratif et des organismes prêteurs. Si la méthode, comme on peut le remarquer, est très lucrative pour ses bénéficiaires (les sociétés intermédiaires et les dirigeants politiques corrompus et banques), elle est en revanche très ruineuse pour l’Etat et la population concernée.

Vu la complexité des montages financiers auxquels donnent lieu la technique des préfinancements, Jack Sigolet, l’ancien directeur financier du groupe pétrolier Elf déclarait à propos de ces pratiques sur le continent africain qu’ils sont « conçus de telle sorte que les Africains ne connaissaient que la banque officiellement prêteuse et ignoraient tout le système, rendu particulièrement et volontairement opaque. »

D’ailleurs on le remarque déjà dans le cas des contrats entre les groupes chinois et « Joseph Kabila » délibérément présentés comme accords bilatéraux entre Etats alors qu’il s’agit apparemment des contrats financiers avec des grands groupes privés. Les accords multilatéraux que les gouvernants actuels en RDCongo signent ne sont connus que d’un petit cercle des oligarques prédateurs. Le peuple congolais ignoraient le contenu de ces contrats jusqu’à ce que le régime en place ait été obligé par les institutions de Breton Wood de les rendre public.

Le sénateur Vincent de Paul Lunda-Bululu et le député Kiakwama kia Kiziki l’ont magistralement démontré (à travers leurs interventions au Sénat et au Parlement) sans que les acteurs de la navigation à vue et collaborateurs sans scrupule du pouvoir d’occupation en place au Congo n’arrivent à les contredire valablement.

Le critère principal pour le montage du type d’opérations en cours entre « Joseph Kabila » et les groupes financiers chinois n’avait  pas été révélé par les 2 parties contractuelles à l’opinion publique nationale et internationale, il s’agissait de la durée et du taux d’intérêt :

À quel pourcentage la RDC sous le régime d’occupation de « Joseph Kabila »  avait-elle accepté de rembourser ou de compenser ce marché de préfinancements  et pour quelle durée pour convaincre les groupes chinois à signer les accords financiers afin de bondir si promptement comme des rats sur leur proie sans la moindre hésitation ???!

Cette question fut capitale car les dettes et services de la dette coûtaient déjà 40 % du budget national congolais à l’époque. C’est ainsi que pour des raisons de transparence, « Joseph Kabila » et les groupes chinois ont été obligés de publier les termes de leurs accords et apporter les précisions sur les taux d’intérêts négociés et la durée prévue. Plusieurs médias, ONGs et organismes de défense des droits de l’Homme avaient fait l’écho de tout ce que les Congolais, surtout ceux de la diaspora avait mis en exergue sur la duperie des contrats signés entre « Joseph Kabila » et les groupes chinois en 2007. Ainsi, les enquêtes de Global Witness publiées dans un rapport le 01 octobre 2007 nous ont rejoints. Fort de ce qui précède, la conclusion par « Joseph Kabila » de plusieurs accords financiers avec des groupes chinois gagés sur les trocs des ressources naturelles de notre pays est un crime économique et une escroquerie supplémentaire que les  Congolais  avertis avaient dénoncée et rejeté catégoriquement.

Depuis le début de l’année 2007  une série de  Conférence-débats furent organisée par les Congolais, entre autre, à l’Association de Presse Panafricaine (APPA) au mois d’août 2007 à Paris, des articles ont été également publiés, et nous y avions porte notre contribution analytique modeste en 2008, pour expliquer les pièges et manœuvres élaborés par monsieur Joseph « Kabila », signataire des contrats léonins, dans le but de saboter les recommandations des travaux de la Commission de ré-visitation de ces contrats déséquilibrés, et ainsi expurger l’initiative de sa vraie mission. Alors que l’opération de révision des contrats miniers léonins précédents n’était pas menée à son terme et ne donnait  pas des promesses claires au trésor public, « Joseph kabila » n’a pas eu la moindre hésitation d’en signer d’autres  sous forme d’un « troc flou » avec des groupes chinois.  IPS avait jadis eu accès aux accords de septembre 2007 signés entre « Joseph kabila » et les groupes chinois. Certains détails de ces accords se présentent comme suit :

– L’accord principal a été conclu entre l’Etat congolais et trois grandes entreprises chinoises, notamment ’China Eximbank’. L’accord stipule que ces deux parties devraient former une joint-venture dénommée Socomin SA (Société congolaise minière) conformément à la loi congolaise.

– En tout 32 % des actions de cette société sont détenus par la grande société minière publique de la province de Katanga, Gecamines, et 68 % par les Chinois. La grande partie de l’extraction viendra de nouvelles mines congolaises.
– Dans une première phase, les recettes de Socomin seront utilisées pour rembourser les investissements miniers de 3 milliards de dollars. Il est offert à la Gecamines également un prêt correctif de 100 millions de dollars, avec lesquels les rappels de salaires des ex-employés étrangers et congolais, entre autres, peuvent être payés.
– Dans une seconde phase, 66 % du profit net serviront à rembourser les prêts que les Chinois auront payés d’ici-là pour les travaux d’infrastructures. Les autres 34 pour cent sont répartis parmi les actionnaires. Au cours de ces deux phases, la joint-venture est exonérée de toute taxe.

Ces accords dévoilent l’ampleur du malaise qui ronge le secteur minier congolais et la mafia mise en place par des dirigeants criminels. Et le gouvernement d’occupation de proclamer sans vergogne : « Ceux-ci (les contrats léonins avec la Chine) sont l’objet de tous les espoirs des Congolais depuis l’annonce, en septembre 2007, par lesquels des firmes chinoises s’engageraient à construire des infrastructures (routes, logements, chemin de fer…) en échange de mines. » Mais, à quel prix? Y a-t-il des mécanismes efficaces de contrôle des quantités et des contenus réels de taux de toutes les traces des minerais qui seront extradés par les groupes chinois et pendant combien de temps ? Combien « Josph kabila »  avait-il empoché? Quelles en seront les conséquences pour les Congolais aujourd’hui et demain?  Par ailleurs, selon un avenant au contrat, les constructions des infrastructures par les Chinois représenteront une valeur de 15 milliards de dollars; en revanche les 8 millions de Tonnes de cuivre congolais réclamées en échange par la Chine dans le seul premier contrat valent, elles, 64 milliards de dollars, voire plus, sans compter les 20000 Tonnes de cobalt (19000 dollars la tonne) et les 370 Tonnes d’or (1000 dollars l’once) revendiquées par les Chinois! Pire encore, aucun mécanisme de contrôle des minerais congolais exploites par les groupes chinois n’est mis en place. N’est-ce pas un véritable marché des dupes ? !

Tout cela permettait soudain de comprendre l’ampleur du danger dont sont parés les « contrats de troc » conclus entre « Joseph kabila » et les groupes chinois qui se sont engagés au travers de grand marché des dupes supplémentaire sous prétexte de reconstruire une bonne partie des infrastructures du pays. À travers ces contrats mafieux, d’énormes ressources du Congo risquent d’être hypothéquées pour une durée indéterminée, voire jusqu’à l’épuisement de toutes les réserves enfouis. Et tout cela à un prix dérisoire. Certes, les acteurs politiques actuels au pouvoir ne veulent pas mesurer le coût réel des contrats léonins et les conséquences économiques, sociales sinon politiques et environnementales fatales qu’ils pourraient entraîner à court, à moyen et à très long termes. Mais les Congolais savent déjà à quel point ils ont jusqu’à présent fait les frais d’un marché de dupes!

 Le «  boom économique » africain est ailleurs dans la guerre pour le Congo

 La Banque Mondiale et le FMI, institutions rivales redoutables des contrats chinois avec «Joseph kabila » n’ont pas tardé de manifester leur opposition face á ce marché supplémentaire des dupes dont les deux institutions mondiales veulent maintenir la quasi-totalité du monopole sur le contrôle des richesses de la RDC à leur profit. Sous la pression de la communauté dite internationale et notamment celle des institutions de Breton Wood (BM et FMI), des modifications majeures ont dues être apportées á ces accords sino-« kabila » qui faisaient planer un climat conflictuel sur le marché international autour des richesses congolaises mais dont les Congolais et le Congo demeurent encore les grands dupés-perdants et absents sur le marché international sur toute la ligne!

Par ailleurs, les chinois n’avaient laissé aucun doute planer sur leur stratégie : « les milliards » invisibles financeraient les infrastructures ciblées avant tout à leur profit (le chemin de fer Matadi-Ilebo, la route Lubumbashi-Kisangani-Afrique du Sud ; l’autoroute Lubumbashi-Kasumbalesa, …) qui leur permettront d’acheminer les ressources naturelles de notre pays (bois, cobalt, cuivre, coltan, or,…) qu’ils vont s’atteler à exploiter en guise de « compensation. » Les entreprises chinoises sont déjà à pied d’œuvre à cette fin et sont prêtes á ramasser à leur gré au moins 10 millions des tonnes des minerais congolais hautement stratégiques à un coût dérisoire ! Vu ce qui précède, l’on ne peut que douter que les résultats des analyses de la Commission de ré-visitation des contrats miniers servent à quelque chose dans ce contexte, tant que « joseph kabila » sera à la tête de notre pays. Le « boom économique congolais » aura ses effets positifs ailleurs, loin de cette population terrorisée et clochardisée à outrance.

 Les contrats léonins en Afrique : une mondialisation criminalisée. Le cas de la RDC

Martin Kabwelulu, Ministre des Mines, avait annoncé le jeudi 20 mars 2008 dans la matinée, la publication du rapport final de la Commission de ré-visitation des contrats miniers dits léonins, c.à.d. déséquilibrés, criminels et frauduleux qui ont été signés par «  Joseph Kabila » en complicité avec certains acteurs du pouvoir d’ occupation en place à Kinshasa pour l’exploitation des ressources du Congo dans un contexte d’occupation et de prédation.

Rappelons que l’exploitation des ressources minières est une activité commerciale qui est sensée promouvoir le développement économique et le progrès social de chaque pays; elle devrait sans doute stimuler et consolider les relations internationales entre pays partenaires, voire entre le Nord et le Sud. Cependant, en Afrique postcoloniale, et au Congo (RDC) plus particulièrement, la réalité est très dramatique. Elle est unique au monde, un phénomène aux allures infernales et répugnantes dans la mesure où elle n’obéit pas aux normes universelles et aux législations commerciales internationales sur tous les plans.  

L’histoire nous rappelle que les mouvements d’exploitation «infernales et gourmandes» des ressources du Congo ont été introduits par les grands groupes miniers et les anciennes sociétés coloniales à charte qui, aujourd’hui se sont substitués par les grandes firmes multinationales et les «juniors miniers», voire par des sociétés privées parfois en quête de blanchiment d’argent; des bandes de mercenaires privés et étatiques ou d’aventuriers cherchant des gains rapides et faciles par la violence armée sous multiples prétextes. Les révélations des médias internationaux et nationaux ainsi que les rapports de l’ONU sur l’exploitation illégale des richesses du Congo nous dévoilent par la même occasion des acteurs très influents de la guerre des minerais en RDC depuis 1996.

En effet, depuis la fin des années quatre-vingt, en Afrique sub-saharienne, les multinationales profitent du mouvement de privatisation des entreprises de l’État pour s’assurer du contrôle du secteur minier et de toutes les ressources du continent. Cette politique de privatisation forcée dans le secteur minier a eu des conséquences néfastes profondes sur le continent africain en général. Au Congo-Zaïre, cette vague de privatisation dans le secteur minier avait été déclenchée par le gouvernement de monsieur Kengo wa Dondo, vers la fin du régime du président Mobutu. En 1995, dans le nouveau contexte qui fait suite à la chute du mur de Berlin, donc la fin de la bipolarité internationale et qui se caractérise par un vaste processus d’ouverture des marchés partout sur la planète, et d’une extrême « libéralisation du marché international », le gouvernement Kengo wa Dondo  a alors lancé la privatisation des entreprises publiques, particulièrement dans le secteur minier. Pour les entreprises minières commence ainsi une ruée vers les minerais couplée d’une vague de fusions- acquisitions dans laquelle les grandes sociétés multinationales obtiennent les gisements déjà identifiés tandis que les sociétés nouvellement constituées, les «juniors » doivent se rabattre sur l’exploration.

Au Congo-Zaïre, les sociétés privées obtiennent ainsi des concessions appartenant aux parastatales d’exploitation que sont la Gécamines (cuivre, cobalt, zinc, charbon), la Sodimico (cuivre, cobalt), la Sominki (or, cassitérite, coltan), l’Okimo (or) et la Miba (diamants). C’est ainsi qu’une société canadienne du groupe Lundin obtint les gisements de Tenke et de Fungurme, qu’une des sociétés du belge Forrest obtint les gisements de cuivre et de cobalt de Kasombo (Gécamines), que la junior australo- canadienne Anvil Mining obtient les droits d’exploration de Sodimico, que la belgo-canadienne Mindev obtint 2.000 km2 de Okimo tandis que Barrick Gold corporation obtient des concessions aurifères représentant 82.000 km2 (plus de deux fois et demie la superficie de la Belgique) de Okimo. La guerre des minerais et la fin temporaire des espoirs des Congolais pour l’intégration effective de l’économie formelle congolaise sur le marché international furent ainsi programmées. Le « boom économique congolais » aura ses effets positifs ailleurs, loin des frontières congolaises- africaines et très loin de sa population terrorisée par les guerres de prédation et d’invasions infernales et clochardisée à outrance !

Le régime de «Joseph  kabila » et les Guerres des Minerais: Chronique d’une Tragédie Nationale

Devant la gravité de la situation qui perdure, Kofi Annan alors Secrétaire General des Nations Unies, avait mis en place le 31 juillet 2000 un panel d’experts des Nations Unies pour évaluer le lien entre l’exploitation des ressources naturelles et la poursuite de la guerre. Plusieurs rapports seront rendus publics entre 2001 et 2006, puis entre 2008 et 2010, ils parlent de « réseaux d’élites composés d’un petit noyau de dirigeants politiques au sommet de l’état congolais ;  des militaires et d’hommes d’états voisins, d’hommes d’affaires, et dans les zones occupées par des troupes rwando-ougando-burundaises de certains chefs d’états-majors des pays voisins précités, leurs milices RCD,CNDP-M23 appelés abusivement et communément des « rebelles »  comme acteurs régionaux de ce pillage systématique et des crimes des masses au Congo RDC depuis 1996.

Les guerres des minerais et le pillage des ressources congolaises

Les rapports citent encore plusieurs exemples d’implications de sociétés étrangères dans le pillage, ainsi la société zimbabwéenne Tremalt à versé seulement 400.000 dollars pour acquérir le droit d’exploiter 6 concessions de la Gécamines pendant 25 ans! Dans la même veine, l’entreprise générale Malta Forrest et le Groupe Georges Forrest ont obtenu des contrats pour environ 1 milliard de dollars. Le rapport de l’ONU épingle également la société First Quantum minerals. En octobre 2001, le groupe des experts nationaux a chiffré le pillage à plus de 10 milliards de dollars pour les années de 1998 à 2001 avec un détail par secteurs. Les contrats signés pendant la seconde guerre d’invasion rwando-ougando-burundaise  qui débuta en aout 1998, notamment à partir de 2001 dès l’avènement de « Joseph kabila » au pouvoir, précisent dans leur contenue que l’immense majorité de ces contrats signés par les acteurs politiques actuellement au pouvoir sont des contrats léonins, c’est-à-dire qu’ils en bénéficient en rien à la population Congolaise, mais aux prédateurs de tous bords et aux acteurs politiques mis en place par défis et par mépris vis-à -vis de la population congolaise. Le « boom économique congolais »s’il existe,  et les milliards issus de cette mondialisation criminalise en Afrique, ils ont des effets positifs ailleurs, loin de la population congolaise terrorisée et clochardisée à outrance sous un régime illégitime, prédateur  et répressif.

Le nouveau code minier et le bradage du secteur minier congolais

Nous allons illustrer très brièvement le caractère suicidaire du nouveau code minier congolais datant de 2002. Il importe de rappeler d’abord le coût énorme des deux guerres (1996 et 1998) qui ont eu lieu en République démocratique du Congo depuis la fin du règne de Mobutu (1996-1997) jusqu’à la fin officielle apparente de la seconde guerre avec la mise en place des accords de Sun City le 1er juillet 2003. Accords qui ont consacré un type inédit jusqu’alors de gouvernement, composé d’un président ex-rebelle issu des troupes étrangères du Front patriotique Rwandais (FPR), et de 4 vice-présidents représentant les parties belligérantes en activité, tous acteurs d’un conflit armé le plus meurtrier après la seconde guerre mondial avec plus de 5.4 millions des morts à cette époque. Quant aux créanciers internationaux qui avaient rompu avec le Congo-Zaïre de Mobutu au début des années 90, ils ne sont revenus en RDC qu’en 2001, comme je l’ai mentionné plus haut, ce qui fait que pendant cette période (1990-2002) il n’y pas eu de prêts. Néanmoins il faut analyser l’impact des contrats dits léonins signés par « Joseph Kabila » à partir de 2001 dès son avènement au pouvoir  et sur la poursuite de la guerre des minerais en RDC par le Rwanda et l’Ouganda.

Par ailleurs, la Banque Mondiale a recommencé également son activité en RDC en 2001. Elle a fait pression sur le nouveau « gouvernement congolais » pour passer le nouveau code minier en juillet 2002. Alors qu’elle a commandité un audit auprès du cabinet britannique ILC en 2003, cet audit n’a toujours pas été rendu public. En conformité aux dispositions de la loi no.007/2002 du 11 Juillet 2002 portant le nouveau code minier actuellement en vigueur en RDC, le régime fiscal applicable au secteur minier ne permet pas à l’Etat de bénéficier d’une rétribution conséquente. La part du produit de l’exploitation des entreprises minières revenant à l’Etat-propriétaire s’élève seulement  à un taux moribond de 5% versés sous forme de redevance, ceci explique la faible contribution du secteur minier congolais au budget national.

Pire, soutient l’Office des douanes et accises, la taxe à l’exportation payée par les exploitants miniers est insignifiante. Elle varie entre 3,75% et 4%. Et pourtant, des pays limitrophes de la RDC participant au processus de Kimberley font payer cette taxe dans la fourchette de 10%. Les miniers congolais ne contribuent que faiblement aux recettes douanières. Cette réalité est également valable pour les autres régies financières. Et pour ajouter à la désinformation révoltante et à la confusion programmée par ce régime des prédateurs sans scrupule, le directeur général du Cadastre Minier (CAMI) à l’époque, Jean-Félix Mupande, avait déclaré sans vergogne que «82 % des bénéficiaires de concessions minières sont des Congolais, parce que 82 % des titres miniers sont aux mains de sociétés de droit congolais, pour 464.542 km2. » Selon Mupande : «le bruit selon lequel le pays serait vendu ne serait que folles rumeurs, et c’est à tort que des voix crient encore au «bradage» des concessions minières, notamment dans le Katanga.» Ses propos sont aberrants, criminels et irresponsables! Je m’explique :

En effet le fameux nouveau Code Minier congolais de 2002 conçu au Québec (Canada) éclaire cette question de la «nationalité minière» d’une manière bien camouflée trompant ainsi facilement les esprits moins lucides et sans jugement critique. La loi feinte  interdit l’acquisition de nouveaux certificats d’exploitation minière par des sociétés étrangères et immatriculées à l’extérieur du pays. Les droits miniers sont l’apanage des seules sociétés locales, non pas sur la base de la nationalité congolaise de leurs actionnaires ou propriétaires, gérants ou domiciliation fiscale, mais seulement sur la base de leur forme juridique congolaise. Les bénéficiaires des droits miniers peuvent être étrangers à 100 %, à condition de créer une SPRL ou une SARL congolaise pour 3.000 dollars de frais de greffe, de notaire et d’avocat. Avec un tel critère, tous les étrangers ont créé des sociétés soi-disant 100 % congolaises mais qui en réalité ne le sont pas, c’est ici que réside la fraude, un véritable marché des dupes ; et le patron du Cadastre Minier (CAMI)  considère ironiquement les bénéficiaires de ce bradage scandaleux comme étant des compagnies à 100% Congolaises au profit des Congolais! De qui se moquent-ils ces dirigeants ?  Ce nouveau code minier est un crime, mis en exécution en complicité avec le régime d’occupation étrangère mis en place en RDC. Il cache apparemment une duperie cruelle pour ceux des dirigeants congolais qui cautionnent  naïvement ce régime cruel et n’ont pas pris réellement le temps de le parcourir(le nouveau code minier)  sérieusement.

 Ainsi, la vérité au CAMI est que les 6 % de sociétés officiellement étrangères, sont celles qui avaient déjà des exploitations minières avant 2003, sous l’ancienne législation. Mais parmi les 82 % de sociétés dites «congolaises», la quasi-totalité est aux mains des étrangers. Bien plus grave, la mode est aux sociétés off-shore et apatrides, domiciliées dans des paradis fiscaux (Iles Vierges Britanniques, Jersey, Luxembourg, Bermudes, etc.). Le cas typique du genre est celui de La Société pour le Traitement du Terril de Lubumbashi (STL), une SPRL « congolaise » qui ne compte que 1 % de capitaux congolais et 97 % revenant à GTL !

Le nouveau Code Minier a pratiquement décrété que le secteur minier congolais est destiné à la spoliation criminelle. Selon cette loi, l’Etat Congolais, propriétaire du sous-sol, perçoit un loyer annuel par carré minier (équivalent à une superficie de 84,955 hectares). La taxe annuelle est de 2,55 à 124,03 dollars américains pour les permis de recherche. L’on paie seulement 195 dollars par carré et par an pour la petite mine, 425 pour la mine industrielle et 680 pour les rejets miniers. Ces taux représentent au mieux 1/15.000ème de l’impôt foncier le plus élevé. Il en est de même des autorisations d’exporter les minerais qui s’arrachent à 3.000 dollars! Cela n’a rien rapporté au peuple congolais qui vit dans une misère inextricable et humainement insupportable.  L’indice du développement humain en RDC et tous les indicateurs socio-économiques actuels  sont très claires là-dessus.

Le gisement qui recouvre environ 20 carrés miniers, ne fournira qu’environ 15.000 dollars américains, en taxe superficiaire annuelle. Chose plus grave encore, les 64 % des richesses minérales données gracieusement aux prédateurs de tous bords  par « Joseph kabila » en échange de son maintien au pouvoir par défi  ne garantissent pas la durée de perception de ces taxes de misère. La longévité d’une activité minière dépend des investissements et du professionnalisme des opérateurs, de leur discipline et des techniques d’exploitation utilisées.  Sur le terrain, les opérateurs miniers qui ont été investis par le CAMI n’élaborent pas de véritables études de faisabilité transparentes, tel que l’exige le fameux  Code Minier, pour garantir un minage professionnel, profitable au peuple et a l’état congolais et de longue durée. Les études environnementales ne sont pratiquement jamais réalisées correctement, et les populations ne sont pas consultées. Ce qui prévaut actuellement, c’est de ramasser ou de racler les minerais pour exporter un maximum de produits avec un minimum de valeur ajoutée. Partout, sous le régime de « Joseph kabila » c’est une exploitation prédatrice et sauvage et non professionnelle des filons les plus riches de la RDC! Notre pays, est un paradis que nous risquons de perdre, il faut se le dire. J’interpelle chacun d’entre nous d’en prendre conscience. Le Kongo, c’est plus que de l’économie ou de la simple politique, c’est un TOUT en TOUT. Prenons-en conscience SVP pour notre avenir et celui de l’Humanité tout entière.

Un autre exemple de projet tout à fait contestable est celui de Kamoto Copper Company (KCC) où cinq mines (Kamoto, T17, Mashamba Est, Mashamba Ouest et Dikuluwe) contenant plus de 93 millions de tonnes de réserves minérales (à 80% identifiées) et (20% probables) ont été concédées en joint-venture avec la société Kinross Forrest. A partir d’un précédent qui a eu lieu en 2000 avec une des sociétés de Forrest, on peut présumer que ces énormes réserves seront épuisées au bout de seulement 20 à 25 ans d’exploitation.

En effet en 2000, les Entreprises Malta Forrest, entretenant un climat de désinformation volontaire ont obtenu une concession de 15 ans pour le Groupement du terril de Lubumbashi en arguant qu’il prélèverait seulement 1/3 des scories et qu’il en resterait les 2/3 pour exploiter pendant 20 à 30 ans supplémentaires or seul 1/3 des scories était cobaltifère, Malta Forrest utilise donc ce tiers intéressant et laisse de côté les deux tiers sans valeur industrielle.

En outre, les gîtes de Kingamyambo et de Musonoi contiennent 112,8 millions de tonnes de rejets de la raffinerie de la Gécamines avec une teneur de 1,49 % de cuivre et 0,32 % de cobalt permettant d’assurer pendant 50 ans, une production annuelle de 7.000 tonnes de cobalt et de 42.000 tonnes de cuivre. Adastra Minerals a décroché tout cela ainsi que 87,5 % du capital de KMT au moyen d’une promesse de payer 15 millions de dollars à la Gécamines. Ce montant de 15 millions correspond, en fait, à une semaine et demie de production sur les 50 ans annoncés d’exploitation! Le « boom économique » s’il y en a un, a ses effets positifs ailleurs, loin de la population congolaise martyr.

 Le bradage de la Gécamines sous le régime de « Joseph kabila » 

La Gécamines était la 6e entreprise au niveau mondial en 1974 si ma mémoire est bonne. A cette époque elle produisait presque 500.000 tonnes de cuivre (4e producteur mondial) et 17.000 tonnes de cobalt (premier producteur mondial); en En 2005, sa production était tombée à moins de 1700 tonnes de cuivre et 1.500 tonnes de cobalt par an. J’en fait d’ailleurs allusion dans ma thèse de maîtrise. Cependant, Robert Crem qui fut un ancien responsable belge de la Gécamines dans les années 1970 et 1980 constate que : « ce potentiel existe toujours» et il dit être bien placé pour dire haut et fort que ce qui s’y passe actuellement est une véritable catastrophe et qu’il est donc étonné du silence de la communauté internationale, en particulier de la Belgique.

Les gisements les plus importants de la Gécamines ont été distribués à des compagnies étrangères comme suit : 87,7 % dans la Kingamyambo Musonoi Tailings pilotée par Congo Minerals Développements (CMD) de Adastra Minerals, 82,5 % dans Tenke Fungurume Mining aux mains de Lundin Holdings Limited et de l’américaine Phelps Dodge, 80 % dans Comide, 80 % dans la Société Minière de Kolwezi de l’australienne Anvil Mining, 80 % dans Kababankola Mining Company de Tremalt, 80 % dans Boss Mining de Shafford Capital, 75 % dans DRC Copper Project de Dan Gertler de la GEC, 75 % dans Kamoto Copper Company de Kinross Forrest Limited, etc.

Il aura suffi de trois petites années du couple formé par la Transition (2003-2006) dirigée par des chefs « rebelles » rwando-ougandais placés au pouvoir à Kinshasa avec leurs collaborateurs Congolais et le Nouveau Code Minier pour la distribution gratuite et le pillage systématique de 64 % des superficies minières les plus riches du pays. Katanga Mining Limited affirmait à ce sujet: «The ministerial decrees (both Mines and Finances) have been obtained giving us the right to apply the lower tax rates for all our imports (around 3% instead of 40-45% www.katangamining.com  –Site update, September 2006.)

La compagnie australo-canadiènne Anvil Mining qui exploite le cuivre et le cobalt à Dikulushi au Katanga, a réalisé des profits de l’ordre de $ 5,1 millions rien que pendant  quatre  mois seulement, selon la Presscanadienne dans son édition du mois d’aout 2010. Aussi, ces dernières années, les grandes sociétés minières internationales et les puissances occidentales ont-elles encore une fois financé et soutenu un véritable holocauste et un hold-up des richesses congolaises comme à l’époque du roi Léopold II. « En 2006, les rentrées de l’État concernant le secteur minier étaient bien loin de répondre aux attentes. Elles ne représentaient que 6 % du budget du gouvernement alors qu’en 2002, en pleine guerre, elles s’élevaient encore à 30 % du budget. » Dixit le feu  ministre de l’Économie et du Commerce, André-Philippe Futa. C’est d’autant plus honteux quand on sait que depuis 2002, ces dernières années, en RDC et surtout dans la province du Katanga, au moins 1644 permis d’exploitation de mines ont été délivrés et que le prix des matières premières a considérablement augmenté. Le prix du cuivre, par exemple, n’était encore que de 4000 dollars la tonne voici quatre ans, alors qu’aujourd’hui, il approche les 8000 dollars.

Le rapport de la commission gouvernementale de révision des contrats miniers (2007-2008) décrit la façon dont ce hold-up a été perpétré avec un code minier rédigé sous d’autres cieux et taillé sur mesure d’une prédation infernale:

  • les entreprises minières ont bénéficié d’une exemption complète d’impôts durant une période anormalement longue;

  • la sous-évaluation de l’apport du côté congolais;

  • la surévaluation de l’apport du partenaire étranger.

Des 60 contrats examinés, aucun ne s’est avéré « normal », [lisez « acceptable », 39 devraient être renégociés et 22 devraient tout simplement être résiliés. L’ONG IPIS cite quelques exemples cite dans le rapport sur la révision des contrats miniers:

– Anvil Mining à Dikulushi

La commission est surtout outrée du fait qu’Anvil y a obtenu, pour elle-même et pour tous ses sous-traitants, durant 20 années, une exemption complète d’impôts et de royalties, grâce à un contrat signé en sous-main.

– AngloGold Kilo

La commission prétend qu’au fil des années, la convention minière d’Okimo, signée avec AngloGold Kilo, n’a cessé de subir de vilaines entorses de la part du partenaire privé. La superficie d’exploitation allouée à AngloGold a quadruplé, alors que le loyer pour le territoire a diminué. En outre, AngloGold n’y a toujours pas entamé la production.

– Tenke Fungurume Mining

Parmi les joint-ventures de Gécamines, c’est surtout Tenke Fungurume Mining qui saute aux yeux. Là aussi, la commission dit que la participation de Gécamines doit regrimper à 45 %. Selon la commission, cette participation a été indûment ramenée de 45 % à 17,5 %. Le contrat de 2005, qui réduisait également la rémunération financière pour l’apport de Gécamines de 250 millions à 100 millions de dollars, doit être annulé, estime la commission. Mais il y a une complication : le partenaire d’origine, Lundin, a vendu une partie de sa participation à la société minière américaine Phelps Dodge. Illégalement, prétend la commission. Il convient de noter que, fin 2006, Phelps a été repris par Freeport McMoran qui, aujourd’hui, détient ainsi une participation de presque 58 % dans Tenke Fungurume Mining.

 L’holocauste congolais persiste en toute immpunité. Le fantôme du roi Léopold II hante toujours le Congo !

Rappelons que le contrat qui lie l’entreprise minière Kamoto Copper Company « KCC »  de George Forrest et la Gécamines,  nous ne pouvons que le qualifier de léonin car, la Gécamines ne détient malheureusement que 25% des parts seulement (au lieu de 51% au moins) et Glencore, une compagnie suisse et son partenaire  qui n’est autre que l’homme d’Affaires Israélien Dan Gertler detiennent 75% des parts. Mr Gertler est en phase d’acheter toutes les actions de Glencore s’octroyant ainsi la part du lion dans cette Joint-Venture.

De leur côté, les travailleurs congolais ne peuvent gagner le moindre salaire en vue d’entretenir leurs familles. La misère, le chômage aggravé par les guerres des minerais causant un holocauste planifié, le plus monstrueux depuis la seconde guerre mondiale en toute impunité!

Comment une telle situation a-t-elle été possible et que faire pour y remédier ?

Dans les capitales occidentales comme Washington, Londres, Berlin et Bruxelles, l’on développe une rhétorique simpliste et déclare  timidement non sans hypocrisie que « les dirigeants congolais, des mercenaires ventripotents et incompétents sont responsables de cette situation tragique ». Et d’autres de déclarer non sans ironie malsaine: « Ce sont eux qui ont en effet signé les contrats léonins et ils ont palpé suffisamment de pots-de-vin pour laisser se produire ce pillage de vos ressources nationales. » L’Occident réclame donc la « transparence » : Des spécialistes internationaux neutres et des représentants du monde des ONGs devraient pouvoir participer aux négociations pour le rétablissement de l’équilibre dans les contrats miniers congolais, clament-ils. D’après les capitales européennes, cela ne doit certainement pas se faire « dans la discrétion », sinon les opérations risqueraient d’être encore entachées par « des pots-de-vin supplémentaires ». Mais, a mon avis, cette analyse des causes et des remèdes à envisager est totalement erronée. Mais par quel « magie » ces dirigeants congolais dits «mercenaires  incompétents, ventripotents, palpeurs de pots-de-vin se maintiennent-ils au pouvoir contre la volonté populaire ? Pire encore, de qui reçoivent-ils ces pots-de-vin ? Qui pillent les ressources congolaises sous ce régime « incompétent et palpeur de pots-de-vin » en toute impunité ? Où va l’argent de ces pillages systématiques de nos ressources nationales ?

En fait, d’après nos observations, la discussion doit se focaliser en premier lieu sur le respect de la souveraineté de la RDC; le respect du droit international et celui de la volonté du peuple congolais dans le choix de ses dirigeants responsables pour reconstruire l’état et pour assumer ses fonctions régaliennes de base dans la gestion adéquate de la chose publique. Comment sensibiliser et responsabiliser les pays occidentaux  bénéficiaires de ces pillages scandaleux d’énormes ressources de la RDC classée parmi les  pays dits « les plus pauvres »de la planete  afin de mettre sous pression leurs multinationales et les banques impliquées dans ces pillages a grande échelle des ressources de la RDC et dans le génocide des Congolais ? Car ce sont elles (les multinationales et leurs institutions financières occidentales), en effet, les principales co-responsables de cette situation tragique en RDC en particulier,  et en Afrique en général.

 Les grandes sociétés minières occidentales accaparent le gros du butin. Il s’agit d’entreprises qui réalisent de superprofits dans le pillage systématique des ressources de la RDC via les contrats léonins avec « joseph kabila » en échange de son maintien au pouvoir par défi, par la force et par mépris de la volonte du peuple congolais réduit à sa plus simple expression, sans droit d’existence dans son propre pays… IPIS cite, par exemple, les bénéfices 2007 de deux géants miniers : BHP Billiton (13,496 milliards de dollars) et Rio Tinto (7,746 milliards de dollars). Des chiffres faramineux et il ne s’agit que de deux acteurs importants parmi tant d’autres. Ces mastodontes de l’exploitation minière sont aujourd’hui lancés dans une véritable ruée vers l’or dans un pays, la RDC, qui a été et qui continue d’être ravagé par des décennies de dictature et une longue guerre d’invasion rwando-ougandaise trop sanglante au cours de laquelle plus de 8 millions de personnes au moins ont perdu la vie. Un pays qui a besoin de justice (et non pas de la charité) et de toute l’attention internationale qu’il pourrait recevoir pour mettre fin à cette  guerre de prédation infernale et au régime d’occupation étrangère et ses injustices insupportables qu’endure la population congolaise depuis au moins 1885 en toute impunité!

La Banque Mondiale et ses « amours froids » pour la RDC, enfonce  le clou

La TOTALITÉ du secteur minier au Congo (RDC) ne paie que 26,7 millions de dollars d’impôts par an (soit environ 0,3 euro par habitant). En Occident, on ne veut paradoxalement pas entendre parler de nouvelles véritables négociations. Karel De Gucht (Open VLD) l’homme politique belge au verbe franc et clair, alors ministre belge des Affaires étrangères, a déclaré tout Haut ce que les autres disent tout bas le 13 mars 2008 dans De Tijd que: « ce ne sont pas des négociations, quoi qu’il en soit, qui pourront accroître ce montant de 26,7 millions de dollars. Car, ajouta-t-il « La Banque mondiale vise un montant de 200 millions de dollars par an (environ 154 millions d’euros seulement) de rentrées d’impôts en provenance du secteur minier congolais pour le trésor public !» Est-ce de la schizophrénie ou du cynisme pur et simple de cette institution de Breton Wood? L’hebdomadaire Trends-Tendances exaspéré par cette revelation de Carel De Gucht y va de la réflexion suivante : « 200 millions de dollars par an, c’est étonnamment trop peu (comme recette annuelle pour la RDC). En comparaison avec 2006, la Zambie (un pays plus petit que le Congo et disposant de beaucoup moins de matières premières, NdlR) a engrangé 2 milliards d’euros de recettes sur ses exportations de cuivre.» Alors, une question nous vient à l’esprit : peut-on parler d’une « conspiration internationale » contre la RDC et sa population ? Ne s’agit-il pas ici d’une misère et d’un holocauste planifiés en RDC, entretenus, entre autres, par la Banque Mondiale ?

Les entreprises particulièrement prospères ont donc imposé des accords qui, durant les décennies à venir, risquent de priver l’État congolais d’un très gros paquet de milliards de dollars, alors que cet argent est absolument indispensable pour la reconstruction du pays et la croissance économique en RDC, voire dans toute l’Afrique sub-saharienne. Depuis les années 1990, la Banque mondiale réclame la privatisation du secteur minier en Afrique. Au Congo, elle a surveillé de près les opérations et elle a donné son approbation à la signature de tous ces accords scandaleux avec les sociétés minières. C’est donc un euphémisme que de dire que la Banque mondiale a au moins été complice de ce hold-up. L’hebdomadaire Trends-Tendances explique que, quelques jours avant la publication du rapport du gouvernement congolais, James Wolfowitz, alors directeur de la Banque mondiale, avait déjà fait comprendre clairement qu’il entendait maintenir les contrats léonins existants, sous le prétexte « de ne pas vouloir créer d’insécurité juridique.»

Katanga Mining et ses ambitions démesurées en RDC

Katanga Mining qui  a obtenu le marché juteux dans  exploitation du cuivre et de cobalt au Katanga n’a pas d’histoire. Un groupe de gens  est allé à la bourse de Toronto prétextant qu’il disposait des concessions minières au Congo. Ces gens ont collecté l’argent à la bourse  et une fois rentré au Congo, une compagnie est née et toutes les actions leur appartenaient. Crise financière oblige, Katanga Mining est entrée en joint-venture avec Kamoto Copper Company « KCC » de George Forrest et Glencore, une compagnie suisse qui est en partenariat avec l’homme d’Affaires Israélien Dan Gertler. Selon financial post.com, dans son édition du mois dàout 2010 sur Katanga Mining: « C’est Gertler qui détiendrait la part du lion. »
Par conséquent, la Gécamines est systématiquement minorisée dans les contrats avec les sociétés issues de la joint-venture et Sofreco. Le gouverneur de la province du Katanga (Shaba) Moise katumbi ne pourra contredire valablement cette réalité malgré son désir de vouloir redresser la situation économique dans le secteur minier congolais.  Le ver est dans le fruit, Catilina est à l`intérieur de la ville, défendre l’indéfendable est voué à l` échec.   Le code minier et  les contrats léonins sont un désastre pour le peuple congolais. Il ne peut pas y avoir de « boom économique » pour la RDC dans ces conditions actuelles.  Ce code minier est illégal, Car, en 1966, les fraudes de la Table Ronde Economique de 1960 ont été rectifiées en exigeant que désormais les sièges sociaux,  d’exploitation et de gestion soient basés au Congo sous contrôle de l’état congolais. Cette loi est toujours en vigueur. Elle justifierait à elle seule la modification, voire l’annulation des contrats de joint-venture passés par la Gécamines et la Miba. La RDCongo est fortement fragilisée, les dettes et services de la dette odieuse coûtent déjà au moins 40 % du budget national congolais. L’annulation apparente de cette dette en 2011 n’est que farfelue, de la poudre aux yeux ; les vrais enjeux sont cachés.

Pas de « boom économique »  sans sécurité et sans état de droit

En effet, après le constat des contrats léonins, s’il y avait un état et gouvernement en RDC avec un parlement digne de ce nom, Martin Kabwelulu, Ministre des Mines de la RDC a l`èpoque, et ses successeurs devraient entreprendre des démarches conséquentes vis-à-vis du nouveau code minier qui tue le Congo (RDC),  le Parlement aurait pris des mesures fermes contre des faits récalcitrants hors du commun  des gouvernants congolais signataires de ces contrats maffieux et les entreprises minières concernées en  prônant une nouvelle politique internationale congolaise imprégnée d’un sens plus élevé de responsabilité réciproque, renforcée par un partenariat international respectable; marquée par la confiance dans l’interdépendance, les échanges économiques et  dans le respect des intérêts communs sécurisés.  En revanche, le dossier de ré-visitation des contrats léonins est reste sans issu, sans suite et les crimes économiques ont atteint leur paroxysme.

Si la guerre c’est du business sauvage, les multinationales occidentales, notamment anglo-saxonnes viennent de s’octroyer la palme d’or dans le bradage scandaleux, des crimes des masses en RDC et du pillage systématique des ressources du Congo au 21eme siècle, avec  un  gouvernement fantôme imposé par la force et par la fraude électorale! Nous ne sommes donc pas étonnés que dans chaque contrat pétrolier, minier, foncier, forestier que le « gouvernement Congolais » signé  avec les compagnies étrangères (surtout anglo-saxonnes), les parts de l’Etat Congolais ne dépassent même pas 10%!
Mais si ces compagnies ne vont pas publier  les profits colossaux qu’elles font au Congo (RDC), les experts internationaux le font. Le `boom économique` n`est nullement au profit de la population congolaise.  La dernière information en notre possession concerne Katanga Mining, une compagnie qui est née des cendres de l’agression rwando-ougandaise contre la RDC, qui n’existait pas avant et donc n’avait pas de capital et qui n’opère qu’en RDC. Elle a d’abord commencé par acquérir des concessions minières en RDC moyennant des commissions, puis est allé à la bourse de Toronto pour chercher de l’argent. Katanga Mining (KAT M à la bourse de Toronto) exploite le cuivre et le cobalt à Kamoto et à Lulua au Katanga. La Gécamines n’y retient que moins de 15% des parts.
Pendant les 4 derniers mois de l’annee  2010, Katanga Mining  avait vendu 14,465 tonnes de cuivre d’une valeur de $115.2 million ($6,510 par tonne), 801 tonnes de cobalt d’une valeur de $29.5 millions et 1,656 tonnes  de concentrées (cuivre, cobalt) d’une valeur de $2.3 millions. La compagnie, listée à la bourse de Toronto (KATM) a accumulé des profits d’une valeur de $4,7 millions à partir de 12,554 tonnes  de cuivre et 887 tonnes de cobalt extraits. (Lire dans :
http://finance.yahoo.com/news/Katanga-announces-2010-Second-cnw-1108635533.html?x=0&.v=1)

Crimes financiers et bradage des mines congolaises: que des milliards de dollars américains perdus par le pays chaque année : L’exploit des sociétés off-shore

En mars 2008, un groupe d’affairistes non identifie s’est lancé dans l’exploitation pétrolière en RDC sous le couvert d’une nébuleuse société «Nessergy Ltd». L’opération s’est passée de « gré à gré ». Sous le titre «Un diamantaire dans le pétrole», la newsletter African Energy Intelligence, rapportait, dans son édition française, datée 19 mars 2008, déclarant que «Joseph Kabila » avait signé, en date du 12 mars, l’ordonnance nº08/022 «qui validerait le premier permis accordé dans la zone dite du couloir maritime, qui couvre l’offshore profond». Le bénéficiaire de ce permis d’exploitation est inconnu dans les milieux pétroliers. Il s’agit de la société Nessergy Ltd, dont le siège se trouverait officiellement à Londres. Le contrat de partage de production a été adopté lors de la réunion du Conseil des ministres présidée le vendredi 17 août 2007 par le Premier ministre d’alors, Antoine Gizenga. Ledit contrat portait sur le couloir maritime offshore profond au large de la province du Bas-Congo et de la province angolaise de Cabinda. Après enquête, cette newsletter finit par découvrir que «le principal avocat de Nessergy auprès de la Présidence congolaise» n’est autre que le diamantaire israélien Dan Getler.

Par ailleurs Capricat Limited et Foxwhelp Limited obtiennent en plus l’exploitation du pétrole congolais des blocs 1 et 2 du Lac Albert dans la province orientale. Les bonus pour le contrat d’exploitation de pétrole des blocs 1 et 2 du Lac Albert par les Compagnies Capricat Limited et Foxwhelp Limited sont évalués à un gain allant de $9 millions à $10 millions comme l’a rapporté  la Radio Okapi le 26 juillet 2010. Selon Fox Business dans son édition du 16 aout 2010, les compagnies ci-haut citées servent d’écran de fumée à un Trust basé en Suisse. Une compagnie dénommée Oil of Congo. Congo Pétrole est en gestation et dans laquelle le signataire pour le compte du « gouvernement Congolais » ne jouira que de 15% des parts.

Revenons aux sociétés Caprikat Ltd et Foxwhelp. Selon des experts sud-africains interrogés a l’epoque, ces deux firmes n’auraient aucune expérience en matière d’exploitation pétrolière. «C’est l’ambassadeur de la RD Congo en Afrique du Sud, Bene Mpoko, qui avait pris langue avec Caprikat et Foxwhelp sos les ordres de Joseph kabila», assurait une source locale. Ces deux sociétés entendent faire appel à la société « Aurora » qui appartiendrait à un neveu au président Jacob Zuma». Que va faire la société Aurora ? «Elle va sans doute vendre les blocs obtenus auprès d’un «major» en réalisant le plus de bénéfice possible.» Que gagnera l’etat congolais ? avais-je demande.  « Vous voulez savoir combien Joseph kabila et Katumba Mwanke ont empoche? 10 à 15%, mais pas plus !  Le Congo, RDC, n’aura rien. C’est dommage, mais c’est comme ça les affaires avec «Joseph  kabila et ses hommes. Sorry !»  me repondit le bonhomme pince-sans-rire. Et si derrière Caprikat Ltd, Foxwhelp Ltd se dissimulait en réalité le trio affairiste G-Kabila-Katumba? «  Oh, oui, c’est bien ça ! » Repliqua-t-il .

Selon le site Bloomberg.com dans leur publication du 29 Juillet 2010, en cette même annee 2010 le bradage du secteur pétrolier et des hydrocarbures en RDC avait atteint son paroxysme, « Joseph Kabila » venait de confier les blocs pétroliers 1 & 2 en Ituri à Mvelaphanda Holdings Ltd., une compagnie de Mvelaphanda Zuma, l’homme d’affaires Sud-Africain et neveu du Président Sud-Africain Jacob Zuma. Le PDG de cette compagnie n’est autre que le britannique Mark Willcox.

Le bradage excessif du secteur pétrolier congolais a attiré d’autres compagnies en quête de blanchiment d’argent et de gains facile. Dans cette ruée, la compagnie italienne ENI venait également de se lancer dans le secteur pétrolier RD Congolais pour exploiter le Block de Ndunda avec la compagnie anglo-saxone britannique Surestream Petroleum.
Voici les parts de l’Etat congolais dans ces contrats: Cohydro: 8% ; International Business Oil SPRL (IBOS), une compagnie locale appartenant à des inconnus non autrement identifies,  elle aussi retient 7% des parts (state oil firm Cohydro and local firm International Business Oil SPRL (IBOS) retient  8% and 7%, respectively). 85% revient aux firmes étrangères. Cliquez ici :
http://www.kyivpost.com/news/world/detail/78620/

La vente aux enchères des concessions minières congolaises atteint des de plus en plus proportions inquiétantes  des  Congolais affamés et clochardisés avec un slogan creux et moqueur de « cinq chantiers » et de la « révolution de la modernité ».

Vente des concessions minières de Kingamyambo/Musonoi et Kalukundi à EURAC

Voici les propos inquiétants d’un député membre du PPRD qui s’est prononce sous l’anonymat en décembre 2010 qui déplorait la politique de son gouvernement et le bradage des ressources naturelles de la RDC : « On en revient pas. Trop c’est trop ! La Fondation Gentler est comparée aux ventouses d’une sangsue,   aux dents d’ un crocodile du Nil,  car elle dispose de plusieurs compagnies en RDC, notamment au Katanga mais elle vient de décider de  vendre aux enchères les concessions minières congolaises à ENRC à son profit personnel. Incroyable ! » Crise financière globale oblige? « Il s’agit de Camrose Resources (basée à Gibraltar mais qui est aussi une amalgame composée de  la firme Camide et Africo listée à la bourse de Toronto, Silvertide Global Limited, Zanette Limited, Cerida Global Limited et de Highwind Group qui exploite le cuivre et le cobalt de Kingamyambo Musonoi Tailings (KMT), une concession ravie à First Quantum par le gouvernement Congolais. » Déclara  ce député membre du  PPRD (le parti de « Joseph Kabila ») sous anonymat en 2010.
En effet, en 2010, Daniel Gertler, ami proche de « Joseph Kabila », avait empoché $175 millions en vendant les concessions minières de Kingamyambo/Musonoi et Kalukundi à Eurasian Natural Resources Corporation (ENRC), la géante compagnie minière Kazhak (du Kazhakstan) mais listée à la bourse de Londres.

Le député PPRD d’’enchainer : « Dans ce  deal juteux, ENRC avait payé $50 millions cash à Dan Gertler, promettant de liquider les $125 millions restant dans une durée de 9 à 24 mois. Le patrimoine minier de la RDC change de mains et se vend comme des arachides. Où est le gouvernement Congolais? Qu’est- ce que le peuple Congolais va-t-il tirer de ces transactions?»  Des pertes en milliards de dollars américains pour la RDC. C’est bien la réponse à cette question qui est connue et rendue publique par Africa Progress Panel, trois ans après, dans son rapport 2013, publié par Jeune Afrique le vendredi 10 Mai 2013 dernier  sous le titre revelateur: « Mines congolaises : Ces 1,36 milliard perdus par le pays »,  au grand dam du peuple congolais qui saigne à flots et contraint de vivre dans une misère atroce planifiée et entretenue par cette prédation outre-mesure qui n’existe nulle part ailleurs sous le ciel.
Rappelons qu’en septembre 2009, EUREC a acquis Camec, une compagnie fictive en RDC au Katanga, du célèbre Anglais Phil Edmonds à $959.7 millions cash!

La cession de 20% de la mine de cuivre de Mutanda aurait fait perdre 513,6 millions de dollars à la RD Congo.

Dans son Rapport 2013 sur les progrès en Afrique, l’Africa Progress Panel examine cinq accords de cession dans les mines congolaises. Ces opérations, qui ont toutes transité par des sociétés offshore opaques, auraient fait perdre au pays deux fois le budget annuel pour la santé et l’éducation. « Entre 2010 et 2012, la RD Congo a perdu au moins 1,36 milliard de dollars de recettes provenant de la sous-évaluation des actifs miniers vendus aux sociétés offshore« , estime Africa Progress Panel, un groupe de dix personnalités éminentes dont Kofi Annan, à l’occasion de la parution de l’édition 2013 du Rapport sur les progrès en Afrique, tel que mentionné plus haut. Cinq transactions impliquant notamment la Gécamines, une entreprise détenue par l’Etat congolais, et plusieurs sociétés offshore ont été étudiées pour aboutir à ce chiffre. « Les pertes totales des cinq accords examinés étaient équivalentes à plus du double du budget annuel combiné alloué à la santé et à l’éducation en 2012« , souligne le rapport qui estime que chaque citoyen a perdu dans ses accords l’équivalent de 21 dollars, soit 7% du revenu moyen. Michel Camdessus pousse un cri d’alarme en faveur de la transparence et de la lutte contre l’évasion fiscale en Afrique par les multinationales et leurs associes au sein du gouvernement en RDC: « Toutes ces ressources détournées, c’est un crime », a-t-il déclaré devant la presse. Repris par Jeune Afrique dans son édition publiée le vendredi 10 Mai 2013. (Lire l’article du vendredi 10 Mai 2013 sur Jeuneafrique.com : Michel Camdessus : « Toutes ces ressources détournées, c’est un crime » )

Ci-dessous les cinq opérations criminelles épinglées parmi tant d’autres :
Société Minière de Kabolela et de Kipese (SMKK)
Gain pour Emerald Star (Îles Vierges) : 400 % en quatre mois
Projet Kolwezi
Gain pour Highwind (Îles Vierges) : près de 1000%
Mine de cuivre de Mutanda
Gain (potentiel car la revente n’a pas eu lieu) pour Rowny Assets (Îles Vierges) : 428%
Mine Kansuki
Gain (potentiel car les parts n’auraient pas été revendues) pour Biko Invest : 682%
Mines de cuivre de Frontier et Lonshi
Gain pour plusieurs sociétés offshore : 71,6%
Le détail de ces opérations : 
cliquez ici.

Prix inférieurs au marché
Dans tous les accords, Africa Progress Panel souligne que les actifs miniers de la Gécamines ont été cédés à des sociétés offshore à des prix inférieurs à ceux du marché. « Des actifs estimés à 1,63 milliard de dollars au total ont été vendus à des sociétés offshore pour 275 millions de dollars », souligne l’Africa Progress Panel ajoutant que « la structure de propriété effective des sociétés concernées n’est pas connue » même si elles semblent « en rapport avec l’un des plus grands investisseurs privés en RD Congo, le Groupe Fleurette », détenu par Dan Gertler, un proche ami de « Joseph Kabila.» Veuillez SVP retrouvez l’intégralité du rapport de l’Africa Progress Panel
ici.

La reaction des membres du gouvernement britannique met le doigt sur la plaie et denonce les crimes economiques en RDC

Il importe de rappeler que tout récemment, au mois de mars 2013, la députée britannique  Pauline Latham a adressé une correspondante très bouleversante à sa collègue ministre Honorable Justine Greening (MP) sur des crimes économiques et financiers en RDC. Ses révélations rendues publiques sur le site de site de l’APARECO sont  effarantes: «Les recherches menées par des groupes tels que Global Witness, font une estimation approximative de 5,5 milliards de dollars d’actifs miniers et d’autres  revenus perdus par le peuple de la RDC en faveur des îles Vierges britanniques, Gibraltar ou des sociétés enregistrées depuis la révision des contrats miniers de 2007.» Ces détournements révélés par Global Witness ont scandalisé l’élue britannique au point qu’elle exige que son collègue adopte «une position beaucoup plus ferme à l’égard du gouvernement de la RDC en précisant que: «Basé sur une contribution annuelle de 147,000, 000 UK £, des contribuables britanniques à des projets en RDC, cette énorme perte de ressources minérales du peuple congolais est équivalente à plus de 24 années de cotisations des contribuables britanniques vers la RDC. »

Avant Mme Latham, son collègue le député britannique  Eric Joyce (MP) déclarait dans  un  communiqué de presse publié par son bureau le 18 Novembre 2011 que: « (…) les documents qui lui avaient été transmis confirment pour la première fois que des membres du gouvernement de la RDC, en particulier le président actuel, Joseph Kabila, ont vendu d’importants biens miniers à des prix dérisoires à diverses sociétés fictives étrangères. » Et Eric Joyce de continuer : « ces documents prouvent que les ressources naturelles du Congo ne sont pas exploitées comme des sources de revenus légitimes pour le peuple congolais. Des séries d’arrangements complexes entre le gouvernement du Congo et des sociétés fictives des Iles Vierges Britanniques font en sorte qu’un petit nombre de personnes s’enrichissent moyennant des pertes énormes pour le reste de la population. » Honorable Joyce de conclure : « Le gouvernement du Royaume-Uni apportera une aide de 700 M£* au Congo au cours des quatre prochaines années. Nous traversons une période d’austérité et nous devons donc être certains que ces fonds sont dépensés à bon escient. Ces documents montrent que l’argent des contribuables du Royaume-Uni est dépensé sans retenue dans un pays où le peuple est privé de milliards pouvant être tirés de redevances minières et de la vente de biens miniers. » Fin de citations.

Pour clôturer mon analyse sans entrer trop dans les détails faute de temps, je me demande comment l’Afrique et les Africains peuvent-ils jouir d’un « boom économique » lorsque Africa  Progress Panel  déclare dans son rapport rendu public le 10 Mai 2013 dernier par Jeune Afrique ce qui suit, je cite : « (…) 60% du commerce international est réalisé entre des filiales du même groupe. L’évasion fiscale passe alors par des prix de cession intra-groupes inférieurs aux prix de marché. C’est criminel. Entre 2008 et 2010, la perte pour l’Afrique liée à l’évasion fiscale est  estimée à 38,5 milliards de dollars, davantage que l’aide au développement sur la même période. » Baptisée « Equité et industries extractives – Pour une gestion au service de tous », cette longue étude souligne que, « bien que les ressources naturelles aient aidé à alimenter une décennie de croissance économique rapide, la plupart des Africains n’en ont encore retiré aucun bénéfice. »  Africa Progress Panel estime  que « l’Afrique peut mieux gérer ses vastes richesses en ressources naturelles pour améliorer la vie de ses populations, en définissant des agendas nationaux ambitieux en faveur du renforcement de la transparence et de la responsabilité. »  Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Michel Camdessus : « Toutes ces ressources détournées, c’est un crime »

En conclusion, nous estimons que le respect de la souveraineté du peuple congolais et,  d’ailleurs,  de tous les pays africains constitue l’élément central de leur bien-être. Par conséquent, la fin des régimes criminels de prédation infernale, la ré-visitation des contrats dits léonins et la mise en application de toutes les recommandations  pour le rétablissement des droits du peuple congolais  en particulier , et africain, en général, sont  indispensables pour  un véritable « boom économique » au bénéfice des Africains. Cela pourrait alors rétablir  la crédibilité des partenaires internationaux  pour mettre fin à la décadence humaine due au régime d’occupation et de prédation.  Ainsi, selon nos observations, le fameux « boom économique africain » que proclament les experts économiques  internationaux est un leurre, du bluff pour dissimuler les crimes économiques et des injustices énormes dont sont victimes les africains, en général,  et les Congolais en particulier, dans cette mondialisation criminalisée en Afrique. Que les Africains ne se laissent pas distraire par ce slogan creux.

Merci beaucoup  pour vos remarques pertinentes formulées  à l’endroit des panelistes.  Merci aussi d’avoir eu le temps de prendre connaissance de ma modeste contribution que je vous prie de bien vouloir transmettre aux panelistes. Que Nzambe l`Eternel Tout Puissant protège le peuple Congolais et l`aide à sortir de ce désastre de prédation  multiforme infernale.

Maman  Jeanne-Marie Sindani

Chercheure en Relations internationales,  Fille du Kongo (RDC)

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Déclaration de l’Union des Patriotes de la Diaspora Congolaise (UPDC) sur la situation au Nord-Kivu, RDC – 19. Juillet 2013

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Allemagne – L’Union des Patriotes de la Diaspora Congolaise (UPDC) encourage et félicite les braves soldats Congolais et leur Commandant au front au Nord-Kivu, le général Ndala Mamadou, fils du pays pour leur bravoure dans la défense de la Patrie, terre de nos Ancêtres  et  dans la protection de notre peuple en refusant d’ obéir aux ordres de traîtrise du gouvernement fantoche de Kinshasa pour les livrer au carnage entre les mains de l’ennemi comme il l’ a toujours fait, lorsque nos vaillants Soldats sont sur le point de chasser les troupes des pays agresseurs, notamment les soldats rwandais (RDF) mixés en partie dans les FARDC et déguisés en « CNDP-M23 »  qui  endeuillent notre peuple, causant un holocauste de plus de 8 millions de victimes et pillent les ressource de la RDC depuis plus d’ une décennie en toute impunité, en complicité persistante avec celui qui se fait appeler «  joseph kabila » et son gouvernement d’ occupation maléfique, illégale et illégitime place à Kinshasa par la violence et par la fraude.

L’UPDC se joint à toutes les Forces Vives de la nation, au pays et dans la Diaspora pour  saluer et soutenir  la détermination de nos braves Soldats au front au Nord-Kivu à déloger  toutes les forces du mal  venues d’ ailleurs qui déstabilisent la partie est de notre pays en toute impunité, en flagrante violation du droit international.

L’UPDC  salue la vigilance populaire sur toute  l`étendue du territoire national et le courage de la jeunesse et des femmes Congolaises à Goma de faire échec à toute tentative de « joseph kabila » de torpiller les efforts de nos soldats au  front par  ses ordres  délibérément piégés d’avance en complicité avec le Rwanda et l’ Ouganda, livrant à répétition des milliers de soldats Congolais au carnage (Pweto, Mushake, Rumagabo, Rutshuru, Walikale, etc. )  comme il l’a toujours fait dans le passé avec ses hommes de main, entre autres,  le tristement célèbre «Tango four Amisi», depuis le retrait forcé du vaillant Général Félicien Mbuza Mabe  par  ce même  «Joseph kabila »  parce qu’ il  avait défait les troupes rwandaises du CNDP de Nkundabatware en 2004, suivi de sa mort tragique en 2010, suite à un empoisonnement.  

Le peuple Congolais doit savoir une chose : tant que celui qui se fait appeler «  Joseph kabila » sera  à la tête du pays, il n’y aura ni paix réelle, ni sécurité pour tous, et encore moins la formation d’ une Armée Nationale Républicaine en RDC débarrassée de tous les mercenaires et criminels, car il est lui-même, entant que mercenaire étranger, l’ élément moteur de  déstabilisation de toutes les institutions nationales pour la destruction et la balkanisation de notre pays.  

C’est pourquoi, le peuple congolais doit se mobiliser comme un seul Homme pour mettre fin au régime d’occupation meurtrière et illégitime de celui qui se fait appeler «  joseph kabila » en RDC. Il est plus que temps. Le monde entier nous observe. Quand la nation est mise en péril par ses gouvernants, le peuple doit agir.

Maman Jeanne-Marie Sindani

Présidente de l’UPDC

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MESSAGE  D’INTERPELLATION  AU PEUPLE  CONGOLAIS: 

IL FAUT VITE CHASSER « JOSEPH KABILA » ET METTRE FIN A SON REGIME

MERCENAIRE QUI DETRUIT LE KONGO ET SON PEUPLE

a3.jpgQuand la nation est mise en péril par ses gouvernants, le peuple doit agir !

La complicité et le mercenariat de Mr. «Joseph Kabila» vient encore une fois d’être clairement démontrés. Aujourd’hui, le peuple congolais, trop meurtri par les guerres d`invasion infernale, ainsi que le reste du monde viennent encore une fois de plus assister à une scène macabre ces derniers jours à l’est du Kongo au Kivu. Les Congolais et le reste du monde voient de leurs propres yeux que «Joseph Kabila» est le principal responsable interne et, à la fois complice de la situation dramatique qui se déroule actuellement à Goma au Nord-Kivu. Il est l`acteur principal interne qui favorise et entretient sciemment la guerre, l’impunité et toute l’insécurité générale ainsi que la détresse qui ravagent le peuple congolais et la RDC. Les acteurs de la Societe Civile Congolaise doivent davantage sensibiliser la population et la mobiliser pour contraindre «Joseph Kabila» et son gouvernement des mercenaires à la démission.

L’Afrique centrale en générale, et le Kongo et son peuple en particulier portent le destin du redressement de l`Afrique en harmonie avec les puissances du monde entier et cela pour le bien de toute l`Humanité. C`est pourquoi, nous refusons et condamnons l`exportation d`un système belliqueux barbare et infernal venu du Rwanda pour le pillage scandaleux des ressources congolaises, voire la tentative d`implantation forcée de l`idéologie rwandaise basée sur la barbarie pour l`extermination de la population congolaise; la soif du pouvoir dévorant et la création des castes ségrégatives rwandaises au sein de l`Armée Congolaise par des fausses rebellions. Nous refusons cette  idéologie qui a toujours alimenté la haine et des guerres  horribles au Rwanda depuis plusieurs siècles.

Les peuples en Afrique centrale endurent une forte souffrance depuis la fin de la guerre froide, en raison de cette politique des guerres instrumentalisées par le régime actuel au Rwanda sous le président Paul kagame depuis 1990.

A travers ce message, nous voulons encore une fois interpeller les puissances occidentales, partenaires traditionnelles de la RD Congo et acteurs influents du système international, qu`il est plus qu`urgent, après tant des rapports rendus publics par les experts des nations Unies, qu`elles se ressaisissent objectivement et prennent des mesures nécessaires, conformément au droit international, afin de contraindre le régime rwandais actuel à mettre fin à sa folie meurtrière au Kongo (RDC), en lui retirant leur appui direct ou indirect dont il bénéficie pour endeuiller et déstabiliser le Kongo (RDC) et toute l`Afrique centrale en usant de cette idéologie barbare. Il est totalement inconcevable qu’un pays qui viole aussi massivement la Charte des Nations Unies et le droit international soit admis, sans condition, comme membre (non-permanent soit-il) du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Nous manifestons notre compassion ainsi que notre solidarité à l’endroit de nos compatriotes du Nord-Kivu, surtout les femmes et les enfants qui sont victimes des affres de l’Armée rwandaise, ougandaise et leurs milices, des amis et alliés politiques de « Joseph Kabila. » Ainsi, nous exigeons la démission de son gouvernement mercenaire qui endeuille la population congolaise depuis plus d`une décennie sans issue de paix, de justice et ni de sécurité après plus de 8 millions des victimes et de dégradation des conditions de vie de toute la population congolaise terrorisée, clochardisée et paupérisée à outrance.

Il importe de souligner que, selon les sources concordantes fiables à Kinshasa et à Goma, après que les militaires congolais aient commencé à avoir de l’avance sur les M23-RDF (troupes rwandaises), qu’ils aient commencé à les pourchasser vers Bunagana, Mr. »kabila » Kanambe a envoyé un ordre aux FARDC de cesser le feu et de faire repli sur Goma. Ceci nous rappelle ses ordres antérieurs très controverses de cessez-le-feu envoyés jadis respectivement aux FARDC au front à Mushake, à Rhumagabo, à Sake et à Rutshuru, voire au très regretté vaillant général Félicien Mbuza Mabe qui avait mis les troupes rwandaises en déroute en 2004. Dans ces cas mentionnés plus haut, chaque fois, lorsque les soldats Congolais s`emploient vaillamment, même dans des conditions extrêmement difficiles, à chasser les troupes rwandaises du territoire congolais afin de sécuriser nos populations, « Joseph kabila » leur ordonne un cessez-le-feu et un repli immédiat pour livrer les Congolais aux carnages  et permettre la progression des troupes rwandaises et de leurs milices pour forcer des négociations bidons au profit du Rwanda!

Par conséquent, l`Armée congolaise ou ce qui en reste est massivement infiltrée par les troupes rwandaises qui portent l`uniforme de l`Armée congolaise suite aux « mixages » de circonstance. Ceci est connu de tous, tant au niveau national qu`international.  
Ainsi, s’étant sentis toujours trahis par leur hiérarchie mercenaire, les militaires congolais sont ensuite livrés au carnage depuis 2001jusqu`aujourd`hui dans ces fausses rebellions qui sont en fait des opérations militaires théâtrales trahies d`avance par « joseph kabila » pour affaiblir et détruire continuellement l`Armée Congolaise et tout le système de défense nationale.

Par cette complicité flagrante de « joseph kabila » avec le régime rwandais, le pays s`engouffre davantage, le génocide congolais n`en finit pas, les négociations frauduleuses et les ballets diplomatiques bidons sous l’égide des pays agresseurs n`en finissent pas, et la guerre d`invasion rwandaise & co. continue sous toutes ses formes avec des conséquences incommensurables sur tous les plans…IL EST TEMPS QUE LES MILITAIRES CONGOLAIS REFUSENT D`OBEIR AU COMMANDEMENT DE CELUI QUE L`ON APPELLE  « joseph kabila ».    

Par ailleurs, nous saisissons cette occasion pour rappeler ce qui suit: l’on oublie souvent que la forte majorité des éléments du RCD devenu CNDP issu du Front Patriotique Rwandais et de l`AFDL, puis mixés au sein de l’Armée Congolaise, étaient devenus membre de la «Majorité présidentielle de joseph kabila» récompensés pour leurs horribles crimes après une parodie successive de « rebellions » permanentes planifiées par ces derniers sous Nkundabatware, suivies de haute trahison au front par les ordres controverses de « kabila » qui  a livré des milliers de soldats Congolais (FARDC) aux carnages successifs  comme jadis à Pweto (2000), à Mushake et à Rhumagabo (2007-2009) et à Rutshuru (2012) pour permettre à « Kabila » d’anéantir complètement ce qui reste de l’Armée congolaise, en infiltrant des troupes rwandaises par de fausses «operations conjointes» sans resultats pour la paix; par l’ouverture continuelle des « rebellions » et  » défections » cycliques planifiées par lui et ses effectifs rwandais mixés au sein de l’Armée Congolaise. Remarquez que depuis 2001, toutes ces opérations théâtrales trahies d’avance se soldent toujours par de frauduleuses négociations secrètes à répétition entre ces mêmes criminels, leur amnistie généralisée pour le maintien de l’impunité malgré les mandats d’arrêts internationaux, leur infiltration systématique dans les postes hautement stratégiques de toutes les institutions congolaises, en faveur de prochaines invasions rwandaises. Ces effectifs rwandais mixés dans l’Armée congolaise, ou ce qui en reste, bénéficient d’un statut spécial: ils sont bien payés, de loin mieux armés, très bien équipés et mieux nourris que les soldats congolais qui sont continuellement livrés au carnage comme chair à  canon par la même tactique répétitive d’insurrections théâtrales permanentes et très meurtrières, bien peaufinées d’avance et organisées par « Kabila » et le gouvernement du Rwanda  pour renforcer l’occupation du Congo et l’anéantissement de tout son système de défense nationale. Cette tactique est aujourd`hui connue de tous, tant au niveau national qu`international. S’ il s’ agissait d’un complot au départ, aujourd’hui, ce complot s’ est éventré par le mercenariat non-voilé de celui que l’ on appelle « Joseph Kabila ». Il faut mettre fin à ce régime de la mort.

En effet, les nombreux rapports des experts des Nations Unies et de toutes les organisations nationales et internationales dignes de foi confirment clairement, preuves à l`appui, l`implication des régimes agresseurs actuels surtout du Rwanda, appuyé par le régime de l`Ouganda; la complicité et l`ambigüité non voilée du gouvernement d`occupation à Kinshasa dans la guerre la plus meurtrière après la seconde guerre mondiale, qui déciment la population congolaise et pillent les ressources du Congo depuis près de deux décennies en toute impunité! Paradoxalement, ces rapports des experts des Nations Unies mettent également à nu l`implication massive et le soutien international des pays  défenseurs des principes démocratiques dans cette guerre mondiale des « barbares » d’un autre âge; une guerre contre la femme et la population congolaise; d’une violence sans mesure qui saigne la RDC depuis 1996 en toute impunité.   

C’est pourquoi, le peuple Congolais exige la mise en application du droit international pour sanctionner le régime rwandais de Monsieur Paul Kagame et ses mercenaires placés au pouvoir à Kinshasa, afin de mettre fin à cette guerre mondiale africaine qui perdure en silence. Le peuple Congolais doit aussi être soutenu, et sa ferme volonté de chasser «Joseph Kabila» et son gouvernement mercenaire doit être respectée par la communauté des nations du monde entier, après le scandaleux hold up électoral de 2011. « Kabila » doit démissionner pour son irresponsabilité, sa complicité flagrante dans le génocide au Congo et son mercenariat criminel dans le but non voilé de déstabilisation permanente et de destruction du Kongo (RDC) et de son peuple.

Car, sur base de quel principe celui que l`on surnomme  « Joseph Kabila » peut-il encore diriger la RD Congo dont il est l`ennemi principal? DEBOUT CONGOLAIS! Tous les signaux sont saturés et laissent désormais apparaître l’imminence de la fin de ce régime mercenaire d’occupation apocalyptique au Kongo et en Afrique centrale.

Le peuple congolais, très meurtris par la guerre, en a marre. Il crie au secours. Ecoutez-les et agissons ! Que la Main de Nzambe Mungu le Très Haut protège le Kongo et son peuple.

Jeanne-Marie SINDANI

President de l’ UPDC  ——————————————————————————

Voici la liste non exhaustive des généraux rwandais qui dirigent l’Armée Congolaise- FARDC totalement infiltrée – sous le commandement mercenaire de «Joseph kabila » et entretiennent la guerre d’un génocide planifié au Congo!

Tous ces individus ont été nommés par décret présidentiel de Mr.  « Joseph Kabila » :

01 Général Jean BIVEGETE Auditeur Général de l’armée (Haut magistrat militaire)
02 Général MASUNZU Cmd Adjoint 10ème Région militaire/Bukavu
03 Général MALICK KIJEGE Inspecteur Général de l’Armée (ex. G4-EMG) FARDC/KINSHASA
04 Général OBED RWIBASIRA Cmd 5ème Région militaire à Kananga/Kasaï-Occidental
05 Général MUSTAPHA MUKIZA Cmd Base militaire de KITONA (Bas-Congo)
06 Général Charles BISENGIMANA Inspecteur Général Adjoint De La Police Nationale/Kinshasa
07 Général JEROME GAGAKWAVU EMG/FARDC-Kinshasa
08 Général BOSCO NTAGANDA « the terminator », Chef d’Etat Major Général CNDP/M23, sous mandat d’arret international non execute, protege par « kabila »
09 Général Laurent NKUNDABATWAREMIHIGO en guerre contre la RDC dans le Nord-Kivu, responsables des millions des morts, actuellement rapatrie dans son pays le Rwanda
10 Colonel BONANE Cmd 4ème Brigade Ituri
11 Colonel RUDAZINDA MAKENGA SULTANI Cmd BRAVO/Nord-Kivu
12 Colonel KAMANZI François
13 Colonel MUNYARU GERERO Françoise Cmd de la Police de l’enfance/Nord-Kivu
14 Colonel MUHINDO François Cmd de la Brigade Delta à Kichanga/Masisi
15 Colonel François ZERO BRAVO EMG-Armée mixée de NKUNDABATWAREMIHIGO, (81ème Brigade FARDC)
16 Colonel MUTEBUTSI Jules En exil au Rwanda après la rébellion de Bukavu, Juin 2004
17 Colonel RORIMBERE Dispo/EMG-FARDC
18 Colonel GISHONDO ELIE Dispo/EMG-FARDC
19 Colonel PADIRI Jonas Cmd Brigade EQUO à Kimoka-Sake/Nord-Kivu
20 Colonel BORINGO MATANE 10ème Région Militaire/Bukavu
21 Colonel BIRORI Benjamin Conseiller Militaire/Ruberwa (En Formation En Chine)
22 Colonel BOSOGO Venant Dispo/EMG-FARDC (en rébellion au Sud Kivu : G47)
23 Colonel « WILSON » Cmd adjoint de la brigade ALPHA à NYANZALE-MWESE
24 Lt Colonel MUNYAKAZI EMG-Armée Mixée de NKUNDA (83ème Brigade FARDC)
25 Lt Colonel Claude MUCHO ½ Cmd brigade Charly à Mushaki/Masisi
26 Lt Colonel INNOCENT Ex ½ G4 AFDL/RCD aujourd’hui G4 E.M-Armée mixée de NKUNDA
27 Lt Colonel KABUNDI ½ Cmd brigade EQUO à KIKOMA SAKE/Nord-Kivu
28 Lt Colonel BISAMAZA ½ Cmd brigade BRAVO/RUTSHURU au Nord-Kivu
29 Lt Colonel NIYIBIZI Cmd du Br. de la Brigade EQUO/Nord-Kivu
etc…

Cette liste n’est pas exhaustive. (Source: FARDC, ce qui reste de l’Armée de la RDC sous le régime d’occupation). Et voilà les acteurs des crimes organisés contre la République Démocratique du Congo !
N.B : le nombre des officiers généraux et Supérieurs d’origine rwandaise (BANYA Rwanda) dépasse le nombre des Généraux et Colonels que possèdent toutes les tribus congolaises réunies en RDC, notamment au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Sur cette liste, il faudra ajouter le nombre de plus ou moins 300 généraux et Capitaines rwandais tutsi dans les FARDC. Cette réalité tragique est également connue par la MONUSCO et toutes les chancelleries occidentales en poste à Kinshasa. Que chacun tire sa propre conclusion sur la tragédie congolaise et le gouvernement de  » kabila ». Il faut y mettre fin immédiatement.

Car Nzambi Ya Mpungu notre Grand Roi, Le Saint Eternel Tout Puissant le veut ainsi. Sa Lumière est un feu dévorant qui consument  à présent toutes les principautes des ténèbres qui ont envahi le Kongo depuis plus de 500 ans. Ntonda na Nzambi Ya Mpung! Nkembo na Nzambi Ya Mpungu !

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MESSAGE  D’INTERPELLATION  AU  PEUPLE  CONGOLAIS:        

              Laissons tomber ce régime mortifère tombant !  

L’onde de choc du récent rapport du groupe d’experts de l’ONU et son addendum publié le 30 juin 2012 sur le soutien du Rwanda à ses milices du RCD-CNDP transformées en «M23» n’a pas cessé de provoquer la colère populaire en RDC ainsi que l’indignation et moult réactions à travers le monde. Le peuple congolais sait avec certitude que la nation est mise en péril en raison d’une forte complicité criminelle interne au sommet de  l’état, qui entretient activement cette guerre d’invasion rwandaise, avec des conséquences meurtrières incommensurables sur tous les plans. L’instabilité et tous les crimes horribles qui sévissent en RDC sont soutenus et entretenus à l’intérieur du pays par « Joseph Kabila » lui-même et son régime qui agit sous tutelle et en complicité avec le régime actuel au Rwanda pour la déstabilisation permanente de la région et la  destruction du Congo (RDC). Cette complicité interne se dévoile au jour le jour par une très longue série des ballets diplomatiques bidon avec des accords secrets très néfastes pour la sécurité en RDC et la stabilité régionale signés entre « Joseph Kabila » et le gouvernement du Rwanda.

Ces accords ont permis d’infiltrer massivement des milices mercenaires et soldats  étrangers, notamment des rwandais au sein des institutions congolaises et de ce qui reste de l’Armée Nationale Congolaise en vue de l’anéantir et maintenir une guerre permanente pour le pillage des ressources et l’extermination de la population congolaise surtout à l’est du pays. C’est un fait qui saute aux yeux de tous et, enfin, décrié ce dernier temps même par les chancelleries les plus influentes du système international en annonçant l’usage des sanctions comme moyen de pression contre le Rwanda, après ce bilan macabre de plus de 8 millions de victimes congolaises innocentes et une population survivante terrorisée et clochardisée à outrance par un régime d’occupation infernale. «Joseph Kabila» ne peut pas se prévaloir le titre de «chef de l’état» en RDC car il ne le mérite pas. Il doit etre contraint à démissionner suite à sa complicité évidente avec le Rwanda et son incapacité de gouverner et de proteger le pays

Le fossé entre le gouvernement-mercenaire et le peuple congolais s’amplifie en RDC

Des fideles catholiques, lors d’une messe dite le 12/1/2012 à la Cathédrale Notre Dame du Congo. Radio Okapi/ Ph. John BompengoDes fideles catholiques, lors d’une messe dite le 12/07/2012

Le pouvoir d’occupation qui a pris la RDC en otage à Kinshasa depuis 2001 est responsable de tout ce qui se passe maintenant au Kivu, à cause de ses atomes crochus avec le régime de Kigali et de ses compromissions avec les milices pro-rwandaises du RCD-CNDP muées en «M23»: des accords signés par «Joseph kabila» avec le Rwanda et ses milices  et dont les contenus ne sont jamais rendus publics; l’attribution des tous les postes hautement stratégiques, ainsi que des grades d’officiers généraux supérieurs aux miliciens rwandais-CNDP « mixés » et incorporés massivement sans discernement dans les FARDC; la protection de tous les criminels rwandais dont Nkundabatware, Mutebusi, Bosco Ntaganda et le refus obstiné de le livrer à la justice dont la CPI; l’adhésion du CNDP à la mouvance présidentielle de «Kabila»; le détournement des rations et soldes des militaires au front; la réticence à citer nommément Paul Kagame pour son implication avérée dans le soutien du CNDP-M23; le décret du «huis clos» qui a scandaleusement étouffé des motions d’interpellation de l’opposition, l’accord très compromettant aux contours flous signé à Addis-Abeba le 15 juillet 2012 sur le déploiement d’une fore dite «neutre» à l’est de la RDC, etc. constituent des preuves tangibles de la haute complicité de « Joseph Kabila » et son parrain rwandais au drame que subit la population congolaise depuis plusieurs années en toute impunité.

Chronique d’une tragédie nationale

ViolenceD.pngSi tous les mercenaires rwandais bénéficient de la protection directe de « Joseph Kabila » en RDC, en revanche la population congolaise et ses Défenseurs des droits de l’homme, des Journalistes, les Résistants et opposants congolais à ce régime d’occupation sont systématiquement massacrés, assassinés, incarcérés, terrorisés, ou portés disparus par «Joseph Kabila» et ses escadrons de la mort.

Après Floribert Chebeya et tant d’autres, Diomi Ndongala dans le couloir de la mort sous les griffes de « Joseph Kabila »

Aujourd’hui, l’Honorable Eugene Diomi Ndongala, un fervent défenseur des droits fondamentaux de ses compatriotes est actuellement le Martyr agonisant aux côtés d’une multitude des Congolais incarcérés sans jugement sous les griffes du régime des assassins insatiables du sang des Congolais. Comme Floribert Chebeya et tant d’autres martyrs, Diomi Ndongala se trouve aujourd’hui dans le même couloir de la mort du régime vampire qui tue sans vergogne et ne vit que du sang. Nous lançons encore un appel urgent à toutes les organisations de défense des droits de l’Homme au niveau national et international de se joindre à nous pour exiger et obtenir sa libération.

  Massacres des Congolais a l’est du pays, un rituel au quotidien

Les éléments du cheval de Troie introduit en RDC par le régime extrémiste mono ethnique du Rwanda, à travers les guerres d’invasion de l’AFDL-RCD-CNDP depuis 1996, ne font plus mystère sur leur stratégie de liquéfaction de la RDC, de son élite et sa population. En outre, il y a un triple contentieux entre le pouvoir d’occupation et le peuple, né de ces guerres d’invasion et de l’imposture au sommet de l’état congolais, suivie du score des tripatouillages électoraux de 2006 et du 28 novembre 2011. C’est ce triple contentieux qui a exaspéré et renforcé l’effritement de la cohésion nationale, creusant un fossé entre les gouvernants mercenaire-illégitimes et les gouvernés meurtris.

Quand la nation est mise en péril par ses gouvernants, le peuple doit agir!

La complicité interne au sommet de l’état congolais et le manque délibéré de volonté à mettre fin à cette situation tragique pour protéger la population et l’intégrité territoriale se heurtent à présent, par conséquent, à un ras-le-bol collectif irréversible autour de l’unité nationale et aux multiples actions populaires en RDC et dans la Diaspora. La Diaspora congolaise, comme celle de la France dans les années 40, a donné le ton. La masse populaire en RDC répond au rendez-vous de la résistance pour la paix, la sécurité nationale et régionale en Afrique centrale. Le monde entier l’observe ce dernier temps avec attention.

LE PEUPLE MARTYR SE LEVE:  il agit !

En effet, après avoir initié le 01. Aout 2012 une  grande marche populaire de  protestation sur toute l’étendue du territoire national contre l’actuelle invasion rwandaise suivie d’une pétition de plus de 10 millions de signatures qui égalent approximativement les chiffres officielles des victimes de cette guerre,  les chefs des confessions religieuses de la RDC, tous dans leur diversité, sont  au rendez-vous populaire pour dénoncer la énième invasion de la RDC par le Rwanda. Une délégation est annoncée pour se rendre au siège des Nations Unies pour remettre cette pétition au Conseil de sécurité de l’ONU, et dans certaines capitales occidentales pour exiger et obtenir une condamnation du Rwanda. Les églises de la RDC dénoncent unanimement cette invasion répétitive injuste et injustifiable qui mine les efforts de reconstruction de la Nation Congolaise.

«Cette guerre s’accompagne d’une criminalité transfrontalière sans précédent avec des millions des  victimes et d’un pillage systématique des ressources naturelles de la République Démocratique du Congo », dénoncent unanimement toutes les confessions religieuses en RDC et déclarent dans leur pétition nationale que: «Au vu de la flagrance de cette violation de l’intégrité territoriale de la RD Congo, nous, Peuple Congolais, exigeons: 1. La mobilisation des Forces de la MONUSCO pour appuyer les FARDC afin d’arrêter une fois pour toute l’invasion de la République Démocratique du Congo, le pillage de ses richesses et le viol de la femme congolaise; 2. L’arrestation et les poursuites judiciaires de tous les criminels de guerre du gouvernement rwandais cités nommément dans les différents rapports des Nations Unies; 3. L’arrestation et les poursuites judiciaires des auteurs de tous les crimes de guerre perpétrés en République Démocratique du Congo et de tous les autres criminels qui circulent entre la RD Congo et ses pays voisins a l’est; 4. Le rejet de la candidature du Rwanda au poste de membre non permanent du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies pour violations récurrentes de la Charte des Nations Unies; 5. L’application sans délai de toutes les décisions des Nations Unies en faveur de la paix en République Démocratique du Congo.» Le peuple congolais poursuit dans sa pétition du 12 Juillet 2012 et déclare à partir de la capitale Kinshasa: «De ce qui précède, nous nous opposons à toutes formes de négociations avec les éternels criminels du Rwanda ainsi qu’à toute tentative de balkanisation du territoire national de la République Démocratique du Congo», ont déclaré les Congolais d’une voix unanime.  

Plus d’un Congolais est dans tous ses états à cause de la situation qui se passe dans la Province du Nord-Kivu

A Goma dans la province martyr du Nord-Kivu, une journée ville morte décrétée et réussie à 100% le 11 juillet 2012 avait mis le gouvernement mercenaire-illégitime au pied du mur. Le théâtre d’un conflit armé trop sanglant opposant l’armée congolaise aux infiltrés rwandais du CNDP-M23 aux cotes de l’armée régulière rwandaise (RDF), désempare les Congolais qui sont en colère de ce qui se passe dans cette province. Pour ne pas croiser les pouces face aux agresseurs, les habitants de la ville de Goma ont manifesté leur colère en suspendant toutes leurs activités le mercredi 11 juillet 2012. Ils ont organisé une journée ville morte au point que le chef-lieu du Nord-Kivu ressemblait à une ville fantôme, décrétée en réaction aux récentes violences dans le Nord-Kivu qui n’ont que trop duré et qui ravagent non seulement les habitants de la province du Nord-Kivu, mais aussi tous les Congolais qui souffrent dans leur chair suite au calvaire enduré sur toute l’étendue du territoire national due à l’insécurité permanente dans le pays. Le gouvernement d’occupation est au pied du mur, car son silence face à la succession de ces événements, le huis clos suspect décrété à l’Assemblée nationale sous les ordres de «Kabila» sur la question orale adressée au ministre de la Défense nationale et des Anciens Combattants en rapport avec les événements des invasions rwandaises à l’Est de la RDC sont des faits qui ont réveillé les consciences les plus démolies et leur donnent matière a réflexion.                                                                                                                                                             

A Bukavu et à Kindu au Maniema: La marche de la société civile contre les milices et infiltrés rwandais du CNDP-M23 avait mobilisé le même jour comme à Goma, mercredi 11 juillet 2012, des centaines de Congolais qui ont marché avec colère dans les rues de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, et a Kindu au Maniema jusqu’au quartier général de la Monusco pour protester contre la guerre d’invasion rwandaise sous couvert  du «M23» appuyés par des soldats de l’armée régulière rwandaise (RDF) infiltrés dans les localités du Nord-Kivu. Les Congolais en colère l’ont fait savoir tout  haut et fort : «L’intégrité  territoriale n’est pas négociable», «le peuple congolais est uni et restera uni», ont-ils affirmé. Vox populi, vox Dei. La population en colère a tout de même félicité la Monusco d’avoir dénoncé ouvertement, cette fois-ci, l’implication du Rwanda dans les conflits armés en RDC et demande à la Mission onusienne d’utiliser ses prérogatives prévues au chapitre sept (VII) pour mettre fin aux crimes du gouvernement rwandais et à l’impunité dont ce régime xénophobe jouit au moins depuis le double assassinat des présidents rwandais Habyarimana et burundais Cyprien Ntaryamira le 6 avril 1994. Au quartier général de la Monusco, le mémo de la société civile a été remis au chef de bureau de la Monusco/Sud-Kivu, Aliou Sene. Quant à la Diaspora congolaise à travers le monde, ses actions ne sont plus à démontrer.

L’onde de choc a atteint les chancelleries internationales

A l’extérieur du pays, l’opinion internationale, troublée par l’onde de choc des rebondissements des invasions rwandaises et de la situation dramatique en RDC dans le Kivu, dénoncés et répercutés à travers le monde par des agences de l’ONU, des ONG internationales de défenses de droits de l’homme, et certaines puissances occidentales, le pouvoir d’occupation en RDC et son parrain à Kigali sont désemparés. Cette situation gravissime et si tragique telle qu’elle apparaît aujourd’hui n’aurait pas empêché les apparatchiks du régime de terreur en RDC de dormir, n’eût été la montée en ligne de ces diverses sources crédibles de la communauté internationale qui ont élevé le ton. Ce sont ces sources internationales qui ont démasqué le «M23» comme un mouvement inexistant, inventé par le Rwanda et utilisé comme pseudonyme dont se couvre sa milice du CNDP, tandis que les gouvernants à Kinshasa s’enfermaient dans un voile de silence d’une complicité a peine voilée.  

Ces sources internationales dont le rapport d’experts des Nations Unies et Human Rights Watch ont aussi décelé et souligné avec preuves irréfutables à l’appui, le soutien actif du Rwanda et son Armée régulière (RDF) à ce faux rebelles du «M23», jusqu’à nommer des proches collaborateurs de Paul  Kagame, militaires et civils chargés du recrutement, de la formation et de l’équipement des éléments supplétifs envoyés en renfort au cheval de Troie au Nord-Kivu. Ce qui se passe actuellement au Nord-Kivu et dans tout le pays est la conséquence logique de plusieurs accords signés par «Joseph kabila» d’une part avec le Rwanda, et d’autre part avec ses milices CNDP infiltres par le «mixage» dans l’Armée Nationale Congolaise. Les médias congolais et des leaders de l’opposition se sont mis à relayer ces sources internationales. Jusque-là, le gouvernement d’occupation et son parlement qui se trouvait en session, se comportaient comme si de rien n’était. Aucune sanction diplomatique, aucune position officielle forte et claire embrayant sur les révélations faites par la communauté internationale face à l’invasion rwandaise.

La réaction des chancelleries occidentales saluée par le peuple congolais

Vue la flagrance des faits et des preuves bien documentés dans l’addendum du rapport des experts de l’ONU rendu publique le 30 juin 2012, les USA qui ont soutenu le regime du Rwanda pendant plusieurs annees, ont réagi les premiers pour faire appliquer des sanctions contre le Rwanda en suspendant leur aide militaire au régime de Paul Kagamé. Le Pays bas, la République fédérale d’Allemagne, la Grande Bretagne et la Suède ont emboité les pas en déclarant à leur tour la suspension de leur aide au développement au Rwanda. Le peuple congolais a salué avec gratitude et un grand soulagement la décision prise par les USA de suspendre leur aide militaire au Rwanda, suivis par d’autres pays influents de l’Union Européenne, suite au rapport des Nations unies mettant clairement en cause le régime de Kigali du président Paul Kagame pour l’instabilité en RDC. L’onde de choc de ce récent rapport du groupe d’experts de l’ONU sur le soutien du Rwanda aux milices du M23 n’a pas cessé de provoquer l’indignation et moult réactions dans le monde. Dernière en date et pas des moindres, une lettre ouverte bipartisane de 11 Congressmen américains (députés) tant républicains que démocrates adressée directement à Paul Kagame en date du 03 aout 2012 pour lui demander de cesser immédiatement toute déstabilisation de l’Est de la RDC, en menaçant d’étendre les sanctions contre le Rwanda en cas de refus de Paul Kagame de mettre fin à ses ambitions hégémonistes et criminelles qui déstabilisent toute l’Afrique centrale, avec des conséquences incommensurables sur tous les plans. A l’instar de rabbins juifs britanniques, les Congressmen américains dénoncent et condamnent avec force la violation de la souveraineté de la RDC et tous les crimes du Rwanda de Paul Kagame commis en RDC en toute impunité.

Un Paradoxe scandaleux: le Sommet de la francophonie criminalisée en RD Congo

Au moment où les USA et d’autres pays influents de l’Union Européenne cités plus haut usent de sanctions comme mode de pression pour favoriser le retour de la paix, de la sécurité et de la stabilité en RDC et dans la région, paradoxalement, la France du président «normal» François Hollande semble opter pour un sommet de la francophonie criminalisée en RDC, contre la volonté de la plus vaste majorité des Congolais qui refusent l’organisation du prochain sommet de la francophonie à Kinshasa dans un contexte de non-état de droit et d’insécurité nationale généralisée, liée à la criminalité du gouvernement congolais illégitime. La déclaration du président français faite le 27 aout annonçant sa participation à ce sommet à Kinshasa est perçue comme un affront raciste, une expression du mépris sans mesure et une insulte gratuite à l’endroit des millions de victimes congolaises et du peuple congolais dans sa vaste majorité. La France ayant également connu un régime d’occupation dans son histoire contemporaine, le président Hollande, grand défenseur des valeurs démocratiques, des droits et  libertés pour tous, devrait absolument s’abstenir d’offenser un peuple meurtri à outrance sous un régime d’occupation étrangère. Le président français ne devrait pas faire aux Congolais ce qu’il ne voudrait jamais que l’on fasse aux français. Un grand homme averti en vaut deux.

Nous exprimons notre gratitude a toutes les nations et peuples du monde qui se lèvent pour soutenir les efforts des Congolais dans le rétablissement de la paix et de la sécurité en RD Congo et en Afrique centrale. «Kabila» ne peut pas se prévaloir le titre de «chef de l’état» en RDC car il ne le mérite pas. Il doit etre contraint à démissionner suite à sa complicité évidente avec le Rwanda et son incapacité de gouverner et de proteger le pays, pour enfin permettre l’établissement d’un régime national responsable pour la gestion des intérêts nationaux et internationaux,  en garantissant la stabilité nationale et régionale. La décision prise par les USA et les pays de l’Union Européenne de suspendre leur soutien financier au Rwanda aura de l’efficacité lorsqu’ils soutiennent aussi la volonté du peuple congolais pour un changement de régime en RDC. Nous voulons le rétablissement d’un partenariat substantiel entre la RDC, les USA et l’Union Européenne dans un Congo (RDC) stable et sécurisé qui doit assumer pleinement son rôle naturel de leadership régional en Afrique centrale pour  garantir la politique de bon voisinage et les échanges commerciaux légaux sur tous les plans.  La politique rwandaise de déstabilisation de la RDC par l’infiltration et le soutien de ses mercenaires et soldats rwandais dans l’Armée nationale Congolaise doit prendre fin pour céder la place à un régime politique stable au Congo, car la reconstruction de la RDC aura besoin des investisseurs et partenaires étrangers qui veulent travailler dans un environnement sécuritaire stable.

Enfin, le déploiement d’une Force dite «neutre» n’est ni une solution, et moins encore la solution au drame récurrent de l’Est de la RDC. Elle est une distraction. Son déploiement à l’intérieur des frontières congolaises serait la matérialisation du projet de balkanisation de la République démocratique du Congo que le peuple congolais condamne et désavoue fermement. Le déploiement d’une telle force doit se faire au Rwanda qui fabrique des milices et des mercenaires qui déstabilisent la RDC depuis plus d’une décennie en toute impunité. Que Dieu bénisse toutes les nations qui aident le peuple congolais a rétablir la sécurité et la dignité humaine en Afrique centrale.

Aujourd’hui le peuple congolais se lève. Le Congo se lèvera, car Nzambe le Très Haut Tout Puissant le veut ainsi !

Jeanne-Marie Sindani  

© UPDC e.V. Tous Droits Réservés , 30 Aout 2012

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MESSAGE D’INTERPELLATION DE MAMAN JEANNE-MARIE SINDANI AU PEUPLE KONGOLAIS  (publié ce 11 Juin 2012)

 a3.jpgQuand la nation est mise en péril par ses gouvernants, le peuple doit agir !

Le piège tendu à l’Armée nationale Congolaise ou ce qui en reste ainsi qu’aux militaires Congolais, gratuitement livrés à la mort actuellement dans le Rutshuru, après Pweto, Mushake, Rumagabo, etc., au travers de contre- offensives théâtrales trahies d’avance par « Joseph Kabila », nous incite à lancer un message d’interpellation à tous les Congolais pour un sursaut patriotique immédiat. Car, les exécutions systématiques des militaires congolais, l’irruption permanente depuis 1996 de fausses rebellions AFDL-RCD-Goma- FDLR -CNDP-M23, fabriquées par Kigali, qui ont préparé successivement le « mixage » des troupes étrangères dans l’Armée Congolaise, suite aux accords secrets entre « Joseph Kabila » et le gouvernement rwandais, ont favorisé  ainsi l’infiltration massive des bataillons entiers des troupes rwandaises et leurs milices citées plus-haut au sein des FARDC et dans tout l’appareil de sécurité nationale (Police, Service de renseignements, immigration, douane…) depuis 2003. Ces intrusions systematiques des troupes rwandaises au sein des FARDC ont massivement fragilisé l’appareil de défense nationale. Ainsi, au Congo (RDC), c’est l’existence même de tout un peuple qui est fortement mis en péril par le régime d’occupation mortifère de celui que l’on appelle  « Joseph Kabila « .

Sur base de quels principes “Joseph Kabila” prétendrait-il encore diriger la Rép. Démocratique du Congo ?

Lors d’une entrevue accordée à une source du Journal Le Millénaire le 8 Juin 2012, Bosco Ntaganda, le Terminator, déclare ouvertement ceci: «Je suis disposé à aller répondre au mandat de la CPI à condition que Kabila soit également convoqué, car je dispose d’éléments suffisants prouvant qu’il est impliqué dans les tueries, car étant le commanditaire des évènements en Ituri et dans le Nord-Kivu ». Qui dit mieux ? Nkundabatware en son temps avait fait les mêmes aveux a la presse. «Joseph Kabila» ne peut plus éluder son rôle de mercenaire rwandais même devant ceux-là qui refusaient encore de voir l’évidence des faits au sein de son « gouvernement » pour des intérêts personnels!

En effet, il a toujours prouvé par ses actes anti-patrie qu’il n’est pas le président des Congolais, malgré le titre farfelu du «président de la république» qui lui a été collé au truchement de l’imposture et de la fraude. Son régime d’occupation sert ouvertement à concrétiser les visées hégémonistes et annexionnistes du président rwandais Paul Kagame. Aujourd’hui, tous les Congolais se rendent compte qu’avec la complicité flagrante de « Joseph Kabila », secondé successivement depuis 2001 par d’autres mercenaires rwandais comme Mutebusi , Laurent Nkundabatware, Bosco Ntaganda, etc., le Rwanda se sert aujourd’hui de Sultani Makenga, de la même boite AFDL-RCD-PPRDCNDP-, toujours avec la complicité et l’appui de «Joseph Kabila» pour massacrer les Congolais et exploiter les richesses de la République Démocratique du Congo de façon illicite et illégale.

Sans ce pillage systématique des ressources du Congo, le gouvernement rwandais ne bénéficierait d’aucune considération substantielle sur le plan international

Selon Human Rights Watch et la MONUSCO, les résultats des auditions de déserteurs rwandais dans la guerre actuelle au Nord-Kivu à l’est de la RDC ne laissent en effet aucun doute sur le caractère systématique du recrutement et de l’envoi des troupes rwandaises avec armes et munitions, ainsi que d’autres ressortissants rwandais vers la RDC, où ils combattent l’Armée régulière aux côtés des « mutins » CNDP, issus du « mixage » des troupes et milices rwandaises dans les FARDC en 2009. Face à cette situation extrêmement grave, fortement médiatisée et dévoilée dans la Presse par les institutions internationales, d’une part, par la presse nationale, les Forces vives du changement et la Société Civile Congolaise, d’autre part, paradoxalement le « gouvernement » à Kinshasa se contente d’une timide déclaration. Pire encore, les gouvernants congolais ne condamnent pas l’agression rwandaise!                     Aucune mesure de sanction constitutionnelle ou diplomatique contre le Rwanda n’est envisagée jusqu’à ce jour. En revanche, «Kabila» a organisé au mois de mai 2012 la signature des accords secrets supplémentaires comme en 2009, sans l’aval de son « parlement », pour faciliter la nouvelle invasion des troupes rwandaises en RDC sous prétexte d’une « opération conjointe» qui serait envisagée !

Tandis que la population congolaise dans le Kivu n’a pas encore surmonté les affres de précédentes «opérations conjointes» qui n’avaient pour le seul vrai but que l’infiltration des troupes rwandaises dans l’Armée Congolaise, suivies de massacres et les déplacements forcés de la population, aujourd’hui, la complicité de « Kabila » est totalement mise à nu ; le Rwanda est attrapé la main dans le sac par la MONUSCO lors de ses expéditions militaires très sanglantes en renfort a ses milices sous le commandement de de Ntaganda, contre l’Armée régulière congolaise au Nord-Kivu.

Le mercenariat de « Joseph Kabila » est un fait révoltant, le peuple doit agir !

L’organisation de tous ces accords secrets et des négociations piégées pour détruire le Congo et sa population par l’entremise d’une prétendue « coopération diplomatique » sans respect des préalables, dont entre autres, l’impératif du respect de l’intégrité territoriale de la RDC, celui de la justice-réparatrice et de garantie de paix réelle avec un pays agresseur qu’est le Rwanda, est un grave affront, un crime contre le Congo (RDC) et le peuple Congolais. Cet état des choses contraint « Kabila » maintenant de tirer toutes les conséquences. Il doit être contraint à démissionner de ses fonctions apparentes de président de la république et d’un peuple dont il est le principal ennemi. Nous prions les pays démocratiques et influents du système international de faire preuve de plus de responsabilité en refusant de soutenir et de reconnaitre ce gouvernement illégitime et criminel.

Les Congolais doivent poser la question aux responsables politiques à Kinshasa pour savoir: qu’en est-il du procès de véritables commanditaires et assassins de Floribert Chebeya et de Fidèle Bazana ? où est passé le mandat d’arrêt lancé contre NKundabatware pour crimes de guerre dans notre pays? Pourquoi « Joseph Kabila » tarde-t-il à l’arrestation de Bosco Ntaganda telle que l’exigent le peuple congolais et la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’Humanité commis en RDC? Pourquoi le « gouvernement congolais » ne condamne-t-il pas l’agression rwandaise avec des mesures diplomatiques fermes et efficaces conformément au droit international? La RDC doit arreter de subir passivement un leadership criminel. Il faut le stoper par la desobeissance populaire.

Chers compatriotes, la situation est extrêmement grave. Notre message est un cri d’alarme. Devant cette situation nationale à la fois dramatique et révoltante, nous voulons attirer l’attention de tous les Congolais sur ce qui suit :

Mettre ce régime d’occupation hors-jeu 

1. Lorsqu’aujourd’hui, face à la vérité tenace des faits, le monde entier au travers des Nations Unies (MONUSCO), le gouvernement américain, les organisations internationales des droits de l’Homme, la Société Civile Congolaise ainsi que la Presse Congolaise et internationale, preuves à l’appui, interpellent, dévoilent, s’insurgent et désavouent fermement le comportement belliqueux barbare et irresponsable du gouvernement rwandais qui met ses alliés dans l’embarras total, une reaction vigoureuse des Forces Vives de la nations est attendue. Le peuple Congolais tant au pays que dans la Diaspora a le droit d’exiger des explications concrètes sur le laxisme, l’omerta; la complicité flagrante des gouvernants congolais qui se traduisent ouvertement par l’inaction réglementaire et constitutionnelle face à cette machination entretenue contre notre pays au travers de ces invasions rwandaises répétitives et toutes leurs conséquences désastreuses pour les Congolais et pour toute l’Afrique depuis plus d’une décennie. Des violations sans mesure du droit international qui, paradoxalement, ne sont JAMAIS fermement dénoncées ni condamnées et encore moins sanctionnées sévèrement par les gouvernants actuels à Kinshasa, conformément aux Lois et aux normes internationales en vigueur régissant les relations interétatiques.

2. Il n’y a pas de vraie rébellion au Congo. Car la vérité, encore une fois livrée en face du monde, sur la mainmise du Rwanda dans la guerre actuelle en RDC avec la complicité du mercenariat qu’incarne cruellement celui que l’on appelle «Joseph Kabila», placé à la tête du Congo dans un contexte de guerre d’invasion-occupation, dévoile non seulement l’embarras des acteurs de ce régime de la mort imposé à Kinshasa, mais explique aussi pourquoi « Joseph Kabila », avec son régime tortionnaire et illégitime, signe des accords secrets avec le Rwanda, pays agresseur qui saigne et pille le Congo depuis 1996; des accords qui violent massivement et systématiquement le respect de l’intégrité territoriale du Congo (RDC) avec des conséquences incommensurables sur tous les plans.

3. Par conséquent, le peuple Congolais a le droit d’exiger à ce que « Kabila » et la classe politique congolaise soit confrontés à la Constitution du pays, et en épinglant la culpabilité et la complicité de « Kabila » avec le pays agresseur. Sa complicité et son cynisme qui se traduisent dans son manque de volonté de sécuriser les Congolais et ce pays qu’il a pris en otage, ne lui permettent pas  de prétendre être le garant de la nation. Il ne peut plus présider sur la destinée de ce peuple qu’il a meurtri et trahi à souhait.

4.  Nous tenons fermement à attirer l’attention de la classe politique congolaise, de la Société Civile et de la population congolaise en général, de ne plus tolérer la distraction de la CENI : Les responsables actuelles de cette institution de la honte et de triste mémoire doivent démissionner. Cette institution doit d’abord être reconstituée selon des critères légaux acceptables au lieu de se précipiter à susciter la colère du peuple en présentant un calendrier farfelu d’une autre mascarade électorale. La question relative à la publication du calendrier « réaménagé » pour la prochaine mascarade électorale relatif aux élections législatives provinciales, sénatoriales, urbaines, municipales et locales avec l’équipe actuelle, est une provocation révoltante et irresponsable dans le contexte actuel. Toutes les Forces Vives de la nation devraient considérer cet acte de monsieur Ngoy Mulunda comme une insulte au peuple congolais. Elles doivent inviter l’actuelle équipe des dirigeants de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante)  à démissionner s’ils ont encore  le sens de l’honneur patriotique en tant que Congolais. Cette provocation-distraction est une véritable fuite en avant irresponsable pour occulter les soupçons qui pèsent sur sa gestion de cet organe sensé d’être un appui à la démocratie. Il importe également de rappeler le dépôt de deux pétitions de la Société civile au bureau de l’Assemblée nationale réclamant le départ immédiat du bureau de la CENI. La publication de ce calendrier par monsieur Ngoy Mulunda 6 mois après avoir détourné les suffrages exprimés par le peuple congolais le 28 novembre 2011 n’est qu’une distraction de mauvais gout pour désorienter l’attention du peuple congolais face à la guerre déclenchée par le Rwanda au Nord-Kivu à l’est de la RDC et la complicité de « Kabila » qui protège Bosco Ntaganda et tous les autres mercenaires rwandais du CNDP-PPRD-M23 responsables des crimes contre l’Humanité en RDC.
5.  Par ailleurs, Nous voulons attirer l’attention de tous les Congolais sur les agitations que nous observons actuellement autour d’un éventuel Sommet de la Francophonie à Kinshasa, la capitale d’un grand pays francophone mais avec un gouvernement illégitime issu de la fraude électorale de 2011, sous un régime tortionnaire dont la population est systématiquement livrée aux guerres d’invasion étrangère impunies; aux massacres systématiques, aux tortures, à la misère imposée d’une manière inextricable; aux viols systématiques des femmes et des enfants, avec des millions de victimes et de Déplacés de guerre rescapés sans assistance réelle.
Nous rappelons que la RDC est un pays francophone à cause de sa population qui a adopté le français comme langue administrative officielle. Alors, pourquoi la communauté des pays francophones sur le plan international n’a t – elle jamais haussé le ton, ni prévu des sanctions significatives contre ce régime à Kinshasa qui ne respecte ni les droits élémentaires de Humains, ni les règles démocratiques chères à l’Organisation Internationale de la Francophonie? Comment l’OIF peut-elle fréquenter les acteurs d’un régime qui excellent sans cesse dans le despotisme et le banditisme contre la population? Nous demandons à la communauté des pays francophones de soutenir les efforts du peuple congolais pour sanctionner sévèrement ce gouvernement, qui bafoue sans vergogne les droits de ses citoyens, en optant pour un changement de lieu de ce sommet de 2012. Car, le peuple congolais exige d’abord l’arrestation de Bosco Ntaganda et son transfert à la CPI ; des sanctions contre le Rwanda, conformément au droit international, et le retour effectif des déplacés internes dans leurs villages, avant d’envisager la tenue de ce sommet de la Francophonie à Kinshasa à une autre occasion dans des conditions plus confortables.

6.  Nous saluons avec fierté la résistance du peuple congolais, son éveil patriotique et sa détermination à maintenir l’unité nationale face aux agressions du Rwanda. Nous apprécions à juste valeur les dernières déclarations courageuses des institutions et de la Presse internationales, des organisations des droits de l’Homme, notamment Human Rights Watch, condamnant et dénonçant unanimement les allures belliqueuses infernales du Rwanda. C’est avec une sincère gratitude que nous observons depuis au moins 2010 le soutien et les déclarations d’un grand nombre des Rabbins Juifs, des parlementaires britanniques et américains, et aussi certains belges, en faveur de la paix et la fin de l’impunité au Congo. En outre, la déclaration du nouveau président français Monsieur François Hollande tend à rassurer le peuple congolais sur son refus de cautionner l’imposture et la dictature en RDC. Notre interpellation va tout droit aux gouvernements des pays africains, au gouvernement américain et à l’Union Européenne afin de faire bon usage de leur force diplomatique pour faire pression sur le Rwanda, au président Paul Kagame et son « homme » à Kinshasa, « Joseph Kabila » à mettre fin aux guerres d’invasions et aux fausses rebellions entretenues par eux en RDC. La RDC doit jouer son rôle moteur dans le concert des nations via des relations harmonieuses avec
tous ses partenaires.
7.  Les Congolais ne sont pas responsables des conflits ethniques au Rwanda. Se basant sur les accords signés par le Rwanda et la République Démocratique du Congo et co-signés par l’ONU en 1996 sur le rapatriement des réfugiés rwandais dans leur pays, le Rwanda s’était engagé de garantir la sécurité de ses citoyens Hutu comme Tutsi à leur retour chez eux. C’est pourquoi, l’organisation du dialogue inter-rwandais ainsi que d’une conférence de paix et de réconciliation au Rwanda est un impératif incontournable pour couper court aux prétextes fallacieux et irresponsables du
gouvernement rwandais.
8. Enfin, nos pensées vont vers nos compatriotes des provinces martyrs du Kivu et de la province orientale qui subissent des violences extrêmes par suite de la guerre de prédation internationale qui nous est imposée depuis 17 longues années; et par son intensification de ces derniers temps, avec son cortège de femmes et jeunes enfants sauvagement violées, de massacres et déplacement massifs et forcés des populations congolaises. Cet état de choses ne pourra prendre fin qu’avec une réaction vigoureuse et énergique des Congolais eux-mêmes par la désobéissance civile ferme; car le pays est pris en otage par des mercenaires étrangers qui, par la force terroriste, des chars et des canons, usurpent le pouvoir d’Etat en ce moment en RDC. 
9.  Ntaganda doit être arrêté et transféré a la CPI. Tous les Congolais sont appelés à un sursaut patriotique immédiat et responsable pour mettre fin au régime d’occupation en RDC. Un peuple averti en vaut 7 fois 77 milles générations.
10. Que Nzambe le Très Haut tout puissant bénisse, protège le Kongo et son peuple !

Jeanne-Marie Sindani