INTRODUCTION Violents combats. De prime à bord, il sied de rappeler qu’à la fin d’un exercice, toute organisation humaine à l’instar d’une entreprise ou d’un Etat, marque un arrêt pour dresser la situation bilantaire afin de relever des performances et les contre performances accomplies au cours de l’exercice. La démocratie implique le développement de a conscience citoyenne. Elle est basée sur l’idée que chaque citoyen a le droit et la possibilité de se prononcer sur la façon de gouverner le pays. Pour ce faire, nous avons ciblé cinq secteurs de la vie nationale : la situation politique, la situation sécuritaire, l’environnement économique, le volet social et l’état des lieux de la bonne gouvernance. I. Situation politique I.1. sur le plan de la politique intérieure I.1.1 Evaluation sur l’efficacité des institutions politiques Au niveau national L’Exécutif

  • Le Président de la République

Aux termes de la constitution en son article : – Il représente la nation, il est le symbole de l’unité nationale ; – Il est le garant de l’indépendance nationale et de l’intégrité du territoire national ; – Il veille au respect de la constitution ; – Il assure par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’Etat. En sus de ces missions, il détient d’autres pouvoirs régaliens reconnus à tout chef d’Etat. Au delà de quelques actions routinières de gestion, le chef de l’Etat n’a pas su jouer son rôle de garant de l’intégrité du territoire et pire encore son silence coupable ou complice dans la violation massive et répétitive de la constitution a surpris plus qu’un congolais. A titre illustratif, les troupes angolaises ont occupé de façon récurrente quelques territoires du Bas Congo, l’armée angolaise teste à souhait la faisabilité d’une annexion de quelques villes du BAS-CONGO sans que ces actes de provocation puissent pousser les autorités congolaises et principalement le chef de l’Etat, commandant suprême des forces armées à verrouiller définitivement cette partie du territoire en déployant les militaires aguerris le long de nos frontières avec l’Angola ; d’aucuns se souviendront de l’occupation de Kahemba par ces mêmes troupes angolaises. Contre toue attente, les autorités congolaises se complaisent à supplier l’Angola de retirer se troupes de notre territoires. Alors que le Président de la République est tenu de respecter et de faire respecter la constitution. Il nous revient de constater que le garant de la constitution participe directement ou indirectement à la violation de la constitution. La retenue à la source de 40% des recettes à caractère national au niveau de provinces est consignée dans la constitution, mais le Chef de l’Etat s’évertue à présider le Conseil des ministres au cours duquel on lève l’option de la rétrocession de 40% en lieu et place de la retenue à la source et plus grave encore la décision quant à ce n’a jamais été d’application en faveur des provinces. Une autre violation et non de moindre, la question troublante des étrangers qui siègent dans les différentes institutions de la république reste pendante. Le Chef de l’Etat refuse de faire respecter la disposition constitutionnelle relative ç l’unicité et l’exclusivité de la nationalité congolaise, (le cas de l’honorable DUNIA, député national élu sur la liste MLC territoire de Masisi arrêté et condamné à KIGALI comme citoyen rwandais le 01/12/2009), il existe encore d’autres cas flagrants de violation de la constitution que nous ne saurons énumérer de manière exhaustive.

  • Le Gouvernement

Le gouvernement définit en concertation avec le Président de la République la politique de la nation et en assure la responsabilité devant l’Assemblée Nationale. Il conduit la politique de la nation (art. 91 de la constitution). En d’autres termes, le gouvernement assume la gestion quotidienne de l’Etat. Il est important de rappeler les trois missions assignées au gouvernement MUZITO : la pacification des territoires de l’Est, l’assainissement du cadrage macro-économique et l’amélioration du vécu quotidien de la population. S’il y a un point important que nous pouvons inscrire à l’actif du gouvernement, c’est la fin de la guerre qui opposait les troues du CNDP à l’armée régulière (FRAD), l’intégration des groupes armés de l’Est au sein de l’armée régulière mas la véritable paix demeure encore une denrée rare à l’Est du pays, même l’opération conjointe des troupes Rwandaises et Congolaises n’ont pas réussi à annihiler la capacité de nuisance de FDLR. Les massacres et tueries de la population civile du Nord et du Sud Kivu sont légion, pire encore, les éléments de FARDC sont impliqués dans ce genre d’exactions, des crimes ignobles au point que la MONUC a été amené à se désolidariser de la 13ème Brigade da la FARDC. L’assainissement des finances publiques demeure encore une vue de l’esprit de la gestion calamiteuse, peu orthodoxe dont fait : montre le gouvernement de la République se passe de tout commentaire : le gouvernement s’est affaissé sous les décombres d’une culture de jouissance, érigé en système de gestion, une culture ostentatoire d’enrichissement sans cause. Les finances publiques sont saignées à blanc au mépris de l’orthodoxie financière au point d’amener le Chef de l’Etat d’interdire son premier ministre de n’engager aucune dépense sans son autorisation préalable. Et lors de son discours à la NATION le 07 décembre 2009, le Chef de l’Etat a reconnu publiquement l’immobilisme du GOUVERNEMENT MUZITO, enfermé dans des bureaux climatisés faisant des études en études, des conseils en conseils , des expertises en expertises, pendant que nos territoires sont envahis par des troupes étrangères, les femmes violées, les mandataires détournement, l’incompétence du Gouvernement à traduire en justice les kuluna en cravate, BAENDE, André KIMBUTA, Julien PALUKU, Bosco TANGANDA…, la liste est longue et populaire. La corruption, la concussion, le népotisme, le clientélisme, le tribalisme, le favoritisme, la passivité, le banditisme et le vol sont institutionnalisé s par le GOUVERNEMENT. Pendant que tout le monde s’attend à l’amélioration du vécu quotidiens, grande est la désolation de la population, la politique sociale reste le cadet des soucis du gouvernement MUZITO, le budget antisocial de 2010 en est une illustration patente.

  • Le Législatif

L’Assemblée Nationale Point n’est besoin de rappeler les missions classiques de l’Assemblée Nationale. Aux termes de l’article 100 de la constitution, l’Assemblée Nationale est tenue de voter les lois qui gouvernent le pays, les principes fondamentaux devant organiser la vie en société. Elle contrôle et, le cas échéant sanctionne le gouvernement, les entreprises publiques ainsi que les établissements et services publics. Il y a lieu, en toute objectivité, de reconnaître la célébrité avec laquelle les lois sont votées à l’Assemblée Nationale sous la direction de l’actuel speaker. Mais là où le bât blesse c’est au niveau du contrôle et de la sanction des mandataires. Beaucoup de recommandations adressées au gouvernement restent souvent lettre morte. La plupart de questions orales, écrites voire les interpellations n’atteignent pas les résultats escomptés. La déception est grande au cours de cette session où l’Assemblée Nationale fait obstruction à l’évaluation budgétaire de l’exercice en cours et le discrédit sur cette institution est manifeste quand il s’est agi du rejet de la motion de défiance contre le premier ministre qui a totalement échoué au cours de cet exercice. – Le Sénat Le sénat est l’une des rares institutions politiques le mieux cotées. Le sérieux et la qualité du débat parlementaire, la fonction législative et celle du contrôle parlementaire sont assurés à la grande satisfaction de la population. A titre d’exemple, le rapport parlementaire sur le secteur minier et tout récemment le rapport accablant de la commission d’audit sur le détournement des deniers publics par l’exécutif Provincial de l’Equateur. Le Judiciaire Les cours et Tribunaux Les cours et tribunaux sont chargés de rendre justice au sujet des conflits et discordes qui leur sont portés selon la procédure en vigueur, et de sanctionner ceux et celles qui violent les lois, ils doivent être indépendants du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent recevoir du parlement ou du Président de la République encore moins du gouvernement, aucune injonction in un ordre dans l’application de la loi. Tout congolais est soumis à la rigueur de la loi. Pour concrétiser l’indépendance du Pouvoir judiciaire, le Conseil Supérieur de la Magistrature a été mis en place pour non pas jouer un rôle consultant comme dans le temps, mais comme un organe de gestion de ce pouvoir. Mais le constant est plus que décevant, nous assistons à une justice à deux vitesses, la loi de la force en lieu et place de la force de la loi. Abusant de l’indépendance liée à la délicatesse et la noblesse de sa charge, le magistrat se rend lui aussi coupable de vol, de viol, de concussion, de corruption voire des infractions de droit commun, avec une facilité déconcertante. La JUSTICE qui devrait jouer le rôle du ciment de la cohésion sociale et de gage de la démocratie, elle se compromet malheureusement dans de diverses tares qui ont accéléré le nivellement vers le bas de la société congolaises. En dépit du coup de balai opéré par le Chef de l’Etat pour essayer de redorer l’image ternie de la Magistrature , le secteur de la justice n’arrive toujours pas à s’émanciper et son inféodation ou subordination à l’Exécutif restent patentes. Le Procureur Général de la République n’arrive pas à mettre la main sur les corrompus et les détourneurs des deniers publics même pour des cas de flagrance avérée contenue dans de différents rapports parlementaires ou ceux établis par d’autres organes de contrôle de l’Etat (Cour des Comptes, Inspecteur Générale des Finances, etc.). Ne dit-on pas que la justice élève une Nation, il est un fait incontestable que le Procureur Générale de la République est obligé de relever un véritable défi pour rehausser la crédibilité des magistrats et de la justice congolaise. En tant que Magistrat Suprême, le Chef de l’Etat est appelé à respecter et à faire respecter les lois qu’il promulgue. B. Au Niveau Provincial Les exécutifs Provinciaux D’une manière Générale, tous les gouverneurs ne sont pas à la hauteur de leurs taches HORMIS celui du KATANGA qui essaie de relever le défi. En termes de viabilité économique essentiellement dans le volet de mobilisation des recettes, nous distinguons deux types de Provinces : G3 (Kinshasa, Katanga, et Bas-Congo), le groupe le nanti et G8 (les autres provinces). Dans le G3, le KATANGA occupe la 1ère place en termes d’aménagement du territoire et de développement à la base tandis que la ville province de Kinshasa occupe la queue en cette matière. La capitale, siège des institutions se trouve être la ville la plus sale malgré les moyens financiers substantiels mis à la disposition du gouverneur de la ville. Les Assemblées Provinciales Au cours de cette année, il y a lieu d’inscrire à l’actif de toutes les assemblées provinciales la bonne prestation des députés provinciaux dans le contrôle parlementaire et le cas échéant dans la sanction infligée aux membres des exécutifs provinciaux. A titre illustratif, la mise en accusation pour détournement des deniers publics du gouverneur José Makila, le rapport parlementaire qui a abouti à la démission du vice-gouverneur de la province orientale, la motion de défiance contre le Ministre Provincial des travaux publics de Kinshasa et tout récemment la mise en accusation pour me gestion du gouverneur de Nord Kivu. Mais nous déplorons la stérilité des assemblées provinciales surtout celui de l’Equateur dans l’élaboration et vote des Edits. Mais aussi le comportement paradoxal de l’assemblée provinciale de Kinshasa qui, tout en dénonçant la gestion peu orthodoxe du gouverneur, ne s’est pas empêché de soutenir sans réserve le gouverneur de la ville Province par vote massif du budget 2010 en lieu et place de la sanction à laquelle s’attendait la population Kinoise exposée à toute sorte de malheur : érosions, la flambée des prix, les difficultés de transport en commun, l’effritement du pouvoir d’achat e la liste n’est pas exhaustive. 1.2 Sur le plan de la Politique Extérieure 1.2.1 La Politique Africaine de bon voisinage a) La Géopolitique des Grands Lacs Il y a lieu de préciser qu’après une décennie de rupture et/ou gel des relations diplomatiques avec les pays de la CPGL. Cette année a été caractérisée par la reprise de coopération bilatérale avec les pays précités par l’échange des ambassades. Mais la RDC reste jusqu’à ce jour le dindon de la farce dans ces rapports entre Etats. Pour preuve, l’échéancier de dommages et intérêts équivalent à dix milliards de dollar américain que l’Ouganda doit à la RDC à la suite des dégâts causés lors de la guerre d’agression n’est toujours pas à l’ordre du jour. Et quant au Rwanda, la question de dédommagement des pertes en vies humaines, de destruction d’infrastructures, dégâts écologiques et pillages des ressources naturelles minières n’est même pas évoqué par nos autorités qui préfèrent privilégier la symbolique de représentation diplomatique. Pire encore, le récent rapport des experts indépendants des Nations Unies cite l’Ouganda et le Burundi comme les pays qui soutienne les éléments FDLR qui pillent, violent et tuent ns populations civiles à l’Est. b) L’intégration Economique Régionale L’intégration régionale doit normalement être précédée par l’intégration de l’espace économique national, car il est difficile d’être fort à l’extérieur si on est faible de l’intérieur comme l’avait dit à son temps Abraham Lincoln : « Aucun pays ne peut obtenir de l’extérieur ce qu’il ne sait as s’octroyer lui-même » le leadership sous-régional ou régional rime avec la puissance économique, militaire et géopolitique. Mais nous constatons que par rapport à au Rwanda, Ouganda, Zimbabwe, Zambie, Congo-Brazza, l’Angola et l’Afrique du Sud, …se trouve être économique et militairement faible. Ce handicap nous empêche de jouer un rôle significatif au sein des organisations régionales (CEAC, SADEC, COMESA, etc.). Malgré la double présence à la CEAC comme à la SADEC , notre pays continue à jouer au figurant tout en demeurant un espace de consommation et non de production de richesses. Comme l’a dit le Chef de l’Etat lors dans une interview lors de la SADEC : « c’est au tour de la SADEC de profiter de la RDC … ». c) La Diplomatie avec le reste du Monde L’année en cours a été riche en termes de rayonnement de l’image du pays sur le plan internationale. La diplomatie a permis à notre pays de redevenir fréquentable, c’est ici qu’il faut noter les visites du Président Français, des Présidents des Institutions de Brettons Wood, du Président de Sénat Belge, de Secrétaire d’Etat Américain, etc. Mais toutes ces visites n’ont pas eu des retombées économiques à cause de l’absence de la bonne gouvernance. C’est la raison pour laquelle tous ces officiels étrangers ont exigé le respect des droits de l’homme, le climat des affaires et la bonne gouvernance. 1.3 Etat des lieux du Processus Démocratique 1.3.1 Processus Electoral Les élections restent le seul moyen pour accéder au pouvoir afin de résorber la crise de légitimité. Mais il faut noter que les élections ne constituent qu’un élément E dans l’ensemble D qui est la Démocratie , c’est-à-dire pour qu’il y ait une démocratie en RDC, il faut ajouter d’autres éléments dans l’ensemble D, tels que : Tolérance, liberté d’expression, bonne gouvernance, justice équitable, Ethique, valeurs citoyennes, ….et la solidarité qui est le CIMENT de la Nation. Il revient aussi de nous interroger la sur la crédibilité de la CENI quant déjà la société civile n’est pas prise en compte dans leur composition, mais aussi sur la faisabilité des opérations électorales, le recensement et identification des nationaux pour les élections générales 2011. 1.3.2 Instauration des structures d’appui à la démocratie. Au début de cette année, il avait été annoncé la mise en place de différentes institutions d’appui à la démocratie mais l’exercice touche à sa fin sans qu’il ait même un début d’instauration de ces institutions : – Conseil économique et social ; – Commission électorale nationale indépendante ; – Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication ; – Autorité coutumière ; – Cour constitutionnelle. Cette omission ou volonté délibérée d’enfreindre les dispositions ne peut rester indéfiniment sans sanction pour un pays qui se veut un Etat de droit. 1.3.3 Situation des droits de l’homme Il est reproché au Gouvernement congolais un déficit de gouvernance, les violations massives des Droits de l’homme, la protection des génocidaires congolais. Il est surprenant pour un pays qui se veut démocratique de bâillonner la presse, de couper les lignes des émetteurs des chaînes (RFI par exemple), d’avoir des détenus d’opinion dans les geôles des services de renseignements, d’empêcher des opposants de passer dans les medias publics et tout le temps les arrêter, les ONG des droits de l’homme d’origine (Global Withness, Human Right Watch, etc.) et locales (La voix des sans voix, les Amis de Mandela, Paix sur terre, ASADHO, etc..) sont tout le temps inquiétés par le gouvernement. L’ONG américaine Human Right Watch, vient de publier un rapport accablant sur les FARDC, de massacres contre les populations civiles dans le cadre des opérations KIMIA I et KIKIA II, rapport appuyé par la MONUC qui s’est désolidarisée même de la 13ème Brigade des FARDC pour cause de ces crimes, cette ONG américaine demande au gouvernement congolais de livrer Bosco TANGANDA) la CPI. Contre toute attente, le gouvernent réagit en publiant le « livre blanc » et considère Bosco Ntanganda comme partenaire de la paix et refuse de le livrer. 1.3.4 Le Rôle de la Majorité au Pouvoir (AMP): la peste! La majorité joue un rôle néfaste en s’appuyant sur une coalition gouvernementale suicidaire et une majorité parlementaire mécanique. Elle se place en abus de position dominante en recourant même à l’achat de conscience en cas de vote à l’assemblée nationale et assemblées provinciales et le scandale le plus récent c’est celui de l’élection du gouverneur de l’Equateur. Au motif de respecter les accords politiques, le pouvoir protège les corrompus, les prédateurs des deniers publics, les incompétents de la majorité. C’est dans cette même logique qu’on a mis sur pied un gouvernement de convenance en lieu et place d’un gouvernement de compétence. La responsabilité de la majorité dans la dérive actuelle n’est à démontrer. Olivier Kamitatu l’a fortement dénoncé et dernièrement la motion du Député de l’ARC sont toujours restés nuls et sans effet face au Gouvernement dont les portefeuilles ministérielles deviennent d’espace d’enrichissement sans cause ou de sites de prédation. 1.3.5 Rôle de l’Opposition/Contre Pouvoir: caduque! Il sied de rappeler que le rôle de l’opposition est de faire le contre poids, de ce fait il ne peut en aucun cas voter pour l’investiture d’un gouvernement issu de la majorité encore moins son budget. Cependant, nous voyons au Parlement des opposants votant pour la majorité surtout lors de l’investiture du nouveau bureau de l’assemblée nationale et dernièrement avec le budget 2010 présenté par le gouvernement. A la longueur des journées, ils dénoncent dans les médias privés les abus du pouvoir sans apporter des propositions concrètes. Elle ne participe plus à la conscientisation, à l’éveil et à la mobilisation des masses par l’organisation de meeting populaire, séminaire idéologique, manifestations pacifiques, pétitions. Faute d’un leadership fort, d’un programme crédible, alternatif au pouvoir, l’opposition se bat pour de cause perdue du genre de la fonctionnarisation de l’opposition pour la mise sur pied d’une structure budgétivore chapotée par un porte parole de l’opposition avec rang de Ministre d’ Etat. Il serait absurde d’embrigader l’opposition après avoir lutté et obtenu le pluralisme politique consacré dans la constitution. Comment peut-on imaginer un seul instant que SEGOLENE Royal soit le porte-parole de l’opposition française au motif qu’elle a obtenu 48% des voix du deuxième tour des élections présidentielles et que son Parti a plus de sièges au parlement. L’opposition a toujours été plurielle même dans les Pays à vieille tradition démocratique. . Il est temps d’arrêter avec la politique du tube digestif pour commencer à faire la politique par idéal et par conviction. C’est par cette approche que nous pouvons mériter le respect et l’administration de nos partenaires politiques. 1.3.6 Les Préparatifs du Cinquantenaire de l’Indépendance Nous saluons la célébration prochaine du cinquantenaire de notre accession à la souveraineté internationale. Cet événement est le moment approprié pour reconnaitre l’ECHEC GENERAL, car nous avons échoué en tout. Selon un rapport de PNUD, il faut 75 ans de Bonne Gouvernance pour que l’économie de la RDC revienne à la situation initiale de 1960. Cependant, La réussite d’un événement si merveilleux requiert certains impératifs : l’adhésion populaire, la préparation logistique, les moyens humains et surtout l’UNITE NATIONALE, car on se rappellera que les pères de l’indépendance ont mis de coté leurs divergences en réclamant la libération de Patrice LUMUMBA avant la table ronde. Il serait aussi souhaitable et solidaire au gouvernement congolais de réclamer la libération de Jean Pierre BEMBA qui au nom de la Paix a accepté le résultat des élections 2011 pour l’intérêt de la Nation et sauver ainsi la 3ème République. Mais arrêté injustement et Politiquement à la CPI alors qu’il portait main forte à un Président démocratiquement élu sur demande des NATIONS UNIES et du gouvernement PATASSE.. Donc un événement d’une telle envergure exige un minimum de consensus national au sein du quel nous devons retrouver la classe politique toute tendance confondue, la société civile et l’élite intellectuelle (scientifique) donc il est indispensable d’engager un débat national autour de cet événement. La manifestation du cinquantenaire annoncée risque d’accoucher une souris, sans l’UNITE et la SOLIDARITE NATIONALE. II. Situation Sécuritaire 2.1 La Pacification du Territoire National: contrer  par le gouvernement lui-même ! 2.2 .1 Restauration de l’Autorité de l’Etat à l’Est du Pays L’Est demeure jusqu’à ce jour le ventre mou à partir duquel passe la de stabilisation du territoire national. Depuis les années 90, ce coin du pays a toujours été le théâtre des opérations militaires, le terrain de prédilection de guerre de libération, d’agression, d’invasion et de pillages de nos ressources minières. L’autorité de l’Etat n’est possible qu’avec une armée forte et républicaine, disciplinée et dissuasive. Toute fois, on peut noter la fin apparente de la guerre qui est le prélude de la pacification mais la constitution d’une armée républicaine et dissuasive serait un gage pour la paix. Nul n’ignore que les FARDC sont un assemblage hétéroclite des bandes armées. L’indiscipline, la précarité sociale, les logistiques, le manque de formation et le sous équipement qui caractérisent les FARDC sont les pesanteurs qui minent l’extension de l’autorité de l’Etat dans cette partie du pays. 2.1.2 Evaluation de l’Opération KIMIA I et KMIA II: génocide planifiés contre les congolais L’opération KIMIA I et II s’est soldée par un échec cuisant les tueries des populations civiles, l’insécurité et la cohabitation difficile des communautés de base notamment les congolais de couche nilotique et ceux d’origine bantoue. Ce conflit intercommunautaire est amplifié par les FARDC dont l’essentiel de ses troupes issues de ces communautés antagonistes. Nous fustigeons l’attitude versatile du gouvernement qui, jusqu’il a peu, a demandé et obtenu aux Nations Unies l’envoi des troupes supplémentaires à la MONUC pour consolider la paix à l’Est, vient d’exiger à la même MONUC un plan de retrait progressif. 2.2. La Porosité des Frontières du Territoire National Les FARDC ne sont pas suffisamment organisées, équipées pour sécuriser, protéger et défendre l’ensemble du territoire national et l’inefficacité de la police des frontières est à la base de mouvement migratoire transfrontalier incontrôlé. C’est la raison pour laquelle l’invasion du territoire national, par les troupes étrangères, est devenue monnaie courante. Et tout récemment plus de 12 milles personnes viennent de franchir nos frontières de l’Est du pays sans qu’elles soient identifiées par la DGM encore moins par le HCR. Certaines sources révèlent la présence des hommes armés parmi ces personnes, il y a fort à craindre une autre rébellion ou subversion dans cette partie du territoire national. III. L’Environnement Economique III.1 Evaluation des agrégats Macro-économiques La gestion macro-économique au cours de trois premiers trimestres de 2009 semble s’inscrire dans une logique d’incohérence et de criminalisation économique. L’indiscipline budgétaire et l’opacité dans la gestion des finances publiques ont fini par perturber le cadrage macroéconomique. Les facilités de paiement de l’ordre de deux cent millions de dollar américain obtenu auprès de FMI pour faire face au choc exogène de la crise financière internationale ont été englouties par les effets pervers d’un environnement économique pathogène. Tous les équilibres économiques fondamentaux sont rompus par la récession, les agrégats sont au rouge : le taux d’inflation estimé à 26% au début de l’année est passé à 52%, le taux de croissance de 8% est actuellement 1,9%, et le taux de change de 550 FC/US est à 930 FC/US. III.2 L’Exécution de cinq chantiers: une moquerie cynique scandaleuse envers les Congolais! Au stade actuel, on ne parle que d’un seul chantier « Infrastructure » qui, loin d’être l’exécution de grands travaux de construction des équipements collectifs (routes, autoroutes, hôpitaux, écoles, universités etc.) comme précédemment annoncé, mais on constate que l’élargissement des boulevards et la réfection d’un établissement hospitalier (hôpital du cinquantenaire) demeurent pour cet exercice les seuls travaux de cinq chantiers. III.3 Coopération structurelle Après le gel du programme des institutions de Brettons Wood pour cause de me gestion, de non respect des conditionnalités et contre performances, le gouvernement vient de conclure un nouveau programme avec les institutions de Brettons Wood, c’est la nième tentative du gouvernement pour atteindre le fameux et éternel point d’achèvement qui aurait dû être atteint depuis 2004. Vu l’indiscipline budgétaire, l’opacité dans la gestion des finances publiques ; bref la mauvaise gouvernance qui caractérise le gouvernement MUZITU, le point d’achèvement demeure un leurre et une poursuite du vent. III.4 Point d’achèvement et initiative PPTE L’admission de la RDC à l’initiative PPTE, programme des institutions de Brettons Wood assorti de plusieurs conditionnalités dont l’atteinte de point d’achèvement pour bénéficier de l’effacement et/ou allégement de la dette à hauteur de 90%. La conclusion de ce programme avec les institutions financières internationales est intervenue depuis 2003. Six ans durant, notre pays continu à se battre comme un diable dans un bénitier sans succès du fameux point d’achèvement. Pour cette raison évidente nous demeurons sceptique quant l’issue heureuse du programment triennal qui vient d’être conclu pour la nième fois avec le gouvernement à la fin de cette année. III.5 La Réforme du Portefeuille de l’Etat – La reforme des entreprises publiques ne semble pas avoir été accomplie selon les meilleures procédures managériales visant tout la rentabilité par la mise en place des meilleurs conditions d’exploitation ; – Le portefeuille de l’Etat a été dans certains cas simplement bradé au profit des partenaires douteux portant la casquette des hommes politiques, qui à y regarder de très prés seront tôt ou tard poursuivis pour délits d’initiés, pillage des biens publics (cas de l’ONATRA), – Difficile de trouver les détails qui peuvent nous édifier sur les transformations subies par les entreprises après cette reforme. IV. Le Volet Social Tributaire de la croissance économique, les besoins sociaux de base faisant l’objet des chantiers de la République ne sont pas satisfaits : santé, éducation, emploi, eau, électricité. Aucune amélioration de la situation n’est observée dans tous ces secteurs. Du coté de l’Enseignement supérieur et universitaire, le constant est amer; car en dehors de tous les frais académiques, l’étudiant est obligé pour son passage d’avoir des frais de suivi. Ce qui est qui aberrant, c’est que les points des filles étudiantes sont sexuellement transmissibles. IV.1 Panier de la ménagère Le panier de la ménagère s’est transformé en sachet de la ménagère à cause de la quasi-inexistence du pouvoir d’achat de la population. IV.2 La grogne sociale S’il est un problème de brûlante actualité c’est celui du salaire, on assiste à un mirage incompréhensible au niveau de la politique salariale, nombreux fonctionnaires ne touchent au maximum dans des centres urbains de la RDC que 20.000 FC à 48.000 FC soit 22 à 43 dollar américain par mois y compris logement et transport, quel SMIG ? Pendant que les députés élus par eux touchent 7.000 à 8.000 dollar américains. Contrairement aux prescrits de la constitution, la gratuité de l’enseignement primaire n’est pas à l’ordre du jour. La promiscuité consécutive au surpeuplement des universités et instituts supérieurs a réduit sensiblement le niveau de notre enseignement supérieur et universitaire. IV.3 Objectifs du Millénaire pour le Développement Réduire l’extrême pauvreté et la faim ; assurer l’éducation primaire pour tous ; promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomie des femmes ; réduire la mortalité infantile ; améliorer la santé maternelle ; combattre le VIH/Sida, le paludisme et d’autres maladies ; assurer un environnement durable ; mettre en place un partenariat mondial pour le développement. Indicateurs de développement humain pour la RDC (OMD) Espérance de vie à la naissance : 51,2 ans (2009)

  • Homme : 49,6 ans
  • Femme 52,7 ans

Taux d’accès à l’électricité : ± 1% (2009) Taux d’accès à l’eau potable : 22% (2009)

  • Milieu urbain : 37 %
  • Milieu rural 12%

Taux d’alphabétisation de la population

  • Alphabétisation/ Homme : 76%
  • Alphabétisation Femme : 55%

Dépenses publiques pour l’Enseignement : 1% du PIB Nombre d’habitants pour 1 médecin : 9090 Hab./médecin Taux de mortalité infantile : 156 enfants pour 1000 naissances Personnes atteintes du sida de (0 à 49 ans) : ± 3.000.000 Taux de mortalité maternelle : 12.180 cas de décès pour 100.000 accouchement Classement africain pour PIB/Hab. : 169ème sur 174 pays Classement mondial pour l’IDH : 170ème sur 174 pays Constat des OMD en RDC 89% des ménages congolais vivent encore avec moins de 1 dollar américain par jour et par personnes. 44% d’enfants de 6 à 14 ans n’ont pas fréquenté l’école. Le taux élevé de la déperdition scolaire est du au manque de pourvoir d’achat, à la prise en charge des enseignants (motivation) par les parents d’élèves et surtout à la non application de la disposition constitutionnelle relative à la gratuité de l’enseignement fondamental (primaire) dans le secteur public. le taux des femmes occupant des responsabilités s ne dépasse guerre 2 à 3%, l’une des raisons de cette triste réalité est le non engagement des femmes aux activités politiques sur plus de 250 partis politiques existants, il y a que 4 femmes leaders à la tête de parti. nous enregistrons 156 cas décès à la naissance de 1000 enfants. Peu de famille ont accès aux services de santé : 1 enfant sur 5 meurt avant l’âge de 5 ans et nous avons 9090 habitants pour 1 médecin. le taux de mortalité est l’un des plus élevé au monde soit 12.180 femmes meurent pour 100.000 accouchements. Beaucoup de femmes n’ont accès aux consultations prénatales et la prise en charge médicale est inexistante. . le VIH/Sida frappe 5% de la population âgée de 15 à 49 ans. Dans certaines régions du pays ce taux atteint 8%. Les campagnes de sensibilisation ont réduit sensiblement le taux de prévalence et/ou contamination du VIH/sida. La distribution de moustiquaires imprégnées participe à la lutte contre le paludisme L’environnement subit les conséquences d’une pression démographique galopante et l’urbanisation rapide et anarchique provoque la déforestation et érosions du sol. L’insalubrité este un problème majeur : seulement 6% de la population ont accès aux services d’assainissement. le poids de la pauvreté, l’insécurité généralisée, la précarité économique et la fracture sociale empêchent la RDC de s’inscrire effectivement dans le partenariat mondial pour le développement. V. La Place de la Bonne Gouvernance V.1 Evaluation de la lutte contre la corruption : opération Tolérance Zéro: un GRAND ZÉRO ! Tout le monde a applaudi de deux mains l’opération « tolérance zéro » initié par le Chef de l’Etat pour démanteler le réseau maffieux à grande échelle des prédateurs des deniers publics, cette opération nous laisse le goût de l’inachevé dans la mesure où elle vient de mourir de sa balle mort quand il s’est agi d’arrêter les Kuluna en cravate, qui sont dans toutes les institutions de la République , c’est une preuve éloquente qui montre que la bonne gouvernance n’est pas encore au rendez-vous dans notre pays. Ceci vient d’être confirmé par le rapport de Transparancy Agency qui classe la RDC comme 4ème pays le plus corrompu du Monde, soit 176ème sur 180 Pays répertoriés en matière de bonne gouvernance. En un mot, la corruption est devenue le sport national en RDC. V.2 Le climat des affaires La RDC est toujours considéré comme le pays à haut risque pour les investissements nonobstant le fameux code des investissements pire encore, d’après une agence congolaise de promotion et des investissements PROMO CONGO, le délai minimal pour créer une entreprise est toujours long voir d’un trimestre et les conditions sont difficiles. Cette analyse est d’autant plus vrai quand on essaie de lire le rapport de International Finance Corporation (IFC) dans sa rubrique DOING BUSINESS 2009, le classement pour la facilité de faire des affaires, la RDC occupe encore la dernière place soit 181ème sur 181 pays répertoriés. La crise que traverse notre pays à l’heure actuelle est sans aucun doute la résultante d’une rupture de solidarité. Alors qu’au moment de l’accession de notre pays à l’indépendance, l’ensemble de la population congolaise se trouvait à un niveau de relative égalité socio-économique, la situation actuelle fait apparaître un fossé qui va toujours grandissant entre les riches et les pauvres. Cela pousse certaines personnes à regretter l’Egypte, l’époque de MOBUTU à la place d’une parodie de démocratie Kabilienne promue comme un CANNAN. Nous estimons qu’à ce moment précis, LUMUMBA Héros National et KASA VUBU Père de la Bonne Gouvernance Africaine sont entrain de se remuer dans leurs tombes pour fustiger la prédation de leurs prétendus héritiers politiques et/ou continuateurs de leur œuvre de la renaissance du Congo. FIN DU RAPPORT