L’Association Africaine de défense des droits de l’homme (Asadho) déplore les conditions des travailleurs congolais au sein de l’entreprise chinoise « CREC ». L’ONG a rendu public un rapport à ce sujet dont elle a révélé le contenu lundi, à Kinshasa, au cours d’un point de presse, rapporte radiookapi.net

L’entreprise chinoise « CREC » s’occupe,dans le cadre du programme gouvernemental de cinq chantiers, de la réhabilitation de certaines artères principales. Dans son rapport, l’Association africaine des droits de l’homme (Asadho) accuse cette entreprise de violer le code congolais du travail. Elle relève ainsi plusieurs griefs à charge de CREC, notamment, l’absence des mesures de sécurité sur les lieux de travail, le non respect des heures du travail, une faible prise en charge médicale en faveur des travailleurs, le non respect du taux de change dans les calculs de paie des salaires des travailleurs, ainsi que l’absence des contrats de travail en bonne et due forme entre l’employeur et les employés. Selon Jean-Claude Katende, président de l’Asadho, son ONG avait enregistré des plaintes de plusieurs travailleurs de cette société avant d’initier une enquête du 17 au 21 novembre dernier, laquelle a débouché sur la confirmation de ces griefs. Il faut, estime-t-il, des actions urgentes de la part du gouvernement congolais pour protéger la main d’œuvre congolaise réduit en esclavage et aux travaux forcés par les Chinois. L’Asadho recommande ainsi au ministère de l’Emploi, travail prévoyance sociale d’enquêter sur ce dossier et d’initier des mesures nécessaires à ce propos. Elle recommande aussi à l’inspection générale de ce ministère de contrôler régulièrement les activités de l’entreprise « CREC » et d’exiger la signature des contrats de travail entre cette société et tous ses travailleurs. Le ministre de l’Emploi, travail et prévoyance sociale a reconnu avoir reçu des informations sur la manière dont les travailleurs de « CREC » sont traités. Il a promis d’impliquer l’inspection du travail pour trouver une solution à ce genre de problèmes qui se posent, d’après lui, dans plusieurs autres entreprises du pays. Source : RadioOkapi