Les  » papiers du Panama  » : Le Standard d’OR du Congo (RDC), vol et  pillage scandaleux

On estime que plus de 70 % de l’or de la RDCongo volé,  a quitté le pays via l’Ouganda pour Dubaï, où il a été vendu «sans problème» par les proches de « joseph Kabila », selon le rapport.

L'Or du CongoRDCongo gold_stocks550 volés par la kabilie

En dépit des lois internationales stipulant la divulgation de l’origine de l’or, une partie de quelques documents divulgués pointent à des comportements maffieux et criminels non-recommandables par les paradis fiscaux sur le commerce des matières premières.

Ursula Guinegonde-jaynet

Ursula Guinegonde-« jaynet kabila » au centre des crimes financiers et maffia en RDC

 

La loi avait été saluée comme la première étape pour mettre fin à l’échange des « minerais de sang » en République démocratique du Congo (RDC).

La Section 1502 de la loi Dodd-Frank votée par le parlement américain ne nécessite pas le désinvestissement des zones potentielles de conflit, mais elle contraint les entreprises à divulguer les origines de l’or et les 3 T (étain, tantale et tungstène).

Le risque de perdre la réputation en étant identifié comme financier de « minerais de sang » était censé être suffisant pour influencer les multinationales à faire montre de diligence assez raisonnable. Mais le processus a seulement conduit à de nouvelles stratégies de démenti, en particulier dans l’industrie de l’or, et a créé des opportunités pour les banques et les raffineries de se nettoyer proprement de toute implication dans les histoires des minerais du conflit.

En 2014, par exemple, le Rapport du Groupe d’Experts de l’Organisation des Nations Unies avait constaté que l’or a continué d’être une source majeure de financement de la guerre en RDC par le regime en place, ainsi que des groupes armés des pays voisins et de leurs milices respectives qui pillent les ressources en RDC.

On estime que 70 % de l’or de la RDC avait quitté le continent via l’Ouganda pour Dubaï, où il a été vendu « sans problème », selon le rapport.

Pourtant, il y a de réglementation interdisant les banques d’accepter les paiements en or dans des pays comme la RDC où l’or reste de facto comme une monnaie.

Le rôle caché pour combler cet écart réglementaire est joué par les raffineurs d’or dans les étapes opérationnelles d’approvisionnement dans le commerce horizontal entre eux.

Le résultat final est l’absence de contrôle qui ignore un élément clé de l’industrie et, dans le processus, rend la provenance d’or inconnue. Cela rend d’autres systèmes inefficaces, et signifie que tout utilisateur final de l’or pourrait utiliser les minerais « du sang ».

Les Fuites de données de Mossack Fonseca, un agent fiduciaire basé à Panama, obtenu par le journal Süddeutsche Zeitung et partagé avec le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), montrent que le secret est devenu la norme pour le commerce entre entreprises et que, lorsque le secret est autorisé à gouverner, le processus de différenciation de ce qui est légal et illicite devient impossible.

Cela est particulièrement vrai des paradis fiscaux spécialisés dans les matières premières — comme Dubaï et en Suisse — où l’or est sans nationalité ou sans provenance d’origine.
Avec plus de 40 succursales à travers la RDC, Rawbank est devenue une institution financière de premier plan dans un pays qui en a désespérément besoin.

Les Fuites de données montrent que la famille Rawji, les actionnaires de l’entreprise familiale Rawbank, font un usage excessif des paradis fiscaux et des sociétés fictives. Les objectifs de ces entreprises restent flous.

La banque elle-même appartenait précédemment par RAWHOLDING, une entité basée au Luxembourg, une juridiction secrète, et appartenait à la famille Rawji avant d’être déplacé en 2015 à l’ile Maurice sous la même propriété.

Le Katanga centre des crimes economiques, livré aux pillages

Une source au sein du comité d’audit de Rawbank qui a parlé anonymement sur le rôle de l’or au Katanga sous le gouvernorat de Moise Soriano Katumbi, une province riche en ressources naturelles dans le sud de la RDC : « Presque toute l’économie est basée sur ces métaux, beaucoup plus que sur les devises en espèces. Nous acceptons les paiements en or et diamants de tous nos clients, si ils sont propriétaires de ces métaux précieux ».

Il n’est pas courant pour les banques en RDC, ou globalement, d’acheter ou de vendre de l’or. Mais le rôle des institutions telles que Rawbank est néfaste dans la fourniture de l’infrastructure financière critique. Ainsi la présence des banques dans les pays tels que la RDC se heurte à la politique maffieuse et de prédation extrême, au détriement de la population congolaise pauperisée à outrance.

Selon certaines sources, le rôle de Rawbank est d’assurer une diligence opaque pour les projets dits importants liés  uniquement aux intérêts d’une petite clique des personnes au pouvoir, appelés « projets Kabila », qui peuvent prendre place par le biais d’un acteur du secteur privé et la barre se penche vers les normes politiques crimunels et non réglementaires.

ANCIR posa formellement de questions à Rawbank à Kinshasa, notamment : comment la légitimité des bénéficiaires est vérifiée ; si l’or est enregistré dans les comptes ou converti en argent ; s’ils achètent l’or ou le stockent tout simplement et en cas de stockage où est stocké l’or, quelles sont les juridictions impliquées, ainsi de suite ?

Ces procédures sont particulièrement importantes à la lumière de la conclusion du rapport de l’ONU qui déclare ouvertement que l’or de la RDC est pillé scandaleusement, d`où il est essentiellement introuvable dans le trésor de l’état congolais.

Après avoir demandé d’abord les informations sur la raison pour laquelle on posait ces questions qui fachent, l’agent de communication de Rawbank a cessé d’y répondre.

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