Encore une mort mystérieuse !

Par Freddy Mulongo, vendredi 2 octobre 2009 à 10:27 :: radio :: #528 :: rss

Décédé dans une chambre d’hôtel à Paris, la mort d’André-Philippé Futa, ministre de l’Economie et du Commerce extérieur de la RDC, paraît suspecte pour plus d’un congolais.

Comme dit la comédienne Anne Roumanoff: « On ne nous dit pas tout. On nous cache des choses ! »

Les Congolais ont droit à une information vraie sur le décès d’André-Philippe Futa, le ministre de l’Economie et du commerce extérieur de la République démocratique du Congo (RDC), membre influent de l’Alliance mouvance présidentielle. La langue de bois voire alambiquée qu’il est mort d’une crise cardiaque ne convainc pas, les Congolais ont droit de savoir.

Pourquoi voudrait-on précipiter le corps de l’argentier de la République au Congo sans autopsie ? Pourquoi a-t-on peur de pratiquer l’autopsie sur le corps du défunt ?

André-Philippe Futa a-t-il eu des antécédents sanitaires concernant son coeur ? Sur un vol indirect Caracas (Venezuela)-Paris (France), il faut compter 13h55, heures de vol. S’il était cardiaque dans quel état est-il descendu la passerelle de l’avion à Roissy ?

Sur ses deux jambes ou sur une civière ? S’il était sur une civière, André Philippe Futa ne se serait pas rendu à l’hôtel mais plutôt à l’hôpital.

Le ministre de l’Economie était au Venezuela pour représenter la République Démocratique du Congo, il n’était donc pas seul mais en délégation.

Lorsque le protocole de l’Ambassade de la RDC à Paris, a pu récupérer la délégation venue de Caracas qu’a-t-il remarqué ? Y a-t-il des signes avant coureurs qu’André-Philippe Futa piquerait une crise cardiaque la nuit?

Dans un pays développé comme la France où les soins sont administrés mêmes aux plus démunis, à plus forte raison d’un ministre d’un pays membre de la francophonie. Pourquoi n’a-t-on pas appelé un médecin à son chevet ?

Dans sa suite à l’hôlel Warwick Champs Elysées (4 étoiles) dans le 8è arrondissement de Paris, André Futa avait accès au téléphone pour joindre la réception, pourquoi n’a-t-il pas eu ce réflexe ?

D’après certaines sources, c’est une personne qui ne fait pas partie du personnel de l’hôtel Warwick Champs Elysées qui est descendu à la réception et cette dernière a appelé le Samu et la police.

Qui est cette personne ? Comment était-il rentré dans la chambre d’André-Philippe Futa ? Sans doute pas par une grue, à travers la fenêtre ! Où est cette personne ? Pourquoi et comment a-t-il pu disparaître dans la nature ?

Comment Mira Ndjoku, ambassadeur de la RDC à Paris, un barbouze puisqu’ancien Directeur-Général de l’Agence nationale des renseignements (ANR) de triste réputation, n’a-t-il pas sécuriser André-Philippe Futa jusqu’à son départ de Paris pour le Congo ?

A partir du moment qu’il y a mort d’homme, l’affaire devient judiciaire.

Pourquoi voudrait-on faire exception pour André-Philippe Futa ? L’affaire André-Philippe Futa est publique.

Les Congolais ont droit de savoir.

L’immeuble qui abrite l’ambassade de la République Démocratique du Congo, sise au n°32, cour Albert Ier a été acheté par Moïse Tshombe. L’Ambassade de la RDC appartient à tous les Congolais.Or le 30 juin 2008, seuls les compatriotes encartés AMP ont eu accès à ce bâtiment pour la fête nationale.

Sans doute Mira Ndjoku tente de résoudre à sa manière le décès d’André-Philippe Futa dans une chambre d’hôtel à Paris. Pourquoi n’organise-t-il pas une conférence de presse pour expliquer ce qui s’est passé ?

André-Philippe Futa était ministre de la République, il gérait l’économie de tous les Congolais y compris ceux qui ne sont pas de l’Alliance mouvance présidentielle (AMP). Les Congolais ont droit à l’information. Et la bonne.

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Commentaires

1. Le vendredi 2 octobre 2009 à 10:58, par Challenger

Merci Freddy. Ces questions posées sont très pertinentes et méritent des réponses.En effet, oui, André était ministre dee l’économie de tous les congolais n’en déplaise à sa mouvance AMP qui s’affiche désormais comme un cheval déstructeur et avec un relent de dictature, cette fois à l’AMP. Oui, nous avons droit de savoir comment est mort le Ministre André Philippe.

2. Le vendredi 2 octobre 2009 à 11:10, par Lima

Condoléances à la famille de l’illustre disparu… Je crois que la série des questions posées ci-dessus vaut son pesant d’or. Par contre,je suis en train de me demander s’il n’appartient pas à la France d’y répondre d’autant plus qu’un ministre, d’un pays avec qui la France déclare entretenir de bonnes relations, meurt sur son territoire dans des circonstances qui restent à élucider… La police française doit donc mener des enquêtes sérieuses et surtout pouvoir déterminer la cause, la vraie qui a précipiter la mort du ministre Futa

3. Le vendredi 2 octobre 2009 à 11:35, par Sierra

Comme toujours, le mystère ne sera jamais élucidé sur cette mort. Le ministre avait certainement beaucoup d’ennemis mais à son âge, il n’est à mon avis pas surprenant de mourir d’arrêt cardiaque.

4. Le vendredi 2 octobre 2009 à 11:37, par Simon Mingiedi

C’est avec un grand étonnement que je viens d’apprendre cette nouvelle si bouleversante, plusieurs fois j’ai eu l’occasion d’échanger des idées au sujet de notre pays (RDC), je me souviens encore l’avoir accompagné de son hôtel à l’aéroport de Roissy pour Ouagadougou.
Il fut l’intellectuel que la RDC comptait beaucoup. La famille Mingiedi présente ses condoléances à la famille Futa.
Que la terre de nos ancêtres lui soit légère !!!

5. Le vendredi 2 octobre 2009 à 11:41, par juju

le ministre FUTA n’a jamais etais malade,on veut savoir la verité rien que la verité;les en soifée de pouvoir vous pouvait stop desimer le congolais.